Le Palais des Fils, Tissus et Vêtements

Paris 1900 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture, pictures, drawings, videos
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Le Palais des Fils, Tissus et Vêtements

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filstissusvetements.jpg

Le porche monumental qui donne accès, au milieu du Champ-de-Mars, à la galerie Rapp s'arrondit au-dessus d'une voûte ornée de peintures décoratives et est surmonté d'une statue de la Mode.
Il est flanqué de chaque côté de pylônes à campaniles.

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Le Musée Rétrospectif du Costume

Expo Paris 1900 - Photo - Le Musée Rétrospectif du Costume
Expo Paris 1900 - Photo - Le Musée Rétrospectif du Costume

Au Champ-de-Mars, au centre du Palais des Fils, Tissus et Vêtements, dans un gracieux décor Louis XY, à côté de la Cour, de la Ville et de la Province, depuis la fin du dernier siècle jusqu'au Second Empire, cette ravissante exposition réunit dans ses vitrines tous les accessoires de la toilette : éventails, gants, ombrelles et les milles colifichets de la Mode.

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La Parfumerie, au Champ-de-Mars

Expo Paris 1900 - Photo - La Parfumerie, au Champ-de-Mars
Expo Paris 1900 - Photo - La Parfumerie, au Champ-de-Mars

La Parfumerie habite, au Champ-de-Mars, le Palais des Fils, Tissus, et Vêtements.
Elle expose ses produits aux délicats aromes sous des tonnelles où le fâcheux modern style fait assez mauvais ménage avec le gracieux XVIIIe siècle.
Espérons que le XXe siècle assagira nos décorateurs.

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Texte et illustration de la revue "L'Exposition Illustrée" de 1900

filstissusvetements01.jpg

Porte principale, à l'entrée du vestibule Rapp, du côte du Champ de Mars. Sur l'enroulement du cartouche qui forme clé au-dessus du porche est étalée une figure de femme représentant la Mode.

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Texte et illustration de la revue "L'Exposition Illustrée" de 1900

M. Blavette,<br />Architecte du Palais des Fils, tissus et vétéments.
M. Blavette,
Architecte du Palais des Fils, tissus et vétéments.

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Texte et illustration de la revue "L'Exposition Illustrée" de 1900

filstissusvetements02.jpg

Pavillon d'angle, formant jonction entre le Palais des Fil, Tissus et Vêtements, et le Palais des Mines et de la Métallurgie, avec escaliers à jour à double revolution. (Champ de Mars, côté Est)

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Re: Le Palais des Fils, Tissus et Vêtements

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Texte de "L'exposition en famille"

Je suis décidément capricieux aujourd’hui... Voici qu’après un coup d’œil sur les annexes espagnoles, belges et allemandes, je traverse de nouveau la galerie des machines, les jardins du Champ-de-Mars et entre au Palais du Vêtement.

Au rez-de-chaussée immense, un premier étage plus immense encore. Des vitrines éblouissantes, chatoyantes, devant lesquelles se pressent les femmes.

Des déroulements d’étoiles, de draps, de soies, de tapisseries; des arrangements de velours et de dentelles d’un chic très parisien. Du fil en pyramides, en bobines, de la laine à tricoter en échevaux, du colon brut, du colon travaillé. De la toile, des tissus de toutes forces et de toutes couleurs. Des maisons renommées, des marques célèbres. Et des vitrines encore : de la perle, de la passementerie, du galon, des fleurs, des plumes, des vitrines encore; des souliers d’hommes, des bottines de femmes, des brodequins de soirée, de hautes guétres de sportmen. Des vitrines encore; des chapeaux d’hommes, des casquettes d’enfants, des cannes, des ombrelles, des parapluies. Des vitrines toujours, et de la confection, pour tous les âges et pour tous les sexes, dans toutes les nations. Des grands magasins, de grandes manufactures. Ça n’en finit pas. Et tout cela est riche, et beau.

Vous parlerai-je du musée centennal, des très curieux albums de modes depuis 1740, des patrons, des étoffes anciennes. Il faut regarder patiemment. Il faut examiner les modèles de vêtements de naguère, ceux des provinces, particulièrement de l’Auvergne et de la Bretagne. Il faut tourner autour de la vitrine des robes de poupées depuis cent ans. Il faut surtout détailler les morceaux d’étoffes ayant servi à l’ajustement de nos mères, les dentelles merveilleuses et de haute valeur, et les galons, les rubans et tulles dont s’accommodèrent la coquetterie galante de nos ancêtres.

Mais il faut s’arrêter au salon central, si originalement transformé en jardin artificiel avec des arbustes, des plantes, des fleurs exposées par la collectivité des fleurs cl plumes. Il est consacré au triomphe de la femme. Toutes, les jolies et les belles, les laides et les ordinaires, les sensuelles et les froides sont là. L’observateur n’a qu’à se jeter sur un sofa, et à jouir, en regardant.

Oh! leurs extases, leurs cris d’admiration, leurs dardées d’envie devant les vitrines de Beer, Boué, Callot, King. Bedfern, Doucet, Worth, Paquin, Morhange, d’autres et d’autres, où la somptuosité des costumes de soie, des longues traînes à dentelles et à fourrures, au pailletis d'or, s’affirme sur de belles maquettes en cire à visages d’une beauté marmoréenne. Ailleurs, ce sont des robes d’une coupe qui caresse, qui modèle les formes, prend la souplesse des hanches, la fermeté des jeunes poitrines. Et les décolletés, la mise en valeur des gorges dans des cadres de satin brodés de fourrure noire, c’est de l’art autant que de la science. Jamais le couturier n’atteignit telle apogée. Allez vous en rendre compte dans la galerie éclairée par effets d’électricité où la collectivité du costume expose les plus beaux modèles, les plus nouveaux, ceux d’hier, de ce malin, de midi, de tout-à-l’heure et de demain. Jamais aussi le costume, le chapeau, ne fut plus charmant, plus pratique, et plus affriolant... Et dire que toutes ces vitrines ont été dévalisées par de grandes maisons anglaises, purchassed (pourchassées serait bien le terme typique, mais il est ici dans le sens d’achetées). Vous vous étonnerez en voyant ces grandes miss en jupes si laides, en jaquettes si amples, que ce soient elles qui puissent vêtir des costumes ne pouvant guère aller que sur les belles formes de nos Parisiennes. Oui, mesdames, ces miss et ces ladies porteront ces magnificences de la coulure française, et elles le porteront tout’ aussi bien que vous, croyez-m’en. Allez voir une Season à Londres. Seulement nos Anglaises qui sont plus pratiques, aiment l’hygiène et la commodité, ne s’embarrassent pas, lorsqu’elles voyagent, de tout le tralala de robes et de jupons dont vous vous encombrez comme à la ville. Et c’est pourquoi je désirerais que leur éducation fut l’éducation de nos filles...

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Re: Le Palais des Fils, Tissus et Vêtements

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Le Palais des Fils, Tissus et Vêtements<br />©Héliotypes - Exposition Universelle de 1900
Le Palais des Fils, Tissus et Vêtements
©Héliotypes - Exposition Universelle de 1900

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RE: Le Palais des Fils, Tissus et Vêtements

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Article extrait du magazine "A l'Exposition" de 1900

Dentelles et Dentelières

La dentelle, cette élégante et légère parure, qui semble devoir être l’inséparable ornement des toilettes féminines, ne fit son apparition en France que sous le règne de Charles VI, sous la forme de hautes ceintures que les femmes portaient enserrant la lourde houppelande ou le surcot collant ; ces ceintures faites de soie tressée ou d’un réseau de fil d’argent appelé biselle, donnèrent la première idée de la dentelle.

Dentelières Italiennes
Dentelières Italiennes

Quelques-unes des nations appelées à prêter leur concours aux splendeurs de notre Exposition ont tenu à honneur de s’y faire représenter par les plus rares merveilles de leurs industries de luxe; les dentelles ont par conséquent une place de choix parmi les trésors de leurs vitrines.

Italie. —Dansson Palais à peine abandonné par les ouvriers, et, qui parmi les éclatants édifices de la rue des Nations semble seul avoir vécu déjà depuis des siècles, l’Italie offre à notre attention les plus extraordinaires travaux qui soient en fait de dentelles. On sait qu’autour de Venise s’étendent d’immenses lagunes d’où émergent des îlots; c'est là que des ouvrières, rétribuées au prix dérisoire de 3 francs par semaine, exécutent les admirables objets que nous avons sous les yeux. Les deux genres principaux de dentelles italiennes sont : le point de Burano, et le point de Venise.

Burano est le plus important foyer de fabrication dentellière des lagunes vénitiennes; la dentelle qui s’y fabrique est entièrement brodée à l’aiguille sur réseau de tulle; on peut en admirer à l’Exposition de MM. Melville et Ziffer un précieux spécimen; c’est une voilette en tulle blanc bordée d’un simple dessin courant en point d’Alençon à. l’aiguille ; l’ouvrière qui la fit y travailla pendant un an, toute-la difficulté étant dans la régularité des fils tendus du réseau, difficulté que l’on évite en semant le tulle de pois appelés points d’esprit, qui servant de points de repère, facilitent le travail. On voit non loin de là, dans les vitrines de la maison Jesurum une écharpe de 1m30 de long sur 10 centimètres de large, prix de 2000 fr.; le volant, qui n’a pu être achevé, aurait mesuré 20 centimètres et valu 5 000 francs le métré. Cette pièce est d une beauté et surtout d’une finesse qui jusqu'à nos jours n’a pu être surpassée.

Le point de Venise ou point Rosaline se distingue du précédent point d’Argentan, dit ici point de Burano, par ceci : les motifs au lieu de se détacher sur un réseau se rattachent aux voisins par des barrettes légères. MM. Melville et Ziffer exposent un col godet qui nous en servira d'exemple : il fut confectionné avec un fil si fin que l’on aperçoit à peine les barrettes reliant les motifs et il faut l’aide de la loupe pour admirer le point de broderie dont elles sont formées ; le prix de ce col est de 4000 fr. et le fil avec lequel il fut fabriqué vaut 1 800 fr. le kilo, car il est fait à la machine ; autrefois le même fil était fabriqué à la main, aussi ne servait-il qu’à confectionner des présents royaux. Une garniture en point Rosaline de Venise appartenant à la maison Jesurum avec motifs soulevés comme des pétales de fleurs est considérée à juste titre comme le plus beau modèle qui ait été fait jusqu’à présent; elle se compose de 6 mètres de volants pour le corsage, mouchoir et éventail et coûte 20.000 francs. Une nappe en point de Venise gros relief est aussi des plus remarquables. D’admirables reproductions de Venise ancien sont exposées par M.G. Came ri no, entre autres un napperon composé d’environ 600 carrés en Venise gothique, chacun d'un dessin différent. Les plus experts auraient peine à le distinguer des modèles du temps. Un couvre-lit mérite aussi d'attirer l’attention; c’est un mélange de Venise et de toile brodée, style Renaissance, avec jours Venise. Une idée extrêmement originale est celle d'une nappe de la maison Camerino dont le chemin du milieu est formé d’une chaîne ; tous les nœuds qui la composent sont d’un dessin et d’un genre de Venise différent.

Dentelle Vénitienne<br />de la collection Melville et Ziffer
Dentelle Vénitienne
de la collection Melville et Ziffer

La rosaléine se fait au fuseau avec reprises de point à l’aiguille d'où son nom dérivé de rosaline; joignant le relief du point à l’aiguille à la solidité du travail au fuseau, ce genre de dentelle est employé pour des rideaux ou des dessus de lits. Pour la dentelle polychrome elle est entièrement faite au fuseau.

Le point coupé semble après la bisette avoir été l’une des origines de l’industrie dentelière, mais il se rattache bien plus à la broderie comme aspect et comme fabrication. On prenait pour le confectionner des bandes de grosse toile dont on tirait les fils par endroits; les fils qui restaient étaient ensuite reliés par des points formant dessins, comme on fait aujourd’hui les ourlets à jour.

Dentelle en point rosaline<br />de la collection Melville et Ziffer
Dentelle en point rosaline
de la collection Melville et Ziffer

Belgique. — La Belgique nous présente aussi un joli choix de dentelles: point à l’aiguille sur un réseau de tulle très fin; point d’Eeckent; dentelle flamande; dentelle Argentella, copiée sur un dessin du XVIIIe siècle. On voit aussi des échantillons de ces originaux et coûteux bas de soie noire avec application de dentelle blanche où s’envolent des femmes ailées et des libellules parmi des fleurs; l’effet en est des plus gracieux.

Suisse. — La Suisse a apporté à notre Exposition ses dentelles au fuseau et les fines broderies sur toile dont ses femmes se parent; on peut les voir, portées sous forme de coiffes légères et de chemisettes, par de gracieuses poupées de cire, représentant des habitantes de divers cantons.

Palais des Files et Tissus<br />(Entrée principale)
Palais des Files et Tissus
(Entrée principale)

Russie. — La dentelle nationale de Russie est entièrement faite à la main, au fuseau et à l'aiguille. Confectionnés par les pensionnaires du couvent Sainte-Marie, ces travaux de dessins très variés, en fil de différentes grosseurs, sont d’une exécution impeccable et se vendent à des prix fabuleux.

La dentelle d’Orenbourg est une spécialité absolument unique; on la voit particulièrement sous forme de fichus en poils de chameau, d’un dessin léger. Ces fichus sont si soyeux au toucher, si fins et si souples qu’on les peut faire passerait travers d’une bague.

A l'Exposition des Fils et Tissus<br />Vitrine de la Maison Ancelot
A l'Exposition des Fils et Tissus
Vitrine de la Maison Ancelot

La dentelle de Moscou est une dentelle courante au métier; elle se fait en fil, laine ou soie; on y trouve même parfois ces trois matières réunies; elle se fabrique comme notre Calais, pour la reproduction à bon marché de tous les autres genres de dentelles. Les broderies russes polychromes sont d’un très joli effet pour chemises, corsages ou tabliers de servantes. Quant aux étoffes lamées or et brodées soie, elles sont vraiment souveraines et il semble en les contemplant que l’astre-roi ait consenti à laisser quelques-uns de ses rayons fixés sur ces tissus merveilleux.

Japon. — Que dire aussi de l’Ex-position japonaise, de ces vols d’ibis argentés sur un fond en grisaille, parmi des roseaux à peine teintés; ces cascades, ces forets, ces guirlandes de glycines, de chrysanthèmes échevelés, et, surtout cette source, bleuie par un clair de lune, où s’abreuve un cerf aux yeux inquiets, d’une poésie exquise? Et ce vautour agrippé au sommet d’un récif battu des lames qui jettent jusqu’à sa sombre poitrine leur écume verdâtre; l’oiseau, les ailes écartées, s'apprête à prendre son essor vers un horizon d’orage qu’il fixe impassible. Et cet imposant tigre royal assis dans la pose d’un chat, la queue ramenée sur scs pattes de devant ! Sa toison semble se soulever et ses yeux clignotants invitent à la caresse. On reste stupéfait en apprenant que toutes ces broderies sont faites à la main, et que les brodeurs japonais sont payés en moyenne i franc par jour; il va sans dire que leurs travaux s’achèvent en plusieurs années, notre fièvre de production n’ayant pas encore gagné les ouvriers orientaux.

Palais des Files et Tissus<br />(Pavillon d'angle)
Palais des Files et Tissus
(Pavillon d'angle)

France. — Le règne de Henri IV avec les robes à collets de plusieurs rangs dont le dernier dépassait la tète, et, les avant-bras recouverts appelés rebras ; le règne de Louis XIV avec les costumes à tours de manches, poignets, cravates et palatines, furent vraiment le triomphe de la dentelle. Ce fut sous le règne brillant de Louis XIV que l'on fabriqua le tulle ou tul (suivant l’orthographe ancienne) ; il était confectionné dans les casernes par les mains rudes des soldats qui l’allaient offrir et vendre eux-mêmes. Les dentelles de tous genres, depuis la gueuse et la neige, qui étaient pour les petites gens, jusqu’aux chefs-d’œuvre dispendieux d’Alençon et de Valenciennes, étaient employées pour chamarrer les corsages et les jupes.

Il faut aller au Palais du Costume pour voir les robes surchargées de broderies des grandes dames du XVIIe siècle. Mais quel que fût leur luxe, il ne surpassait point en élégante richesse certains chefs-d’œuvre modernes. Qu’on examine, pour comparer, les vitrines du Palais des Fils et Tissus, et, notamment, celles du président de la classe des Dentelles, M. Ancelot. Il y a là des toilettes de conte de fée; mes lectrices m’en voudraient de n’en pas citer au moins une dont une de nos illustration leur indique la silhouette : c’est une robe de satin blanc incrustée de dentelle Louis XV parsemée de petits brillants et rehaussée de fleurs de mousseline de soie à tons superposés; à côté se trouve un boléro également en satin blanc avec incrustations de broderies à jours. Je ne crois pas que jamais princesse de légende ait eu plus belle parure pour rehausser sa beauté.

Dentelles et éventails en point de Venise
Dentelles et éventails en point de Venise

Le point d’Alençon, très estimé et très coûteux, est toujours fait de fil blanc, au fuseau ; mais au lieu du fil tourné simplement pour le dessin des motifs comme dans le point à l’aiguille, on entoure chaque motif d’un point formant feston dans lequel est introduit un fil de crin.

Les Valenciennes se font aussi toujours en blanc et au fuseau. Le Chantilly et le Bayeux se font également au fuseau mais toujours en soie noire ; le fond est très clair, en tulle semé et surtout bordé de très beaux motifs.

Le Calais est une copie au métier de tous les genres de dentelles, spécialement du Chantilly et de ces Blondes espagnoles si fines qu’on les dirait tissées de toiles d’araignées. Le Calais se fabrique en soie et sous forme de dentelles avec bordures, ou laides. Les dentelles et guipures du Buy sont en fil et au fuseau, pour lingerie courante. Les broderies de Nancy sont toutes faites à la main et d’une parfaite régularité, car, quelle que soit la finesse du tissu, les ouvrières né le travaillent que tendu sur un métier. Les broderies comtoises sont en ruban de soie.

Qu’on me permette, en terminant, d’adresser mes plus vifs remerciements aux organisateurs des sections russe, japonaise et italienne, pour l’amabilité avec laquelle ils ont bien voulu répondre à ma curieuse enquête.

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