Article extrait du livre "Le pavillon Philips à l'Exposition Universelle de Bruxelles 1958"
I. Genèse de l'architecture du pavillon par Y. Xenakis
Le pavillon Philips à l’Exposition Universelle de Bruxelles 1958 est caractérisé par l’utilisation exclusive de surfaces gauches.
Ces surfaces gauches constituent un élément nouveau dans l’architecture moderne, par leur forme qui complète le plan et la droite, mais aussi avec leurs propriétés de résistance qui sont la traduction de leur géométrie.
,,Quelle est la forme géométrique que doit avoir la couverture pour que la quantité de matière qui constitue cette couverture soit minima ?” C’est la question qui a façonné directement l’orientation des recherches matérialistes et abstraites de mathématiciens et de techniciens depuis plus d’une génération.
Le béton armé qui dès sa création avait copié l’ossature de bois ou de pierre d’avant son ère, devait de par son essence même servir de véhicule à ces préoccupations théoriques de couverture. Son essence est la continuité. Le béton peut être en forme de poutres, de poteaux, mais aussi en bloc massif et en coquilles aussi étendues, aussi fines, aussi planes, aussi courbes qu’on peut le désirer.
Cependant, à l’aube de l’architecture contemporaine, ses promoteurs trouvaient dans les formes de la biologie, vivantes ou fossilisées, des répondants à leurs inquiétudes plastiques. L’industrialisation des formes embouties en métal et leur application dans des domaines aussi variés que l’aviation ou la technique automobile familiarisait techniciens et architectes avec les propriétés de résistance issues de la géométrie de ces formes.
Ainsi, les mathématiques, la plastique, l’industrie et les matériaux (béton, métal) ont créé la conjoncture favorable à l’introduction de formes gauches en béton, d’abord timidement, puis, aujourd’hui, avec plus de courage.
Pour l’architecte, ces formes, utilisées comme elles l’ont été par exemple dans le pavillon Philips, signifient en plus un passage d’une conception translative du volume (élévation issue du plan par translation verticale), à une conception nouvelle du volume, réellement a trois dimensions distinctes et non homomorphes.
C’est dans ce cadre actuel des acquisitions modernes de la technique et de l’architecture, que se place logiquement l’architecture du pavillon Philips.
Le problème posé
L’idée qui est à la base de ce pavillon se raconte en quelques mots. Au début 1956, la société Philips s’est adressée à Le Corbusier pour qu’il lui construise un pavillon dans lequel elle pourrait montrer aux visiteurs de l’Exposition de Bruxelles les qualités de ses produits, tant en matière de lumière qu’en matière de son et de technique électronique.
Le Corbusier a accepte et a propose de créer pour Philips un contenant, une „bouteille” qui contiendrait des effets de lumière, de couleur, d’image, de rythme et de son, réunis dans une synthèse organique accessible au public et qu’il a baptisée „Poème Electronique”. C’était lui qui assumait la création de l’architecture du pavillon et du spectacle optique du ,,Poème Electronique”. En ce qui concerne le son, il a été fait appel à Edgar Varèse, compositeur, représentant spécifique de l’avant-garde de la musique contemporaine.
Quant à l'architecture même du pavillon, Le Corbusier voyait une structure creuse de forme libre, construite en ciment projeté sur du treillis métallique et suspendue à une charpente qui comportait un toit-abri.
En octobre 1956, on commençait l’étude en vue d’établir l’architecture du pavillon.
Premier projet
Pour ordonner les facteurs susceptibles de déterminer la forme du pavillon, je procédai à l’analyse suivante.
1) Surface d’évolution du public. Le public, environ 600 à 700 personnes à la fois, qui doit assister à un spectacle permanent d’une durée de 8 à 10 minutes, est réparti d’une façon homogène sur toute la surface intérieure du pavillon. Résultat abstrait en plan: cercle, d’une surface de 400 à 500 m², avec deux boyaux, l’entrée et la sortie.
2) Lumière en couleurs, projections filmées. Les horizons en couleur, les volumes que la lumière réfléchie engendre doivent être phantasmagoriques. Donc, ajouter aux surfaces planes, des surfaces courbes fuyantes ou réceptives de lumières perpendiculaires, obliques, rasantes qui créent des volumes mouvants, s’enfermant, s’ouvrant, tournoyants.
3) Auditorium, réceptacle des développements actuels de la musique basée sur les moyens électroacoustiques. Pour pouvoir contrôler toutes sortes d’impressions spatiales, la réverbération doit être suffisamment faible. Les surfaces planes parallèles doivent être bannies en raison des réflexions multiples. Les angles trièdres également, car il y a réflexions accumulées sur les plans bissecteurs des angles dièdres.
Par contre, les surfaces courbes, non de révolution, à rayon de courbure variable, sont excellentes. Les portions de sphère par exemple sont à rejeter, car elles produisent des échos localisés.
4) Construction, technique: Parmi toutes les surfaces géométriques, lesquelles sont autoportantes, accessibles au calcul statique et réalisables sur un chantier normal?
C’est ce dernier chapitre qui devait donner la clef pour la solution des deux questions précédentes; la solution devait comporter des structures géométriques courbes mais à base de droites: des surfaces réglées.
Les recherches originales de précurseurs en différents pays, et en particulier celles de Bernard Laffaille, pionnier dans ce domaine en France, m’avaient familiarisé avec des surfaces réglées simples engendrées par des droites et des courbes planes -), les paraboloïdes hyperboliques et les conoïdes. Le paraboloïde hyperbolique est engendré par une droite (génératrice) qui, s’appuyant sur deux droites dans l’espace (les directrices), glisse en restant parallèle à un plan fixe. Le conoïde est engendré par une droite qui, elle aussi, glisse en restant parallèle à un plan fixe, mais qui s’appuie sur une droite et sur une ligne courbe quelconque (courbe directrice). Ces surfaces connues depuis longtemps par les géomètres avaient non seulement été étudiées depuis une génération par la statique et la théorie de l’élasticité des voiles minces, mais de plus, avaient été récemment réalisées en béton-armé, coffré, dans plusieurs pays, mais toujours pour remplacer les toitures ou les toits-terrasse (Fig.1).

- Fig. 1. L’église N.D. de la Solitude, à Coyoacan (Mexique), avec une toiture en béton sous forme de paraboloïde hyperbolique, bâtie par l'architecte Félix Candcla. (Emprunté à: F. Candela, Les voûtes minces et l’espace architectural, L’architecture d’aujourd’hui 27, 22-27, mars 1956).
Jamais jusqu’ici, jusqu’au pavillon Philips, ces surfaces (paraboloïdes hyperboliques et conoïdes) n’avaient été utilisées synthétiquement en un tout à l’exclusion des parois verticales et à l’exclusion d’une ossature étrangères à leur nature.
C’était ainsi une occasion unique d’imaginer un édifice constitué dans sa structure et dans sa forme, seulement par des paraboloïdes hyperboliques (p.h.) et par des conoïdes, et qui soient autoportants.
On peut résumer tous ces cheminements convergents de la pensée par un tableau:
| acoustique | lumière, projections, filmées | construction technique |
| Surfaces planes | non | oui et non | oui |
| Surfaces courbes quelconques | oui | oui | non |
| Surfaces p.h., conoïdes | oui | oui | oui |
On voit maintenant clairement la rigueur logique des raisonnements qui m’ont imposé la solution finalement adoptée: composition autant que possible totale en p.h. et en conoïdes.
A partir de ce moment, la logique cesse de fonctionner. L’arbitraire de l’intuition prend la parole. Dans la ronde ininterrompue des croquis ci-dessous, fig. 2-10, le processus qui m’a fait aboutir au premier projet et à la première maquette est éloquent de par lui-même.
Par contre, pour la fixation du deuxième projet, il fallait, un mariage entre la plastique et les outils mathématiques, dans un processus que je décrirai plus loin.
Le croquis de la fig. 10 est la forme définitive du premier projet. Elle est constituée par un conoïde E; par une surface composée principalement de deux conoïdes A et D: par les paraboloïdes hyperboliques K et G; par un cône de raccordement L et par deux triangles vides, les accès.
Dans ce croquis, la troisième pointe (11 mètres) est créée. Elle équilibre plastiquement l’orientation brutale des deux premières (17 et 13 mètres). De plus, elle crée une torsion générale de volume en direction de la première pointe.
La solution est-elle autoportante?
Probablement avec quelques retouches.

- Photo Lucien Hervé
Fig. 11. La première maquette. Sur le plan horizontal est dessiné 1’,,estomac’’, les fils indiquent les surfaces réglées.
Pour réaliser la maquette (fig. 11), il fallait tendre des fils sur les arêtes de rencontre des surfaces et matérialiser ces arêtes par des cordes à piano coudées et encastrées dans la planche de bois. Les trois tiges verticales résultantes ne devaient pas être considérées comme des appuis indispensables à la stabilité finale du pavillon, quoique, parla suite, des entreprises consultées n’ont pas cru pouvoir s’en passer.
Deuxième projet
Le deuxième projet est une variante du premier, issue en partie des critiques fondamentales apportées par les ingénieurs d’une entreprise parisienne, qui furent consultés à ce stade du projet.
Critiques îles constructeurs
Les ingénieurs jugeaient que la construction ne pouvait être autoportante (coque mince);
qu’elle était difficilement calculable et que l’étude sur modèle réduit serait très longue et onéreuse;
que, pour simplifier le calcul et l’exécution, les conoïdes devaient être transformés en p.h.;
qu’à l’exécution il faudrait donner à l’édifice une ossature métallique, suivant les cordes à piano de la maquette, avec arêtes en forme de poutres courbes (Fig. 12);

- Fig. 12. Ossature métallique qu’on jugeait nécessaire pour ériger l’édifice d’après la première maquette.
que les parois devaient être réalisées plutôt avec des câbles suivant les courbures principales des p.h. et que sur ces câbles on étendrait des feuilles de rubéroïde ou similaire (forme de tente).
de plus, qu’une contraction globale du volume était nécessaire (de 25%).
Tandis que la transformation des conoïdes en p.h. était acceptable, nous refusions nettement d’accepter l’ossature métallique en forme de poutres et la contraction du volume. La solution sous forme de tente fut rejetée pour manque d’isolation phonique: les experts acousticiens de Philips demandaient une masse de 120 kg/m² de paroi.
Toutes ces considérations me permirent de voir plus clair et d’étudier à fond et mathématiquement les surfaces et la composition.
Autocritique plastique
a) Il n’y avait pas assez de différence entre la hauteur de la deuxième pointe (13 mètres) et la hauteur de la troisième pointe (11 mètres). Par contre-coup, le creux était trop haut (9 mètres au-dessus du sol).
b) Le cône L de raccordement manquait de générosité, il semblait indécis, à la limite de ,,l’existence”.
Elaboration géométrique
Pour étudier le pavillon dans sa nouvelle forme et pour dresser les plans que demandaient les ingénieurs, une combinaison de méthodes géométriques (géométrie descriptive) et expérimentales me parut la méthode la plus probante. La géométrie descriptive donne une approximation aussi grande que l’algèbre, et elle a deux énormes avantages sur celle-ci: 1) les risques d’erreur sont moins grands et visuellement contrôlables, et 2) elle est suggestive. En effet, il est impensable de travailler à des combinaisons de telles formes avec des fonctions algébriques abstraites. Dans une recherche comme celle-ci, les finesses des courbures et leur dynamisme ne peuvent jamais être imaginés à travers des équations. Ce pavillon devait être éminemment plastique. Parmi une infinité de courbures possibles, il fallait choisir la meilleure combinaison.

- Fig. 13. Outil expérimental utilisé pour transformer toutes les parois en paraboloïdes hyperboliques.
L’outil expérimental (fig. 13) utilisé fut deux tiges métalliques, rectilignes, réunies par des fils élastiques attachés à des distances égales sur chacune des deux tiges. Les fils définissent un paraboloïde hyperbolique qui est fonction de l’écartement des tiges (qui sont dans ce cas des droites directrices), de l’angle entre les tiges, et de la position de deux fils quelconques. D’autres variables définissent la position du p.h. par rapport au plan du sol. La variété des combinaisons de toutes ces variables est évidemment infiniment grande. Pour choisir une seule des surfaces du pavillon, il fallait faire jouer par tâtonnements toutes ces variables, puis, aussitôt la courbure admise, la fixer par le dessin géométrique.
Pour dessiner un p.h. il suffit de définir par les projections sur le plan horizontal et sur le plan vertical la position des deux droites directrices ainsi que deux paires de points homologues sur ces droites (par exemple les points-limites des tiges où sont attachés les fils élastiques). Cela définira toutes les paires de points homologues, chaque paire donnant une génératrice. Les traces de ces génératrices sur le plan horizontal dessinent l’intersection de celui-ci avec la partie utilisée du p.h. (fig. 14, 15, 16).
L’intersection — si elle existe — peut être une portion d’hyperbole ou de parabole (cas où l’une des tiges de l’outil se trouve sous le plan horizontal), une droite (l’une des tiges est située dans le plan horizontal), ou un seul point.
Nous comprenons ici que pour cette architecture à trois dimensions, l’architecte ne peut se contenter de travailler sur le plan: il doit se servir d’une représentation géométrique à trois dimensions, puisque la troisième dimension n’est plus simplement le résultat d’une translation parallèle.
Appliquant la méthode décrite, j’ai défini, pour commencer, les nouvelles hauteurs des trois pointes et leur projection sur le plan horizontal, de façon à agrandir aussi le cône central L. Les hauteurs choisies étaient de 21 mètres pour la première pointe, de 13 mètres pour la deuxième, et de 18 mètres pour la troisième. Puis, par tâtonnements sur 1 outil expérimental et par des tracés de géométrie descriptive et des va-et-vient entre les deux méthodes, j’ai défini les p.h. qui convenaient plastiquement et dont les intersections avec le plan horizontal s’adaptaient le mieux à la figure du plan primitif.
Le deuxième projet était ainsi entièrement créé sur le papier-calque, et rigoureusement défini à l’aide de la géométrie descriptive à l’échelle 1/200 le 8 décembre 1956 {fig. 17, 18, 20, 21).

- Fig. 17. Plan du deuxième projet (et du projet définitif). Pour des raisons pratiques, l’entrée et la sortie indiquées dans le premier projet ont été échangées.

- Fig. 18. Le deuxième projet. Il est vu ici du côté opposé à celui dont il est vu dans la fig. 10; on s’en rend compte le plus facilement en regardant le cône L, dont le sommet se trouve ici dans le coin nord-est.
C’est à partir de ces plans que l’on a construit une nouvelle maquette {fig. 19).

- Fig. 19. La deuxième maquette, vue du côté sortie (troisième pointe orientée vers le lecteur).
En comparant le deuxième projet au premier, on remarque que les p.h. G et K (formant les principales surfaces pour les projections filmées) ont été conservés, tandis que le cône L a été élargi, et que les surfaces conoïdcs A, E et D ont été transformées en cinq p.h. A, E et B, N, D. De plus, deux nouveaux p.h. sont formés: C et F. Le p.h. F, adapté au p.h. E, laisse le volume nécessaire au salon d’automatisation du Poème Electronique, aux locaux de service et aux ventilateurs.

- Fig. 20. Plan général d’assemblage des paraboloïdes hyperboliques du projet définitif (partie agrandie de la fig. 21).

- Fig. 21. Partie du dessin montrant la construction géométrique de toutes les surfaces du projet définitif, à l'échelle 1 : 200; calque signé par les architectes Le Corbusier et Xenakis.
La maquette comporte encore des poteaux. Y-a-t-il une solution autoportante, ou semi-autoportante (c’est-à-dire avec des poteaux qui ne font qu’assister les surfaces à se porter elles-mêmes)?
Propositions techniques; dernières modifications
C’était au tour des ingénieurs d’agir. Ils furent trop chers. Le pavillon semblait péricliter. Déjà des compromis étaient envisagés, des falsifications de la pureté géométrique. C’est à ce moment critique que M. Kalff prit contact avec plusieurs entreprises, qui firent des propositions techniques et des offres. Parmi celles-ci, une seule adoptait presque totalement notre point de vue, la société belge ,,Strabed”, sous la direction de H. C. Duyster, ingénieur spécialiste du béton précontraint. Les autres entreprises préconisaient des ossatures plus ou moins compliquées avec doubles parois pour les coques d’une épaisseur totale de 80 cm, en bois ou en métal ou en plâtre, etc. ... M. Duyster, cependant, proposait de construire le pavillon comme une coque en béton précontraint de 5 cm d’épaisseur, coque semi-autoportante, utilisant quatre poteaux, dont l’un à l’intérieur du pavillon. En outre, M. Duyster arrivait à un prix acceptable. Il se proposait de réaliser exactement la forme de notre deuxième projet, avec une variante de détail: en raison d’une incompréhension de nos plans, qui résumaient les p.h. qui n’avaient pas de contact avec le sol, M. Duyster interprétait le cône L et le paraboloïde hyperbolique N comme formant un seul p.h., désigné par M dans ce qui suit. Par cotte simplification, la pureté géométrique du pavillon gagnait encore un point.
Il n’y a pas de doute que c’est surtout grâce aux idées apportées par M. Duyster que notre pavillon s’est réalisé. Le procédé, très élégant, qu’il envisageait pour construire les formes gauches en béton, est décrit dans un autre article dans cette Revue.
Mais la construction avait encore des poteaux, dont un très gênant.
Je proposai à M. Duyster une légère transformation du nouveau p.h. M et du p.h. B pour arriver à supprimer tous les poteaux. Il l’accepta en précisant que des calculs et des essais sur modèle supplémentaires devaient le vérifier. Je transformai également le p.h. C de concave en convexe, ce qui stabilisait aisément la troisième pointe qui est effectivement très penchée. Puis je fermai les deux ouvertures triangulaires à l’aide de nouveaux p.h., adaptés aux anciens. Les accords sur les plans de géométrie descriptive étant ainsi établis, la structure devenait entièrement autoportante et nue, sans béquilles. Les paraboloïdes hyperboliques affirmaient leurs propriétés étonnantes de résistance et de plastique éloquente (Fig. 22).
Conclusion
Le pavillon Philips a provoqué la découverte d’une méthode originale et générale de mise en oeuvre, sans coffrage, des surfaces gauches — méthode de M. Duyster à laquelle nous avons fait allusion.
C’est de cette manière que le béton aura amorcé l’évolution vers une nouvelle architecture, à trois dimensions. Mais il n’est pas dit que le béton restera pendant encore longtemps son support. Il sera certainement et dans un proche avenir remplacé par des matériaux plus légers, plus malléables, les composés chimiques, les matières plastiques, qui peut-être posséderont des propriétés biologiques d’autodéfense contre l’érosion, la corrosion, la chaleur, la fissuration, etc.

- Fig. 22. Vue intérieure du pavillon. Les câbles de précontrainte sur le béton, qui aident à faire ressortir les courbures et l’impression spatiale, ont malheureusement été cachés ultérieurement par le revêtement qui était nécessaire entre autres pour la projection des images et des couleurs.
Pour l’instant, cependant, le béton seul est à l’origine de cette architecture nouvelle, à trois dimensions. Il prépare le lit où les matières plastiques de demain formeront le fleuve riche de formes et de volumes que recèlent non seulement les êtres vivants mais surtout les mathématiques pures.