Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar

Paris 1925 - Architecture, pavilions
Avatar du membre
worldfairs
Site Admin
Messages : 6419
Enregistré le : 21 juin 2004 09:41 pm
Localisation : illkirch
Contact :

Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar

Message par worldfairs » 04 juin 2018 01:10 pm

Article de la revue "La construction moderne" du 26 juillet 1925

Les colonies françaises ont une part brillante à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs; leurs Pavillons s’élèvent à l’extrémité du Cours Albert-Ier.

Paris 1925 - Architecture, pavillons - Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar - afriqueoccidentale.jpg

Le Pavillon de l’Afrique Occidentale, Equatoriale et de Madagascar retient particulièrement l'attention des visiteurs. Il est dû à un architecte de talent, M. Germain Olivier, dont la collaboration a été appréciée à l'Exposition Coloniale de Marseille en 1922 et qui est également l’auteur du Palais du Tourisme Colonial à l'Exposition de Grenoble. Il n’y a pas à s'étonner que cet architecte se soit quelque peu spécialisé dans les constructions coloniales, puisqu’il a eu l’occasion de connaître nos possessions de l’Ouest africain et d’e faire des études sérieuses sur les arts et les méthodes indigènes.

L’extérieur du Pavillon. — Le Pavillon de M, Olivier se remarque tout d'abord par sa couleur rouge extrêmement voyante. Cette couleur n'est pas due « la fantaisie de l’architecte, c’est celle de la « latérile », argile extrêmement colorée par le fer qui y est contenu en grande abondance; on la trouve dans une grande partie de l’Afrique et à Madagascar. Cette argile sert à élever les constructions; elle est battue, posée par assises et conserve en séchant sa coloration si particulière.

M. Germain Olivier s’est inspiré de l'architecture soudanaise et de celles de Tombouctou et de Djenné, des dômes de certains villages de la rivière Logone, au-dessous du Tchad et enfin des principes de la décoration du palais de Béhanzin au Dahomey. Il a su faire un curieux amalgame donnant un ensemble intéressant sans faire une reconstitution et a eu un véritable mérite à obtenir de collaborateurs qui ne connaissaient rien de l'Afrique une adaptation particulièrement heureuse et exacte. Vous avons vu ainsi : Sarrabezolles, un statuaire distingué faisant « du nègre » comme s'il n'avait travaillé qu'à la cour du Roi Béhanzin; Barberis, peindre des ornements comme un Congolais, et enfin Galfione et Gremillon travailler en staff à une décoration Bonjours égale et toujours aussi primitive sans que ce soit de la copie.

Le bâtiment est entouré par un haut soubassement de même couleur qui épouse les formes des différentes parties.

La façade principale est constituée par une partie avancée, rattachée à deux tours qui la complètent par deux parties biaises à quarante-cinq degrés. Cette partie avancée sert à contenir un porche d'entrée sur lequel s'ouvrent la porte principale du Pavillon et deux petites portes donnant accès à deux petites chambres interdites au public.

Paris 1925 - Architecture, pavillons - Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar - afriqueoccidentale1.jpg

L'ouverture du porche, est encadrée par une large partie plate, et trois bandeaux qui limitent trois panneaux sculptés. Le panneau supérieur est décoré par un motif de faible relief représentant, en son centre trois fleurs de bananiers se détachant sur deux régimes de bananes posés sur des feuilles de bananiers. Les deux panneaux latéraux sont, ornés par une sculpture de même saillie représentant un énorme serpent qui se dresse sur des feuilles de bananier. Ces panneaux latéraux sont placés sur deux autres panneaux en bas-relief, celui de droite est garni par un éléphant, celui de gauche par une baleine. Le plafond du porche est encadré par une grosse corniche massive soutenue par des tètes encadrées de chaque côté par des bandeaux plats; le plafond est décoré d’ornements nègres en bleu et ocre rouge avec trois motifs principaux formant cabochons lumineux en verre dépoli bombé, octogonaux, rehaussés d’éléments géométriques peints en noir et en ocre rouge. Les parements et le plafond du porche sont de couleur rose pâle. Un grand perron de six marches précède ce grand porche sur lequel s’ouvre une grande porte à imposte et à deux vantaux garnis de verre jaune cathédrale. L'ensemble de celle porte en bois coloniaux est rehaussé par des motifs en fer forgé ou martelé exécutés par Subes, le maître ferronnier; chaque vantail est garni par trois gros fers plats liés larges avec des dents très accusées et l’imposte par des ronds de fers rubanés sur lesquels se détachent au centre deux femmes assises de profil soutenant une grande corbeille et sur les côtés cinq tètes de nègres en fer martelé.

La partie principale flanquée par quatre tours d’angles décorées en leur partie inférieure par des panneaux en bas-relief représentant des animaux : éléphants, singes, baleines, hippopotames, et en leur partie supérieure par des masques nègres en saillie placés dans des panneaux carrés. Les tours sont reliées entre elles par des façades latérales légèrement en retrait.

De cette partie flanquée par quatre tours se détache, en arrière et du côté opposé au porche d’entrée, une aile aux façades nues de laquelle se détache encore en arrière une autre partie avancée dans laquelle s’ouvre une porte moins importante que la porte principale et constituant la porte de sortie du pavillon. Cette porte est encadrée par deux pilastres se terminant en contreforts reliés par un large bandeau de môme saillie et est surmontée par un ensemble sculpté, composé d’ornements bizarres africains et de deux grands masques, couronné par une sorte de fronton « très nègre ».

Paris 1925 - Architecture, pavillons - Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar - Panneau de Domergue et Lagarde - afriqueoccidentalepanneaudomerguelagarde.jpg
Panneau de Domergue et Lagarde

Les parties avancées dans lesquelles s’ouvrent les portes d’entrée et de sortie et les quatre tours sont surmontées de grandes dentelures et ont même hauteur. Toutes les autres façades, autres que celles des parties avancées et des tours sont de hauteur légèrement moindre et sont garnies de longues gargouilles de même nature et de même couleur que l’ensemble.
Au centre de la partie flanquée par les quatre tours d’angle s’élève une autre tour grande et carrée dont chaque côté est percé do trois hautes fenêtres surmontées de quatre gargouilles; celle tour est à même dentelures que celles de l’ensemble.

Cette tour, enfin, est couronnée par un dôme rond assez élancé sans aucune ouverture, décoré de rangées de longs bandeaux demi-cylindriques, surmonté d’un ornement en bouton et véritablement hérissé de bois plantés horizontalement et recouverts aussi de terre rouge comme le dôme.
Ces bois saillants sont semblables à ceux des dômes de la région du Niger, ils constituent une armature pour la terre battue et servent aussi de « crochets de service » pour aller réparer les dégâts causés par les grandes pluies.

Ce pavillon a un aspect d’autant plus étrange qu'il ne paraît avoir aucune ouverture d’éclairage; la lumière parvient à l’intérieur par des baies placées au-dessus des terrasses et par les hautes fenêtres percées dans les côtés de la tour du dôme, lesquelles ne sont pas visibles des visiteurs par suite du manque de recul autour de l’édifice.

Le Hall. — Les visiteurs qui pénètrent dans cette vaste construction sont immédiatement saisis par l’effet grandiose obtenu par l’architecte. L’art nègre est à la mode, les artistes y trouveront un véritable enseignement. On conviendra aisément que le Hall central donnerait, par exemple, matières à composer un « Hall » ou un atelier » original pour un riche amateur ou pour un artiste.

Ce « Hall Central » est de forme octogonale à quatre grands côtés et à quatre plus petits.

Les quatre grands côtés sont percés par des baies larges et hautes dont la partie supérieure demi-hexagonale est surmontée de poutres horizontales et à quarante-cinq degrés formant un ensemble à fortes membrures garni de petites cellules apportant de la légèreté à cette ornementation bizarre. Au-dessus de cet ensemble trois hautes fenêtres occupent chacun des quatre grands côtés du hall, ces fenêtres sont légalement leur partie supérieure de forme demi-hexagonale et sont munies de croisillons posés en diagonales garnis de vitraux à fond bleu avec ornements en formes de cornes entrelacées jaunes pâles et ronges.

Les quatre petits côtés sont percés pair une baie rectangulaire beaucoup plus basse que celles des grands côtés. Le linteau de ces baies est surmonté d’une sorte d’imposte garnie de cellules semblables à celles couronnant les grandes baies. Cette imposte est surmontée elle-même par quatre rangées de bandeaux demi-cylindriques, de « tuyaux d’orgues » de hauteurs et de diamètres différents, diminuant vers le bas. Ces quatre rangées supportent une ligne d’autres « tuyaux d’orgues » très longs. Le hall est couronné enfin par une coupole très plate, naturellement de forme octogonale dont la décoration est, extrêmement bien composée, purement « nègre » avec ornements en noir, jaune d'ocre et vermillon, assez chargée en opposition avec celle des tuyaux d'orgues qui n’est constituée que par de très petits éléments colorés en mêmes tons.

Paris 1925 - Architecture, pavillons - Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar - afriqueoccidentale2.jpg

La teinte de fond générale du Hall comme celle de tout l’intérieur du pavillon est jaune pâle.

Le sol est en contre-bas de celui de la galerie qui l’entoure d’environ quatre vingts centimètres; on descend à cette sorte de fosse par deux escaliers de quatre marches situés en face des portes d’entrée et de sortie. Le pourtour de la fosse, entre les escaliers est garni d’un comptoir en bois coloniaux sur lequel sont exposés de nombreux objets d’art nègre : tabourets, statuettes, coffrets, fétiches, armes, etc.; au centre est placé une vitrine sur pieds en bois coloniaux extrêmement curieuse de composition dans laquelle sont enfermés des étoffes cl des objets précieux fabriqués par les indigènes africains.

Tout autour du hall et contre les pilastres, s’élève une barrière en bois coloniaux rehaussés d’écailles en bois brun et de mince épaisseur. Les vantaux des portillons qui souvient sur les escaliers descendant au sol du bail sont plus bas que la balustrade elle-même, leurs moulants sont rehaussés de peintures noires sur verre et fond doré ou dorées sur verre et fond noir représentant des nègres avec des ornements, ces sujets de décoration sont finement composés et nous regrettons de ne pouvoir citer leur auteur. La barrière comprend, en outre, des barreaux limitant des triangles garnis de cellules irrégulières semblables à celles de la décoration supérieure des baies du hall ou des triangles garnis d’éléments en bois posés en damiers. Celle barrière donne un ensemble décoratif très original.

Les surfaces des pilastres intérieures ou extérieures au « Hall » sont garnies de tissus, d’étoffes brodées, de masques, de lances, de sacoches, de selles en cuir gravé ou mosaïqué, de sabres et de couteaux aux fourreaux en peaux et en cuirs extrêmement travaillés.

Le public ne descend pas dans le Hall occupé par des artisans sénégalais ou soudanais qui se livrent plus particulièrement à des travaux de broderie ou de bijouterie.

La « Galerie de circulation » entoure le Hall en en épousant la forme octogonale. Les pilastres des murs opposés aux côtés du Hall sont constitués par des panneaux longs et rectangulaires garnis de « tuyaux d’orgues », soutenus par des monstres humains accroupis d’un ton gris sale, bigarrés de dessins bleus, rouges; les tuyaux d’orgues sont décorés par des éléments sculptés nègres et polychromes. Les pilastres sont surmontés de consoles étranges composées de masques énormes, extraordinairement décorés par des motifs et des filets polychromes. Cette galerie est couronnée d’une large frise qui, à elle seule, constitue une « véritable documentation nègre »; elle est en partie ornementale et en partie à personnages. M. Germain Olivier, pour la rendre plus intéressante encore, l’a composée de différents fragments fort différents dont l’ensemble cependant offre une certaine harmonie.

Paris 1925 - Architecture, pavillons - Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar - afriqueoccidentale3.jpg

Celle galerie est ornée, en outre, par deux grands panneaux décoratifs dûs à deux artistes fort différents.

Le premier est de Domergue-Lagarde et représente « les habitants et les productions de nos colonies africaines ». Il est extrêmement chargé, c’est une foule de nègres noirs, rouges, grenats, de négresses du plus beau rose ou aux cheveux bleu de ciel, des femmes africaines de ton bleu horizon, d’animaux de couleurs aussi bizarres, avec des grands bols blancs remplis de fruits, des défenses d’éléphants, etc., etc. C’est dans une note extra-nouvelle, la coloration se marie bien avec la décoration polychrome qui l’encadre.

De l’autre côté et lui faisant face, est un panneau intitulé « la Danse du feu au Soudan », par Cavon, d’un Ion général bleu, dans la nuit très riche et extrêmement coloré avec un danseur au milieu de noirs debout, quelques-uns la tête et la figure disparaissant sous des coiffures rituelles aux formes de têtes d’animaux, dans une forêt dont les troncs d'arbres apparaissent bordés de lignes éclatantes de lumières ou les feuilles frangées de reflets de feu. Cayon peint dans une note moderne: mais incontestablement moins ultra-moderne que celle de Domergue-Lagarde. Cayon a été en Afrique et son tableau est d’une grande vérité. Il est, forcément, moins en rapport avec la décoration polychrome aux tons extrêmement; crus de la galerie que le tableau ultra-moderne de Domergue-Lagarde. Ces deux panneaux décoratifs étant destinés à orner une salle d’un des édifices du Gouvernement, Général de notre grande colonie de l’Afrique Occidentale, leur mise en place définitive seule démontrera lequel de ces deux artistes à la note juste et convenant à l’emplacement qui est assigné à son œuvre.

Le plafond de la galerie est bordé par une corniche formée par trois bandeaux larges à sections carrées ornés dans leurs angles rentrant par de petits éléments en relief colorés. La décoration de ce plafond est obtenue par de larges entrelacs rouges cernés de blanc se détachant sur un fond noir entouré par des ornements polychromes.

La galerie est éclairée par des ouvertures pratiquées dans le plafond et masquées par quatre grands vélums rectangulaires et par quatre petits vélums octogonaux correspondant aux grands et aux petits côtés du hall, jaunes et décorés par des motifs bleus et rouges.

Paris 1925 - Architecture, pavillons - Le pavillon de l'Afrique Occidentale Équatorial et de Madagascar - afriqueoccidentale4.jpg

Dans la galerie, à droite, sont deux niches de forme trapézoïdale richement décorées contenant chacune une magnifique vitrine d’exposition; dans la galerie, à gauche, deux autres niches aussi richement ornées reçoivent un artisan travaillant sur un établi extrêmement bas.
La Salle des Bois Coloniaux. — Une petite porte encadrée par deux montants reliés par une large bande les débordant sensiblement de chaque côté, le tout en bois recouvert de personnages sculptés naïvement et rehaussés de couleur blanche et de couleur noire donne accès à une Salle d'Exposition des Rois Coloniaux.

Nous ne saurions trop recommander aux architectes d’aller examiner cette collection présentée par le Ministère des Colonies avec la collaboration de la Maison Charles, du Havre. Nos bois coloniaux ne sont pas connus et méritent de l’être, surtout à notre époque, où nombre d’architectes estiment, très justement, que le mobilier est le complément de la construction.

Les bois sont exposés en troncs non équarris avec une partie polie et vernie. Ils sont aussi présentés sous forme d’une haute boiserie composée de grands et larges panneaux avec moitié poncée et avec moitié vernie. On remarque ainsi :
Le Zingana de la Côte d’ivoire aux veines d’un ton très brun sur fond d’un jaune très pâle;
Le palissandre rose de Madagascar et le palissandre lilas de Madagascar, aux tons si beaux et si chauds;
Le noyer Mayombe du Haut-Congo, aux veines brunes presque noires de formes originales tranchant sur un fond comparable à du bronze Barbedienne ou médaille;
Le Corail du Gabon, d’une couleur rouge très chaude, très foncée, d’une richesse incomparable, d’un aspect minéral;
La loupe Thuya d’Algérie, peut-être le plus connu de nos bois coloniaux, car elle est employée depuis de très nombreuses années;.
Le Serpent de la Guyane, d’un ton jaune paille, aux veines brunes, étranges, semblables à des petits serpents qui se tortillent;
L’Amourette de la Guyane, d’un ton brun riche aux fines mouchetures plus ou moins serrées et de couleur brune presque noire;
Le Bilinga moiré du Gabon, aux mouchetures longues d’un ton jaune ressemblant à des touches de pinceau;
L’Amaranthe de la Guyane, au ton lie de vin d’une si grande richesse.

La Salle de Madagascar, dans laquelle on pénètre par une porte située dans la galerie de circulation en face de celle d’entrée, est aussi richement décorée, elle forme un vestibule de sortie du Pavillon.
Une vitrine centrale contient des spécimens des pierres précieuses taillées de la Grande lie qui, naturellement, comme les bois coloniaux, méritent d’être mieux connues. Il faut, sans doute, avoir demeuré à Tanana-live pour savoir combien les Anglais qui habitent Maurice et l’Afrique du Sud viennent y acheter de ces béryls, de ces aigues-marines, de ces rubis, de ces améthystes, etc., comparables à ceux que nous voyons à cette exposition.

Dans les vitrines et dans la salle, sont rangés et exposés les objets et tissus les plus divers provenant de notre grande colonie de l’Océan Indien. Ce sont des alvalas, grands poteaux sculptés, ornements de tombeaux ou élevés à la mémoire des ancêtres, exécutés dans les régions les plus lointaines et les moins connues de l’Ile, en pays Mahafaly, Bara, Antandroy, etc., ou bien des sculptures en bois, des bas-reliefs reproduisant des scènes de la vie indigène et particulièrement en Imerina, des statues représentant les principales races et types de l’Ile, des lambas ou tissus de soie aux couleurs éclatantes, des rabanes, de grandes statues presque de grandeur naturelle représentant des hovas, des valihas (guitares en usage à Tananarive), des animaux amusants faits avec des... citrouilles teintées et rehaussées de points de couleurs, des bois sculptés provenant de lits anciens en usage chez les officiers de la Reine Ranavalona, etc.

On sort du Pavillon par une porte surmontée de l’oiseau aux ailes éployées, emblème de la dynastie des rois de Madagascar.

M. Germain Olivier a composé et construit, incontestablement, un des pavillons les plus jolis et les plus réussis de l’Exposition des Arts Décoratifs et il nous est agréable de mentionner que ce pavillon est apprécié non seulement par les visiteurs, mais aussi par les architectes, les artistes et les coloniaux.

Il convient de signaler que les Gouverneurs de nos colonies ont eu à cœur de poursuivre et de soutenir la participation de nos possessions à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes. Il est juste de féliciter particulièrement M. le Gouverneur Général Gardes, qui a toujours soutenu et encouragé même ses collaborateurs les plus modestes et accordé la plus grande partie des fonds nécessaires à l’édification de ce pavillon et M. le Gouverneur des Colonies Guy, dont l’extrême amabilité et le cran ont fait un excellent commissaire général et assuré la réussite de cette section. Qu’il nous soit permis de dire, en toute franchise, que l’œuvre de M. Cardes et de M. Guy serait incomplète s’ils ne poursuivaient pas la conservation de l’ensemble de ces collections, après l’Exposition, dans un Musée ou dans une bibliothèque de la capitale.
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

Retourner vers « Paris 1925 - Architecture, pavillons »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 0 invité