Pavillon de la France / France pavilion

Expo Sevilla 1992 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture, pictures, drawings, videos
Avatar du membre
worldfairs
Site Admin
Messages : 12084
Enregistré le : 21 juin 2004 09:41 pm
Contact :

Pavillon de la France / France pavilion

Message par worldfairs »

En fichier joint
sevillefrance.pdf
(1.61 Mio) Téléchargé 439 fois


En lien direct
sevillefrance.pdf

Avatar du membre
worldfairs
Site Admin
Messages : 12084
Enregistré le : 21 juin 2004 09:41 pm
Contact :

Re: Pavillon de la France / France pavilion

Message par worldfairs »

Extrait du livre Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France


Jean-Paul Viguier, Jean-François Jodry et Associés, François Seigneur

ESPACE DE LIBERTE


Dans le ciel écrasant, bleu à faire cligner de l’oeil, un carré de ciel légèrement nuageux, qui serait d’Ile de France ou de Touraine, flotte à une quinzaine de mètres au-dessus du sol.
Au premier abord, on ne voit pas les quatre poteaux d’angle qui le soutiennent tant ils sont fins. Le chrome achève de les gommer. A l’ombre très légère de ce carré de ciel bleu, il fait frais. Il y a des fontaines et des ventilateurs; rien n’arrête le passage.
Il n’y a aucune cloison, aucune porte à ouvrir. Le sol est en verre. Il est réfrigéré. De loin, le carré de ciel se reflète, on pourrait croire que l’on va passer entre deux feuilles de ciel comme un mirage. De près, à travers les stries dépolies qui rendent les parois de verre semi-transparentes, on devine une superposition de réseaux entrecroisés. L’effet est translucide, l’humidité givrante, des gouttes ruissellent sur les parois intérieures par la condensation de l’air frais.
L’image est un peu celle d’un laboratoire réfrigéré. Tout est immobile, conservé. La vision des réseaux s’estompe dans la profondeur bleutée de la stratification des couches de verre superposées. Sous ce réseau complexe et très rigoureux à la fois, on devine des luminescences. Il n’y a pas d’effets extraordinaires, simplement l’idée d’une machine au repos, paisible, où le bon fonctionnement et la respiration sont signalés par quelques clignotements.
En réalité ce que l’on devine entre les réseaux est le dos de centaines d’écrans de télévision qui constituent le plafond d’une salle suspendue juste au-dessous. Les écrans sont allumés en permanence sur une tonalité très faible et silencieuse. Apparaissent des informations très globales et descriptives, ce n’est pas du tout un support de création artistique où l’image serait prépondérante. La hauteur sous plafond n’est de toute façon pas suffisante et ne permet pas d’avoir une vision globale. Des informations pratiques sont diffusées sur écrans régulièrement répartis et plus fortement éclairés. La totalité des autres écrans est programmé synchrone. S’inscrivent très calmement, ton sur ton, des textes et informations sur tout ce qui appartient à la pensée, la philosophie, la politique, la recherche, l’intelligence. Une impression très studieuse se dégage de cet endroit, ambiance de bibliothèque ouatée, calme.
On y accède par de longs tapis roulants et escalators qui prennent naissance dans de grandes trémies situées juste à la périphérie du sol de verre. Le flux régulier et permanent qui pénètre ou sort de celles-ci laisse passer une sensation mystérieuse, l’impression que sous cette dalle de verre très sophistiquée, sous ce sol un peu froid, il se passe des choses très extraordinaires dont on perçoit par quelques interstices aménagés des bribes d’images et échos sonores. Des escalators vous emportent tout de suite au-dessous du vide. En deux volées, le jour disparaît, on est plongé dans l’espace d’une gigantesque boîte à images. Coursives et passerelles balisées par des diodes bleues, permettent de circuler autour et au-dessus du vide, de surplomber le spectacle. Des jeux de panneaux, de miroirs coulissants peuvent multiplier l’image à l’infini. C’est le Palais des Glaces du Musée Grévin où les images seraient gigantesques. Scénographies fabuleuses, sono d’enfer, guerre des étoiles à la manière d’un S. Lucas ou Spielberg. Tout ce que la France sait faire y est présenté: l’espace, la mode, les grands fonds marins, l’industrie, l’agriculture, les grands travaux, etc. etc.
Avec celle énorme machine à images, lanterne magique, la France montre ce qu’elle peut entreprendre, montre sa capacité de séduction. On comprend que c’est grâce à tout ce qui est montré, à toute la capacité du pays à construire et innover, à couvrir et utiliser le champ des connaissances que l’on peut offrir cet espace de liberté: toit de ciel bleu, permanence d’un lieu où il fait bon, où l’on peut se désaltérer, respirer de l’air frais, entrer et sortir sans aucune barrière ni contrainte, c’est le plus beau cadeau qu’un pays puisse offrir.
Cet espace minimaliste, distancié, sans limite construite, repérable de nuit et de jour par la permanence de sa lumière, doit etre vu comme un lieu d’asile libre d’accès, calme et poétique. Il ne peut exister que par toutes les connaissances qui le portent. L’architecture et l’art peuvent exprimer cette image et donner cette impression inestimable que la qualité des connaissances et l’épanouissement d’une société peuvent se passer de signes extérieurs de richesse tapageurs. N’entrent en jeu que la poésie et l’image, le cinéma et l’informatique, la qualité de l’air et la liberté.
Si la réalisation du toit et de la dalle de verre font appel au techniques de pointe de type U.L.M., Fl, ou l’aérospatiale mélangées à celles plus classique du bâtiment, 1'ensemble doit être envisagé comme entièrement transportable, montable et démontable sur place sur les fondations nécessaires. La partie inférieure est un vaste échafaudage habillé de toiles-écrans et de miroirs mobiles et escamotables, (mécanismes de decor de théâtre à l’envers). Sa mise en oeuvre ne nécessite pas de technologie particulière.


Exposition Universelle. Promiscuité, surenchère des formes. Juxtapositions anachroniques, la foule. L’envie d’un espace libre, frais, abrité, calme. Des gradins pour s’asseoir, des fontaines d’eau fraîche.
Une situation dominante, un peu au-dessus de la foule, comme une estrade. Accessible de tous côtés, immense accueil sans porte ni cloison, à l’ombre d’un toit.
Rien à première vue, de l’ordre de la prouesse technique tapageuse. Seul, ce “ciel bleu” flottant à 15m de haut paraît miraculeusement en équilibre. Les quatre poteaux d’angle en fibres de carbone, chromés, disparaissent dans le bleu du ciel ou les lumières de la nuit.
Sans arrogance, le volume est fantastique.

L’ensemble du Pavillon s’organise d’une façon très classique, presque protocolaire. Sous le ciel bleu, le parvis (perron, terrasse) donne accès au Pavillon proprement dit par une porte monumentale au centre. Derrière, le jardin puis les accès de service. Tout est disposé symétriquement, rigoureusement.
Sous le parvis, un fantastique spectacle que l’on regarde à ses pieds. L’écran est horizontal à 20m sous le sol, des miroirs situés des quatre cotés renvoient V image à V infini. Une simple image de ciel étoilé peut devenir l'univers. Le sol inférieur, à moins 4m semble flotter au dessus du vide. Les tapis roulants presque transparents nous propulsent à travers l’espace.
Le plafond, équipé de 3.000 télévisions, reproduit quelques lumières d’étoiles.
Le spectacle peut commencer.
Sous le ciel de télévision, un plateau suspendu, noir: la salle de conférence et l’accueil VIP. Au même niveau la brasserie, le bar à vin, sous le jardin à l’ombre.
En dehors des objets inclus dans l’épaisseur du parvis, tout est image. L’objet exposé est le Pavillon. Chaque élément de son architecture est un objet en soi. Les technologies utilisées sont extrêmement sophistiquées et leur mise en oeuvre “de visu” remplace la vitrine au sens muséographique.
Le troisième étage d’Ariane posé par terre, n’intéresse plus personne. Le plus anonyme salon aéronautique a le sien. Voir décoller Ariane, vu d’en-dessus, en quadriphonie, suspendu dans le vide, survoler les plages à pleine vitesse, voir le TGV battre le record du monde de vitesse est plus exaltant qu’une maquette, même grandeur nature, visitable ou dans une vitrine.
L’image est avec le son le moyen d’expression le plus percutant de la fin de notre siècle. Il serait impensable de s’en priver et si tout ce qui met en scène cette image est également le reflet de notre technologie, l’ensemble présenté et réuni peut engendrer un formidable moyen d’expression tant populaire, que culturel ou technique. Chaque public peut y trouver son compte, chaque endroit du Pavillon, chaque objet ou matériau est à plusieurs lectures. Spectaculaire et porteur de culture ou d’information.
Le parti ainsi pris simplifie et permet d’identifier plus fortement l’image du Pavillon. Tous les moyens sont concentrés sur l’information. Il n’y a pas d’ennui. Le circuit est clair, rapide, efficace ou contemplatif, sans obligation. Libre.
Le ciel Bleuté, translucide, carré immobile dans le ciel bleu d’Espagne, il dispense une ombre claire. La nuit, éclairé du pavillon, seul un halo bleuté reste perceptible du sol et d’avion. Il est porté par 4 poteaux chromés de 15m de haut, il abrite le parvis et son pavillon, créant un volume de 40.000m3 ouvert de tous cotés. Sans barrière, ni porte ni cloison ni passage obligé, il matérialise un espace de liberté. De jour comme de nuit, le lieu reste ouvert, protégé par son immense toit. Sa mise en oeuvre sera assurée par l’Aérospatiale.


Le pavillon

Marbre blanc à tous les étages, plafonds blancs, murs blancs - monochrome. Il abrite les bureaux du Commissariat Général et G.T.C., la boutique et le restaurant grande carte.
La façade avant, coté parvis, est un panneau d’apparence très fine. Le peau en est mobile et permet deux ou trois aspects différents: miroir, il fait référence à Alice, dédouble le ciel et le parvis, dématérialise le “pavillon”, blanc, il est support de communication, sert la nuit d’écran de projection, journal lumineux total ou partiel, il relate les grands évènements. Les trois solutions peuvent se mélanger.
Au centre de ce panneau, une porte monumentale s’ouvre à la Française. Elle donne accès sur le hall et les ascenseurs qui distribuent bureaux, restaurant grande carte, salle de conférence, spectacle, accueil VIF.
De l’autre coté du miroir, le trésor, les lustres. La totalité des murs et plafonds blancs sont lumineux, éclairés en permanence; la nuit, la lumière est dorée. Les faces arrières de la porte sont une vitrine qui corⁿP°se avec la face arrière du mur, l’arrière de la boutique située au rez-de-chaussée du pavillon. Les bureaux situés à R + 1,R + 2, dominent l’ensemble, la vue sur le parvis est possible grâce à des miroirs sans tain; coté jardin, la façade est entièrement vitrée. Les accès se font par ascenseurs. L’escalier de secours se relève au niveau du rez-de-chaussée afin de libérer l’espace de la boutique.

Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France

Restaurant Grande Carte

Situé à "R + 3 sur la terrasse du “pavillon” juste sous le ciel, il y fait frais; le rétrécissement de l’espace provoque un courant d’air agréable. On domine l’ensemble du pavillon, parvis et jardin: la vue sur l’exposition universelle est panoramique. Tout en longueur, sa disposition est celle d’un wagon-restaurant; il peut accueillir 100 personnes.


Le parvis

C’est l’entrée du pavillon, sans porte, sans mur, il est accessible à tous et de tous côtés, par des gradins et rampes pour handicapés au pied du miroir. C’est une immense vitrine horizontale légèrement réfrigérée par un réseau d’eau froide intégré dans les couches de verre et de résine transparente et colorée. Sa disposition est celle d’un grand perron donnant accès au bâtiment principal. La surface haute (lm50) offre une situation dominante permettant naturellement d’être au-dessus de la foule. Les marches d’escalier sont larges et le pas facile, on peut s’y asseoir et s’y reposer. Ses capacités d’accueil, ombre, fraîcheur, situation assise, annulent l’idée de “queue” au sens traditionnel.
Dans l’épaisseur du sol de verre, on devine les réseaux techniques qui irriguent l’ensemble de la nappe (ventilation, climatisation, électricité, éclairage...). Dans la couche supérieure, des objets inclus composent une formidable vitrine d’exposition. La nuit, plaques luminescentes et diodes de couleur, fixes ou clignotantes balisent les marches et le sol. Machine à l’état de veille. Un tapis rouge, (plaque de peinture électrofluorescente) peut s’allumer pour accompagner un grand personnage à la porte monumentale.
Sur l’ensemble de la surface sont implantés librement des fontaines d’eau fraîche, des ventilateurs pivotants sur pied, des périscopes inversés permettant de jouir du spectacle souterrain, des bornes téléphoniques dont l’usage serait libre et gratuit, offert par la France. Deux bureaux d’accueil, de part et d’autre de la porte monumentale, se déplient aux heures d’ouverture.

Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France

Les entrées

Au bord du parvis et de chaque côté, au niveau du trottoir, des plaques chromées, encastrées exactement. En position repliée, elle ferment hermétiquement les entrées du pavillon au public. Pour s’ouvrir, elles se déploient comme des soufflets articulés et se transforment en auvents et marquises. Occupant la dimension totale des trémies d’escalier, elles évitent les garde-corps et protègent la salle de projection de la lumière. Elles concluent et signalent l’accès au spectacle.
Deux circuits sont possibles:
— circuit rapide, 2 escalators-travelators en continu. Ils permettent la traversée en 3 mn. Débit 5000 personnes /heure par unité. Les garde-corps sont transparents, les marches sont transparentes, l’impression est vertigineuse à 20m au-dessus de l’écran.
— circuit long, 2x2 escaliers statiques ₍ (19m de large + issues de secours) donnent ' accès directement au niveau -4 rez-de-chaussée bas et distribuent la périphérie de l’écran visible des 4 côtés.


Le jardin

Entièrement artificiel, il perpétue la tradition des jardins à la Francise - buis taillés, labyrinthe. Le sol est un assemblage de plaques électro-fluorescentes vertes et sous verre, les buissons sont en matière synthétique monochrome.
Déjà à l’ombre du ciel et du “pavillon”, la hauteur de 2m50 de l’ensemble des buissons crée un circuit d’ombre où les brumisateurs apportent le complément de fraîcheur nécessaire.


La faille

En marbre blanc, elle fait partie de l’architecture du “pavillon” et distribue le jardin, le bar à vin, la brasserie, le niveau VIP et spectacles, elle permet l’accès aux issues de secours du niveau -4 et rend l’accès possible à l’ensemble des locaux pendant les heures de fermeture.


La salle de conférence

Suspendue au-dessus de l’écran à -1,50, c’est un plateau suspendu dans la charpente métallique. En position de conférence, les sièges se déplient mécaniquement à la commande, les cloisons (sandwiches, vitrées plus stores) coulissantes et mobiles, permettent un morcellement et des capacités multiples.
A chaque siège correspond un poste de télévision situé au plafond. Le conférencier peut etre à Paris, Londres,... ou sur place. Des écouteurs - micros, sont distribués. Hors conférence, c’est un vaste balcon accessible au public surplombant le spectacle.


Salle VIP

Dans le prolongement de la salle de conférence, en mezzanine sur la grande salle de spectacle, elle est accessible seulement par les ascenseurs et la faille.

Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France


Salle de spectacle

Là, c’est la grande foule. L’image est totale, le son fantastique, on est dans un cinéma interstellaire. L’image se répète à l’infini par un jeu de miroirs qui bordent perpendiculairement l’écran. Le sol n’existe plus, n’a plus d’épaisseur, on est sur une plaque au bord du vide. La France vue d’avion défile à vos pieds, vous projettent dans l’espace.
Les 2750 télévisions synchronisées situées au plafond, à 5m au-dessus du sol, diffusent des images complémentaires ou anachroniques au spectacle qui se déroule (nuit étoilée, ciel, simple lumière, levée du jour, etc... le scénario reste à imaginer).
25 écrans sont disposés en une parabole renversée afin d’éviter les angles de vue déformés et de garder l’intégralité de la luminosité. Ils sont articulés et interchangeables. 25 projecteurs 70mm synchronisés permettent toutes les combinaisons d’images globales ou morcelées.


Bibliothèque - Médiathèque

Le puit d’images va se remplir de passerelles, étagères et autres conteneurs, accessibles par les passerelles périphériques existantes et les monte-charges déjà aménagés. Cela permet d’envisager sur 25m de hauteur et 875 m2 soit 20.000 mZ, le stockage de tous les éléments de culture et d’information (livres, images, son, films etc..). Sa situation enterrée favorise techniquement la mise en place d’une climatisation constante. Pour aménager accueil et salles de lecture, peu de choses ont changé. Suppression des travelators, bouchage de la trémie. La salle de conférence servira de salle de lecture, vidéo, film.

Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992<br />©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France
Pavillon de la France à Seville 1992
©Seville 1992 - Concours pour le Pavillon de la France

Répondre

Retourner vers « Expo Séville 1992 - Architecture, pavillons, jardins, mobilier urbain, photos, illustrations, vidéos »