Les merveilles de l'Exposition de 1937 par Robert Lange

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worldfairs
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Les merveilles de l'Exposition de 1937 par Robert Lange

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Les merveilles de l'Exposition de 1937
par Robert Lange
Editeur: Edition Denoël
Pages: 192
Langue: Français
Les merveilles de l'Exposition de 1937 par Robert Lange
Les merveilles de l'Exposition de 1937 par Robert Lange

INTRODUCTION

Panorama de l'Exposition. — De la conception à la réalisation. — Un peu d’histoire. — De la manifestation de 1791 à nos jours. — Du National à l'Universel.

— Une Exposition Internationale !... A Paris ! A quoi bon ?...
— Il y en a déjà eu. Qui est-ce que cela intéressera ?
— Personne n’ira !
— La ville va être à nouveau envahie par les Etrangers !
— On ferait mieux de consacrer l’argent qu’elle va coûter à la Défense Nationale !
— Jamais on n’y affectera les crédits nécessaires pour que ce soit une grande chose !
— Ne la faites surtout pas hors de Paris, ce serait un four.
— Ne la faites pas au centre de Paris : la circulation deviendrait impossible.
— Ah! ces encombrements!...
— Ce ne sera jamais prêt !

C’est au milieu de ce tumulte, de ces protestations de scepticisme et de ces critiques contradictoires Que fut conçue et réalisée cette Ex position Internationale des Arts et des Techniques appliqués à la vie moderne, dont ce magnifique génie créateur qui s’appelait Henry de Jouvenel, fut un des premiers champions.

C’est le matin. Il est très tôt. Je suis sur la Place du Trocadéro. J’avise la Porte d’Honneur. J’entre. Je suis presque seul. L’Exposition est ouverte. Personne ne s’en doute. J’en profite. Et, du haut de la Colline de Chaillot, je scrute l’horizon et cherche à m’orienter. Quelle perspective ! Quels jardins ! Quelles formes ! Quelles couleurs !
Mais, ne nous laissons pas entraîner.
Consultons notre guide : dans les jardins du Trocadéro : les Pavillons étrangers, avec, en bordure de la Seine, à droite : l’U.R.S.S. et à gauche : l’Allemagne... Devant nous, le Champ-de-Mars, la Tour Eiffel, et là, devant l’Ecole Militaire, le Palais de la Lumière.
A droite du Champ-de-Mars, c’est le Centre Régional. Plus loin encore, l’Ile-des-Cygnes devenue le domaine de la France d’Outre-Mer.
A notre gauche, c’est-à-dire sur la rive droite : les Musées d’Art Moderne et le Grand Palais devenu Palais de la Découverte, avec, tout à côté, Cours-la-Reine, le Parc de l’Enfance.
Vis-à-vis de nous, à gauche, le Centre des Métiers, les Jardins, les Attractions et l’Exposition des Transports.
Il vous semble que j’ai jeté un regard bien rapide? C’est que je connais déjà la maquette...
Pour pouvoir réaliser une répartition harmonieuse des pavillons, des allées, des avenues, des passerelles et être sûrs que les arbres ne seraient pas abattus, au dernier moment, sous prétexte qu’on manquait de place, les architectes ont fait établir une maquette en relief (i)... Une maquette au cinq centième, c’est-à-dire que pour figurer les 100 hectares de l’Exposition, il fallut construire un village en stuc de 20 mètres et, pour loger ce village : un bungalow. Chaque architecte était tenu de réaliser une réduction au cinq centième du Pavillon qu’il devait exécuter.
Il fallait que son projet fût agréé...
Le nombre des exposants fut tel que la maquette s’étendit... s’étendit... On dut même installer le Centre Rural à la Porte-Maillot et celui de la Jeunesse au Parc Kellermann.
Voulez-vous que je vous conte l’histoire de ces extensions successives ?
En 1934, l’Exposition s’était vu allouer la Place du Trocadéro, une partie des Jardins du Trocadéro, le Pont d’Iéna et la Passerelle Debilly, une petite partie du Quai d’Orsay et un coin du Champ-de-Mars.
En 1935, eMe revendique le Cours la Reine et le Cours Albert-Ier, le Grand Palais, le reste du Jardin du Trocadéro, une partie de l’avenue de Tokio, l’Ile des Cygnes, l’Esplanade des Invalides, le Pont Alexandre-III, le Pont des Invalides, une extension du Champ-de-Mars, un terrain compris entre la Porte Dauphine, un terrain Botdevard Kellermann.
En 1936, connue on ne sait rien lui refuser, l’Exposition se voit encore octroyer une dernière fraction du Cours la Reine, une partie de l’Avenue du Maréchal-Galliéni, la presque totalité du Champ-de-Mars.
L’Exposition a presque quintuplé son volume On s’attendait à la participation de six ou sept nations. Il y en a désormais près de cinquante. .
Et les puissances économiques, les métiers, les corporations? La suite de notre étude nous amènera à montrer leur part dans la réussite d’une Exposition qui, pour reprendre la formule employée par M. Léon Blum s’adressant aux ouvriers, « intéresse la nation tout entière ».
Leur adhésion ne fut certes pas toujours immédiate. L’accueil au <( Grand Dessein » était réservé et parfois sceptique.
M. Edmond Labbé, Commissaire Général de l’Exposition, dont les discours pénétrants ont réalisé une œuvre étonnante de persuasion, analysait en ces termes certaines hésitations :
« Toutes les entreprises commerciales et industrielles sans distinction doivent-elles. en période de crise, manifester une débordante activité ? Est-il bien sûr que pour nos commerçants et nos industriels, la préparation d’une Exposition soit le plus « utile des efforts possibles, soit le premier pas à faire sur la route d’un avenir meilleur ? Exposer, Il n’est-ce point gaspiller ses dernières ressources, « brûler ses dernières cartouches en vain ?... A quoi « bon faire de la publicité si cette publicité, cette a parade coûteuse, est condamnée d’avance à l’échec par le resserrement du marché extérieur et intérieur, l’inéluctable appauvrissement des grandes « masses consommatrices, des paysans, des salariés, « des fonctionnaires, de la petite et de la moyenne « bourgeoisie... »
Mais, M. Edmond Labbé, s’il sut traduire les inquiétudes des hésitants, sut mieux encore les dissiper :
« Je pense, déclare-t-il notamment, que l’Exposition, pièce importante, sinon essentielle d’un programme de grands travaux qui mérite l’attention « de tous les Français conscients des richesses et « des ressources de la France, constitue un moyen de redressement à ne pas négliger, une arme vraie contre la crise...
Je pense qu’en nous obligeant à mettre au point un certain nombre de techniques. l’Exposition contribuera à la défense de la situation, que des siècles de travail nous ont permis d'occuper parmi les grandes puissances économiques de la Planète ».
L’appel du Commissaire Général a été entendu.

« Je suis plus mort que vif. Les adversaires de l’Exposition travaillent à jeter la panique. Les étrangers — annoncent-ils commenceront une révolution radicale, tueront Victoria et moi-même et proclameront la République rouge La peste doit résulter de l’affluence d’une si grande multitude et dévorer ceux que l’accroissement du prix de toute chose n’aura pas chassés. Je suis responsable de cela ».

Cette lettre n’est pas écrite par un Exposant de 1937. Elle concerne l’Exposition de Londres, à l’occasion de laquelle fut bâti le Palais de Cristal, la première de toutes les Expositions internationales, et est adressée par le Prince Albert à la Duchesse de Cobourg, sa mère.
C’est en 1851 qu’eut lieu cette Exposition d’un type nouveau, cette Exposition où 25 nations étaient représentées.
Il y avait quelque mérite à réaliser une Exposition Internationale. Tant de manifestations avaient été organisées depuis Memphis dont l’unique objet avait été l’exaltation d’une corporation, d’une région ou d’un orgueil national.
La première des Expositions françaises notamment, celle qui s’ouvrit au Champ-de-Mars. le 17 septembre 1798, fut définie ainsi par François de Neuf château, notre Ministre de l’intérieur, « une campagne désastreuse pour l’industrie anglaise et ,glorieuse pour la République ».
Les choses ont heureusement changé et les expositions ont désormais un effet de véritable détente nationale ou internationale.
Peut-on se rappeler, — comme nous y convie M. Pierre Mortier dans un discours étincelant,
que l’Exposition de 1878 éteint l’incendie provoqué par l’acte du 16 mai, la dissolution de la Chambre et les élections du 14 octobre ?
L’Exposition de 1889 fait oublier Panama et le Boulangisme. L’Exposition de 1900 met un terme aux batailles de l’affaire Dreyfus et donne à l’Allemagne l’occasion de « rendre hommage à la gloire impérissable de la nation française ».
Se rappelle-t-on encore 1889 ? L’année de la Tour Eiffel que, pour son inauguration, on avait peinte en rouge, ce qui suscita la légitime indignation des gens de goût. Pour recevoir le 6 mai M. Carnot, Président de la République, sont réunis sous le dôme du Palais des Arts : MM. Tirard, Alphand, Chautemps... Il y a de grandes traditions républicaines. C’est au reste le centenaire de la Révolution.
Sur 300.000 mètres carrés règne le fer. On pourra chercher à vous impressionner avec des chiffres concernant l’Exposition de 1937... Répondes que la Galerie des Machines de l’Exposition de 1889 pesait douze millions de kilos...
Avez-vous vu les reproductions de cette femme déchaînée qui représentait la vapeur?... Vous avez
en tous cas entendu parler des fastueuses réceptions offertes au Shah de Perse. Et vous avez, plus sûrement encore, connu le vieux Trocadero qui datait de cette époque.
Et 1900 ? Cette Exposition fut inaugurée par le Président Loubet et un ministre socialiste d’alors : M. Alexandre Millerand. C’est l’année glorieuse de la Fée Electricité et de l’Esprit Eclair.
C’est l’année d’un Grand Palais qui devait avoir une longue histoire... C’est l’année de la Grande Roue qui suscite la passion, du Métro qui devait faire plus tard quelques adeptes. C’est l’année de la Tour Eiffel bronzée à neuf. C’est l’année de la Mode 1900 et du Boulevard...
1900 avait été pour les Français le moment des affaires les plus brillantes.
L’Exposition avait, après une très grave tension internationale, introduit une ère de détente.
Et celle de 1937 ?
Elle constitue du point de vue de l’urbanisme un assez beau tour de force : avoir su faire tenir au centre de Paris, près des Champs-Elysées, de la Concorde, des Boulevards, de la Madeleine, des Tuileries, du Bois de Boulogne, une Exposition dont l’enceinte extérieure aura 7 kilomètres 500 de tour.
Et cela, sans toucher aux maisons existantes, en incorporant les arbres dans les Pavillons, les sections, les Palais et les Centres, sans porter atteinte à l’esthétique à venir de nos belles avenues ombragées.
Mais une place sera marquée dans l’Histoire par l’Exposition de 1937, à raison de son universalité qui doit servir la Paix, à raison de la qualité de son effort pour vaincre la crise.
A l’heure où malgré les enseignements de la guerre et les espoirs suscités par les Pactes de Paix, les nations se dressent les unes contre les autres de toute l’ardeur de leurs préjugés, grouper 45 nations d’Asie, d’Europe, d’Australie, d’Amérique et d’Afrique dans un tournoi pacifique, c’est un résultat riche de promesses.
A l’origine, les demandes des exposants étaient peu nombreuses. Il fallait les provoquer. L’afflux des candidatures est devenu tel que des jurys spécialisés se livrèrent à une sélection impitoyable.
C’est le triomphe de l’effort et de la qualité.
On avait distribué 33.000 récompenses en 1889 — 42.000 en 1900.
Combien en 1937 ?
Le Rassemblement d’aujourd’hui se fait à l’heure de la crise économique et de la tension internationale :
Contre la haine, pour la Paix !
Contre la misère, pour la Prospérité.





CONCLUSION

POUR QUE VIVE L’ESPRIT DE L’EXPOSITION

II faut que les jeunes, les anciens combattants, les travailleurs, les savants, les industriels, les intellectuels, les aviateurs, les sociologues, les artistes du monde entier rassemblés à Paris diff usent à travers les continents l’esprit et l’œuvre de l’Exposition de 1937.

Les Jeunes, dont il nous est souvent advenu de marquer, au cours de cette étude, la part qu’ils avaient prise dans la réussite générale de l’Exposition, ont réalisé dans leur propre domaine un effort considérable.
Les Œuvres de Jeunesse occupent un emplacement important, place Kellermann. Je sais que certains ont regretté que cette manifestation ne soit pas au cœur même de l’Exposition. J’estime, pour ma part, qu’il y a lieu de se réjouir, qu’un effort aussi éclatant et aussi spécial que celui accompli ici, n’ait pas été noyé dans l’ensemble. Et je crois particulièrement heureux le choix de ce terrain situé dans un des quartiers les mieux aérés de Paris, et tout proche de la Jeune Cité Universitaire.
La classe des œuvres de la Jeunesse présidée par M. Boulard a réalisé une œuvre matérielle et morale fort importante. Le Comité des Jeunes, à la tête duquel est placé M. Jean Dupuy, l’a utilement secondé et a réalisé notamment pour l’aménagement des Pavillons une partie statique où se traduiront les aspirations de toute la Jeunesse. Il faut se féliciter de ce que des jeunes gens répartis dans les formations politiques les plus opposées, appartenant aux milieux sociaux les plus divers, aient pu se trouver unanimes pour la réalisation d’un programme aussi complet : lutte contre les poisons des grandes villes ; manque d’air, de soleil, de verdure ; lutte contre l’absence de débouchés pour la jeunesse (la Jeunesse devant les murs. Le chômage... la gérontocratie); lutte contre l’uniformisation des personnalités par la vie collective et les propagandes de tous ordres ; lutte contre l’individualisme égoïste... de certains anciens... La Jeunesse veut du réalisme et proteste contre l’enseignement purement abstrait.
Et, dans le domaine constructif :
La lutte pour la santé, pour le développement de la culture de chacun, pour la préparation à la vie du travail...
Les perspectives de demain : la ville, le travail, et les loisirs.
Enfin, la volonté de la jeunesse de contribuer à l’organisation d’une paix durable,
Sur le plan national, en préparant l’entente des jeunes Français par la lutte contre les préjugés et l’ignorance ;
Sur le plan international, par la recherche d’une collaboration entre les jeunesses de tous les pays, quel que soit leur régime, leur race ou leur religion.
Et, à cette Exposition statique de la Jeunesse française, on doit ajouter de nombreuses manifestations dynamiques.
Le Centre Artistique et Théâtral placé sous le signe de la déclaration de Gordon Craig « Si vous voulez ramener la joie dans L’Art, faites appel à la Jeunesse », apporte sous la direction de M. Léon Chan-cerel, une contribution également remarquable.
Il s’agit de fournir aux représentants de la jeunesse du monde entier qui viendront à Paris, à l’occasion de l’Exposition, un Centre d’information et de récréation artistique de la jeunesse, tel qu’il n’en existe actuellement aucun en Europe. Autour d’une piste ronde, tous les ateliers et locaux que nécessite l’art de la représentation, de la menuiserie à la décoration de costumes, de la fabrication des masques à l'électricité ; de la musique aux marionnettes... Démonstration et cours en présence des éducateurs et des jeunes...
Le théâtre des Quatre-Vents... qui se transportera puisqu’il est démontable, permet la représentation des spectacles les plus divers... qui peuvent se produire aussi au théâtre de la Cité Universitaire... Ne verra-t-on pas, notamment, des troupes de scouts de tous les pays... réaliser les plus étonnantes manifestations de folklore et apporter à Paris, avec leurs répertoires, leurs costumes régionaux et nationaux, par leurs danses colorées et leurs défilés pittoresques le régal de nos yeux.
Une Maison de la Jeunesse comprenant des pièces de réception, une bibliothèque, des salles de gymnastique, de spectacles et de réunions présente un havre accueillant.
Une Auberge de la Jeunesse, reproduisant cette saine atmosphère matérielle et morale, où chacun concourt au bon .entretien des dortoirs, des réfectoires et des salles de séjour, sous la surveillance des « Parents Aubergistes », apporte un élément complémentaire à ce Centre de Jeunesse où les Expositions du Comité de Plein air et du Comité des Loisirs offrent eux aussi des éléments de démonstration intéressants.
Mais la vie même de cette manifestation, ce sont les Congrès de jeunes, les Congrès nationaux et internationaux, les diverses fêtes et réunions de jeunes qui en seront surtout l’occasion. Le Mouvement mondial de la Jeunesse qui a conduit, l’an passé, le rassemblement de jeunesse, organise à Paris, en particulier, une Journée de la Jeunesse qui réunira, à l’occasion de l’Exposition, les représentants de plusieurs millions d’hommes et de jeunes appartenant à toutes les civilisations, à tous les continents et à toutes les races, à tout le Monde.
Mais il y aura bien d’autres rencontres de toutes sortes.
Le Comité d’Accueil des Jeunes cherche, par les efforts qu’il entreprend, à créer une atmosphère de joie, en facilitant le séjour et le travail des jeunes qui viennent de partout prendre contact avec les jeunes Français.
Les Jeunes auraient voulu que la Maison de la Jeunesse fût une Maison permanente. Les crédits dont on a disposé n’ont pas permis de réaliser la construction durable qu’ils réclamaient. Mais la qualité de l’effort par eux réalisé devra décider les Pouvoirs publics à bâtir sans délai, cette Maison de Jeunesse qui permettrait de donner à cet effort si désintéressé une ampleur digne de lui et de nous.
J’avoue que j’ai une grande confiance en nos benjamins. Après avoir vécu douloureusement le sacrifice de nos aînés, je viens d’avoir avec la perte d’un cher ami, mort à 20 ans, le jeune André Neumann, la preuve de la trempe dont sont faits les hommes de la génération qui monte.
Ils gardent leur foi, et leurs convictions, en dépit des souffrances, des privations, des incertitudes sociales.
Si une catégorie d’hommes peut sauver le monde du chaos, ce sont ceux qui ignorant la haine, les querelles et les « combines », rêvent de rapprocher, par une plus juste appréciation des choses, des hommes dont leurs préjugés ou leur ignorance font des ennemis.
C'est d’eux que pour une part, et si les forces de guerre leur en laissent le temps, que dépendra le sort de l’humanité de demain et, surtout, la pérennité de l’esprit et de l’œuvre de l’Exposition de 1937.
D’eux, et de leurs aînés aussi pour une part importante et immédiate.

Pour mettre en lumière les échanges intellectuels à travers le monde, un effort sérieux et tenté, dans une salle des Musées d’Art Moderne.
L’Exposition de la Coopération Intellectuelle, dans une succession de synthèses où il est question de précurseurs, de l’art populaire, des langues, des littératures, des sciences, de l’Enseignement, des commissions de la S. D. N. et des grandes organisations internationales apporte à cette œuvre la plus utile des contributions.
Il viendra à Paris des millions d’hommes de tous les pays. Puissent-ils avoir mieux compris notre Pays qu’une propagande honteuse cherche à défigurer ! Puissent-ils, surtout, avoir compris l’effort de détente internationale auquel cette Exposition a correspondu ! Qu’ils aient surtout par cette magnifique confrontation des techniques, des arts et des industries du monde entier, recueillis ces enseignements d’interdépendance qui devraient interdire aux hommes de penser à la haine et à la guerre, en méditant les bienfaits d’une solidarité internationale qui est de l’intérêt de tous.
Je crois qu'il convient de se féliciter du nombre et de la qualité des Congrès qui doivent se réunir à Paris, à l’occasion de l'Exposition.
Les Anciens Combattants, les 'Travailleurs, les Savants, les Hygiénistes, les Intellectuels, les Industriels, les Coopérateurs, les Artistes notamment, délèguent à Paris l’élite de leurs représentants. Les plus grands aviateurs du monde, et les hommes publics d’Europe, pouvant le plus pour le rapproche-
ment des Nations, participeront aux plus vastes manifestations internationales.
Sur les zoo Congrès qui se tiendront à Paris pendant les six mois de l’Exposition, il en est peu qui ne soient pas essentiels.
Nous croyons qu’on a le droit d’attendre beaucoup d’une, série de réunions, et d’une série de voyages, qui amèneront chez nous tant de millions d’êtres et tant d’hommes jouissant dans leurs pays respectifs d’une si décisive autorité.

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