par Gaël » 01 nov. 2010 07:06 pm
Lu sur le net :
Sur le Pavillon de la Belgique :
Le pavillon belge construit pour l'Exposition universelle de Shanghai a été vendu ce week-end, à l'occasion du dernier jour de l'exposition, a annoncé lundi le commissaire général du gouvernement belge pour cet événement, Léo Delcroix.
L'édifice a été cédé à une société chinoise établie à Quingdao, une ville située à 600 km de Shanghai et de Pékin. Selon M. Delcroix, le nouveau propriétaire a l'intention d'en faire "une fenêtre sur la Belgique et de renforcer les liens entre la Chine et notre pays".
Le montant de la transaction n'a pas été divulgué. "Il ne pourra être communiqué qu'à l'issue de la reconstruction intégrale du pavillon et après le paiement des divers droits et taxes", justifie M. Delcroix. A ses yeux, cette vente accentue "de manière substantielle le résultat positif de la présence belge à l'Exposition de Shanghai".
L'Exposition a fermé ses portes ce dimanche après six mois d'ouverture au cours desquels elle a attiré pas moins de 73 millions de visiteurs. Le pavillon belge a lui généré un chiffre d'affaires de quelque 10 millions d'euros, notamment par la vente de bières, de chocolats et de diamants belges. Le bénéfice dégagé s'élève à 3 millions d'euros. (belga
Sur le pavillon de la France, bilan :
Le Pavillon France obtient ainsi la palme du pavillon individuel le plus visité, avec plus de 10 millions de visiteurs.
"Nous sommes plutôt contents du résultat", admet, la mine réjouie, José Frèches, président de la Compagnie française pour l'Exposition universelle de Shanghai (COFRES), en charge du Pavillon France auprès de l'AFP (Agence France Presse). "Je reste surpris par l'appétit du public pour tout ce qui est français", assure-t-il. Le Pavillon France a joué de l'image romantique du pays en Chine en proposant, entre autres, des images de Paris, des tableaux du Musée d'Orsay ou encore une animation numérique réalisée par Louis Vuitton.
La raison du succès réside aussi dans la forme du pavillon. Sa conception intérieure, avec une immense descente en pente douce qui permet une visite fluide de haut en bas, en a fait l'un des bâtiments les plus fonctionnels de l'Expo. Le pavillon a pu accueillir des millions de personnes sans dépasser les deux heures d'attente.
De son côté, le Pavillon de la Chine a accueilli 9,4 millions de visiteurs, tandis que les très populaires pavillons du Japon et de l'Arabie saoudite n'ont pas dépassé les 5,5 millions et 3,5 millions de visiteurs, ralentis par des files d'attente importantes. Si Shanghai a dépensé 43,5 milliards d'euros pour l' Exposition, celle-ci lui a rapporté, ainsi qu'à sa région, des rentrées touristiques de 8,7 milliards d'euros, selon l'agence Chine Nouvelle. Sans compter les importantes retombées médiatiques à l'étranger.
Sur le pavillon de l'Alsace :
Le millionième visiteur du pavillon Alsace à l'Exposition universelle de Shanghai a été enregistré il y a dix jours. C'est plus que n'en attendaient les partenaires qui ont financé le fonctionnement du pavillon pendant les six mois (Région Alsace, CUS, Mulhouse Alsace Agglomération et EDF), qui tablaient sur 700 000 visiteurs. Un "événement" sera organisé pour ce millionième visiteur à Shanghai même.
Réalisé par les architectes associés du groupement AADI (Alsace Architectural Design Institut), la construction du pavillon Alsace avait été entièrement financée par les Chinois. Les entreprises qui avaient loué le premier étage pour y accueillir leurs prospects et leurs futurs clients étaient dans l'ensemble satisfaites de cette opportunité offerte par les collectivités alsaciennes et EDF. Sur le plan touristique, Marie-Reine Fischer, présidente du CRT (comité régional du tourisme), tire aussi un bilan positif de la présence alsacienne à Shanghai.
Sur le pavillon Suisse :
L'expo universelle de Shanghai a fermé ses portes au soir du 31 octobre. En 6 mois, la manifestation qui a accueilli plus de 72 millions de visiteurs aura battu tous les records: coût, gigantisme, affluence, nombre de participants. La Suisse aussi y a marqué les esprits.
Ce n'est que contrainte et forcée qu'en mai dernier, Micheline Calmy-Rey avait consenti à s'embarquer sur le télésiège du pavillon suisse à l'expo de Shanghai. A l'époque, ses réticences avaient fait sourire. Mais aujourd'hui, il apparaît qu'elles n'étaient pas infondées. Avait-elle été touchée par une sorte de pressentiment, soupçonnait-elle que deux mois plus tard, un accident blesserait une passagère chinoise? Sur les trois conseillers fédéraux à avoir visité l'expo, seule Micheline Calmy-Rey aura pu tester le télésiège.
«Il a été en panne durant 45% du temps de l'expo», constate Manuel Salchli, le directeur du pavillon suisse, tout en estimant que «l'image de la Suisse en Chine s'est renforcée» grâce à l'expo. Ça n'empêchera pas Présence Suisse d'exiger des compensations pour une installation qui a mal fonctionné: «On ne nous a pas livré ce que nous avions commandé», dit Manuel Salchli. Il explique que Présence Suisse va mener dès novembre des pourparlers avec l'entreprise générale Nüssli, qui a livré le pavillon clés en main, pour discuter des dédommagements.
Pour Nüssli, précisément, «l'image de la Suisse en Chine n'a aucunement souffert des interruptions d'exploitation», même si celles-ci sont «fâcheuses et regrettables». Un avis largement partagé par les principaux sponsors du pavillon. Le cimentier Holcim, qui a investi 2 millions de francs dans l'aventure, estime qu'il n'a pas souffert des pannes, et que finalement, son mauvais fonctionnement n'a pas terni l'image de la Suisse, «puisqu'il a fini par fonctionner.» Quant à Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme, elle constate que «l'intérêt des Chinois pour la Suisse est resté entier, malgré la panne», et elle précise que celle-ci «n'a pas eu d'écho négatif dans la presse et a très peu touché l'opinion publique chinoise.»
Il est vrai que les médias chinois ont été complaisants, priés qu'ils étaient de ne donner que des nouvelles positives. Ainsi le pavillon suisse et son télésiège ont-ils souvent fait les gros titres, toujours très élogieux. L'agence de presse China News a placé le pavillon suisse parmi le top 10, ce que confirment aussi les résultats de fréquentation: presque 2,8 millions de visiteurs, plus encore si la capacité d'accueil n'avait été limitée par celle du télésiège.
Sponsor principal, le groupe Swatch est satisfait. Selon son PDG, Nick Hayek, «la montre Swatch vendue au pavillon a connu un grand succès - les chiffres de vente sont très positifs.»
Présence Suisse publiera au printemps prochain le bilan global de l'opération, qui se basera notamment sur deux enquêtes de satisfaction menées auprès des visiteurs et des locataires du salon VIP. En attendant, le design du pavillon suisse est mis en vente, pour un prix de départ de près d'un million de francs. «Au moins trois grandes villes ont signalé leur intérêt de reconstruire le pavillon», croit savoir Manuel Salchli. Le budget - 25 millions de francs - a été respecté, et la vente des cellules solaires en provenance de la façade du pavillon tout comme celle des plans du bâtiment promettent même de dégager un certain bénéfice.
Plus discret, mais tout aussi efficace, le pavillon des villes de Bâle, Genève et Zurich n'est pas moins satisfait. «C'est une opération réussie, malgré sa complexité et la nouveauté de ce type de projets» (c'est la première fois que des villes participaient à une expo universelle), relève Virginie Todeschini, chargée de projets à la ville de Genève. Les trois villes se félicitent d'avoir pu «renforcer les liens avec les autorités chinoises et d'en tisser de nouveaux».
Leur pavillon, bien que doté du cinquième du budget de celui de la Suisse, a attiré plus de 2 millions de visiteurs et a atteint son but, qui était «de montrer l'intérêt d'investir dans une gestion des eaux durable», comme l'explique Sabine Horvath, chef des relations extérieures de Bâle-ville. Quant au conseiller administratif Manuel Tornare - à l'origine du projet des villes -, il tient à préciser qu'il a «rencontré de nombreux industriels genevois qui reconnaissent que c'est un grand succès et qui regrettent, avec du recul, de ne pas y avoir pris part.»
Alain Arnaud, swissinfo.ch,Pékin
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Lu sur le net :
[u]Sur le Pavillon de la Belgique :[/u]
Le pavillon belge construit pour l'Exposition universelle de Shanghai a été vendu ce week-end, à l'occasion du dernier jour de l'exposition, a annoncé lundi le commissaire général du gouvernement belge pour cet événement, Léo Delcroix.
L'édifice a été cédé à une société chinoise établie à Quingdao, une ville située à 600 km de Shanghai et de Pékin. Selon M. Delcroix, le nouveau propriétaire a l'intention d'en faire "une fenêtre sur la Belgique et de renforcer les liens entre la Chine et notre pays".
Le montant de la transaction n'a pas été divulgué. "Il ne pourra être communiqué qu'à l'issue de la reconstruction intégrale du pavillon et après le paiement des divers droits et taxes", justifie M. Delcroix. A ses yeux, cette vente accentue "de manière substantielle le résultat positif de la présence belge à l'Exposition de Shanghai".
L'Exposition a fermé ses portes ce dimanche après six mois d'ouverture au cours desquels elle a attiré pas moins de 73 millions de visiteurs. Le pavillon belge a lui généré un chiffre d'affaires de quelque 10 millions d'euros, notamment par la vente de bières, de chocolats et de diamants belges. Le bénéfice dégagé s'élève à 3 millions d'euros. (belga
[u]Sur le pavillon de la France, bilan[/u] :
Le Pavillon France obtient ainsi la palme du pavillon individuel le plus visité, avec plus de 10 millions de visiteurs.
"Nous sommes plutôt contents du résultat", admet, la mine réjouie, José Frèches, président de la Compagnie française pour l'Exposition universelle de Shanghai (COFRES), en charge du Pavillon France auprès de l'AFP (Agence France Presse). "Je reste surpris par l'appétit du public pour tout ce qui est français", assure-t-il. Le Pavillon France a joué de l'image romantique du pays en Chine en proposant, entre autres, des images de Paris, des tableaux du Musée d'Orsay ou encore une animation numérique réalisée par Louis Vuitton.
La raison du succès réside aussi dans la forme du pavillon. Sa conception intérieure, avec une immense descente en pente douce qui permet une visite fluide de haut en bas, en a fait l'un des bâtiments les plus fonctionnels de l'Expo. Le pavillon a pu accueillir des millions de personnes sans dépasser les deux heures d'attente.
De son côté, le Pavillon de la Chine a accueilli 9,4 millions de visiteurs, tandis que les très populaires pavillons du Japon et de l'Arabie saoudite n'ont pas dépassé les 5,5 millions et 3,5 millions de visiteurs, ralentis par des files d'attente importantes. Si Shanghai a dépensé 43,5 milliards d'euros pour l' Exposition, celle-ci lui a rapporté, ainsi qu'à sa région, des rentrées touristiques de 8,7 milliards d'euros, selon l'agence Chine Nouvelle. Sans compter les importantes retombées médiatiques à l'étranger.
S[u]ur le pavillon de l'Alsace[/u] :
Le millionième visiteur du pavillon Alsace à l'Exposition universelle de Shanghai a été enregistré il y a dix jours. C'est plus que n'en attendaient les partenaires qui ont financé le fonctionnement du pavillon pendant les six mois (Région Alsace, CUS, Mulhouse Alsace Agglomération et EDF), qui tablaient sur 700 000 visiteurs. Un "événement" sera organisé pour ce millionième visiteur à Shanghai même.
Réalisé par les architectes associés du groupement AADI (Alsace Architectural Design Institut), la construction du pavillon Alsace avait été entièrement financée par les Chinois. Les entreprises qui avaient loué le premier étage pour y accueillir leurs prospects et leurs futurs clients étaient dans l'ensemble satisfaites de cette opportunité offerte par les collectivités alsaciennes et EDF. Sur le plan touristique, Marie-Reine Fischer, présidente du CRT (comité régional du tourisme), tire aussi un bilan positif de la présence alsacienne à Shanghai.
[u]Sur le pavillon Suisse[/u] :
L'expo universelle de Shanghai a fermé ses portes au soir du 31 octobre. En 6 mois, la manifestation qui a accueilli plus de 72 millions de visiteurs aura battu tous les records: coût, gigantisme, affluence, nombre de participants. La Suisse aussi y a marqué les esprits.
Ce n'est que contrainte et forcée qu'en mai dernier, Micheline Calmy-Rey avait consenti à s'embarquer sur le télésiège du pavillon suisse à l'expo de Shanghai. A l'époque, ses réticences avaient fait sourire. Mais aujourd'hui, il apparaît qu'elles n'étaient pas infondées. Avait-elle été touchée par une sorte de pressentiment, soupçonnait-elle que deux mois plus tard, un accident blesserait une passagère chinoise? Sur les trois conseillers fédéraux à avoir visité l'expo, seule Micheline Calmy-Rey aura pu tester le télésiège.
«Il a été en panne durant 45% du temps de l'expo», constate Manuel Salchli, le directeur du pavillon suisse, tout en estimant que «l'image de la Suisse en Chine s'est renforcée» grâce à l'expo. Ça n'empêchera pas Présence Suisse d'exiger des compensations pour une installation qui a mal fonctionné: «On ne nous a pas livré ce que nous avions commandé», dit Manuel Salchli. Il explique que Présence Suisse va mener dès novembre des pourparlers avec l'entreprise générale Nüssli, qui a livré le pavillon clés en main, pour discuter des dédommagements.
Pour Nüssli, précisément, «l'image de la Suisse en Chine n'a aucunement souffert des interruptions d'exploitation», même si celles-ci sont «fâcheuses et regrettables». Un avis largement partagé par les principaux sponsors du pavillon. Le cimentier Holcim, qui a investi 2 millions de francs dans l'aventure, estime qu'il n'a pas souffert des pannes, et que finalement, son mauvais fonctionnement n'a pas terni l'image de la Suisse, «puisqu'il a fini par fonctionner.» Quant à Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme, elle constate que «l'intérêt des Chinois pour la Suisse est resté entier, malgré la panne», et elle précise que celle-ci «n'a pas eu d'écho négatif dans la presse et a très peu touché l'opinion publique chinoise.»
Il est vrai que les médias chinois ont été complaisants, priés qu'ils étaient de ne donner que des nouvelles positives. Ainsi le pavillon suisse et son télésiège ont-ils souvent fait les gros titres, toujours très élogieux. L'agence de presse China News a placé le pavillon suisse parmi le top 10, ce que confirment aussi les résultats de fréquentation: presque 2,8 millions de visiteurs, plus encore si la capacité d'accueil n'avait été limitée par celle du télésiège.
Sponsor principal, le groupe Swatch est satisfait. Selon son PDG, Nick Hayek, «la montre Swatch vendue au pavillon a connu un grand succès - les chiffres de vente sont très positifs.»
Présence Suisse publiera au printemps prochain le bilan global de l'opération, qui se basera notamment sur deux enquêtes de satisfaction menées auprès des visiteurs et des locataires du salon VIP. En attendant, le design du pavillon suisse est mis en vente, pour un prix de départ de près d'un million de francs. «Au moins trois grandes villes ont signalé leur intérêt de reconstruire le pavillon», croit savoir Manuel Salchli. Le budget - 25 millions de francs - a été respecté, et la vente des cellules solaires en provenance de la façade du pavillon tout comme celle des plans du bâtiment promettent même de dégager un certain bénéfice.
Plus discret, mais tout aussi efficace, le pavillon des villes de Bâle, Genève et Zurich n'est pas moins satisfait. «C'est une opération réussie, malgré sa complexité et la nouveauté de ce type de projets» (c'est la première fois que des villes participaient à une expo universelle), relève Virginie Todeschini, chargée de projets à la ville de Genève. Les trois villes se félicitent d'avoir pu «renforcer les liens avec les autorités chinoises et d'en tisser de nouveaux».
Leur pavillon, bien que doté du cinquième du budget de celui de la Suisse, a attiré plus de 2 millions de visiteurs et a atteint son but, qui était «de montrer l'intérêt d'investir dans une gestion des eaux durable», comme l'explique Sabine Horvath, chef des relations extérieures de Bâle-ville. Quant au conseiller administratif Manuel Tornare - à l'origine du projet des villes -, il tient à préciser qu'il a «rencontré de nombreux industriels genevois qui reconnaissent que c'est un grand succès et qui regrettent, avec du recul, de ne pas y avoir pris part.»
Alain Arnaud, swissinfo.ch,Pékin
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