par worldfairs » 13 mars 2023 06:31 pm
Article extrait du magazine "A l'Exposition" de 1900
Situé entre la Hongrie et la Belgique, le Pavillon est, par sa façade du nord, une reproduction de la façade du Hall de Bradford-sur-Avon, et par sa façade sud, une restitution fidèle du King’s House. L’entrée principale, rue des Nations, est imposante, et d’un haut style, avec son double escalier de pierre aboutissant à une entrée monumentale au-dessus de laquelle — souvenir des âges disparus — un cadran solaire étend ses lignes grêles.

- Entrée du Pavillon Britannique
Dans l’intérieur, un vestibule magnifique, Entrance hall, enrichi de tapisseries d’après Burne-Jones, conduit le visiteur à travers les splendeurs du manoir.

- Le Pavillon Britannique vu de la Rue des Nations
Ici, comme au Pavillon américain, nulle exposition particulière, ou plutôt tout l’édifice lui-même est une exposition grandiose de l’art anglais dans son application au confortable du « home ». Voici le drawing-room, large, spacieux, éclairé de hautes fenêtres à petits carreaux de plomb, à la mode de l’autre côté de la Manche. Une vaste cheminée monumentale tranche sur les hautes boiseries de chêne, et des toiles de Turner et de Hoppner mettent une note d’art noble sur les tentures. S. M. Victoria a envoyé ici deux tableaux de sa galerie particulière: les portraits des princesses Mary et Sophia. Dans le saloon voisin, cinq Burne-Jones, cinq chefs-d’œuvre, font un musée où tous les fervents d’art pur, tous les Préraphaélites viendront s’enthousiasmer devant le Laus Veneris et la Sybille. D’une grande allure aussi, la salle à manger, the dining-room. L’admirable chose que le vieux chêne sculpté, et les effets grandioses qu’on en peut tirer!...

- Le colonel Jeckyll, commissaire général de la Grande-Bretagne
Par un escalier, toujours en chêne et que je vous recommande — très beau, le portrait du général Honeywood qui le décore! — on atteint à l’étage supérieur et à la Long Gallery; 17 toiles y présentent, comme un raccourci, trop sommaire, de la peinture anglaise : Hogarth, Gainsborough, Romney et Reynold y sont représentés. La vue erre, indécise et charmée, des tableaux d’un coloris si particulier, au panorama que, des fenêtres, on embrasse sur la Seine, et par delà, vers les Champs-Elysées.

- Le Pavillon Britannique
Ce palais, dont M. le commissaire général, le colonel Jekyll, et les organisateurs ont le droit d’être fiers, est décidément le triomphe du chêne! De l’entrée au faîte de l’édifice, il s’étale, superbe, dans l’ameublement. Même les deux chambres à coucher, bed-rooms sont en chêne. Et elles sont d’une beauté solide, d’un'e grandeur durable qui impressionne: — l’une avec ses deux lits jumeaux et, peints en tapisserie, les portraits des grands héros des romans de la Table Ronde, ses vieux meubles, l’autre, désignée sous le nom de chambre du prince de Galles, plus sévère encore, avec son ameublement sculpté et la couleur jaune pâle des boiseries, et les hiboux qui veillent, méfiants, sur la cheminée tout en cuivre.
Article extrait du magazine "A l'Exposition" de 1900
Situé entre la Hongrie et la Belgique, le Pavillon est, par sa façade du nord, une reproduction de la façade du Hall de Bradford-sur-Avon, et par sa façade sud, une restitution fidèle du King’s House. L’entrée principale, rue des Nations, est imposante, et d’un haut style, avec son double escalier de pierre aboutissant à une entrée monumentale au-dessus de laquelle — souvenir des âges disparus — un cadran solaire étend ses lignes grêles.
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Dans l’intérieur, un vestibule magnifique, Entrance hall, enrichi de tapisseries d’après Burne-Jones, conduit le visiteur à travers les splendeurs du manoir.
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Ici, comme au Pavillon américain, nulle exposition particulière, ou plutôt tout l’édifice lui-même est une exposition grandiose de l’art anglais dans son application au confortable du « home ». Voici le drawing-room, large, spacieux, éclairé de hautes fenêtres à petits carreaux de plomb, à la mode de l’autre côté de la Manche. Une vaste cheminée monumentale tranche sur les hautes boiseries de chêne, et des toiles de Turner et de Hoppner mettent une note d’art noble sur les tentures. S. M. Victoria a envoyé ici deux tableaux de sa galerie particulière: les portraits des princesses Mary et Sophia. Dans le saloon voisin, cinq Burne-Jones, cinq chefs-d’œuvre, font un musée où tous les fervents d’art pur, tous les Préraphaélites viendront s’enthousiasmer devant le Laus Veneris et la Sybille. D’une grande allure aussi, la salle à manger, the dining-room. L’admirable chose que le vieux chêne sculpté, et les effets grandioses qu’on en peut tirer!...
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Par un escalier, toujours en chêne et que je vous recommande — très beau, le portrait du général Honeywood qui le décore! — on atteint à l’étage supérieur et à la Long Gallery; 17 toiles y présentent, comme un raccourci, trop sommaire, de la peinture anglaise : Hogarth, Gainsborough, Romney et Reynold y sont représentés. La vue erre, indécise et charmée, des tableaux d’un coloris si particulier, au panorama que, des fenêtres, on embrasse sur la Seine, et par delà, vers les Champs-Elysées.
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Ce palais, dont M. le commissaire général, le colonel Jekyll, et les organisateurs ont le droit d’être fiers, est décidément le triomphe du chêne! De l’entrée au faîte de l’édifice, il s’étale, superbe, dans l’ameublement. Même les deux chambres à coucher, bed-rooms sont en chêne. Et elles sont d’une beauté solide, d’un'e grandeur durable qui impressionne: — l’une avec ses deux lits jumeaux et, peints en tapisserie, les portraits des grands héros des romans de la Table Ronde, ses vieux meubles, l’autre, désignée sous le nom de chambre du prince de Galles, plus sévère encore, avec son ameublement sculpté et la couleur jaune pâle des boiseries, et les hiboux qui veillent, méfiants, sur la cheminée tout en cuivre.