Le pavillon de la France à l'exposition de Bruxelles 1958

Brussels 1958 - Architecture, pavilions
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worldfairs
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Le pavillon de la France à l'exposition de Bruxelles 1958

Message par worldfairs » 21 août 2011 09:03 pm

Voici un article tiré du "catalogue et guide officiel de la participation Française" qui explique assez bien le concept du pavillon

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© Plaisir de France

Située à la césure du Grand Siècle machiniste, il est naturel que l'Exposition Universelle de Bruxelles 1958 se soit ouverte sous le signe de la Technique : la Technique sous toutes ses formes et dans tous les domaines, mais en premier lieu dans celui de l'architecture, puisque chacun des peuples invités au rendez-vous l'exprime d'abord dans son pavillon national.
Rien n'est nouveau, que la manière de le dire. Pour l'architecture, où il n'y a pas plus qu'ailleurs — peut-être moins — de problèmes nouveaux, car il s'agit toujours de couvrir un espace — cette marche en avant est essentiellement commandée par la recherche de techniques nouvelles — on a sans cesse, au cours des temps et à travers les styles, tendu à substituer le plus léger au plus lourd : il en a été ainsi pour l'emploi du bois, de la pierre ou du béton. Le métal auquel on fait de plus en plus appel n'échappe pas à cette loi : il nous offre aujourd'hui les voiles minces, la voûte tendue qui tire et soulage ce qu'était autrefois le mur, renverse les efforts, économise la matière et nous offre la voie d'une architecture arachnéenne.
La conception du Pavillon de la France devait répondre à un certain nombre d'impératifs particuliers : consistance du terrain, brièveté des délais, nécessité de démontage rapide, obligation de rechercher les procédés les moins onéreux, en ménageant en même temps la possibilité de récupérer le maximum de matériaux utilisés...

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© Plaisir de France

Une couverture courbée suivant deux paraboloïdes hyperboliques accolés le long d'une génératrice commune abrite, sans appuis intérieurs, un hall dont la surface au sol est de 12 000 mètres carrés et dont le périmètre est fermé par des façades transparentes ou translucides d'une hauteur moyenne de 25 mètres; intégré dans l'ossature, un mât s'élève en porte-à-faux à 60 mètres au-dessus du sol tout en abritant, dans le volume nécessaire à son encastrement, un auditorium de 200 places.
A l'intérieur du pavillon, des planchers offrent une surface d'exposition de 25 000 mètres carrés et se répartissent sur cinq niveaux.
La superstructure du bâtiment comporte une ossature entièrement en acier; la couverture est également en acier de même que l'ossature des planchers.
Les façades sont garnies de glaces et de polyester ondulé.
La couverture en tôle d'acier est portée par un double système de câbles traçant des paraboles à courbures opposées sur chacun des deux paraboloïdes hyperboliques dont ils matérialisent ainsi la. forme ; les câbles sont tendus sur des poutres placées en rive de la couverture et formant deux quadrilatères gauches accolés identiques, dont les côtés définissent les deux systèmes de génératrices des deux paraboloïdes hyperboliques.
Les trois sommets hauts de ces quadrilatères gauches sont à 33 mètres au-dessus du sol et les trois sommets bas à 16 mètres.
Les poutres de rives sont sollicitées par leur poids et par la tension des câbles, variable suivant les surcharges dues aux efforts extérieurs tels que ceux dûs à la neige et au vent; la résultante de ces efforts est transmise aux fondations par des poteaux espacés de 5 m40 et constitués par une charpente tubulaire en acier entretoisée en tubes également.
A l'aplomb des trois points bas des rives, les réactions sont reportées aux fondations en trois points d'appui réunis par deux poutres dites « poutres diagonales » recevant également à leur jonction l'encastrement du mât-signal; le porte-à-faux important de ce signal a pour effet de soulager les deux autres points d'appui et de concentrer au « point bas central » les trois quarts des réactions verticales, soit près de 2 000 tonnes : cet appui principal est conçu en articulation et il est réalisé par une pièce en acier moulé sur laquelle convergent les charpentes des superstructures ; l'entrée principale du pavillon met le visiteur en présence de cet appui central surélevé sur un socle en béton armé.
Le sol constitué par un remblai non tassé a nécessité des fondations spéciales sur pieux d'une vingtaine de mètres de longueur.
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

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