Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Réalisations 3d, maquettes....
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lemog
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Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 21 févr. 2011 09:29 am

Cela fait déjà quelques mois que je travaille en parallèle sur ce projet, qui a véritablement commencé la semaine dernière, quant à sa réalisation en images de synthèse 3d.

Il est donc temps d'en parler et de présenter ce projet qui concerne l'Exposition universelle et internationale de Liége en 1905.
C'est un premier projet, qui ne se propose pas de restituer cette exposition dans sa totalité, mais s'intéresse seulement à une petite partie, en rapport avec le lieu où ce film sera présenté.

En effet, Expo & Expos, l'exposition itinérante du Bureau International des Expositions sera à Liège à partir de juin prochain, dans le cadre de la promotion de la candidature de la ville de Liège pour l'organisation d'une Exposition internationale en 2017.

Il m'a donc semblé intéressant, dans le cadre d'une promotion croisée d'y faire figurer un petit rappel quand aux précédentes organisations d'Expositions de la Ville de Liège, en 1905, 1930 et 1939.
Idéalement, il aurait été intéressant de réaliser un film, rétrospective de ces 3 événements qui ont marqué l'histoire de la Cité Ardente, en revanche, en 3d, et dans le court délai qu'il me reste, il n'est pas envisageable de produire un film en images de synthèses sur chacune de ces expositions.

J'ai donc choisi de me consacrer uniquement à celle de 1905, que je connais le mieux et me permettant de réaliser ce trailer 3d avec un aussi court délai. J'espère seulement que ce sera le prémisse à un futur projet plus ambitieux.

L'exposition du BIE aura lieu dans un vestige de cette Exposition de 1905, le Palais des Beaux-Arts qui se trouve dans le Parc de la Boverie, actuel MAMAC de Liège, Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain. Il était donc tout naturel qu'il soit présent dans le film, comme lien avec quelques autres pavillons du Parc de la Boverie.

Pour le moment, l'ampleur et la durée de ce projet ne sont pas encore fixés. De manière réaliste, j'envisage la reconstitution d'une petite dizaine de pavillons, pour un film d'une durée de 4 à 6 minutes... durée fonction également du montage vidéo, incluant ou pas des références photographiques de l'époque.

Mais avant toute chose, voici une petite présentation de cette Exposition universelle et internationale de Liége 1905, histoire de commencer l'immersion dans ce projet :

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Cette exposition a été organisée pour commémorer le soixante-quinzième anniversaire de l'indépendance de la Belgique.

Inaugurée le 27 avril 1905, elle fermera ses portes le 6 novembre, alors que la fermeture officielle était programmée pour le 1er novembre, elle reçu 7 millions de visiteurs.

L'exposition occupait une surface de 70ha sur plusieurs sites liégeois :
- La Plaine des Vennes au confluent de l'Ourthe et de la Meuse, où se trouvait entre autres, l'Entrée Monumentale et les Grands Halls.
- La Plaine de Fragnée, avec ses nombreuses attractions : Panorama, Arènes Liégeoises, Aéroplanes Maxim, etc.
- L'annexe de Cointe, la Plaine des Sports où se trouvaient les Jardins et Palais de l'Horticulture.
- Le Jardin d'Acclimatation et le Parc de la Boverie, dans lequel se trouvait le Palais des Beaux-Arts, qui est aujourd'hui le MAMAC de Liège (Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain).
C'est donc ce Parc de la Boverie que j'ai choisi de restituer en partie, dans le cadre de ce premier projet 3d sur l'Exposition de 1905.

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C'est en 1895 que Victor Dumoulin et Florent Pholien, du Cercle privé du Commerce de Liége proposent un projet d'exposition universelle à Liége. La valeur d'un tel projet sera confirmée par l'Exposition de Bruxelles en 1897 où sera constatée l'excellence des produits wallons.

Cette même année 1897 verra la signature d'un premier procès-verbal au Cercle privé du Commerce de Liége et l'appui de la presse toute entière.
Le dépôt du rapport technique et le choix définitif de l'emplacement de l'exposition s'effectuent en janvier 1899. Le 15 juillet 1899 sera constituée la Société anonyme de l'Exposition de Liége.

Le 21 juillet 1903, le prince Albert pose la première pierre du Palais des Expositions (photo ci-dessous).

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Le Commissaire général est Richard Lamarche, industriel Liégeois et le Commissaire général adjoint J. Gody. Le Président du Conseil d'administration est le banquier Ernest Nagelmackers.

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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 07 mars 2011 10:36 pm

Suite du textes sur l'Expo de 1905 : balade dans l'exposition :
http://www.worldfairs.info/forum/viewto ... 3737#p3729

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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 07 mars 2011 10:38 pm

Pour le moment, j'ai bien parlé de l'Exposition et montré quelques photos, il est alors temps d'entrer dans le vif du sujet et la réalisation en 3d.

Pour rappel, ce projet est un avant-projet, en vue de réaliser un trailer 3d sur l'Exposition universelle de 1905 à Liége. J'ai choisi de restituer un nombre limité de pavillons, dans l'enceinte du Parc de la Boverie, des pavillons qui se trouvent à proximité du Palais des Beaux-Arts, "le" vestige de cette exposition.

Habituellement, je n'aime pas restituer en 3d des bâtiments qui existent encore actuellement, mais ce Palais des Beaux-Arts sera le fil d'ariane qui permettra de coupler ce pré-projet qui sera présenté au MAMAC de Liège.
Nous en reparlerons plus tard, beaucoup plus tard, puisque je m'occuperai de ce Palais en dernier.

Pour l'instant, je n'ai pas encore précisément décidé du nombre de pavillons que je vais restituer, entre 7 et 10 !
ce qui est déjà largement suffisant dans le cadre d'un pré-projet...

Voici le premier de ces pavillons, et le plan du Parc de la Boverie afin de le situer :


Le Palais de la Ville de Liège :

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Le palais de la Ville de Liège a été conçu en vieux style mosan, par M. Lousberg, architecte de la Ville de Liège. A l'intérieur, on y apprend, par exemple, que de 1900 à 1904, la population de Liège
a augmenté de près de 11.000 habitants; les registres de l'Etat-Civil indiquent pour la même année, 3.155 naissances, 1.659 mariages et 2.731 décès.

Parmi les renseignements donnés sur la police, la sécurité, l'hygiène, nous glanons ceux qui peuvent intéresser les lecteurs.

L'éclairage public de la voirie est assuré, au ler juillet 1905, par 4.228 lanternes à gaz, 76 lampes électriques à arc et 553 lanternes à pétrole; cet éclairage a coûté en 1904, la somme de 438.520,08 francs.

La même année, la Garde Civique compred 161 officiers pour 2.818 hommes, tandis que la production en armes de guerre s'éleve à 2.479.936 pièces; preuve de la belle vitalité de l'industrie armurière et de sa renommée dans le monde entier.

Le service de l'instruction publique offre des documents particulièrement intéressants.

Au lendemain de la Révolution de 1830, Liège ne comptait que 4 écoles primaires communales de garçons; elle possède maintenant 124 écoles, instituts, crèches, écoles professionnelles, etc., avec 1 université, 1 athénée royal, 1 école industrielle, 1 école moyenne de garçons, 2 écoles de demoiselles, et 9 écoles professionnelles.

Le service des Beaux-Arts nous montre encore les superbes locaux du Conservatoire Royal de Musique et de la nouvelle Académie des Beaux-Arts. Si on ajoute à ces établissements officiels une foule d'institutions libres, pour lesquelles les documents exacts nous manquent, on a une idée du développement de l'instruction publique à Liége.

L'Assistance publique, sans contredit une des plus belles institutions modernes, nous initie à l'organisation de bien d'œuvres charitables: hôpitaux, hospices, asiles, orphelinats, sociétés de bienfaisance particulières subventionnées par la Ville, englobant des œuvres plus discrètes, mais non moins utiles.

Le service des Travaux publics nous révèle l'organisation compliquée, mais sûre, des sections des eaux, de la voirie et du nettoyage de la voirie, de l'architecture, du gaz et de l'électricité, tandis que les Finances et le Contentieux intéressent plus spécialement la Ville elle-même.

C'est tout cela que le palais de la Ville de Liège nous montre; les documents, quelquefois en nature mais surtout en graphiques, y abondent. Le tout groupé avec un soin judicieux qui fait le plus grand honneur aux organisateurs. Beaucoup d'étrangers y étudient l'organisation des Services publics de notre ville avec un soin minutieux.


Le Palais de la Ville de Liége, en 3d :

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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 09 mars 2011 11:15 pm

au tour du second bâtiment modélisé pour le trailer Exposition de 1905 à Liége :

le Pavillon du Monténégro

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Commissaire général: M. GIUSEPPE VOLPI, Consul de Serbie, à Venise.
Commissaires généraux adjoints: MM. J. HOGGE-FORT, Consul de Serbie, à Liège ;
T'HOEN, Consul général du Monténégro, à Bruxelles.
Le Monténégro a obtenu 8 récompenses, dont 3 grands prix et 3 médailles d^or.

Il y a toujours plaisir à voir le pavillon d'un petit pays. Il semble que les grands pays soient, en quelque sorte, obligés de venir à une Exposition. Ils doivent à eux-mêmes, à leurs nationaux de ne point faire défection en pareille circonstance et ils sont là autant pour eux que pour nous; tandis que les petits, leur participation leur impose de plus lourds sacrifices, aussi leur présence est-elle une marque d'extrême courtoisie et de réelle sympathie. Dans une corbeille d'hommages, les bouquets de violettes à deux sous vous causent souvent une joie aussi intime que les gerbes d'orchidées gaînées de rubans éclatants.

Le Monténégro participait pour la première fois à une Exposition. Son pavillon gracieux, frais
et élégant, cousinait avec celui de la Serbie, établissant entre leurs architectures des liens de parenté
comme il en est entre les deux gouvernements.

Modeste, coquet, il apparaît sous le dôme de verdure que lui font les grands arbres du Parc, d'un style serbe modernisé, arborant sur le clair de sa toiture l'aigrette bariolée de son drapeau sur lequel veille, en son costume de Petiatrik, un superbe soldat, type remarquable de sa race.

Pour décorer intérieurement ce pavillon, oeuvre de M. Carbonaro, artiste de Venise, S. A. R. le prince Danilo, héritier du trône, et le Ministre président, le Voivode Petrovitch, ont prêté une superbe collection d'armes orientales digne d'un musée, car on ne la conçoit pas autrement que derrière le rempart fragile de la vitrine, loin du toucher indiscret et faite seulement pour la joie de l'œil. Pièces rares, curieuses, devant lesquelles les amateurs tombent amoureux.

Pour compléter la décoration, il y avait aussi des tapis, des étoffes, des broderies et des costumes attestant que tous ces Orientaux ont un instinct merveilleux pour mélanger les couleurs, les assortir, les combiner, faire jaillir les contrastes, nouer les broderies en arabesques osées et délicates.

La « Régie Co-intéressée des tabacs du Monténégro », organisation nouvellement créée, a apporté des tabacs d'or pâle dont on doit presque avoir le regret de faire évanouir la couleur blonde en volutes bleues et aromatisées.

Et à voir les nuances de ces feuilles et le choix de ces cigarettes bien roulées, on comprend les fumeurs d'Orient qui ont l'air d'observer les rites d'une religion vénérée, quand, s'adonnant au détachement et à la nonchalance du fumeur de Tchibouk, ils déroulent en spirales longues et odorantes ces tabacs dont leurs palais s'enivrent!

Plus loin, des échantillons de pyrètre, de lanioc et de laine représentaient les produits du sol.

Puis, quelques tableaux et des photographies montraient divers aspects de ce pays si caractéristique. Enfin, une brochure de 100 pages sur le Monténégro achevait d'édifier le visiteur.

Et l'on sortait de là en songeant longuement à ce patriarcal Monténégro où les femmes sont si belles et les hommes si farouches, où l'amour de la liberté ne se sent pas jugulé sous un pouvoir large, paternel et débonnaire, où le prince ne veut être qu'un citoyen comme tous les fiers habitants de ses montagnes, avec une grande maison pour palais au lieu de la chaumière de ses sujets !


Le Pavillon du Monténégro en 3d :

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Un tout petit pavillon, mais plutôt mignon, non ?

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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par worldfairs » 10 mars 2011 08:08 pm

Je n'ai pas l'habitude de faire des compliments, mais là il faut que je dise que ton idée de mettre une image du pavillon sur le plan avec sa position je trouve ca pas mal du tout.

En un mot c'est simple et concis, tout l'essentiel est représenté sur une image.

Bref j'adore. :oops:
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 10 mars 2011 09:42 pm

Moralité, j'arrête de modéliser... et je fais des plans :mrgreen: hahahaha


Sérieusement, j'ai pensé que dans ce cas c'était réellement important de situer et figurer précisément les pavillons, du fait que c'est avouons-le, une exposition un peu moins connue ! 8)

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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 14 mars 2011 10:42 pm

Troisième pavillon :

Le Pavillon de la Serbie

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Commissaire général : M. HOGGE-FORT, Consul de Serbie, à Liège.
Secrétaires du Commissariat: MM. le chevalier R. de WINIWARTER, DOBROSLI ZEBITCH
Commission en Belgique: Président d'honneur: S. E. le docteur VESNITCH, Ministre de Serbie, à Paris et à Bruxelles.
Vice-Président d'honneur : M. Léon CASSEL, Consul général de Serbie, à Bruxelles.
Président: M. G. H. ANTOINE, Consul de Serbie, à Anvers.
Vice-Présidents: MM. le docteur DWELSHAUVERS, à Liège; GODCHAUX, ingénieur, à Bruxelles.
Elle a obtenu 158 récompenses, dont 7 grands prix, 8 diplômes d'honneur et 27 médailles d'or.

La Serbie adhéra officiellement la première a l'Exposition de Liège. Elle s'installa, comme le Monténégro, sous les grandes allées du Parc de la Boverie. J'ignore si tous les monastères serbes sont identiques au pavillon qui enferme l'Exposition de la Serbie ou s'ils ont simplement un air de parenté avec celui-ci. Peut-être nous a-t-on délégué le type le plus achevé et le plus gracieux aux seules fins de nous inciter au regret de n'avoir pas su déserter la bataille de la vie et nous réfugier
dans le calme et la douceur du cloître pour y couler ces jours tissés d'or et de soie
dont nous parle la sagesse antique.

Le pavillon serbe est le fac-similé d'un monastère du pays. Il a du cachet et du caractère avec ses murs blancs, coiffés d'une tour carrée, étoiles d'oeils-de-boeuf, échancrés de fenêtres, capuchonnés de tuiles rouges et sa colonnade de marbre formant devanture, sous laquelle deux soldats serbes en faction ajoutent à l'illusion.


La Serbie est grande productrice de céréales et elle a le droit d'être fière de son agriculture qui la pourvoit de ses froments, de ses orges, de ses seigles, de ses avoines, de ses maïs, de ses tabacs de si
belle venue et de si bon rendement. Elle produit aussi des vins, des spiritueux célèbres comme la Slivooitza (eau-de-vie de prunes). Ce sont bien là les produits d'un peuple d'agriculture et de paysans, rudes tâcherons plies sur le sillon et les labours, dont la forte race aime insensément cette
terre qui les nourrit, et qui sera leur linceul.

Ils sont ardents à la peine, durs à l'épreuve, courageux à l'extrême et constituent une population rurale qui, en temps de guerre fournit de vaillantes milices, et durant la paix travaillent énergiquement à la prospérité du royaume.

Mais la Serbie a d'autres instruments de richesse encore, ses minerais sont variés et nombreux. Elle nous échantillonne des minerais aurifères, des minerais de mercure de plomb, de cuivre, de molybdène, de bismuth, d'antimoine, de chrome avec une prodigalité qui fait envie et qui pourtant ne lui coûte pas beaucoup, car elle possède un sol qui abrite dans ses profondeurs une succession de fortunes industrielles.

Un pays dispose toujours de grandes ressources et de fécondes promesses d'avenir quand il a pour réservoir un sol matelassé de riches gisements et lambrissé de luxuriantes récoltes, et la Serbie possède ces éléments.

Rappelons que plusieurs sociétés belges ont été constituées pour exploiter ces richesses, notamment la Société des Cuivres de Maidenpek, les Charbonnages d'Alesinat.

Qui dit Orient, dit tapis et tissus. En voici de Pirot et d'Ujitze dont les habitants, paraît-il, ont un mystère pour leur garder un coloris éternellement vif et une fraîcheur incomparablement jeune. Ils sont à double face, généralement rouges, et on prétend qu'ils sont vierges de tout machinisme.

Où elle est vraiment la Serbie au coeur national, c'est dans ses costumes régionaux, dans ses étoffes et ses bijoux anciens, dans ses armes particulières, dans ses tabacs exquisement odorants.

C'est là qu'il faut aller la chercher, l'évoquer, parce que là est toute la suite de ses traditions dans le pittoresque de son caractère, dans l'originalité de sa nationalité.

Chez tous les peuples de la terre, l'histoire de ses costumes et de ses armes, c'est l'histoire de toutes ses passions, de ses préjugés et de ses croyances, de ses adorations et de ses haines; elle porte le reflet de la couleur de leur ciel et de leur amour, c'est le miroir oià passent en ombres légères et profondes leur vie paisible ou tumultueuse, calme ou sanglante.

Et le Serbe n'échappe pas à la loi commune. Son caractère altier, sauvage, indépendant, a marqué de son empreinte les vêtements qui le protègent, les armes qui le défendent, les bijoux dont il se pare.

Un salonnet artistique que domine un beau portrait du roi Pierre, donne asile à des sculptures et à des tableaux signés d'artistes serbes, et cette galerie qui a de l'attrait appartient au roi Pierre et à la reine Nathalie, veuve de l'ex-roi de Milan.

La destinée a des rapprochements ironiques et inattendus, les expositions de ces voisinages qui ne redoutent pas les incidents diplomatiques.

De la sorte, la Serbie nous fait toucher à son activité et à son particularisme, elle nous confie ses désirs et ses espoirs, ses aptitudes et ses buts.

Longtemps elle a vécu sous les armes, piétinant un sol qu'elle arrosa largement du sang de ses concitoyens chaque fois qu'il lui fallut lutter pour son indépendance et si les moissons poussent si dru sur les champs serbes, c'est peut-être qu'ils ont été tant ensemencés des corps de ses héros.

Une nouvelle Serbie est née du fracas des armes, du tumulte des révolutions, une nouvelle Serbie qui se souvient des leçons du passé pour se tailler un avenir fécond, durable, dont les qualités populaires d'énergie, de bravoure et d'endurance n'ont pas dégénéré, mais s'aiguillent de plus en plus vers ces chemins de paix et de bravoure où les nations trouvent la prospérité et les peuples le bonheur.

Ainsi apparut la Serbie nouvelle à l'Exposition de Liège et cette participation dut gagner bien des sympathies à ce pays trop ignoré encore de beaucoup.


Le Pavillon de la Serbie en 3d :

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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 21 mars 2011 04:57 pm

Quatrième pavillon :

Le Palais de l'Art Ancien

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L'Exposition rétrospective d'art mosan organisée à Liège, en 1881, bien que de proportions relativement restreintes (elle se tint comme on le sait dans les cloîtres Saint-Paul, à l'Université, et à l'Emulation), fit une réelle impression sur l'esprit des archéologues et des amateurs si nombreux de la vieille cité de saint Lambert et contribua à développer encore dans l'âme des Wallons le goût des choses du passé.

L'Exposition universelle projetée pour 1905 devait fournir aux Liégeois une nouvelle occasion de faire connaître, mais dans un cadre plus vaste et plus imposant, les merveilleuses productions artistiques de l'antique principauté.


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M. Florent Pholien, secrétaire du Comité Exécutif de l'Exposition, conçut le projet d'une Exposition d'art ancien au pays de Liège, s'attacha avec persévérance à cette intéressante question et présenta, à cette fin, un rapport circonstancié au Comité Exécutif. Ce dernier, comprenant tout l'attrait qu'une section rétrospective pouvait donner à la World's Fair liégeoise, en adopta le principe dès 1900 et chargea M. Pholien d'en rechercher les moyens d'organisation. Le Gouvernement fit d'ailleurs à ce projet l'accueil le plus empressé. En effet, un arrêté royal en date du 15 juin 1903, organisant
le Commissariat général du Gouvernement près l'Exposition de Liège, nomma M. le baron Robert de Selys Fanson, commissaire spécial pour les arts rétrospectifs. Le Comité Exécutif de la Société anonyme de l'Exposition confia à ce dernier l'organisation de la section de l'Art ancien, mit à sa disposition les crédits nécessaires et délégua M. Florent Pholien, son secrétaire général des Finances, pour le représenter.

Un arrêté royal du 30 septembre suivant institua une nombreuse commission de patronage de la section de l'Art ancien, au sein de laquelle un arrêté ministériel, en date du même jour, créa un Comité Exécutif, organisme actif formé de compétences spéciales dont l'appoint était nécessaire pour mener à bien l'importante entreprise.

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Le Commissaire du Gouvernement, M. le baron de Selys Fanson, trouva dans ce comité d'assidus collaborateurs et c'est à ce faisceau de bonnes volontés qu'est due la réussite de l'Exposition d'Art ancien.

Le samedi 24 octobre 1903, eut lieu, en la salle des mariages de l'Hôtel-de-Ville de Liège, l'installation officielle de la Commission de patronage, sous la présidence de M. Gustave Francotte, ministre de l'Industrie et du Travail.

En ce qui concerne le choix, le classement et la présentation des objets, nous sommes heureux de rendre hommage au zèle, à la ténacité et au savoir des agents les plus en vue dans l'organisation de ce musée provisoire. Rappelons les noms: pour l'art religieux: du président Mgr Schoolmeesters, de son secrétaire M. Paul Lohest, et de MM. les abbés S. Balau et P. Daniels; pour l'art civil: du président M. J. E. Demarteau, de son secrétaire M. Edmond Jamar, de M. le baron de Chestret de Haneffe, de M. S. Bormans, de feu M. J. Helbig, de M. Joseph Brassinne, de M. Ed. Brahy-Prost,
de M. Paul Van Zuylen, du baron Maurice de Sélys-Longchamps, de M. G. Ruhl, de M. L. Naveau, du baron Louis de Crassier, de M. Renard-Grenson, de M. Hans von Winiwarter, de M. Georges Rasquin, de M. Florent Pholien et M. Jean Charlier.


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Le Conservateur des collections, M. Georges Terme, mit au service des organisateurs une expérience déjà ancienne, et l'auteur des présentes lignes se rappelle avec plaisir d'avoir participé à divers travaux.

Cette fois, les cloîtres pittoresques, mais trop étroits de la Cathédrale, et l'unique salle de l'Emulation qui avait servi en 1881, ne suffisent plus à l'ambition des organisateurs.

Ce sera un palais qui abritera les collections qu'il s'agit de réunir et de mettre
en valeur. A vrai dire, elle était vaste cette construction, sans être fastueuse; mais on
y voyait avec plaisir la reconstitution de la fameuse Violette, avec les armoiries des bonnes villes de la Principauté qui s'abritaient sous les ailes de la double aigle impériale. Ces motifs héraldiques intimement liés aux fastes de la Principauté, imprimaient au vieil édifice un charme qu'on ne retrouve pas dans l'Hôtel-de-Ville actuel de Liège, construit comme l'on sait après le bombardement de la ville par le maréchal de Boufflers.

Le succès a surpassé les rêves les plus optimistes des organisateurs, et la section rétrospective a constitué, de l'avis d'excellents juges, la principale attraction de la première foire mondiale, organisée sur les rives de la Meuse.


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Les trésors qui étaient naguère rassemblés au Palais de l'Art ancien sont de nouveau dispersés : les uns ont été replacés dans les sanctuaires, les autres ont été rendus aux collectionneurs qui veillent sur eux avec une sollicitude presque maternelle.

A la foule des curieux, ont succédé dans les grandes salles devenues mornes et froides, les ouvriers occupés à démonter les vitrines. Puis leur tâche accomplie, le palais a été livré à la pioche des démolisseurs. Maintenant, en se reportant à cette belle évocation de l'art mosan, on ne peut se défendre de cette impression de mélancolie qui succède si souvent aux rêves enchanteurs. Qui de nous reverra jamais semblable musée? Qui songerait encore à tenter l'effort de tant de bonnes volontés, effort qui groupa pendant quelques mois foule d'objets de prix : orfèvreries, argenteries, dinanderies, sculptures, meubles, tentures, broderies, faïences et verreries? Tous ces trésors rassemblés à grand peine se sont évanouis dans un éparpillement décevant. Or, ce n'était pas seulement un art puissant et fécond par tant de manifestations que rappelait cette imposante réunion
d'objets, mais c'était aussi le passé de la patrie liégeoise, dont M. Godefroid Kurth et M. Joseph Demarteau ont tracé en quelque sorte la physionomie intellectuelle et morale dans des pages d'un captivant intérêt. Les lignes qui vont suivre n'ont pas la prétention de constituer un mémorial; elles n'ont d'autre but que de donner une rapide esquisse de l'Exposition rétrospective. Aussi le lecteur, désireux de faire une étude, devra-t-il recourir au catalogue de l'Art ancien au pays de Liège et à l'Album illustré de M. G. Terme.

Le Palais était consacré à l'Art mosan compris dans son acception courante. On n'y a revu, en effet, ni les instruments primitifs de l'âge de la pierre, ni les poteries grossières recueillies dans les cavernes et les huttes habitées par nos lointains ancêtres, ni les vestiges des époques belgo-romaines et des invasions barbares.


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Le musée provisoire débutait par une plaque en ivoire du X^ siècle, appartenant à la Cathédrale de Liège et où se trouvent représentées trois résurrections opérées par le Sauveur. Pour la circonstance,
on eût été heureux de voir associés à cet objet le bas-relief en ivoire du Crucifiement du Trésor de l'église Notre-Dame à Tongres et ce fameux ivoire, serti après coup d'émaux du XIIe siècle, où Notger apparaît en prière sous l'image du Christ en Majesté. Ces vénérables monuments
sont-ils issus de centres mosans proprement dits, ou bien relèvent-ils d'un centre germanique?

Bien qu'il soit difficile pour le moment de donner une réponse affirmative à cette question,
on ne se hasarderait pas trop, je crois, en admettant la première des alternatives. Il y avait, en effet, entre l'Allemagne et la principauté ecclésiastique des relations très suivies, résultant autant de leur voisinage que de leur situation politique. On voit même, pour ne citer qu'un exemple, l'architecture rhénane pénétrer jusqu'au sein de la cité liégeoise. Rien de surprenant, dès lors, que des ivoires trouvés dans la région soient apparentés d'une manière sensible à des spécimens dont l'origine
allemande ne peut être mise en doute; ils trahissent l'intervention de clercs savants, et à cet égard, on ne doit pas perdre de vue l'état florissant des abbayes de Saint-Trond, de Saint-Hubert, de Gembloux et de Waulsort où l'art était en honneur. C'est dans le dernier de ces monastères que Wibald, jeune encore, vint puiser des leçons de savoir et de goût qui exercèrent une action si efficace sur le futur abbé de Stavelot, de la Nouvelle Corbie et du Mont Cassin.


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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 27 mars 2011 11:44 pm

Cinquième pavillon,

Le Palais de la Femme et de la Dentelle.

ENSEIGNEMENT PRATIQUE

INSTITUTIONS ÉCONOMIQUES ET DE BIENFAISANCE
TRAVAIL MANUEL

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L'idée de mettre en lumière, dans un pavillon spécial, le rôle bienfaisant de la femme belge dans ses diverses sphères d'action, fut conclue par le sympathique et dévoué Ministre de l'Industrie et du Travail, M. Gustave Francotte, longtemps avant l'ouverture de l'Exposition.

Dès l'année 1903, celui-ci fit appel à un Comité de choix auquel il confia l'organisation du groupe XVII, afférent au Palais de la Femme.

S. A. R. Madame la Princesse Albert de Belgique voulut bien accepter la présidence effective de ce groupe intéressant.

Le Comité Exécutif de l'Exposition, à la suite d'un accord avec le Gouvernement, entreprit la construction du Palais. Celui-ci fut érigé au Jardin d'Acclimatation, à côté du Palais de la Dentelle.

Tous deux étaient une reproduction fidèle du petit Trianon de Versailles.

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Pour encourager l'oeuvre naissante, M. le Ministre ajouta, au bienfait d'un Comité d'élite, celui des ressources matérielles. Il voulut, en effet, prendre à la charge de son Département, la taxe des emplacements, le transport et la surveillance des objets ainsi que les frais de voyage et de séjour des ouvrières et des élèves appelées à travailler au Palais de la Femme pendant toute la durée de l'Exposition. C'est ainsi que du 27 avril au 28 octobre, chaque semaine on amena à l'Exposition 44 élèves accompagnées de leurs maîtresses, auxquelles les Sœurs de Saint-Vincent de Paul et les Filles de Croix fournirent le logement et l'entretien, chaque fois qu'il s'agit d'ouvrières étrangères à la ville de Liège.

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Ces sacrifices furent très fructueux. Le Palais de la Femme eut un immense succès. Il porta bien au-delà des frontières la renommée de l'enseignement professionnel et ménager donné aux jeunes filles dans notre chère Patrie et vaudra à la femme belge une réputation mondiale d'industrieuse activité et de miséricordieuse bienfaisance.

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lemog
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Re: Exposition universelle et internationale de Liége 1905

Message par lemog » 08 avr. 2011 08:51 am

Sixième pavillon,

Le Palais du Canada

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Commissaire général: Colonel W. HUTCHISON.

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Commissaire général adjoint et Secrétaire général: M. J. BRODIE.

Commissaire spécial pour la Province de Québec: le Baron de VEPINE.

Il a obtenu 12 diplômes de grand prix et 1 diplôme d'honneur.


Le Canada a tenu à faire grand et sans exagération ni surcharge apparente, il a réussi; il a tenu à faire beau, et sans grand effort qui trahisse la peine ou la recherche, il a atteint le but.

Il s'est offert le luxe d'un palais, parce qu'il n'avait que des richesses à mettre dedans et le palais couvre 2.000 mètres carrés. Il s'étage superbement, flanqué de quatre tourelles qui s'essorent jusqu'à 22 mètres de haut, tandis qu'une tour de 30 mètres domine l'entrée principale. Sur la façade, il a simplement collé son modeste emblème mais qui est comme le sceau d'un seigneur opulent et fastueux, une feuille d'érable et un castor. Tous deux symbolisent hautement les vertus d'une race hardie et entreprenante, dédaigneuse des obstacles, méprisante des difficultés qui s'épand sur un territoire de six millions de kilomètres carrés et qui appelle à la rescousse tous ceux qui étouffent dans la vieille Europe, rêvent d'horizons infinis dont la borne recule sans cesse.

Et le flot des émigrants roule sur cette terre féconde et luxuriante. Il en vient de partout, des États-Unis qui sont tout proches et des profondeurs de l'Europe; c'est une armée hétéroclite et bigarrée dans laquelle toutes les langues se croisent, tous les idiomes se marient, tous les instincts galopent côte à côte.

Et tout cela va infatigablement, coule éperdument vers ce grenier d'abondance du monde moderne, aux territoires gigantesques fourrés d'une épaisse toison de moissons, tandis que les richesses minières encore vierges d'exploitation attendent dans le mystère de la terre les forces de l'industrie qui les ramèneront à la surface.

Dès l'entrée, c'est un enchantement et une révélation. Il semble qu'un metteur en scène de premier ordre ait disposé ses ressources pour en tirer de jolis effets de théâtre. C'est clair, vif, pimpant, dans une apparence de fête, de cordialité et de bienvenue. Le drap rouge jette des tons de pourpre sur les murs, les gerbes de toutes nuances et de toutes couleurs dessinent des colonnes, sculptent des arches, s'épanchent en guirlandes, s'étirent en festons. On a la sensation d'une richesse surprenante, insoupçonnée et qui éclate brusquement aux yeux comme surgie de derrière un rideau de féerie. Tout cela savamment groupé, admirablement disposé pour des oppositions de teintes, pour des rapprochements de lumières. Chaque province du Canada, de l'Atlantique au Pacifique, est là, drapée dans la somptuosité de son décor original, dans la magnificence de ses produits incomparables, indéfinis, qu'ils viennent des forêts majestueuses que la hache entame à peine, des pêcheries immenses qui sont d'incalculables réservoirs de fortune ou des pâturages du Far-West où la mer d'herbages envahit quarante-cinq millions d'hectares.

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Et l'on ne sait par où commencer cette visite, parce que l'étonnement et l'admiration défaillent à chaque compartiment. Au premier plan, les machines agricoles, superbes et imposantes, font une ceinture à un assortiment éclectique de spécimens de gros gibier: l'élan, le buffle, le caribou, le loup de prairie, tous ces nomades qui ont dû fuir et abandonner la place à la civilisation.

A gauche, l'agriculture trône en reine incontestée. Toutes les herbes fourragères du Canada sont là, massées en bataillons drus et compacts; des échantillons de blé, de seigle, de fèves, etc., dorment dans des bocaux, et pour fond de tableau, seize peintures d'artistes canadiens reconstituent la vie de la ferme, la genèse du travail d'un producteur dix ans durant, tandis que des panneaux surchargés de statistiques, épinglés de renseignements, criblés de notes explicatives édifient une sorte de panorama éloquent et de plaidoyer vivant sur la beauté du climat et la fertilité du sol.

Plus loin, au centre, on arrive aux minerais. Ils s'étalent là dans toute leur gloire, ils accaparent l'attention et la curiosité, se dressent en pyramide de nickel ou de plombagine, de cuivre, d'asbeste ou de phosphate, se campent en échantillons de corindon qui dispute au diamant le record de la dureté, d'aluminium dont le Canada est riche à ne savoir presque qu'en faire, d'argent, de cobalt dont il a des approvisionnements considérables.

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Et voici un pavillon construit en pierres aurifères, quartz, chaléopyrite, sodalite, qui sert de temple à un coffre renfermant 250.000 francs de pépites et de lingots d'or. Cet ensemble exerce sur le passant une fascination particulière, excite une attention respectueuse. On ne saura jamais combien ce vil métal, tant décrié par les poètes, fait rêver de gens!

N'avons-nous pas dit que le Canada a des pêcheries et des forêts dont la renommée est proverbiale? Lacs, fleuves, rivières regorgent de poissons à la chair délectable; forêts ténébreuses et colossales s'enorgueillissent de 123 essences différentes, dont s'étale ici le tableau édifiant.

Et les fruits? L'étage leur sert de domaine, d'empire plutôt. Ces fruits canadiens sont presque irréels. On les dirait pétris dans une belle cire et enluminés par la science d'un retoucheur. Il y a là soixante-quinze variétés de pommes dont la robe a des douceurs de soie et des pâleurs rosées, vraies merveilles qu'on croirait saccager en enfonçant dans leurs quartiers un couteau meurtrier.

Et tout du long de la galerie gelées et confitures de toutes sortes sont rangées en lignes imposantes et originales.

Si le coup d'oeil d'ensemble est d'aspect séduisant par la coquetterie, sereine par le but, tout le détail est ravissant par le goût qu'on a déployé, exquis par la minutie et le souci qui ont présidé à leur installation.

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Il n'y a pas lieu de s'étonner que le Pavillon du Canada ait suscité tant d'éloges et trouvé dans le public aussi chaleureux accueil.

Il était difficile de faire mieux, plus démonstratif, plus méthodique, pour prouver que le Canada a le droit de revendiquer la première place parmi les 48 colonies de l'Empire britannique et qu'il la doit autant à la belle vaillance et à la valeur morale d'un peuple laborieux et agissant qu'à la formidable richesse que la nature s'est plu à accumuler dans ses territoires comme si elle avait voulu en faire une perle du Pacifique.

Sans plus attendre, toujours le Palais du Canada, mais en polygones :

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