Palais du Génie Civil et des Moyens de Transport

Paris 1900 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture
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Palais du Génie Civil

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 14 juillet 1900"

Au Champ-de-Mars, un des côtés les plus décoratifs des Palais est formé par l’entrée monumentale du Palais du Génie Civil et des Moyens de Transports. Cette porte, très élevée et surmontée d’une galerie à arcatures, est l’œuvre de M. J. Hermant. Elle est en outre rehaussée d’une décoration peinte très sobre qui atténue la monotonie des nus.

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 8 septembre 1900"

La façade du Palais du génie civil, par M. J. Hermant

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 6 octobre 1900"

LE GÉNIE CIVIL ITALIEN A L’EXPOSITION DE 1900

Dans le grand Palais rectangulaire qui borde l’avenue de Suffren, au Champ-de-Mars, se trouve l’exposition du Génie civil, qui fait partie du Groupe VI. Dans ce groupe, chaque Nation a exposé séparément et a eu toute liberté dans le choix des objets qu’elle nous montre.

L’exposition de l’Italie, qui est située au rez-de-chaussée est une de celles qui est capable d’intéresser le plus vivement les architectes et tous ceux qui s’occupent du bâtiment.

Palais de Justice à Rome. — Une maquette en plâtre saute immédiatement à la vue. Elle représente à une échelle relativement importante le Palais de Justice de Rome, commencé il y a deux ans et en voie d’achèvement. Pour faire ressortir la grandeur du monument ainsi que la finesse des sculptures décoratives, le volume et la qualité des pierres employées, un détail du chapiteau, indiqué dans la maquette, a été construit grandeur d’exécution avec les pierres mêmes qui seront utilisées et qui proviennent de « Caprine » près de Rome.

De nombreux dessins, gravures et documents écrits fournissent tous les renseignements désirables sur ce monument ainsi que sur son mode de construction. Sur ce dernier point, les méthodes qui ont été employées paraissent différer sensiblement de celles usitées à Paris. Les échafaudages entièrement en bois, avec leurs nombreux ponts de service, leurs forts poteaux composés de madriers accolés et réunis par des colliers en bois serrés par des boulons, sont beaucoup plus importants et volumineux que les nôtres.

Machines à travailler le marbre. — Pour la construction de ce Palais monumental, on a employé plusieurs scies mécaniques. En Italie du reste on travaille volontiers à la machine les pierres et les marbres dont l’exploitation est une des richesses du pays.

Une grande maison de la province de Lucques s’est spécialisée dans la construction des machines-outils destinées au travail du marbre. Dans le groupe VI, elle expose des dessins et des notices concernant diverses machines de sa fabrication dont le fonctionnement n’exige qu’un seul ouvrier et dont le travail, naturellement plus expéditif, est aussi précis, si ce n’est plus, que celui exécuté à la main.

Ces machines servent à équarrir des carreaux et à mouler des plaques, à raboter, à moulurer, à polir, à aplanir, à creuser et à scier en rond. On nous montre aussi un projet modèle de scierie mécanique. Les scies sont à mouvement alternatif, mais l’appareil automatique de descente des scies ainsi que le système d’arrosage et de sablage, est parfaitement étudié.

Les châssis qui peuvent porter jusqu’à 50 lames parallèles ont une longueur utile de sciage de 2m,50 à 5 mètres.

Hôpital de Rome. — Les architectes qui s’intéressent à l’aménagement des hôpitaux pourront examiner dans l’exposition italienne, les dessins et le plan en relief représentant le grand hôpital de Rome qui occupe une surface de 160.000 mètres carrés. Sur cette superficie sont disséminés un grand nombre de pavillons dont la plupart ont une couverture horizontale. Dans un angle du terrain où sont réunis les pavillons destinés aux maladies contagieuses, se trouve une tourelle dont le rôle est important en cas d’épidémie. Cette tourelle, en effet, abrite un escalier qui communique par une galerie souterraine avec un cimetière voisin; l’évacuation des corps contaminés peut donc se faire d’une manière rapide et sans crainte de contagion.

Exposition du club Alpinitalien.

— Le club alpin italien présente une série de dessins et de gravures représentant les différents types de constructions qu’il a fait édifier pour servir d’abri à ses excursionnistes.

Il a joint à ses dessins un modèle à échelle réduite d’un abri situé à 4.560 mètres d'altitude.Cet abri, qui est en pans de bois avec double paroi et qui est revêtu extérieurement d’une armature en tôle de cuivre, fait ressortir le mode de construction spécial que nos voisins adoptent dans ces régions pour résister aux violences des ouragans et aux tourmentes de neige.
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 13 octobre 1900"

LE GÉNIE CIVIL ITALIEN A L’EXPOSITION DE 1900

Expositions diverses. — Parmi les choses à examiner dans cette section italienne, nous signalerons, au hasard de la rencontre :
a.) Un filtre domestique encombrant, mais aérant l’eau d’une façon très satisfaisante ;
b.) Un mode spécial de construction de voûtes souterraines par l’enfoncement, suivant un plan oblique légèrement incliné sur l’horizontale, de palplanches métalliques, destinées à soutenir et à assécher les terres pendant l’exécution de la maçonnerie ;
c.) Un système d’endiguement facilement exécutable consistant dans l’emploi de cylindres creux en treillages métalliques, cylindres à l’intérieur desquels les cailloux entraînés parle courant des rivières doivent se déposer;
d.) Divers échantillons de plâtre, de poudre de marbre, de terre à modeler, de ciment. Parmi ces derniers, se trouve le ciment de Casale Monferrato dont la résistance est considérable, si les essais sont exacts.

Nouveau Cadastre italien. — Par une loi du 1er mars 1886 le Gouvernement italien a décidé la réfection du cadastre en spécifiant qu’il devait être : géométrique, parcellaire, uniforme, basé sur un lever et qu’il devait servir à individualiser les propriétés immobilières et en maintenir au courant les mutations. L’exposition nous montre d’une façon très complète tous les détails de ce nouveau cadastre ainsi que les moyens et les instruments qui sont employés pour les opérations sur le terrain.

Parmi ces instruments, il faut signaler les triplometres ou tiges cylindriques en bois, gradués, de 3 mètres de longueur; ces triplomètres on servi à mesurer les longueurs concurremment avec les rubans d’acier à l’exclusion de la chaîne, dite d’arpenteur. Divers types de mires paraissent d’un emploi très pratique, par suite des systèmes de fil à plomb et de poignées adoptés pour maintenir, avec facilité, ces mires absolument verticales.

Le mesurage a eu pour objet de lever la figure et la contenance de chaque propriété et des diverses parcelles cadastres, et de les rapporter sur des plans planimétriques rattachés à des points trigonométriques. Ces points trigonométriques auxquels sont rattachés les divers plans, ont été déterminés à l’aide de réseaux trigonométriques basés sur les triangulations effectuées par l’Institut géographique militaire.

Pour faciliter les vérifications, on a fait un tirage des plans cadastraux sur du papier transparent. La vue de ces plans nous a fait penser que la généralisation de ce genre de tirage pour les plans cadastraux mis en vente, rendrait de réels services aux architectes pour différents cas de la pratique, dans les villes et dans les campagnes.

Les plans du nouveau cadastre italien, qui sont orientés en plein Nord, sont planimétriques, c’est-à-dire qu’ils représentent le terrain dans sa projection horizontale.

Les contours des parcelles sont indiqués par un simple trait à l’encre de chine. Les cours d’eau, les bâtiments, les chemins et places publiques, etc., sont représentés au moyen de colorations diverses.

La numérotation des parcelles et même les écritures des plans ont été exécutées par un procédé mécanique à l’aide du Cartographe Tessaro dont un modèle figure à l’Exposition. C’est une sorte de machine à écrire dont le porte-lettres avec son encreur peut se déplacer, dans deux plans verticaux, d’une quantité quelconque et aussi petite que l’on veut. Cet instrument qui fait tous les genres d’écritures avec une régularité et une correction absolues, mérite un examen de curiosité et pourra même, dans certains cas spéciaux de la pratique, être utilisé par les architectes.

Pour terminer nous signalerons l’appareil avec lequel a mécaniquement été exécuté le carroyage ou tracé des lignes perpendiculaires qui ont servi de base au report des levés sur les feuilles de dessin.
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Texte et illustration de la revue "L'Exposition Illustrée" de 1900

geniecivil01.jpg

Pavillon d'angle, reliant le Palais du Génie civil et des Moyens de transport au Palais de !'Éducation, de l'Enseignement et des Procèdes
généraux des Lettres, des Sciences et des Arts. (Champ de Mars, côté ouest.)
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Texte de "L'exposition en famille"

Les moyens de transport

L’automobile aussi a son histoire avec la diligence à vapeur Bolée (1873), le premier train de Dion-Boulon et la première voiturette du même.

Un peu à côté, l’on voit la première locomotive, la fameuse Invicta, celle que construisit Stéphenson et avec laquelle il fit le premier voyage à vapeur de Whisteable à Canterbury, Tout près, la première locomotive d’une compagnie française, la machine Oissel, à roues libres (1840), avec deux maquettes cire des employés d'alors. Beaucoup de dessins, de gravures représentant des types de locomotives, de voilures, de wagons jusqu’à nos jours.

L’exposition des puissantes compagnies de chemins de fer est arrangée avec goût dans des compartiments séparés, mais leurs grandes locomotives, leurs voilures, sont à Vincennes. Ici, il n'y a que des réductions, des appareils, des plans et des documents. La Compagnie P.-L.-M. montre le block automatique de Hall, le servo-moteur Auvert pour la commande simultanée de tous les appareils en marche. L’Ouest, un petit poste de cantonnement électro-mécanique. Le Nord, l’Est, le Midi ont des reliefs de stations, de voies uniques, des maquettes de gares. A remarquer les affiches illustrées sur panneau de la Compagnie d'Orléans, qui fait voir l'attrait d’emprunter les lignes de son réseau pour visiter les sites fameux de la belle France.

Mais, voici la section étrangère. Dans leur propre pays, le matériel de transports est très important : plus important, je dois le dire, que celui usité en France, laquelle est déjà considérablement en retard sur la facilité et la rapidité des moyens de locomotion. Pour qui a la pratique des chemins de fer français, de ses retards et de ses incommodités, il est évident que la plupart des voitures confortables exposées ne sont qu'un trompe-l’œil, parce qu’elles ne fonctionnent pas encore ou ne fonctionneront que plus lard. Les étrangers, j'en appelle à tous ceux qui ont voyagé, sont plus sincères dans leurs exhibitions. Malheureusement, la place leur est mesurée, et, dans un espace restreint, ils sont forcés de montrer un peu de tout. Pourtant, à Vincennes, ceux que la locomotion intéressent. pourront y voir des types parfaits et complets. D'autant qu’ici, au Champ-de-Mars, ils sont forcés d’adjoindre l'exposition des matériaux, du matériel et des procédés du génie civil.

La Russie, avec ses chemins de fer de l'Etat et ses compagnies privées, tient une place de tout premier ordre. Les voies navigables, les modèles de bateaux, les plans en relief, la carrosserie de luxe, les traîneaux de patinage, les écoles de transports, tout cela retient.

L'Allemagne affirme d’une très belle manière le développement de son génie civil et de ses transports. L'exposition collective des ingénieurs allemands, les voitures de de Dietrich, de Kühlsten, dont le joli mail-coach bleu est tout à fait séduisant : l’arc-de-triomphe en fils de fer, d’acier, de cuivre, de cordes métalliques et de cables électriques, monté par la maison Felten et Guilleaume Carlswerk, de Mulheim. sont des choses très imposantes.

Il faudrait examiner de façon particulière l'exposition d'Arthur Koppel, ingénieur-constructeur de chemins de fer portatifs et de tramways, dont les produits fonctionnent dans presque tous les pays du globe. Ainsi, elle a fourni le chemin de fer à traction par bœuf de Sumatra, celui des sucreries d'Egypte, celui à traction de corde sur mine de Crown Deep, au Transwaal, le chemin de fer de Pèlerins au Sinaï, les chemins de fer économiques pour les forêts de la Roumanie, les transports sur rails de canne à sucre de Cuba, les wagons de terrassement du tunnel de Grunehals en Norwége, etc. J’en passe.

La Suisse a une exposition spéciale de chemins de fer à crémaillère, des vues de rampes ferrées dans les montagnes de l’Oberland bernois, de funiculaires. Très curieuse, celle de la Compagnie du Jura-Simplon avec un modèle des travaux de percement et de perforage. Exposition collective du canton des Grisons et des chemins de fer rhétiques.

L'Italie a des réductions en plâtre des palais des Ministères des Travaux Publics et des Postes et Télégraphes avec tous les documents, appareils et modèles les concernant.

La Hongrie a son curieux diorama des portes de fer à Fiume, un modèle du nouveau pont sur le Danube à Budapest.

Très pittoresque la section des Pays-Bas, enfermée derrière des vitraux de style moderne avec des vues, quelque peu impressionnistes, de Nimègue, La Haye. Amsterdam, Rotterdam, etc. Modèles de chemins de fer hollandais, de transports fluviaux, digues, caries, etc.

Le chemin de fer métropolitain de Vienne me passionne vivement parce que je suis de ceux qui se plaignent le plus que Paris soit toujours en arrière des autres villes sous le rapport des locomotions publiques. La ville de Vienne, la Société autrichienne des ingénieurs civils, la régularisation du Danube, le port d'hiver de Vienne, l’exposition rétrospective des chemins de fer autrichiens, tout cela fait la preuve des grands progrès des travaux publics en Autriche.

Cette preuve se précise encore avec les importantes expositions des Etats-Unis, de la Belgique et de l’Angleterre.

Les ingénieurs américains ont le modèle du canal de drainage de Chicago, avec les machines qui ont servi à le creuser. Les villes de New-York et de Boston ont des plans en relief qui indiquent nettement les travaux exécutés par les ingénieurs municipaux.

Les automobiles, les voitures, les bicyclettes américaines et anglaises sont très merveilleuses de fabrication.

En Belgique, la science des chemins de fer est surtout très pratique. C'est ce que démontrent les expositions de l'Etat belge, des Wagons-Lits et des Grands-Express européens. Les travaux des ports d’Anvers, Ostende et Gand sont représentés avec des plans, des caries, des vues, dont les gens compétents feront bien de profiter.

Mais je suis au bout du Palais.
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Texte et illustrations de la revue "L'exposition en famille" de 1900


TRANSPORTS

Dehors ! ce qu'il fait chaud sous l’implacable soleil et malgré l’arrosage continu des allées et des pelouses au vert gazon odorant de fraîcheur mouillée.

Il fait très soif et j'ai ce goût singulier de n’aimer boire que la bière brune de Munich ou les sodas glacés d’Amérique. Mais pas de brasserie allemande ou de bar yankee par ici. Bien que des brasseries françaises qui s'obstinent à vous servir des bières tièdes, plutôt alcoolisées que fraîches.

Mais je sais qu’il y a là-bas, au centre de l'aile de l'avenue de Sulffren, une bonne et originale brasserie bavaroise, la Spatenbrau. Je m'y dirige.

Je passe justement sous l'élégant porche du Génie civil.

Et tout de suite l’attrait me prend devant la somptueuse exposition des moyens de transports.

Pour qui est habitué à aller pédestrement ou à n'employer que la locomotion Tramwaysienne l'intérêt de cette exhibition est tel qu'il va d'un bout à l'autre des sections sans se lasser. J'en oublie ma soif.

Voici les roues pneumatiques Michelin qui boivent l’obstacle : gros tuyaux à air soudés en quelque sorte à de solides jantes de roues. Oh ! si toutes les voilures pouvaient employer ces roues caoutchoutées, comme elles rouleraient aisément, sans cahots dangereux. Et voici les moteurs de Dion-Bouton pour automobiles. Le plus léger, celui de deux chevaux trois quarts a été vendu quinze mille fois.

Du reste, partout ici, c’est la section de cette création si inattendue qu'est la science automobile. Les extraordinaires voitures-machines sont là avec la singularité de leur appareil, la grâce de formes de la plupart. Tous les types de voiture, trains, phaëtons, charrettes, dizbys, cars, fiacres, sont là adaptés à des systèmes de moteurs moins compliqués les uns que les autres. La marque Georges Richard a des limousines, des breacks pour le grand voyage de 7 à 11 chevaux. Qu'il serait agréable vraiment de posséder une de ces voitures et de s'en aller au caprice de son désir par les grandes roules de t rance faire un voyage plus rapide mais aussi attrayant que celui des anciennes diligences.

Il faut voir les vis-à-vis de Goujon père, les carriages légers et les camions à vapeur de Furzan et Foy, les victorias de Darracq, les milords de Rochet, tous les genres de voitures et voiturettes Schneider, Mildé, Guillerdet, Werlé et Godard-Desmarest. Cette dernière marque emploie pour la confection de ses voitures, un métal léger et solide, le papinium.

La Société des voitures électriques et accumulateurs B. G. S. triomphe tapageusement de ce que ses voitures tiennent le record du monde pour le plus grand parcours en électrique : 262 kilomètres en 16 heures, sans recharger les accumulateurs.

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Puis voici les chevaux d’acier : les bicyclettes, les cycles, motocycles. Quelle superbe exposition et comme les machines sont magnifiques, étincelantes de nickel et de vernis, jolies et fières de leur solidité d’acier. Les marques s’accumulent. Clément, Hurtu, Gladiator, l’Acatène, Diamant, la Française, tant et tant. Il y a des tandems, des tricycles, des voiturettes, bicyclettes, des triplettes, quadruplettes et quintuplettes. Et il y a tous les accessoires de la vélocipédie, les outils de prompte réparation, les lanternes, les compteurs kilométriques, les supports, les rattrapes, les pompes, cornets-avertisseurs, sonnettes et grelots, des collections de guidons de toutes formes.

Les bicyclettes militaires, pliantes et transportables à dos de soldat, les gentilles petites bicyclettes d'enfants de la maison J. Daunay retiennent la curiosité.

Voici maintenant la grosse carrosserie, le charronnage, les lourdes voitures de transports, camions, charriots, haquets, omnibus. Elles sont toutes très belles et très solides.

La sellerie et bourellerie vient ensuite un peu après les vitrines des fabricants de caoutchoucs et pneumatiques pour roues et ressorts. Harnais, selles, guides et fouets sont arrangés avec goût.

Mais la haute carrosserie de grand luxe tient une place prépondérante : les célébres maisons Binder, Mülbacher, Belvalette, Magnet, Renaut, Rélif, etc., montrent de merveilleux spécimens de leur fabrication qui peut rivaliser avec la carrosserie anglaise qui semble leur faire défi tout à cédé. Les daumonts, huit ressorts, coupés, fiacres même, sont d’une élégance ravissante, d'une bonne odeur de cuir brillant à l’œil. Mais cette industrie a-t-elle toujours du travail maintenant que les voitures automobiles marchent sur ses brisées? Et puis si tous les riches, si tous les puissants sont déjà fournis quels sont ceux qui feront de nouvelles commandes ?

Le carrosse des enfants de Marie-Antoinette
Le carrosse des enfants de Marie-Antoinette

Voici justement l’exposition rétrospective, la plus intéressante du groupe. Dans une vitrine le petit fouet du prince impérial, des petits éperons, des petites selles d’enfants royaux, la voiture à chèvres du comte de Chambord le carrosse des enfants de Marie-Antoinette. Sur les cloisons des estampes d’anciennes vitrines depuis la Régence jusqu’à la Restauration. Décidément autrefois la carrosserie était un grand art !

Une chaise
Une chaise

D'ailleurs nous pôuvons nous en assurer en regardant toutes ces voitures fort bien conservées. Les carrosses de gala, dorés, ornés, peints de sujets mythologiques ou d'armoiries. les coachs de voyage, les sociables, espèces de voitures publiques du premier Empire, des berlines font là un clou spécial. Voici un carrosse de Louis XV : un coach avec lequel le duc de Vicence fit ses allées et venues pour la conclusion des traités de 1814, au centre la voiture de gala du second Empire du Prince Joachim Murat est présentée attelée avec six harnais et deux harnachements de piqueurs.

Le premier vélocipède
Le premier vélocipède

Et c’est la voiture de campagne du maréchal duc de Trévise, qui lui a servi lors de son ambassade en Russie ; berline dans laquelle don Carlos el don Antonio furent conduits de Madrid à l’emprisonnement de Valençay en 1814 ; c’est le départ par la calèche de voyage (1827) scène d'une reconstitution très émouvante.

Le traîneau de l’impératrice Joséphine, les litières, espèces de chaises à porteur suspendues à des brancards que soutiennent un cheval devant, un cheval derrière, les chaises à porteur de tous styles, aux panneaux peints par de grands artistes souvent, les vinaigrettes, autres chaises traînées à bras par un laquais, tous ces moyens de transport d’une époque disparue nous captivent à chaque minute.

Le premier ballon
Le premier ballon

L’intérêt est non moins vif devant la rétrospective de la vélocipédie. Voici le premier bicycle : le vélocifére de 1778, très rudimentaire, façonné en cheval de bois, puis les draisiennes de 1795 et 1810, et la première machine un peu sérieuse, celle construite par Delahaye (1847), les machines de Michaux, l'imbattable de course (1876), le bi-spider de 1885, les grands cycles jusqu'à l’apparition de la fée bicyclette.
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