La génese de l'Exposition Universelle de Paris 1900

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worldfairs
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Re: La génese de l'Exposition Universelle de Paris 1900

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 30 avril 1898"

L’Industrie sanitaire à l'Exposition de 1900.

Un Comité s’est formé sous les auspices de la Société des Ingénieurs et Architectes Sanitaires de France, et de la Chambre syndicale de la Couverture, Plomberie, Assainissement et Hygiène et celle de Pavage et de Canalisation, en vue d’assurer le groupement et la représentation du génie sanitaire à l’Exposition de 1900.

Le but de ce Comité est de réunir, d’accord avec les services de l’Exposition et le Comité de la Classe d’Hygiène, toutes les Expositions intéressant cette industrie, en un emplacement d’un seul tenant et, si possible, dans un Pavillon spécial; de telle sorte que leur étude et leur comparaison en soient rendues plus faciles que dans les Expositions antérieures, où elles étaient disséminées en des emplacements très divers et même dans des classes différentes, ainsi d’ailleurs que le prévoyait encore la classification générale pour 1900.

Chaque exposant, bien entendu, devant conserver son individualité et restant absolument libre d’organiser son exposition comme il l’entendra, et le seul but du Comité étant d’opérer le groupement dans l’intérêt général, en vue d’obtenir pour les exposants, par le seul fait de leur cohésion, une représentation dans les Comités d’installation et le Jury.

Le Comité est composé déjà de plus de 60 adhérents en dehors de la Société des Ingénieurs et Architectes Sanitaires do France et des deux Chambres syndicales.

Les adhésions doivent être adressées au siège de la Société des Ingénieurs et Architectes Sanitaires de France, 19, rue Blanche.


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Re: La génese de l'Exposition Universelle de Paris 1900

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 14 octobre 1899"

L’ancien Palais de l’Industrie, aux Champs Élysées. — Dans quelques jours disparaîtra la dernière partie — encore conservée jusqu’à présent comme bureaux d’agences de travaux et de services administratifs — de l'ancien Palais de l'Industrie, aux Champs Elysées.

Les deux vitraux placés à l’extrémité de la grande nef, vitraux dus à Maréchal, de Metz, et qui, par leur exposition, l’un au soleil levant et l’autre au soleil couchant, flamboyaient, au matin ou au soir, des couleurs les plus éclatantes et les plus crues, en faisant admirer la France incitant les Nations à l''Exposition de 1855 et la Bonne Foi présidant au Commerce International , ont disparu dans la démolition sans qu’il ait été possible de garder ces beaux spécimens de l’art du peintre-verrier; et de même disparaîtra aussi le bas-relief de Desbœuf, décorant l’attique de l’entrée principale et représentant les Arts et les Industries diverses apportant leurs produits à l'Exposition.

Seuls, les motifs de sculpture dominant cette entrée: Les deux Groupes de Génies, de Dicholdt, et la statue colossale de la France offrant des couronnes à l'Art et à l'Industrie, par Elias Robert, seront conservés; et l’on prête aux architectes des nouveaux Palais des Champs-Elysées l’heureuse pensée de faire place, dans ces palais, à ces beaux morceaux de sculpture d’une autre époque; ce ne serait qu’après l’Exposition que la Ville de Paris en prendrait possession et leur trouverait une place dans un de ses musées municipaux.
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Re: La génese de l'Exposition Universelle de Paris 1900

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 23 décembre 1899"

L’Eclairage électrique de l’Exposition.

L’administration vient de porter à la connaissance des intéressés les cahiers des charges concernant la répartition par lots de l’éclairage électrique dans les diverses parties de l’Exposition.

En ce qui concerne l’éclairage électrique proprement dit. voici quelques indications d’après lesquelles on pourra juger de l’importance de l’ensemble.

Le soir, les visiteurs arriveront surtout à l’Exposition par les Champs-Elysées et par la porte monumentale de la place de la Concorde. Voici ce qu’ils y trouveront: Aux Champs-Elysées, 174 lampes à arc à courant continu, alimentées souterrainement. A la porte de la Concorde, 12 grandes lampes à arc sous la coupole et les minarets, 8 lampes à réflecteur-projecteur et 16 lampes à réflecteur simple sur les pylônes; enfin, 3,116 lampes à incandescence réparties sur tout le monument. Le pont Alexandre III sera éclairé électriquement par 508 lampes à incandescence réparties dans les candélabres, sur les couronnes lumineuses de ses clefs de voûte et, sur les pylônes des quais; toutes ces lampes sont de 46 bougies alimentées par un courant alternatif triphasé pris sur les postes de transformation.

Au Champ-de-Mars, le palais de l’électricité et le château-d’eau placé devant lui seront éclairés a giorno. Le palais de l’Electricité sera illuminé par cinq mille lampes à incandescence, 8 lampes à arc avec projecteurs à verres colorés et 4 lampes à arc avec réflecleurs. Sur le château-d'eau seront disposes 1,098 lampes à incandescence.

Signalons encore la grande salle des fêtes aménagée dans la galerie des Machines et qui comporte 4,500 lampes ii incandescence, les deux palais de l’Esplanade des Invalides dont chacun sera éclairé par 1,068 lampes à incandescence, avec 25 lampes dans l’allée centrale et 34 lampes dans les quinconces, soit en tout deux mille cent cinquante-quatre foyers.
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Re: La génese de l'Exposition Universelle de Paris 1900

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 24 février 1900"

Des palais élevés en 1889 sur le Champ-de-Mars, il ne reste plus que la Galerie des Machines. Les autres, dont un vote des Chambres avait décidé la conservation, ont cependant été sacrifiés au désir de faire neuf pour l’Exposition de 1900, et à l’intention assez logique de donner aux visiteurs une impression entièrement différente, malgré la présence de l’inévitable tour Eiffel. En effet, sauf ce gigantesque édifice, le Champ-de-Mars ne rappelle en rien l’aspect qu’il présentait il y a onze ans. La Galerie des Machines est complètement dissimulée par le Palais de l’Electricité et le Château d’eau qui occupe la place de l’ancien Dôme central. Mais ce n’est pas seulement l’aspect extérieur qui est modifié ; l’intérieur est aussi complètement transformé. On sait que la Galerie, au lieu de se présenter sous la forme d’un unique et colossal vaisseau, est aujourd’hui partagée en trois travées sensiblement égales.

La partie centrale est occupée par une très vaste salle de fêtes dont la coupole s’élève jusqu’au faîte de la galerie. Son plan circulaire était déjà bien dessiné l’an dernier, à l’époque du Salon annuel, dont les visiteurs pouvaient contempler, au milieu du Jardin de la sculpture, les piliers métalliques destinés à soutenir le dôme projeté. A cette époque l’état d’avancement des travaux ne permettait pas d’avoir une idée bien exacte du futur édifice qu’on avait irrévérencieusement désigné sous le nom de gazomètre.

A l’heure actuelle, les carcasses de bois sont venues remplir les vides de la carcasse métallique, mais l’œuvre est encore trop peu avancée pour qu’on puisse la juger ni même pour se rendre exactement compte de la forme qu’elle aura. Située au milieu de la grande galerie de l’Alimentation, d’aucuns comparaient cette salle à un formidable pâté. Mais n’a-t-on pas dit la même chose du palais du Trocadéro. Il faut laisser aux architectes le temps de parachever leur œuvre avant de se prononcer. Il est au contraire certain, d’après ce que nous en savons, que l’édifice confié à M. Raulin sera une des attractions de l’Exposition.

Telle qu’elle est, cette salle, réduite encore à une carcasse de bois et de fer, elle nous permet cependant d’apprécier la grandeur et la hardiesse de la Galerie des Machines. En 1889, rien ne venait donner l'échelle de cette construction ; la réflexion seule permettait d’apprécier à sa valeur l’énorme portée des fermes. Mais le public certainement n’était pas impressionné par l’immensité de ce hall, par la largeur inusitée couverte sans points d’appui. Cette année l’impression est tout autre. Bien que, par suite de la construction de la Salle des Fêtes, on ne puisse embrasser à la fois qu’un tiers de la nef, on a cette fois la sensation vraie de la largeur et de la hauteur de ce vaisseau, sensation qui sera encore certainement accrue lorsque les constructions projetées pour les galeries d'alimentation seront terminées.

Car cette partie de l’Exposition n’est pas très avancée, il faut bien le reconnaître. Sur le sol nu se dressent à peine quelques échafaudages, qui, dans six semaines, devront figurer des palais fort intéressants dans leur symbolisme gastronomique.

Telle sera par exemple l’exposition des vins de France, dont l’installation a été confiée à M. Laffilée. L’habile architecte a voulu loger les produits de nos vignobles dans des édifices historiques et caractéristiques de nos grandes régions vinicoles. Réunis ils formeront une véritable ville qui abritera sept mille exposants. La Bourgogne y sera représentée par le classique hôpital de Beaune, dont les vins font toujours prime sur le marché, par le cloître de Semur, le palais de justice de Dijon, la maison romane de Cluny, tout cela groupé sous la silhouette du Jacquemart de Dijon.

Le clocher de Cognac se dressera au milieu des maisons du quinzième siècle des Charentes et de l’Armagnac, tandis que le Midi sera évoqué par une vue dioramique de Carcassonne, par la porte d’Auguste à Nîmes, par l’église St-Guilhem-du-Désert.

Les marchands de vin de la Seine seront logés dans un pavillon de style Renaissance, imité de Jean Goujon.

Et ainsi de suite pour tous nos crûs, les plus humbles comme les plus célèbres, depuis le Suresnes-première jusqu’au Champagne extra-dry. La bière aussi aura son Palais, et nous croyons savoir que M. Benouville a été chargé de lui édifier une demeure digne d’elle, dans le style des édifices bachiques d’outre-Rhin.

Ce sera une belle apothéose de la Boisson, un triomphe pour l’Alcool, auquel le gouvernement distribuera diplômes et récompenses.

Et par les chaudes après-midi d’été, par les soirées douces du printemps, la foule envahira ces palais de la dégustation pour s’y reposer et s’y raffraîchir, surtout si M. le Commissaire général ne s’est pas montré trop sévère, s’il a permis aux Hébés venues de Montmartre ou de Nuremberg de verser la bière mousseuse aux visiteurs assoiffés.

Et ne sera-ce pas d’ailleurs justice ?

L’Exposition est si vaste, occupe de tels espaces que les faibles mortels, harassés et le gosier sec, seront bien forcés de s’arrêter à un moment donné, et de dire comme le poète : nunc est bibendum.
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Re: La génese de l'Exposition Universelle de Paris 1900

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 24 mars 1900"

Le droit de photographier à l‘Exposition.

Un arrêté du ministre du Commerce et de l'Industrie vient de fixer les conditions dans lesquelles les photographes pourront opérer dans l’enceinte de l’Exposition.

D’après ce règlement, l’usage des appareils de photographie dits appareils à main est libre pendant toute la durée d’ouverture au public et n’est assujetti à aucune redevance.

L’usage des appareils à pied ne peut avoir lieu que jusqu'à une heure de l’après midi. Il est subordonné à une autorisation écrite délivrée par le commissaire général et assujetti à une redevance. L’autorisation est donnée, soit pour une séance, soit pour la durée do l'Exposition. Dans le premier cas, le permissionnaire reçoit un ticket spécial «lu prix de 25 francs par appareil, dont le talon doit être détaché à l'entrée. Dans le second cas, l'abonnement est constaté par une carte portant la photographie du permissionnaire. Il donne lieu au payement d'une redevance de 1000 francs par appareil. Le payement de ces redevances ne dispense ni l’opérateur ni ses aides des droits d'entrée dans l’enceinte.

Aucun objet expose ne peut être photographié sans l’autorisation écrite de l’exposant. Les intéressés doivent également se pourvoir, auprès des commissaires généraux étrangers et des concessionnaires, de l’autorisation nécessaire pour la reproduction de leurs palais et pavillons. Ils assument l'entière responsabilité des reproductions et garantissent contre tout recours l’administration de l'Exposition.

Enfin, les opérations doivent être conduites de manière à n’apporter aucune entrave à la circulation et les porteurs d'appareils sont tenus de se conformer, à cet égard, aux injonctions des représentants de l'administration.
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