L'histoire de l'habitation humaine

Paris 1889 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture
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Re: L'histoire de l'habitation humaine

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 31 aout 1889"

MAISON GALLO-ROMAINE

On a reproché aux petites constructions de l’histoire de l’habitation leur alignement monotone le long du quai d’Orsay. Cette critique est justifiée, mais il ne faut pas attribuer cette faute à l’architecte qui a dû subir l’emplacement qui lui a été donné, le seul qui fût encore disponible au moment où cette vivante exposition d’architecture fut décidée.

Mais M. Garnier a cherché autant qu’il a pu à rompre cette longue ligne droite. Tantôt il a réuni quelques-uns des édicules ensemble, comme par exemple au groupe dont fait partie la maison renaissance; tantôt il a placé la façade allongée perpendiculairement à l’alignement choisi. Tel est le cas de la maison gallo-romaine. Il faut ajouter que l’emplacement de celte construction est heureusement choisi. Elle est située au croisement du quai d’Orsay et de la grande voie qui, partant du pont d’Iéna, passe sous la tour Eiffel et sert d’artère principale au Champ-de-Mars.

Maison gallo-romane
Maison gallo-romane

Aussi son succès est-il très grand ; les visiteurs qui par milliers passent chaque jour devant elle sont attirés par son architecture puissante et robuste, par le caractère mixte qu’elle présente et qui indique bien l’origine romaine de ce style qui s’allie à la rusticité de l’art gaulois.

Les promeneurs sont aussi fort intrigués parle lourd chariot qui attend à la porte. Enfin pour comble d’attraction, de majestueux gallo-romains servent de la bière aux consommateurs épris de couleur locale, qui s’asseyent devant leurs tables rustiques.


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Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 5 octobre 1889"

L'histoire de l'habitation humaine - Maisons égyptienne et phénicienne
L'histoire de l'habitation humaine - Maisons égyptienne et phénicienne

Parmi les premières constructions qui bordent le quai, et sont rangées par époque, se trouvent celles de l’Égypte et de la Phénicie, que nous avons groupées sur notre dessin pour montrer les analogies qui existent entre les architectures de ces deux peuples. Nous devons dire que la reconstitution du style phénicien est bien hypothétique, les documents sur ce peuple étant moins nombreux que pour l’Égypte. On sait cependant que l’influence des peuples voisins, comme l’Assyrie, s’est fait sentir sur leur style.
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Message par worldfairs »

Texte et photo de "L'Exposition Universelle de 1889 par Léon Malo"


Histoire de l'habitation<br />Maison renaissance
Histoire de l'habitation
Maison renaissance


On m’a fait, à propos de ces lettres, un reproche auquel je veux répondre sans tarder.

Les appréciations en sont trop générales : la critique ou l’éloge, trop impersonnels; à peine y lit-on çà et là un nom propre ; ce n’est pas ainsi que se doit juger une exposition où tous les produits sont signés ; il est juste que celui qui est derrière son travail en ait, devant le public, l’honneur ou la responsabilité.

C’est une théorie juste, niais, dans l’espèce, impraticable.

Si elle est admissible dans les circonstances ordinaires, elle se trouve ici en présence d’une impossibilité matérielle. Si je voulais mettre au bout les uns des autres tous les noms qui méritent d'être mentionnés, j’en remplirais, de la première à la dernière ligne, les quelques articles que je me propose d’écrire sur ce colossal sujet, et encore devrais-je me borner à en écrémer la liste.

Il y a une autre raison que la pudeur me défendrait de donner si je n’y étais pas provoqué.

Je lis quelquefois, non sans quelque dégoût, des compte-rendus de l'Exposition, publiés par certains journaux parisiens des plus haut perchés, et même par certaines revues spéciales des plus graves et des plus écoutées. Ces compte-rendus, on s’en cache à peine, s’ils ne sont pas rédigés par l’exposant lui-même, le sont sous sa dictée, ou du moins sous son inspiration, et c’est son caissier qui corrige les épreuves. Dans telle feuille répandue aux quatre coins du monde, cette publicité en collaboration avec l’intéressé a pris des proportions absolument nauséabondes, et je connais plus d’un important recueil scientifique et industriel, bourré d’x et d'y, dont les jugements sont tarifés comme ceux d’un cadi.

Cet usage de la réclame à outrance s’infiltre peu à peu dans nos mœurs et nous mène doucement à la vénalité orientale. Le beurre et les loyers sont devenus si chers que je ne m’en étonne qu’à demi; mais la répulsion qu’il m’inspire fait naturellement rester au fond de mon encrier plus d’un nom qui aurait le droit d’en sortir. Si quelques-uns en sont sortis quand même, comme ceux des princes de la soierie et de l’orfèvrerie lyonnaises, et si d’autres, très rares, en sortent encore, c’est que l’orgueil de citer des noms de compatriotes vainqueurs a été et sera plus fort que ma répugnance. Le lecteur sait maintenant pourquoi je lui parle moins des hommes que des choses.

Il ne croira pas, j’espère, que j’ai vendu ma plume à M. Charles Garnier parce que je prononcerai son nom à propos de l'Histoire de l'Habitation, son œuvre, l’une des pièces les plus intéressantes de l’Exposition. Aussi bien j’aurai à relever la fadeur de mes compliments par un filet de vinaigre dont l’éminent architecte est de force à digérer l'acidité ; si toutefois il lit ceci, ce qui est infiniment peu probable.

L’idée de réunir en une rue unique les spécimens des abris que l’homme s’est élevés depuis la création et de tirer de cette synthèse un enseignement philosophique, ne pouvait naître que dans la tête d’un fantaisiste. Un praticien se fût objecté tout de suite que, pour avoir sa valeur entière, la caverne d'un troglodyte devait être placée dans un paysage qui lui fût assorti; qu’un pavillon égyptien, sans palmiers alentour et sans désert à l’horizon, ne pouvait être que de l’égyptianisme de convention, et qu’un village lacustre aperçu entre les jambes de la tour Eiffel ne saurait que blesser la vue des archéologues délicats. Ce mélange intime et forcé des premiers siècles du monde avec le dix-neuvième après Jésus-Christ est douloureux pour le visiteur. Je ne demande pas mieux que de retourner en arrière de huit ou dix mille ans en compagnie de M. Garnier ; mais, à chaque pas, je me heurte à des choses et à des gens tellement contemporains que ces chutes incessantes finissent par me meurtrir.

Il y a une marchande de journaux dont l’étalage me gâte horriblement la maison romaine, laquelle cependant est charmante. Se promener de long en large dans le siècle d’Auguste et courir le risque d’y lire sur les papyrus des libraires le nom du général Boulanger, c’est dur. Ajoutez que la série de ces habitations rétrospectives, alignées en rang d’oignons le long du quai d’Orsay, sous la fumée des bateaux à vapeur, est coupée juste en son milieu par la principale artère de l’Exposition, celle qui va du Trocadéro à la Tour; un fleuve humain y coule sans cesse, avec une impétuosité et des bruits torrentiels, bannissant toute possibilité d’abstraction et de recueillement. Par là, le plus grand attrait du spectacle s’évanouit.

Ces architectures de toutes les époques, réunies, presque amoncelées les unes sur les autres, désharmonisées les unes par les autres et noyées dans les flots d’une multitude indifférente, y perdent presque toute leur saveur. Elles me font l’effet d’un concert exécuté dans une corbeille d’agent de change, au milieu des vociférations de la Bourse et où chaque musicien jouerait à sa guise les airs de son pays.

Ce défaut de mise au point;, mortel pour l’unité de l’œuvre, n’enlève rien au mérite intrinsèque de chacun de ces petits monuments, qui sont individuellement très curieux et dont quelques-uns sont d’une véritable beauté. On eût peut-être mieux fait de les laisser inhabités que d’y loger, comme on l’a fait au détriment de Invraisemblance, un certain nombre d’industries alimentaires dont le modernisme ne laisse pas de causer çà et là chez le visiteur de pénibles sursauts. On y vend, sous prétexte d’orientalisme, des nougats dont il serait imprudent d’analyser les matières premières, et des breuvages qui, sûrement, n’oseraient pas se présenter le front haut devant le Laboratoire municipal. L’exotisme dans la nourriture et la boisson a pris à cette Exposition les proportions d’un fléau.

Passe pour les établissements régulièrements établis sous les portiques du palais et dont l’ambition est satisfaite lorsque, après l’avoir intoxiqué, ils ont écorché vif l’affamé qui s’y hasarde ; mais, empoisonner les gens à la faveur d’une couleur locale de contrebande, c’est un double délit, déplorablement répandu dans ces parages et, paraît-il, indéracinable.
Ces anachronismes culinaires déprécient fâcheusement, à nos yeux, l’ingénieuse idée de M. Garnier; surtout ceux qui me heurtent aux environs des constructions préhistoriques dont l’authenticité n’est pas acte de foi. L’imagination de l'artiste a dû se fouiller jusqu'au fond des poches pour les édifier, les meubler et les peupler ; car, entre nous, les vestiges retrouvés de l’âge de fer et de l’âge de pierre sont bien silencieux sur le home de de nos ancêtres de ce temps-là. Il a fallu, bon gré, mal gré, travailler à l’aveuglette et leur prêter une architecture quelque peu incertaine. Le visiteur, le Parisien surtout, ne se gêne pas pour gouailler ces immeubles hypothétiques et même pour se livrer à leur égard à des actes irrévérencieux ; sans compter que, si leur installation a été faite avec un soin dont il convient de louer hautement l’auteur, leur entretien n’est pas sans laisser à désirer. L’eau qui environne la Cité lacustre ne rappelle plus que très imparfaitement l’onde pure des lacs, et la couche de plâtre qui figure, sur la hutte laponne, la neige éternelle a cessé depuis longtemps d’être d’une blancheur immaculée. La gravité de cette leçon d'histoire, si amoureusement préparée et si spirituellement dite, en pâtit nécessairement. Le respect que des souvenirs aussi anciens devraient inspirer à nos jeunes générations et l'effet de leur enseignement s'en trouvent d'autant diminués.

Mais, ce qui est absolument instructif et charmant, c’est la reproduction des édifices de style moins nébuleux pour lesquels les documents d’origine certaine n’ont pas manqué. La maison Renaissance est un vrai bijou qui serait admiré même séparé de cette précieuse collection.

Cette « Histoire de l’Habitation humaine » est au fond, une œuvre considérable ; celle d’un artiste, d’un poète, d’un studieux, d'un homme d’esprit. Je ne suis pas bien sûr qu’elle soit l’œuvre d’un historien. L’Histoire exige plus de méthode et plus de certitude. Même en oubliant les impropriétés de la mise en scène, je trouve le titre un peu ambitieux pour cette agréable fantaisie, qui n’a pas besoin de ces prétentions à la pédagogie pour empoigner les amoureux du beau comme ceux du joli.

Voici, par exemple, un groupe de trois maisons où, dans un habile désordre, on a réuni les spécimens des trois styles aux-
quels nous devons, en France, les plus grandes merveilles de notre architecture : roman, gothique, renaissance. Ce petit coin est, à lui seul, un trésor.

Avec un tact extrême, l’artiste a choisi ses modèles parmi les humbles. Les monuments historiques, les demeures seigneuriales nous sont connus ; ne fût-ce que par décence, chacun de nous est tenu de les avoir visités ou gravis ; ce qui l’est moins, c’est le simple domicile du bourgeois, tel que l’habitaient les vilains, nos aïeux ; tel qu'on le retrouve encore en vestiges çà et là, enchâssé dans les constructions modernes quand on parcourt certains pays que n'a pas encore trop maltraités la maladie des embellissements. C’est ce que M. Garnier s’est appliqué à nous montrer, et il y est parvenu avec un rare bonheur.
La maison romane est une simple logette construite en robustes assises de couleurs alternées. Les ouvertures en sont découpées en arceaux plein-cintre dont les retombées reposent, d’un côté Sur les piédroits de la muraille, de l’autre sur une colonnette médiane, râblée comme tous les appuis de ce temps-là et dont les chapiteaux richement ciselés annoncent déjà l’aurore de l’art ogival. Au rez-de-chaussée surhaussé est une vaste salle commune ; un premier étage, mansardé, renferme le logis privé. Un balcon de bois sculpté en égaie la façade; le caractère farouche du XIIe siècle s’adoucit visiblement. Devant la porte, le puits du ménage, surmonté de son obligatoire baldaquin de fer brutalement forgé. C’est naïf et vrai ; là du moins on peut lire l’histoire de l’habitation sans être tenté d’incrédulité.

Plus modeste et plus croyable encore est la maison gothique. Nous l’avons tous vue déjà, celle-là, dans quelques vieille rue tortueuse de notre ville natale ; mais décrépite et vermoulue ; contaminée, le plus souvent, par des appropriations aux commerces du rez-de-chaussée. M. Garnier l’a déterrée, nettoyée, remise à neuf et réédifiée aux côtés de son aînée de deux cents ans, où elle fait vraiment bonne figure avec l’enchevêtrement de ses pans de bois sculpté, son balcon de vieux chêne, que soutiennent des colonnes chimériques, et son ornementation déjà raffinée. Nous sommes loin des splendeurs monumentales de l’art gothique ; mais, plus peut-être que dans nos plus belles cathédrales, nous nous sentons ici en plein Moyen-Age.

Mais la perle du trio, c'est la maison Renaissance Là, M. Garnier a déployé toute son ardeur et toute sa bouillante érudition. Il semble qu’en arrivant à ce point de son œuvre, il n’a fait que rentrer chez lui, après une excursion échevelée à travers des siècles invraisemblables. On dirait que c’est son propre logis qu’il a édifié là, cet enfant terrible de l’architecture, et passionnément embelli ; c’est pour lui qu’il a réservé ses soins les plus attentifs et ses plus chaudes caresses. Aussi en a-t-il fait un joyau de grand prix, qui jure un peu, faut-il le dire, avec le plâtras des turqueries du voisinage.

L’histoire contée par M. Garnier est universelle et cosmopolite. Il a oublié de me consulter avant d’en entreprendre le récit; c’est fâcheux, car je lui aurais sûrement conseillé de la borner à la seule habitation française. En disséminant moins ses forces et en réduisant son programme aux évolutions de l’architecture nationale, depuis celle des Francs jusqu’à celle du boulevard Haussmann, ce qui est déjà une jolie marge, il nous eût séduit davantage encore et peut-être eût-il été pris plus au sérieux. « Qui trop embrasse mal étreint. »

Et, en a-t-il embrassé, de ces styles de tous les âges et de tous les pays ! Assyrien, Phénicien, Egyptien, Persan, Indou, Arabe, Japonais, Chinois, Samoyède, sans compter ceux qui n’ont jamais existé ; il y a visiblement perdu le souffle. Faute d’avoir assez condensé son ouvrage, il en a fait quelque chose d’incertain, d’éparpillé, qui n’impose à personne. C’est grand dommage ; s'il eut moins délayé son sujet, s’il eût su donner à son enseignement l’autorité qu’il méritait, il fût peut-être parvenu à ce souhaitable résultat de rendre à quelques-uns d’entre nous la vénération, fâcheusement perdue, des belles choses du temps passé ; il eût montré aux yeux, par des exemples visibles et tangibles, que, pour avoir inventé l’architecture du fer avec toutes ses audaces, nous n’en sommes pas moins des écoliers auprès des maîtres de jadis. S’ils faisaient moins grand, ils faisaient plus beau. Nous n’avons pas l’air de nous en douter et nous nous évertuons à dilapider leur héritage.

L'épidémie de modernisation des villes ne met plus de bornes à ses ravages. Les Italiens sont en train de massacrer Rome. Le débordement des maisons de rapport vient baigner maintenant les pieds du Colisée et salir les marbres du Forum. Ce sacrilège a abouti à un krach financier qui promet de faire époque. J’en souhaite autant à toutes les villes qui, possédant de semblables reliques, les traitent de pareille façon. Je voudrais tenir par le coude cette municipalité romaine ; j'aimerais à la conduire, elle et les autres qui l’imitent, devant cette histoire de l’habitation, non telle que la professe M. Garnier, mais telle qu’il l’aurait conçue s’il avait eu la sagesse de prendre mon avis ; je leur ferais voir avec leurs yeux de quel point l’architecture est partie, à quel point elle est arrivée, à quelles hauteurs elle s’est élevée, entre ses origines et sa décadence, combien impossible il serait de refaire ce qu’elle a fait si la sottise des hommes achevait de le détruire. Elles apprendraient là quel crime c’est d’attenter à la majesté de ce qui reste encore de l'œuvre des grands siècles.
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Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 19 octobre 1889"

Histoire de l'habitation - La maison Romane, Moyen-Age et Renaissance
Histoire de l'habitation - La maison Romane, Moyen-Age et Renaissance

LES MAISONS ROMANES, MOYEN AGE ET RENAISSANCE

Le groupe de ces trois constructions est certainement ce qu’il y a de plus séduisant dans l’histoire de l’habitation de M. Charles Garnier. Rien, en effet, n’a été ménagé, et l’œil est absolument satisfait par l’élégance de l’ensemble. La maison Romane, si gracieuse, apparaît la première, avec son vaste arceau en plein ceintre au rez-de-chaussée abritant un large escalier en pierre, ses hautes et étroites fenêtres, et au-dessus un large balcon en bois.

Vient ensuite la maison Moyen Age, style Henri II, avec son toit à deux pentes, ses deux galeries et ses pignons en bois découpé, et une porte en arcade au rez-de-chaussée. Au-dessus d’un large portique s'ouvrant à côté de la maison, on lit ce placard : « Appelés en France par le noble roi Henri II, les maistres verriers vénitiens se sont établis ici afin d’y exercer leur art et d'en faire connaistre les procédés. » — Sur le devant des maisons se développe la place publique d’autrefois, avec son banc de pierre et son puits.

Ce groupe se termine par l’habitation du xvic siècle, style Renaissance, flanquée d’une élégante tourelle. Elle représente bien cette époque féconde pendant laquelle les architectes déployèrent un incomparable talent dans l'emploi des divers ordres. Ce pavillon est affecté à l’usage de M. le président de la République.
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Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 23 novembre 1889"

LA MAISON JAPONAISE

Histoire de l'habitation - La maison Japonaise
Histoire de l'habitation - La maison Japonaise


Le pavillon japonais est d'une architecture délicate et déliée se ressentant naturellement de l’architecture chinoise dont elle est la fille, mais qui n’en conserve pas moins un cachet de légèreté et de délicatesse qui est le propre du génie japonais. Ou se rend compte par la construction même, et par les produits exposés, combien sont remarquables les travaux de ce peuple dans le genre décoratif et ornemental. Il est difficile de réunir dans un si petit espace plus de preuves de variété et d’ingéniosité.


LA MAISON DE LA PERSE ANTIQUE

Histoire de l'habitation - La maison de la Perse antique
Histoire de l'habitation - La maison de la Perse antique

L’architecture persane, qui eut son plus grand essor environ 5OO ans avant Jésus-Christ, à l’époque où Cyrus réunit à la Perse, l’Assyrie et la Babylonie, est représentée au Champ-de-Mars par une gracieuse construction qui attire les regards par son élégante coupole émaillée, dont lestons azurés resplendissent au soleil du plus vif éclat. M. Formigé, l’architecte, semble avoir puisé dans celle construction même les décorations qu’il a appliquées, avec tant de succès, à ses deux dômes des palais des Arts libéraux et des Beaux-Arts.
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Histoire de l'Habitation Humaine<br />Cité lacustre - Maison Egyptienne (1400 av JC) - Maison Assyrienne (700 av JC)
Histoire de l'Habitation Humaine
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Histoire de l'Habitation Humaine<br />Maison Romane (IXe siècle) - Maison du Moyen-Age (XIIIe siècle) - Maison de la Renaissance (XVIe siècle)
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Re: L'histoire de l'habitation humaine

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Histoire de l'Habitation Humaine<br />Maison Asyrienne (700 av JC) - Maison des Hébreux (1000 av JC)
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