Henri de Guise et sa mère, par Ch. Comte

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Henri de Guise et sa mère, par Ch. Comte

Message par worldfairs » 20 févr. 2019 01:24 pm

Texte et illustrations de "Les merveilles de l'Exposition de Universelle de 1867"

Dans un oratoire tendu de vieilles tapisseries et dont le sol est revêtu d’une mosaïque jaune à rosaces blanches bordées de bleu, sur un autel recouvert de velours cramoisi est posé un coussin noir, portant une couronne ducale, un collier et une épée. Au-dessus, dans un petit retable, une peinture sur bois représente l’assassinat de François de Lorraine, duc de Guise, deuxième du nom, par Poltrot de Méré, meurtre qui fut perpétré devant Orléans, le 23 février 1563.

Sur un fauteuil, une femme jeune encore, vêtue de velours noir et portant un long voile, presse dans ses bras un adolescent en deuil comme elle, et tous deux, les yeux fixés sur la scène retracée par le peintre, semblent en proie à une émotion profonde.

Cette femme, c’est la duchesse de Guise; cet enfant, c’est Henri, qui devint le Balafré et faillit être roi de France et fonder une dynastie nouvelle.
Eléonore d'Este, sa mère, lui fait jurer de venger le meurtre abominable qui a décapité sa famille.

Paris 1867 - Arts, design, mode - Henri de Guise et sa mère, par Ch. Comte - henrideguise.jpg

Lui, l'œil irrité, saisit l’épée d’une main fiévreuse. La duchesse, les yeux mouillés de larmes au souvenir de la perte qu'elle a faite, le cœur serré d’indignation, étreint Henri par un mouvement empreint de passion, d’entraînement et de vérité. Cette scène est pleine d'émotion et de dignité.

Si maintenant on considère les types, on reconnaîtra dans les deux personnages les descendants de ces races aristocratiques chez lesquelles le commandement, la fortune, l’éducation, la vie élégante et la délicatesse sont de tradition. Telle est la duchesse qui paraît être, par parenthèse, une mère un peu jeune; tel est surtout cet adolescent noble, énergique et intelligent. On remarquera aussi la souplesse du jeune corps, encore un peu grêle, comme il arrive généralement à cet âge.

Faut-il faire ressortir l’unité de cette composition de M. Charles Comte, quand son talent est presque au-dessus de tout éloge comme de toute critique? Faut-il dire que c’est à cause de l’unité de composition, soutenue par l’harmonie de la couleur, que cette page est si émouvante, produit si exactement et si fortement l’effet voulu par l’auteur?
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