Vase pour prix concours agricole

Paris 1867 - Arts, design, fashion
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worldfairs
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Vase pour prix concours agricole

Message par worldfairs » 05 janv. 2019 12:40 pm

Texte et illustrations de "Les merveilles de l'Exposition de Universelle de 1867"

Malgré les incontestables services que la gravure sui buis rend chaque jour à l’industrie et aux arts, il est bon de Mgnaler d’autres procédés de gravure qui sont plus expéditifs et ont au moins le rare mérite de respecter la pensée de l’artiste et —de reproduire son travail dans les moindres détails. Entre tous, les procédés de M. Dulos nous paraissent mériter une sérieuse attention, et nous allons en expliquer le mécanisme le plus brièvement possible.

Ces procédés sont basés sur l’observation suivante des phénomènes capillaires : si, après avoir tracé, avec un vernis, des lignes sur une plaque d’argent ou de cuivre argenté, on verse du mercure sur cette plaque mise de niveau, il se forme, à droite et à gauche des lignes tracées, deux ménisques convexes, et le mercure s’élève en saillie au-dessus de la plaque. La même expérience peut se faire avec une feuille de verre dépoli, en y traçant des lignes avec un corps gras et en jetant de l’eau sur toute la surface du verre : on peut dire d’ailleurs que tout liquide mouillant une surface sur laquelle on a tracé des traits avec un corps qui ne se laisse pas mouiller lui-même, se comportera de la même manière que le mercure sur l’argent et l'eau sur le verre.

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On prend donc une plaque de cuivre argenté sur laquelle on décalque, on transporte ou l’on trace un dessin quelconque; nous supposons que c’est un dessin fait à l'encre lithographique. Le travail du dessinateur terminé, la plaque est recouverte, au moyen de la pile, d’une légère couche de fer dont le dépôt ne s’opère que sur les parties non touchées par l’encre ; cette encre étant enlevée avec de l’essence de térébenthine ou avec de la benzine, les blancs du dessin se trouvent représentés par la couche de fer et les traits par l’argent même. En cet état de la plaque, on versera sur sa surface du mercure qui ne s’attachera que sur l’argent, et après avoir chassé avec un pinceau doux le mercure en excès, on verra ce métal s’élever en relief là où se trouvait précédemment l’encre lithographique ; on peut alors prendre une empreinte dont les creux, offrant la contre-partie des saillies du mercure, figureront une sorte de gravure en taille-douce. Cette empreinte ne peut être moulée qu’au moyen du plâtre, de la cire fondue, etc., etc., corps trop peu résistants pour fournir une impression convenable ; mais en métallisant le moule et en y effectuant un dépôt galvanique de cuivre, on obtiendra la reproduction exacte des saillies primitivement formées par le mercure, et en quelque sorte une matrice au moyen de laquelle on pourra reproduire à l’infini des planches propres à l’impression en taille-douce.

S’il s’agit d’une gravure typographique, la planche de cuivre en sortant des mains du dessinateur reçoit une couche d’argent qui ne se dépose que sur les parties non touchées par l’encre lithographique ; on enlève cette encre avec de la benzine, on oxyde le cuivre recouvert primitivement parle dessin et on continue les opérations indiquées plus haut. La planche galvanique destinée à l’impression se trouve alors avoir pour saillie les traits mêmes du dessin, et pour creux les épaisseurs formées au début par le mercure. Le mercure peut être remplacé par un alliage fondant à une basse température, tel que le métal d’Arcet, auquel on ajoute une petite quantité de mercure.
Le métal à clicher se comporte exactement comme le mercure dans les applications ci-dessus décrites ; et lorsque les saillies sont fixées par le refroidissement, un dépôt de cuivre effectué au moyen de la pile donne une planche de service pouvant facilement se remplacer, si on a conservé la planche mère. Observons toutefois qu’avec le métal d’Arcet on ne doit pas opérer à l’air libre; il est préférable de mettre la plaque sous une couche d huile que l’on fait chauffer à la température de 80 degrés environ, température à laquelle l’alliage précité entre en fusion. On évite ainsi l’oxydation, qui nuirait au succès de l’opération ; en outre, le métal se distribue avec plus de facilité sur la plaque et s’élève à une plus grande hauteur au-dessus de la surface de celle-ci.

Par tout ce qui précède on voit que pour obtenir une gravure en relief, il faut que le métal fusible ou l’amalgame monte autour du dessin en l’épargnant, et que l'on prenne une empreinte galvanique qui offre alors, sous forme de tailles saillantes, la reproduction exacte du dessin. Pour la gravure en taille-douce, on monte en relief le dessin même de l’empreinte galvanique traduit par des creux.
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