Bijoux exposés par M. Gentilhomme

Paris 1867 - Arts, design, fashion
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worldfairs
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Bijoux exposés par M. Gentilhomme

Message par worldfairs » 30 déc. 2018 10:54 am

Texte de "L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée"

Paris 1867 - Arts, design, mode - Bijoux exposés par M. Gentilhomme - bijouxgentihomme.jpg

Art essentiellement féminin, partant variable, la bijouterie change sans cesse de style. Une saison parfois lui suffit pour aller brusquement du grave au léger, et retourner d’un bond au sévère. Aussi déterminer l’année où telle boucle de ceinture, telle broche, tel collier, sont sortis de l’atelier, est rarement chose facile.

Cependant tous les produits de la bijouterie actuelle ne se confondront pas plus tard avec leurs similaires d’un autre âge. En effet, des attaches, des combinaisons, certains procédés particuliers à la fabrication moderne en seront les signes distinctifs, serviront à établir leur état civil. Par exemple, la résille de M. Gentilhomme ne court point le risque d’être attribuée à une époque antérieure à celle-ci, parce que l’on y rencontre précisément des agencements ingénieux et utiles dont les anciens bijoutiers ne se sont assurément guère préoccupés. Ainsi, les turquoises qui forment son ornementation sont mobiles : simplement vissées, en quelques instants on peut leur substituer des perles, des brillants, des rubis ou d’autres pierres précieuses. D’un autre côté, le filet en chaînettes d’or est d’une souplesse merveilleuse, absolue, comparable au moins à celle de la soie, résultat charmant et rare que l’on doit à un outillage spécial, très-heureusement conçu. Enfin la plaque du peigne est mobile elle aussi et peut se transformer suivant les caprices de la mode.

Le bracelet dont nous publions également le dessin est un autre tour de force de fabrication. Tout en conservant à ce bijou une grande souplesse, et sans compromettre son élégance, il s’agissait de lui assurer assez de rigidité pour qu’il épousât exactement la forme du bras. Or, c’est le programme que M. Gentilhomme, praticien consommé, a rempli de manière à défier toute objection.

Quant à la broche, cela se voit, elle n’est pas moderne, ni de ce pays. On croit y retrouver les caractères d’un produit florentin, et son origine remonte sans doute au seizième siècle. Qui ne reconnaît le sujet représenté : Hercule étouffant le lion de Némée? En haut relief, exécutée d’un outil savant et délié sur une sardoine pure de toute tache, de toute veine, sertie d’un cercle d’or marqué de brillants, sans rien exagérer, la pièce est digne d’appartenir à une souveraine, mieux encore de figurer dans une collection publique.
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