La Branche de lilas de M. Rouvenat

Paris 1867 - Arts, design, fashion
Avatar du membre
worldfairs
Site Admin
Messages : 6779
Enregistré le : 21 juin 2004 09:41 pm
Localisation : illkirch
Contact :

La Branche de lilas de M. Rouvenat

Message par worldfairs » 28 déc. 2018 06:12 pm

Texte de "L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée"

bijouxrouvenat.jpg

L’exposition de M. Rouvenat a été l’objet de tant d’éloges, les merveilleux produits que contient sa vitrine ont soulevé de si. hautes et de si vives admirations, la presse a décrit ses chefs-d’œuvre de joaillerie avec un si grand luxe de détails, que nous pouvons nous dispenser de les décrire à notre tour.

Nous nous contenterons donc de signaler son magnifique diadème Henri II, son paon émeraudes, saphirs et brillants, le gracieux colibri acheté par l’Empereur, la légère et charmante libellule acquise par le vice-roi d’Égypte, des camées plus beaux que les antiques les plus purs, la coupe de jade blanc provenant du palais d’été de l’empereur de la Chine, enrichie d’ornements du goût le plus exquis, enfin un miroir style grec d’une forme si ravissante et d’un éclat si splendide, qu’il faut que nous n’ayons plus de Périclès, d’Alcibiade et d’Aspasie pour qu’il n’ait pas trouvé d’acheteur.

Mais dans cette vitrine où sont entassées tant de richesses, ce qui attire le plus vivement les regards de la foule, c’est la branche de lilas que reproduit notre gravure.

Dire que c’est un chef d’œuvre de joaillerie ce n’est pas dire assez; ce travail-là n’est rien moins qu’une merveille: comme composition, arrangement et exécution, l’art ne peut aller plus loin; l’ensemble éblouit, et quand on examine les détails, on va de surprise en surprise. Avec quelle prodigieuse exactitude sont rendues les moindres parties de la fleur, et quelles difficultés il a fallu vaincre pour enchâsser, sertir tous ces brillants de manière à reproduire avec vérité les corolles entr’ouvertes ou épanouies, les boutons près d’éclore, les pétales, les feuilles et toutes les parties les plus délicates de la branche entière. Un pareil travail ne peut avoir été entrepris et exécuté que par un grand et un très-grand artiste.

M. Rouvenat, qui a obtenu k médaille d’or en 1849, la médaille d’or et la croix en 1855, la médaille de mérite en 1862 à l’exposition de Londres, a reçu cette année une nouvelle médaille d’or. On ne pouvait faire moins pour lui; mais pour ne blesser personne, sans doute, on n’a pas osé faire davantage.

Les visites successives de tous les princes, l’assiduité constante de la foule toujours en extase devant sa vitrine, sont pour lui la constatation d’un succès qui a tout l’éclat d’un triomphe.
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

Retourner vers « Paris 1867 - Arts, design, mode »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 0 invité