La Maison de Bretagne

Paris 1925 - Architecture, pavilions
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worldfairs
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La Maison de Bretagne

Message par worldfairs » 18 juin 2018 02:04 pm

Article de la revue "La construction moderne" du 27 septembre 1925

Lorsqu’on a traversé le Village français où les architectes ont rivalisé pour utiliser au mieux les petits emplacements qui leur ont été accordés, on arrive à un grand bâtiment, « Ti Breiz », la Maison de Bretagne, construite par l’architecte Lucien Vaugeois.

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Elle a été réalisée grâce au dévouement inlassable et aux qualités d’organisateur du peintre breton Jean-Julien Lemordant, ce grand blessé aux jambes hachées par la mitraille, auquel la guerre a réservé la douleur la plus cruelle qui puisse atteindre un peintre épris comme lui, de la couleur et de la lumière, en lui ravissant la vue. Jean-Julien Lemordant, auquel on ne saurait rien refuser, a su se débrouiller pour obtenir un grand emplacement ne faisant pas partie du Village français et a ainsi permis à son compatriote Lucien Vaugeois de faire une construction intéressante.

La Maison de Bretagne devait se prêter, par ses dispositions intérieures, à l’aménagement de salles d’exposition et avoir l’apparence extérieure d’une auberge-hôtellerie dans le village français auquel elle appartient cependant par son voisinage immédiat.

L’architecte Vaugeois a trouvé une distribution convenable qu’il a réalisée pour présenter ses salles d’exposition (plan n° 1) et nous donne une disposition ingénieuse de « la Maison de Bretagne » transformée en hôtellerie (plan n° 2).

Tandis que le plan n° 1 représente la construction adossée au bâtiment voisin comme elle l'est à l’Exposition, le plan n° 2 nous la donne isolée dans un village où le terrain permettrait son édification séparée. Ce dernier plan offre quatre entrées, réservées chacune à une partie bien déterminée : le débit, la cuisine, le café-restaurant et enfin l’hôtel ; toutes ces parties communiquant entre elles d’une manière extrêmement commode.

Le plan de l’étage offre huit chambres et salles de bains.

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La construction actuelle permettrait enfin d’obtenir, comme le montre le plan n° 2, des salles recevant partout une très bonne lumière.

Pour l’aspect extérieur, M. Vaugeois a prouvé que l'on pouvait rester dans les traditions locales sans copier les formes du passé régional ; il a su moderniser la vieille maison bretonne en lui conservant un caractère toujours agréable à l’œil. Il a employé des matériaux nouveaux permettant de construire avec économie, s’adaptant aux conditions du pays, offrant des qualités réelles de solidité et de durée ; le ciment armé lui a permis aussi d’obtenir des linteaux de portées plus longues et des ouvertures plus larges. Nous trouvons que l’habileté de l’architecte se manifeste ainsi surtout dans les baies et les fenêtres : aux petites fenêtres d’autrefois il substitue des baies très larges apportant de la gaieté aux façades et plus d’air aux intérieurs. Les grandes saillies des toitures les defendent bien de la pluie. La maison est toujours massive pour résister à la violence des vents et aux pluies de la bretagne, elle gagne de la couleur par les tons des peintures des poutrages, chevronnages et des volets. Les grandes haies à plein cintre, les balcons contrastent agréablement avec les soubassements massifs, les fortes encoignures aux pierres d’angles saillantes, les quelque pierres en saillie des parements. Des arcs et des linteaux robustes couronnent les haies, des colonnes trapues soutiennent de longues poulies en ciment armé. Les poutres, les parties apparentes des chevrons, les menuiseries des portes, des croisées et des volets sont d’un beau bleu intense.

Les volets bleus ont une menuiserie plaie, sans saillie, leur partie supérieure forme un carré bleu plus foncé. Ce carré bleu foncé encadre une partie creuse de ton jaune d’or également carrée percée d’une ouverture ronde.

La loggia du premier étage sur la façade principale a un plafond de ton jaune d’or à caissons formés par des chevrons du même ton bleu des portes.

Le haut toit à fortes pentes déborde largement sur les murs et se prolonge en auvents au-dessus des perrons et des portes, mais sous les avancées des toits et les corbelets saillants des auvents les façades sont percées d’une loge. La façade arrière est percée, en outre, d’un porche profond. L’asymétrie, caractéristique de l’architecture bretonne, se retrouve dans cette maison et lui conserve tout le pittoresque des constructions de Bretagne. Le prix des matériaux d’après-guerre interdit toute décoration coûteuse. Les goûts et les nécessités du jour demandent moins au décor et plus à la ligne. Celle-ci se simplifie, s’épure, les pignons de fenêtres, les souches de cheminées se réduisent à des formes géométriques. Les murs sont blancs, nus, tout unis, mais avec un crépi d’un effet assez rude.

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Le goût du Breton pour la sculpture s’y manifeste cependant en quelques points choisis. Une tête de Bretonne avec bonnet agrémente la clef d’une grande entrée en plein cintre. Un départ d’escalier de perron est orné d’un grand panneau en bas-relief sculpté par Renaud, il représente un vieillard causant à une femme très âgée, ce beau panneau porte l’inscription « Ar goantichen Coz », c’est-à-dire « les vieilles amours ». Un autre joli panneau sculpté par Louis-II. Nicot orne l’appui du porche de la façade arrière.

L’auberge est naturellement signalée, suivant l’usage, par une enseigne à potence en fer forgé, qui balance au-dessus d’un perron le pichet de bon cidre.

L’ensemble extérieur est donc celui d’une belle maison bretonne bien modernisée par M. Vaugeois qui ne déparerait pas la tonalité d’un joli paysage, mais s’harmoniserait avec lui. L’architecte a choisi pour les peintures le bleu de roi des habits bretons et le jaune des genêts.

A l’intérieur de la maison le principe de composition est le même, mais l’obligation de confier à chacun des groupes d’exposants la décoration de son stand n'a laissé à l’architecte que le soin de la distribution d’ensemble. Le plan se compose d’une grande galerie médiane avec porte d’entrée et porte de sortie sur une façade distincte qui oblige la foule des visiteurs à circuler dans un sens unique. Sur chaque côté de cette galerie sont disposés les stands qui représentent chacun une salle bien meublée et bien décorée, éclairée par les fenêtres ou les baies. Aux extrémités de la galerie deux larges escaliers conduisent à l’étage qui reproduit les mêmes dispositions que celles du rez-de-chaussée. Une vaste terrasse permet aux visiteurs de jouir du paysage. Tout cet ensemble intérieur est conçu en charpente de chêne apparent teinté et ciré.

Il nous reste à examiner la participation aux arts décoratifs par les différents groupes locaux. Ces arts sont surtout ceux du mobilier, de la poterie, de la broderie et de la dentelle bretonnes.

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Les Bretonnes se montrent toujours incomparables dans leurs belles broderies de soie aux tons éclatants, aux ornements modernes aussi magnifiques dans leur composition que ceux des ancêtres, les dentelles sont aussi admirables et nous paraissent avoir plus de finesse encore que dans le passé. Toutes ces jolies choses ont les œuvres des Maisons Tiercelet de Brest, Pichavant de Pont-l’Abbé et de Mme Jaouen de Quimper.

Quelques meubles fort bien exécutés appartiennent au goût de notre époque, tandis que d’autres sont dans le goût breton. Ces derniers constituent, naturellement, la plus grande partie des œuvres exposées.

Beaucoup d’artistes de notre temps se sont intéressés aux meubles ; parmi ceux-ci un certain nombre d’architectes estiment que « l’œuvre de l’architecte » ne doit pas s’arrêter à la construction de l’habitation et qu’elle doit être complétée par la décoration et l’ameublement des intérieurs. Cette prétention fort juste est d’ailleurs comprise par des clients de plus en plus nombreux qui veulent laisser à leur architecte le soin de composer et d’exécuter les meubles. En Bretagne, par exemple, nous trouvons l’architecte Yves Hémar à Saint-Malo construisant des maisons et les meublant, comme Sorel à Paris, les frères Gomez à Biarritz, Théo Berst à Strasbourg, etc. Nous citons ces architectes en exemple car nous aurons l’occasion de montrer la beauté de leurs compositions dans les meubles et les intérieurs.

Avant la guerre, Lemordant lui-même avait étudié l’architecture et pendant les quatre années consacrées par lui à la décoration de l’Hôtel de l’Epée à Quimper, il dessinait parallèlement des modèles de coussins, d’assiettes, de pichets, de meubles. On n’est donc pas étonne de retrouver Lemordant à la tête d’un mouvement artistique moderne en faveur de l’art du meuble. Si ses affreuses blessures de guerre l’empêchent de créer encore des chefs-d’œuvre, il est toujours là pour animer ses compatriotes de sa conviction et les inspirer de ses sentiments artistiques. Nous avons pu apprécier avec quelle chaleur il soutient l’art décoratif moderne et celui du meuble en particulier. On va voir enfin, nous disait-il, qu’il y a un art décoratif breton moderne qui n’est ni celui des autres provinces, ni celui de Paris et qu’il se différencie nettement de l’art breton d’avant-guerre tout en restant purement breton. Comme nous, d’ailleurs, Lemordant estime que l'art doit rester en province purement régional, faute de quoi il tomberait dans un art généralisé qui lui enlèverait toute originalité et par conséquent tout avantage pour les débouchés à la vente. On achètera en Bretagne surtout les meubles bretons et les meubles d’un art moins régional à Paris, véritable centre du meuble auprès duquel se fournit la clientèle étrangère. Les plans et dessins entassés par Lemordant à Penmarch tonnent un ensemble de plus de 260 planches où il n’a eu qu’à puiser, pour passer à l’exécution de ses projets d’avant-guerre, il a voulu que les sculptures lussent l’œuvre d’artisans de sa région qui avaient tous la main perdue à répéter sans cesse, depuis cinq ou six générations, les motifs traditionnels inspirés des vieilles armes celles. On peut juger du travail et de la patience de Lemordant pour arriver à un si brillant succès de la Bretagne à l’Exposition des Arts décoratifs.

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En entrant dans « la Maison de Bretagne » on trouve à gauche la salle de la Cornouaille et du Léon qui contient les œuvres de cinq fabricants, de plusieurs sculpteurs et d'un certain nombre d’artisans qui ont réalisé un ensemble conçu par Lemordant. Celle salle, dite « Salle commune », comprend une armoire et une table exécutées par François Caujean de Landernau, une bibliothèque et un porte-manteau par les frères Vicaire de Brest, une bonnetière par Le Béon-Gavaud de Brest, des fauteuils de Le Béon de Brest, un divan par Remy de Brest. Tous ces meubles en chêne ciré sont caractérisés par un travail soigné et par une construction très simple, quelque peu massive, très solidement décorée, surtout par des panneaux ornés en leur centre par des bretonnes sculptées d’une manière très décorative, nouvelle et qui ne rappelle en rien celle des meubles bretons que nous avons vus jusqu’à ce jour; ils sont rehaussés par des ferrures découpées et des boulons formant pendentifs en fer forgé sur des carrés de fer également ajourés dus à Le Reste. On remarque aussi dans cette salle une maquette de plafond pour le Théâtre de Rennes admirablement brossée par Lemordant représentant une longue farandole bretonne qui s’anime aux sons des binious, remarquable par ses vives couleurs et l’habileté de l’artiste et qui fut sa dernière œuvre.

En face on remarque une « Salle d’auberge » due au Groupe de Tregor avec des meubles de Sebilleau et Brevet composés d’une façon originale par Jeanne Malivel et René Creston. Ils sont extrêmement simples; le buffet est avec une seule porte glissante, l’armoire a deux grands vantaux en son centre avec des parties hautes et étroites les encadrant de chaque côté, une bonnetière naturellement à une porte et une grande horloge. Les meubles sont décorés, surtout dans leur partie supérieure, par des ornements géométriques formés par un large trait profondément gravé et caractérisés par la simplicité de leur construction sans autres saillies que celle de la porte glissante du buffet et celle d’un grand tiroir inférieur de l’armoire. Nous ne donnons pas de reproduction photographique de celle salle, nous proposant de revenir sur la production de « la Maison des sept frères » qui présente ce bel ensemble. Celle maison se fait remarquer, en effet, par ses créations particulièrement intéressantes.

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Maison de Bretagne - Armoire Bretone
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La Région de Vannes a retenu particulièrement notre attention par une « salle à manger » fort jolie composée par Jallot. Les meubles ont été exécutés par la Maison Goanvic-Boedec de Lorient dont la réputation est connue de tous ceux s’intéressant aux mobiliers bretons. Les meubles figurant à ce stand sont caractérisés par une décoration gravée et sculptée en léger creux fort originale et de composition essentiellement moderne : la partie haute du buffet que reproduit la photographie est soutenue à chacune de ses extrémités par un bélier assis curieusement composé que la photographie ne permet pas de distinguer, ce support étant perpendiculaire au corps du meuble. On peut citer aussi une belle horloge à coffre surmonté d’un coq gaulois sculpté très légèrement et gravé. Les faïences d’Abadie Landel exécutées par la Maison Henriot de Quimper sont si intéressantes que nous nous proposons de les étudier dans une monographie de l’art moderne en Bretagne.

Le Pays Rennais est représenté d’abord par la Maison Rauch de Rennes qui a installé un cabinet de travail composé simplement d’un bureau, d'une bibliothèque et de deux fauteuils. Ces meubles exécutés en Ille-et-Vilaine sont nettement dans le genre bas-breton. Le dessinateur en simplifiant la forme de certains meubles anciens a conservé ce qu'il y avait d’intéressant dans la décoration. La décoration murale de ce stand est due à Briant, peintre-décorateur à Rennes.

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Maison de Bretagne - Buffet

La Région de Rennes présente également une chambre à coucher de Georges Rual de Rennes qui n’a aucun caractère breton. Les meubles sont jolis, simples, ils sont caractérisés par des lignes sobres et par un couronnement formé d’une moulure moderne surmontant le haut de l’armoire, de la coiffeuse et de la tête du lit. Leur décoration est formée par des panneaux sculptés représentant des paysages stylisés d’une façon moderne et teintés en torts pâles.

La Région de Nantes expose un admirable cabinet de travail pour amateur, exécuté par la Maison Leglas, Maurice, Jamin et Cie de Nantes. La Bibliothèque et le Bureau sont formés par des éléments loupés de bois brun jaune veiné de noir formant des panneaux encadrés de bois noir. Les encadrements composés de bandeaux moulurés plats, très modernes, sont vernis comme les panneaux et sont ornés par des parties sculptées mates. Les fauteuils sont de même composition et garnis d’un velours brun jaune rappelant les loupes et les veines noires des panneaux. Ce velours a été naturellement spécialement fabriqué pour être assorti à ces bois et dénote une belle et riche fabrication. Quant aux meubles ils sont absolument comparables à ceux des meilleures maisons parisiennes. Ce Cabinet de travail est décoré par un très beau tableau représentant le « Port de Nantes » par A. de Broca.

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Maison de Bretagne - Cabinet de travail

Les expositions des stands se continuent à l’étage, la Région de Rennes est représentée aussi par un intérieur de Lemorvan pour une salle à manger avec des meubles composés par l’architecte Yves Hémar de Saint-Malo et dont nous donnons des photographies. Ces meubles sont bien composés et exécutés en merisier du pays breton ; ils font honneur à cet architecte qui est un des partisans les plus dévoués à l’art régional. Les entrées de serrures ou garnitures sont en cuivre en forme de cœurs aux ornements ajourés avec de grands pendentifs en fer forgé. Les vantaux de l’armoire s’ouvrent sur de très longues tiges en fer forgé ornées de perles maintenant des pilons et formant de longues paumelles; celte longue ligne métallique est d’un agréable effet. Les papiers peints dus à Ferré comportent de très jolis motifs d’ornements bretons, mais trop grands pour les dimensions de la salle qu’ils décorent.

La Région Nantaise se distingue encore à l’étage par une très belle chambre à coucher composée par La Noé, décorateur. Les meubles ont été exécutés par Lascombes, les papiers de tentures par L. Prévost et le luminaire par Peignard; le tout constitue un magnifique ensemble moderne sans inspiration bretonne. Les meubles aux formes très simples sont en hêtre verni, rehaussés par de petits panneaux ornés de marqueterie en bois blanc et noir représentant des fleurs et des feuillages, encadrés d’un mince filet du même bois noir. Les tentures sont comme les rideaux et le dessus du lit de ton bleu horizon rehaussé de parties blanches et noires formant des ornements géométriques très simples et d’un bel effet. Le plafond et le haut des parements au-dessus des papiers peints sont de ton gris perle. L’ensemble tranche harmonieusement sur un tapis de ton jaune de Sienne. Les appliques et les petits lustres sont également fort jolis et constituent de belles œuvres en fer forgé.

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Maison de Bretagne - Salle à manger

La Région de Vannes se fait remarquer par deux salles où sont exposées des œuvres bretonnes intéressantes. Il y a, entre autres, deux jolis vaisseliers en chêne ciré de la Maison Dreux, de Lorient, composés par Lemordant avec des panneaux sculptés représentant des Bretonnes ou des Bretons. Ils sont garnis de faïences de la Maison Henriot de Quimper : des assiettes, des plats, des services à café, etc. On remarque aussi des assiettes et des plats décorés par Méheut, d’autres par Creston, des statuettes et des vases de Louis Nicot et Béchelet.

En résumé, la Bretagne a fait un gros effort dans le genre moderne et marque sa volonté de conserver son esprit régional et le goût breton. Il est impossible de décrire ou de reproduire tout ce qui est particulièrement intéressant à la « Maison de Bretagne », c’est pourquoi nous nous proposons de traiter plus tard de ce Nouvel art breton dans la Céramique et dans le Meuble comme nous le traiterons dans l’Architecture.
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Maison de Bretagne - Salle commune
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Message par worldfairs » 21 juin 2018 09:14 pm

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Maison de Bretagne - Plan 1
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Maison de Bretagne - Plan 2
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