La Cour des Métiers

Paris 1925 - Architecture, pavilions
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worldfairs
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La Cour des Métiers

Message par worldfairs » 06 juin 2018 01:03 pm

Article de la revue "La construction moderne" du 9 août 1925

L’Esplanade des Invalides du côté opposé à la Seine est limitée par un grand bâtiment dû à M. Charles Plumet, le sympathique architecte en chef de l’Exposition.

Paris 1925 - Architecture, pavillons - La Cour des Métiers - courdesmetiers.jpg

Ce bâtiment barrant complètement la grande allée axiale de l’esplanade est précédé d’une grande place sur laquelle on remarque la fontaine de verre de Lalique; sa façade est extrêmement simple et la distribution très heureuse.


Plan général.

La partie centrale de la façade est complètement ouverte sur un perron à trois marches et donne accès à une longue galerie réunissant deux salles d’entrée presque carrées, situées à chaque extrémité du bâtiment dans des ailes flanquées en façade de deux tours octogonales.

Celle longue galerie que l’on remarque sur la photographie, borde un grand vestibule parallèle au perron; ce vestibule est lui-même longé en arrière par une deuxième galerie donnant accès à un grand patio qui est « la Cour des Métiers ».

La Cour des Métiers est bornée à gauche par une galerie formant « l’appartement de réception d’une ambassade française », à droite par une autre galerie contenant « l’appartement privé d’une ambassade française » et au fond par une troisième comprenant à ses extrémités deux petits salons d’exposition de « la Classe d’architecture » cl en son cintre un atelier réunissant les œuvres du Maître Landowsky.

Les deux galeries de gauche et de droite contenant les appartements d’une ambassade s’ouvrent, chacune en bout, sur une des salies presque carrées situées à chaque extrémité de la façade du bâtiment, salles qui constituent ainsi deux petits vestibules pour l'Ambassade.

L’ensemble ainsi harmonieusement compose s’avance et se détache de deux autres constructions qui lui sont contiguës, ce sont, à gauche, « Le Théâtre de l’Exposition », par MM. Perret frères et Granet, architectes, et à droite « la Bibliothèque » par M. HuiIlard, architecte, dans laquelle sont réunis les stands et les vitrines des éditeurs en librairie.
Le Plan général de l’Exposition établi par M. Louis Bonnier, Directeur des Services d’architecture, Parcs et Jardins et M. Charles Plumet, architecte en chef, a été particulièrement rationnel pour cette partie de l’Esplanade.

« La Cour des Métiers » paraît être le « cœur » de l’Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes; de son vestibule, la foule s’écoule, par les deux salles carrées d’extrémités en façade, dans une galerie eu quart de rond qui se prolonge de chaque coté de l’esplanade, borde et dessert les longs pavillons abritant les ensembles des stands des mobiliers français ou étrangers. Un courant incessant de visiteurs venant du Pont Alexandre III remonte la grande avenue de l’Esplanade, attiré par la Cour des Métiers, d’ou il se répand ensuite sur les côtés de cette grande partie* de l’Exposition en y apportant une animation toujours très grande et se disperse ensuite dans les différentes galeries latérales de ce grand quadrilatère.


La Façade

La façade de 50 mètres de développement est constituée par une partie centrale longue et basse, complètement ouverte formant galerie, limitée à ses extrémités par une partie plus haute encadrée de deux tours octogonales et au milieu de laquelle s’ouvre une grande porte avec grillés surmontée d’un panneau sculpté en bas-relief : à gauche « l’Industrie » par Jouant, à droite « le Commerce », par Saupique.

Les tours et les façades droites n’ont aucune corniche, mais un mince entablement creux contenant un faible bandeau le soutenant; la partie inférieure de cet entablement est garnie de cannelures longitudinales de peu de saillie. La décoration est constituée par des panneaux garnis d'éléments géométriques ornant simplement la partie supérieure des faces des tours, panneaux limités par un mince bandeau qui les sépare d’une bordure ornementée très simplement. Cette décoration est complétée par les petits carrés garnis d’ornements sculptés qui couronnent les huit pilastres octogonaux de la partie centrale. Cette ornementation sobre fait porter toute l’attention des connaisseurs sur les jolies grilles des portes, exécutées par le maître ferronnier Maisons, rehaussées de verres de Lalique. Les parties droites des façades sont surmontées de longues jardinières garnies de plantes dont les fleurs aux tons vifs tranchent sur la couleur claire de l’ensemble. Les Tours sont bordées
en avant par de grandes jardinières en ciment, garnies
d’arbustes, dont la face décorée d’un losange mosaïque forme dossier d’un banc massif également en ciment. Le ton gris de ces jardinières et des bancs tranche agréablement sur la couleur claire de la façade.


Paris 1925 - Architecture, pavillons - La Cour des Métiers - courdesmetiers1.jpg

Le Vestibule

Le Vestibule précédant la Cour des Métiers a une longueur de 30 m. 30, une largeur de 9 m. 80 et une hauteur de 6 m. 45.

Il est bordé sur chacun de ses longs côtés par une galerie dont le plafond est moins élevé que celui qui le couronne.

Les pilastres disposés deux à deux et limitant les galeries et le vestibule sont de ton pierre pochée comme la couleur générale, de forme octogonale à quatre petites faces, à partie inférieure d’un ton plus jaune et plus l’osé et sans saillie, à chapiteaux cubiques aux mêmes nus que les grandes faces et ornés par des carrés garnis de fleurs sculptées.

La frise qui entoure le vestibule est formée par des panneaux carrés ou allongés; ceux de forme carrée sont ornés par un panier garni de fleurs en bas-relief, les autres par des éléments géométriques de composition absolument nouvelle.

Les murs formant les extrémités du vestibule sont bordés par un grand bloc mosaïqué ayant comme longueur toute la largeur du vestibule et dans lequel sont trois bancs avec un dossier d’environ dix centimètres d’épaisseur; ces deux massifs mosaïqués de cérames en gros morceaux mouchetés aux tons bleu foncé et vert de formes grandes et inégales, rehaussés de fragments dorés et petits sont d’un effet très riche et dus â la maison Gentil et Bourdet. Ces murs sont ornés en leur centre par un panneau décoratif peint et représentant, l’un « l’Agriculture » par M. Loys Prat, l’autre « l’Industrie » par M. Barat-Levrault, et par un grand encadrement en creux large et sculpté, aux éléments modernes.

La description du plafond est assez compliquée. Il est soutenu par de grosses poutres placées par paires transversalement et par une autre paire placée de chaque côté; ces grosses poutres de ton gris rosé sont ornées sur leur haute épaisseur, par des éléments géométriques plus foncés, cernés en jaune d’or. Ces poutres encadrent au centre du plafond de grandes surfaces garnies de caissons limités par des poutrelles de même ton gris, mais sensiblement plus foncé. Ces caissons et les parties formant bordure au plafond sont décorés par des ornements finement exécutés et de composition naturellement. moderne. Les parties latérales portent aux croisements des poutres maîtresses des pendentifs sculptés en deux tons crèmes rehaussés de cinq parties rondes vieil or, celle du cintre plus grande de diamètre. Les plafonds des galeries de ton crème sont ornés de panneaux dorés sur lesquels se détachent des branches de lauriers aux tiges et aux feuilles blanches limitées par un trait marron.

Le sol est en mosaïque de grès exécuté par la maison Ebel.

Une superbe grille en fer forgé, aux formes légères et gracieuses sépare le Vestibule de la Cour des Métiers, elle est l’œuvre du maître ferronnier Brandi.


La Cour des Métiers

En franchissant la grille par les portes ménagées à ses extrémités, on entre enfin dans la Cour des Métiers qui rappelle quelque peu un cloître, nom qui paraît trop moyenâgeux à notre époque moderne.

Les murs qui l’entourent, de 4 m. 35 de hauteur, sont couronnés par un large auvent au plafond incliné vers le parement et dont l’arête extérieure est plus relevée vers la cour. Cet auvent est soutenu par des poutrelles placées par paires au droit de parties ornementées.

Ces parties ornementées par M. Binet sont limitées par des bandeaux plats encadrant un fond sculpté et une niche haute de 4 mètres, très étroite, à la partie supérieure demi-hexagonale. Ces panneaux ornés par des éléments losangés en creux sont supportés par un soubassement de peu de saillie.

Les niches sont ornées par quatorze statues de 1 m. 05 de hauteur en bronze, placées sur des socles hauts et de 28 centimètres de côtés. L’éminent architecte a porté une attention toute particulière à la composition et à l’exécution de ces quatorze statues qui représentent les métiers. Quatorze artistes ont été choisis pour la réalisation, ce sont MM. Dejean, qui a représenté le Forgeron; Traverse, le Charpentier; Narque, la Couturière; Vlérick, le Verrier; Contesse, l’Orfèvre; Vigoureux, le bijoutier; Cavaillon le Relieur; David, le Ciseleur; Pommier, le Tapissier; Arnold, la Modiste; Guénot le Tailleur de pierre; Niclausse, le Jardinier; Drivier, l’Ebéniste; Halou, le Céramiste. Ces statues fort jolies et constituant un très bel ensemble ont été fondues par MM. Leblanc, Barbedienne et Rouard.

Les parties ornementées des murs forment panneaux d’encadrement et séparatifs à des fresques décoratives ayant chacune 6 ni. 05 de largeur sur 3 m. 20 de hauteur, composées et exécutées dans une note très moderne. Ce sont, à droite « le Théâtre, la Parure et les Jardins par M. Guillonnet; au fond « le Mobilier », par M Henri Rapin; « l’Architecture », par M. H. Marret; « l’Enseignement », par M. Henri Rapin; à gauche, « les Transports, les Sports, la Rue », par M. H. Marret.

Ces neuf panneaux décoratifs constituent trois groupes, leurs tons sont violents et écrasent, à notre avis, l’architecture. Une architecture d’un ensemble très clair comme celui de la Cour des Métiers, demande des panneaux décoratifs clairs; il ne viendrait pas à l’idée d’un artiste de composer des fresques très pâles dans un intérieur excessivement sombre. Puvis de Chavannes, qui peut servir encore d’exemple à beaucoup de nos peintres décorateurs modernes, peignait dans une coloration qui conservait à l’architecture toute sa valeur et toute sa grâce. Mais les Ions adoptés par MM. Guillonnet, Henri Rapin et H. Marret n’excluent pas la valeur de leurs panneaux. M. Guillonnet est un artiste dont le talent est utilisé par la Manufacture Nationale de Sèvres, il représente le Théâtre, la Parure et les Jardins avec la grâce et l’élégance que nécessitaient ces trois sujets, le dessin est soigné et les couleurs charmantes. M Henri Rapin, inspecteur des Travaux d’art à Sèvres, est le seul parmi ces trois artistes qui ail très justement cherché à adoucir les tons, son dessin est pur, on reconnaît dans son panneau du mobilier M. Maurice Dufrêne, d’une ressemblance parfaite. M. H. Marret nous montre la Rue, les Transports, avec une animation telle qu’il nous paraît peu agréable de nous promener dans une semblable foule et d’hasarder notre vie au milieu d’une telle affluence d’automobiles franchissant un passage à niveau menacées par l’arrivée de puissantes locomotives et de nombreux trains. Sans ironie, nous ferons remarquer que le groupe de sémaphores, de disques, de signaux aussi nombreux placés au bord de la voie est capable d’embarrasser le mécanicien le plus expérimenté de nos réseaux de chemins de fer. Au fond, la même affluence, la même foule, gagne les nombreux navires amarrés au quai. Cela ressemble fort à une population fuyant devant l’invasion. M. H. Marret dessine avec une dextérité remarquable ses personnages si animés.

Le plafond de l’auvent qui entoure la Cour, simplement soutenu par les poutres partant des murs, sans aucun appui, n’a pu être obtenu que par l’emploi du béton armé utilisé dans toutes les parties de l’édifice et exécuté par l'Entreprise Chouard. Le plafond est divisé par les poutres de soutien et par de longs bandeaux longitudinaux qui encadrent des panneaux. Le long des murs il est bordé par un large bandeau ornementé de motifs formés par trois fleurs sculptées se détachant sur un fond décoré par des éléments géométriques formant cannelures à pans intérieurs striés se terminant à la partie supérieure en entrelacs; du côté de la cour, il est bordé par une bande de fleurs sculptées très petites et serrées, posées en semis. Aux angles, quatre gargouilles décorées par des sculptures de M. Le Bourgeois. s’avancent au-dessus de petites fontaines.

Le sol est très richement décoré en mosaïques bien composées.

La cour est en contre-bas d’un perron de trois marches qui l’entoure, elle est ornée à ses angles par des petites fontaines.

Ces fontaines octogonales de M. Binet, placées au milieu de bassins inférieurs, également octogonaux, enrichis de mosaïques dorées et noires de M. Labouret sont du plus gracieux effet; leur partie supérieure comprend une coupole de verre translucide du milieu de laquelle s’élance un jet d’eau tandis que de petites ouvertures disposées à sa base et en couronne laissent échapper de l’eau bouillonnant sur cette coupole. Le soir, elles forment quatre belles fontaines lumineuses aux tonus variants de minute en minute.

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L’eau s'écoule des bassins inférieurs dans des rigole placées en angles dans la cour et se dirigeant vers le jardin.

Une allée encadre ce Jardin bordé près de sues angles par des haies basses de buis coupées en leurs milieux par un passage fermé par une riche grille en fer forge, de leur hauteur, exécutée par M. Szabo.

Le jardin gazonné est orné par de jolis massifs de fleurs aux couleurs éclatantes et par quatre vases de Dunand en métal sombre rehaussé de motifs géométriques argentés ou dorés et de couleurs, posés sur des socles placés aux angles. Son centre est occupé par un grand bassin en mosaïque, où les bleus dominent, composé et exécuté par la Maison Ebel. Du milieu de ce bassin s’élève un motif formant fontaine, à quatre faces ornées de bas-reliefs, en bronze doré, représentant la Peinture, l'Architecture, la Sculpture et la Musique, par M. Poisson.

La description de la « Cour des Métiers » fait ressortir l’importance donnée, par M. Charles Plumet, à la décoration pour laquelle il a fait appel à un groupe d’artistes de talent choisis parmi ceux qui se sont distingués, dans le genre moderne, pendant les dernières années.


Les Galeries d’Exposition

Les Galeries bordant la Cour des Métiers renferment, comme nous l’avons mentionné, la réalisation par un groupement d’artistes, la Société des Décorateurs, d’un programme officiel comprenant l’appartement de réception, l'appartement privé et une galerie d’œuvres d’art d’une ambassade française. Cet ensemble constitue, en réalité, une commande officielle de meubles destinés à nos représentants à l’Etranger, faite par le Ministre des Beaux-Arts à cet important groupement.

Ces Galeries comprennent, en outre, l’Exposition du statuaire Landowsky et celle de toute la Classe dé Architecture.

L’importance de ces sujets ne nous permet de les exposer ici, ils seront traités dans des études particulières


Petits Vestibules latéraux

Il nous reste cependant à donner la description de chacun des petits vestibules situés aux extrémités de la façade extérieure dans les parties encadrées par des tours octogonales où s’ouvrent de grandes pot tes fermées par des grilles dues à M. Maisons

Les encadrements des vantaux et des impostes de ces grilles en fer forgé sont embellis par des motifs carrés en glace Lalique; les vantaux portent en leur centre un petit panneau carré et les impostes trois panneaux rectangulaires de même matière. Ces glaces, au ton laiteux, vues de l’extérieur, ont un aspect agréable, terne et métallique et de l’intérieur un effet lumineux, superbe et riche. Les motifs carrés d’encadrement sont décorés par une ornementation tirée des fougères; les panneaux des vantaux représentent un souffleur de verre devant un four et ceux rectangulaires des impostes chacun, un potier, un tisserand, un forgeron. Malgré que nous soyons habitués aux belles productions de M. Lalique, nous avons été charmés de la perfection de ces panneaux véritablement superbes.

Les vestibules de forme presque carrée ont été décorés en peinture par M. Menu, dans un goût extrêmement moderne. Leurs plafonds sont encadrés par des pans formant amortissements aux murs. L’ensemble des peintures de celui de droite représente des feuillages bleus avec des fontaines placées aux angles, l’ensemble de celui de gauche des arbustes bleus aux fleurs bleues sur fond doré comme le premier, celle décoration couvre aussi les plafonds dorés au centre desquels est placé un très grand plafonnier octogonal en fer forgé, garni de verres de M. Schneider aux ornements modernes, aux tons orange, azur, vermillon et jaune pâle. Des bandeaux de faible saillie, au ton gris très foncé encadrent les portes et les murs et forment caissons aux plafonds, leur couleur gris foncé comme celle des soubassements met en valeur les belles décorations de. 51. Menu. Chaque vestibule est complété de chaque côté par une partie latérale ornée d’un grand vase sculpté rie M. Binet, celte partie latérale le rattache soit à la Galerie qui s’ouvre sur le grand Perron, soit à celle en quart de rond qui s’étend ensuite pour encadrer l’Esplanade des Invalides.

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La Cour des Métiers et ses dépendances fait honneur au talent de M. Charles Plumet et à celui des artistes qui lui ont apporté une collaboration aussi dévouée qu’intéressante.

M. Charles Plumet a créé souvent, depuis quelques années, des formes nouvelles, jolies, simples, remarquées par tous. Nid doute que ses bonnes idées soient appréciées et appliquées d’abord par les collaborateurs qui l’entouraient dans les Bureaux de T Architecture des Arts décoratifs, puis ensuite par ceux qui s’en inspireront. L’influence incontestable de M. Charles Plumet sera heureuse dans la nouvelle architecture moderne.
Quelle sera cette architecture; Quels éléments en formeront les bases ?

Dès maintenant, nous pouvons signaler une tendance marquée de l’application très généralisée de la forme, octogonale, soit dans les lignes, soit dans les surfaces, soit dans les formes, partout et dans tout, à l’Exposition des Arts décoratifs par les artistes français. Les panneaux, les encadrements, les bassins, les fontaines, les socles, les pilastres, les ouvertures, les vestibules, la forme même de nombreux pavillons, les lustres, les plafonniers, les pièces de service de table et d’orfèvrerie, les bijoux, les meubles, les jardins mêmes sont souvent inspirés' de l’octogone. Après T architecture ogivale, aurons-nous l’architecture octogonale et même l’art octogonal ?
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