Les quatre tours "Plumet"

Paris 1925 - Architecture, pavilions
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worldfairs
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Les quatre tours "Plumet"

Message par worldfairs » 05 juin 2018 01:21 pm

Article de la revue "La construction moderne" du 2 août 1925

L’ensemble des pavillons construits sur la partie de l’Esplanade des Invalides située en arrière de celui de la Manufacture Nationale de Sèvres en venant du Pont Alexandre-III est dominé par les « Quatre Grandes Tours Régionales » que les visiteurs aperçoivent de toute l’Exposition ; c’est là leur nom officiel donné par le catalogue. Elles sont surtout connues sous celui de « Tours de Plumet », parce qu’elles sont dues au sympathique architecte en chef de l’Exposition.

On connaît les travaux de M. Plumet qui a construit des maisons de rapport et des hôtels particuliers d’un goût moderne très agréable, d'une construction rationnelle, d’une décoration simple et heureuse, ayant une distribution toujours essentiellement pratique.

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Les tours régionales

Quelques-uns ont estimé que ces tours étaient trop massives, trop colossales et ne répondaient pas à la conception habituelle de cet architecte ; ces critiques ont été surtout formulées par des gens qui ne connaissaient pas la véritable destination de ces tours qui sont d’énormes lanternes lumineuses devant fournir un éclairage important, sur l’ensemble des illuminations de l’Exposition.

Si l’on examine, au contraire, les obligations auxquelles l'architecte devait se soumettre, on reconnaît que M. Plumet a réussi à faire des constructions intéressantes. Puisqu’il s’agissait de lanternes il était indispensable d’avoir de hautes et grandes ouvertures garnies de verre pour permettre de donner le soir une jolie illumination, quelque peu discrète, n’écrasant pas les effets lumineux des Pavillons de l’Esplanade et de dominer cet effet transparent de lanterne par un couronnement plus éclatant à une grande hauteur pour compléter l’ensemble de l’exposition. Pour réaliser ces grandes lanternes, il fallait composer une grande salle très haute sans divisions horizontales qui auraient gêné un éclairage devant avoir même intensité sur la totalité de la surface fort grande des vitraux de fenêtres. L’architecte a utilisé le couronnement de ces constructions et leur situation élevée pour établir des restaurants avec balcons parce qu’on pouvait y avoir une vue magnifique sur tout l’ensemble de l’exposition et parce que ces restaurants, toujours brillamment éclairés, pouvaient augmenter l’effet lumineux des tours et formaient une véritable frise plus claire, il a surmonté enfin ce couronnement par des lignes d’ampoules qui donnent l’effet, de perles éclatantes se détachant à une grande hauteur sur le sombre du ciel.

Le ciment armé seul permettait la réalisation et M. Pinel a su donner une décoration sculpturale simple et de bon goût.

Au moment de leur construction, les tours en ciment armé avaient l’aspect de gros donjons destinés à opposer une défense sérieuse contre les attaques sournoises des ennemis de l’Exposition, elles ont pris depuis un aspect pacifique et véritablement parfait, elles terminent bien les longues galeries qui limitent une grande partie de l’Esplanade, le soir enfin elles apportent tout l’effet lumineux qu’on en désirait. On doit ajouter que, devant l’éclat des Tours et celui de l’Exposition, les ennemis sont tombés dans l’ombre de l’oubli et tous proclament aujourd’hui le véritable succès obtenu par cette grande manifestation artistique.

Ces quatre tours sont consacrées aux produits des principales régions de France et comme elles logent des restaurants on peut dire que ces produits sont uniquement représentés par des vins fameux et des liqueurs renommées. Elles sont absolument semblables avec quatre escaliers et deux ascenseurs montant aux étages supérieurs, par contre leur décoration intérieure diffère, appliquée à des éléments de construction absolument identiques. Ce sont les Tours : 1° de la Région de Bordeaux et du Sud-Ouest avec le Restaurant de Bordeaux; 2° de l’Ile-de-France avec le Restaurant de Paris; 3° de la Champagne et de T Alsace avec le Restaurant de Champagne ; 4° de la Bourgogne cl de la Franche-Comté avec le Restaurant de Bourgogne.

La photographie que nous publions donne suffisamment l’aspect d’une de ces Tours pour qu’il soit inutile de nous étendre sur la description de l’extérieur, qu’il nous suffise de dire que les quatre tourelles octogonales placées aux angles reçoivent naturellement les escaliers et les ascenseurs ou monte-charge montant aux étages supérieurs. Elle a une hauteur de trente mètres et est blanche avec balcons, bow-windows, pergolas teintés. Les grands bow-windows sont bordés de longues jardinières garnies de fleurs. Elle est précédée par deux entrées surmontées d’arbustes avec un grand vestibule continuant les galeries extérieures aux longs bâtiments d’exposition qui limitent l’Esplanade ; la façade des deux entrées et du vestibule est couronnée par de grandes jardinières garnies de fleurs. On accède à la grande salle du rez-de-chaussée par trois grandes portes à deux vantaux garnis de glaces avec quatre groupes d’impostes. Cette grande salle a 17 mètres de côtés et une hauteur de 16 mètres sous plafond. Les angles sont occupés par trois petits pans s’élevant jusqu’au plafond et destinés à éclairer les hautes cages d’escaliers et d’ascenseurs ou monte-charges.

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Vue générale

Nous croyons devoir signaler d’une façon toute particulière la salle du rez-de-chaussée de la Tour de la Région de Bordeaux et du Sud-Ouest de la France, située tout naturellement au Sud-Ouest de l’Esplanade des Invalides. Elle est curieuse par sa discutable décoration. En entrant les visiteurs sont saisis par cette décoration qui ressemble très exactement à « la dernière page d’un grand quotidien », c’est-à-dire à une page d’annonces. Le vin Machin voisine avec le délicieux cognac de la Maison Chose, etc. Cette décoration (sic) est complétée très largement par les pans coupés des escaliers qui sont garnis, sur une hauteur d’environ 12 mètres, par des lignes d’annonces ajourées dans un fond gris foncé. Il faudrait certainement une demi-heure pour copier seulement les noms s’étalant sur ces pans coupés en lignes très serrées, on lit exactement
Bitter S…, Confiserie Duchesse d’Aquitaine, Bordeaux, Cognac, etc., etc., etc., etc... Cette décoration nouvelle est complétée par celle des glaces des portes d’entrée faisant concurrence aux annonces placées plus haut, sur douze portes s’étalent des panneaux dépolis faisant réclame aux apéritifs, digestifs, etc. Les vitraux eux-mêmes n’ont pu échapper à cet étrange envahissement, leurs centres sont occupés par plusieurs panneaux rectangulaires sur lesquels s’étalent les noms de vins fameux. Le plafond enfui est entouré par de grands bandeaux aux jolies lettres d’environ soixante centimètres mettant en relief par leur relief les noms de boissons réputées ; ici une petite remarque, ces dernières annonces sont peu lues car il faut renverser complètement la tête pour pouvoir lire des lettres placées horizontalement à une telle hauteur.

On a voulu naturellement mettre aussi dans cette décoration nouvelle des panneaux vraiment décoratifs et comme il était difficile de les faire ressortir sur un tel amas de lignes de réclames, ils ont été exécutés, non en grisaille, mais presque d’un ton... cirage. On se sent bien loin des grisailles de l’ancienne Cour des Comptes. Ces quatre panneaux qui occupent chacun un côté de la salle sont placés au-dessus des lignes des portes d’entrée. Trois sont exécutés dans une note excessivement moderne, pour quelque chose de nouveau, c’est excessivement nouveau!

Le premier est dû à M. Marius de Buzon, il représente « les Colonies », il a été confié à cet artiste parce que M. Marius de Buzon n’a jamais été aux colonies ou s’il y a été il a oublié de remarquer comment sont habillées les femmes africaines. Celles de M. de Buzon ont le ventre et les jambes cachés de la taille aux pieds par un tissu qui les serre, jamais les pagnes ou simbo des Africaines sont aussi longs, car elles les serrent contre elles en plusieurs tours et il leur serait impossible de marcher s’ils étaient aussi longs que ceux de M. de Buzon. Les femmes européennes portent des jupes longues mais à plis ; elles ont aussi des jupes serrées qui sont alors très courtes pour pouvoir marcher. L’artiste a représenté un homme assis la cuisse appuyée contre un cactus, c’est encore impossible car les cactus ont de longues épines extrêmement fines, dangereuses et les indigènes ne s’en approchent pas. M. de Buzon a pu cependant peindre dans son tableau au ton si noir des négresses presque blanches, et c’est essentiellement nouveau.

Un autre panneau a été exécuté par M. Despujols, il représente « l’Agriculture », son mérite est d’avoir pu peindre un bœuf rouge presque orange dans un tableau en grisaille foncée. Son bœuf a une rare valeur parce que les plis de sa peau sont si nombreux que le développement permettrait de couvrir au moins deux bœufs.

Le troisième panneau a pour titre « le Vin », le vin rend gai, c’est pourquoi ce tableau est hilarant. Son auteur est M. Jean Dupas, qui peint avec rondeurs : tout est rond, sa peinture est poussée à l’extrême, elle nous rappelle les lavis exécutés à l’Ecole (des sphères, des cylindres). Si M. Dupas connaît lavis il ne connaît pas l’anatomie. Un de nos voisins disait à un autre : « Mais regardez, croyez-vous que ces femmes sont mal bâties! » Il est certain que cet artiste doit éprouver de la difficulté à trouver des modèles aussi extrêmement mal faits. C’est, absolument regrettable. Nous avons pu constater que ce genre provoquait des réflexions plutôt, rosses de la part du public. Les femmes représentées ont un air hébété, abruti, très curieux, elles s’agitent, elles soulèvent des récipients d’un poids énorme avec délicatesse, le vin s’en échappe comme une coulée de bitume, tant il paraît épais.

Le quatrième panneau enfin est de M. François Roganau et est intitulé « Le Pin et les Landes », il est fort bien traité et bien dessiné, son auteur est certainement le plus artiste des peintres qui ont décoré cette salle. On sent cependant que l’auteur a dû être gêné, Tl n’a pas dû obéir à sa manière habituelle pour se rapprocher de celle de ses camarades et rester dans la note de l’ensemble.

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Restaurant de Paris

Comme on avait voulu de la peinture pour contribuer à cette décoration, on a voulu aussi faire appel à la sculpture, elle est aussi étrange et aussi particulièrement laide. Au centre d’un comptoir octogonal qui occupe le milieu de la salle et sur un haut bloc de même forme est placé le motif sculptural dû à M. Alfred Janniot. On y voit beaucoup de choses et il est impossible d’en distinguer beaucoup d’autres tant l’exécution est bizarre. Une femme nue représente « la Vigne » et porte une corbeille contenant, du raisin. Cette femme est placée au milieu d’un tas formé par un amas de plis semblables à ceux d’une pile de couvertures (ce sont sans doute des vagues), de deux têtes de chevaux plantées droites de couleur carotte estompée de blanc, aux yeux énormes noirs et blancs, une femme écrasée sous des choses qu’on ne peut distinguer que le bras sur une tête de bœuf noir qui se trouve plus en dessous. Le tout est polychrome, le sujet principal, la femme debout, a les jambes atteintes « d’éléphantiasis » qui donne aux humains des jambes d’éléphant. On ne peut concevoir une matière aussi vilaine, teintée d’une si horrible manière et un sujet traité avec une façon aussi fantaisiste. Nous engageons l’auteur à aller entendre les réflexions des visiteurs qui regardent son étrange production, il sera ainsi fixé sur l’effet produit par cette statue que le catalogue donne comme « idole païenne de ce temple ».

La tonalité générale de cette salle est jaune pâle avec parties grises, les ornements sculptés blancs sont jolis, ce sont de longues bandes d’écorces de pins montant sur toute la hauteur des arêtes des pans coupés des escaliers et un grand motif avec pommes de pin et feuillages formant l’ornement du grand plafond.

Bref, on regrette de voir une des tours Plumet ainsi décorée à l’intérieur ; heureusement que les autres ont été mieux Traitées.

La Tour du Sud-Est consacrée à l’Ile-de-France est d’une tonalité blanche avec beaucoup de bleu d'outremer foncé.

Les pans coupés contenant les escaliers, ascenseurs et monte-charges sont à assises hautes d’un ton bleu foncé très riche marquées par un trait or et à reflets mordorés.

Les quatre groupes de trois portes, chacune, à deux vantaux, sont peints en bleu foncé. Contrairement aux autres grandes salles des tours, un plancher intermédiaire est à quelques mètres au-dessus du sol du rez-de-chaussée, percé en son milieu entouré d’une grille, le plafond au-dessus du rez-de-chaussée est blanc avec semis de couronnes et de motifs ronds de feuillages avec fruits bronzés aux traits formant un cerné bleu foncé. Au-dessus des quatre groupes de portes une grande corbeille exécutée dans le même genre avec fruits et corbeilles bronzés et cerné bleu complète l’ensemble. L’arête inférieure de l’ouverture du plancher est marquée par une ligne d’ampoules électriques. Le plafond supérieur situé à 16 mètres au-dessus du sol est décoré par un grand motif octogonal formé par une double bordure de fruits et feuilles du même ton que le fond, mais cernés par un trait bleu foncé.

Nous avons pensé qu’il serait intéressant de pousser ou plutôt de monter jusqu’au « Restaurant de Paris » situé au haut de cette Tour et nous avons été fort bien reçu par M. Antoine, le jeune propriétaire du Restaurant du Vieux-Colombier et du Cabaret de la Pomme-de-Pin, à la Foire Saint-Germain. M. Antoine nous fait les honneurs de son nouvel établissement décoré et installé par M. Laprade, le distingué architecte qui a construit le Pavillon du « Studium » des Magasins du Louvre à l’Exposition des Arts Décoratifs. Nous avons choisi une heure assez tardive pour faire cette visite, le dancing bat son plein, les danses se succèdent et nous y trouvons plutôt une société de familles que celle de gens venus pour y faire la fête. C’est absolument charmant. L’architecte a su faire quelque chose de très joli. N’oublions pas que nous sommes à la hauteur des balcons vitrés, bordés de jardinières extérieures que nous voyons sur la photographie. La salle est vaste, entourée de baies vitrées, véritables bow-windows, son plafond est percé en son milieu par une grande ouverture bordée de grilles. Le deuxième étage du restaurant, situé au-dessus, est entouré par des terrasses à pergolas. La première salle est entièrement peinte en bleu foncé comme Je plafond et les huit pilastres carrés. Ces pilastres sont entourés dans leur partie supérieure par une tablette vert clair qui en rompt la ligne et par un motif lumineux carré à faces inférieures à quarante-cinq degrés ; ces motifs lumineux opaques et tachetés de plaques groseille sont ravissants. Les arêtes des pilastres sont enrichies de baguettes rondes argentées. La ligne inférieure de l’ouverture du plafond est garnie par des ampoules électriques qui disparaissent sou- des pétales de verres teintés pour former de grosses fleurs lumineuses ou sous des touffes de glycines artificielles. Les galeries entourant la salle sont, en outre, éclairées par trois groupes de fleurs pendant du plafond, faites d’une ampoule électrique garnies de minces pétales en verres teintés. A chaque angle de la salle les trois portes donnant accès aux ascenseurs sont blanches et leurs glaces sont garnies extérieurement de soie bleue pâle bleu hussard) qui tranche sur le ton outremer de la salle cl du plafond. D’un côté trois comptoirs hauts, aux coins arrondis, d’un ton argent, complètent la décoration. A l'étage supérieur, le plafond bas est raccordé aux murs de la salle par des arrondis, l’ensemble donne huit côtés avec quatre plus petits. Le plafond est percé au centre par une ouverture carrée éclairée le jour par les faces ornées par des vitraux de couleurs d’un lanterneau très bas ; cette ouverture est cependant masquée par un grand motif lumineux carré formé par des lignes de grosses fleurs roses, longues, faites d’une ampoule rouverte de plusieurs rangées de pétales en verre de couleur rose. Les murs et le plafond de cette salle sont d'ailleurs d’un ton rose pâle tranchant heureusement sur le ton outre-mer du premier étage, ces murs sont garnis sur les grands côtés par deux longs motifs lumineux en verre opaque tacheté de plaques couleur groseille. Le balcon est galbé pour permettre le logement facile d'un cadre, fleuri de plantes garnissant de longues jardinières.. Le propriétaire, M. Antoine, tient aussi à nous montrer un autre étage situé sous la salle du dancing, étage marqué sur la photographie par une rangée de baies, il est occupé par la cuisine, l’économat, les salles pour les provisions, la chambre froide, les caves, le bureau du Directeur, etc. Nous constatons que M. Laprade, architecte, a créé là un important ensemble décoratif avec aménagement tout à fait moderne. On comprend le succès obtenu par ce restaurant qui s'annonce de loin par les airs musicaux de puissants haut-parleurs.

Nous gagnons ensuite « la Tour de Champagne-Alsace », dont la décoration intérieure n'est pas encore terminée, et enfin la quatrième tour, celle de la Bourgogne et de la Franche-Comté. La grande salle a aussi un peu trop de réclames, mais cependant beaucoup moins que celle de la Tour de Bordeaux. Comme c'est
« la Tour de la Bourgogne », nous sommes étonnés qu’on n’y débite, sur un grand comptoir central façon acajou, que des vins de l’Anjou et de la Touraine, ceux de la Bourgogne ont, sans doute, été transportés dans les caves du « Restaurant de Bourgogne », situé au-dessus. Nous ne pouvons aller le visiter car il est tard, et il vaut mieux s’y rendre à l’heure du dîner, ce sera pour une autre fois. Ce n’est pas la gourmandise qui nous guide, mais le souci de présenter à nos lecteurs un autre type de restaurant.

Pour aujourd’hui nous ne pouvons que signaler, aux architectes, l’intéressante et jolie installation du « Restaurant de Paris », qui fut cité comme exemple de restaurant. moderne. Tous nos compliments à M. l’architecte Laprade.

Pour ces quatre tours, il convient aussi de citer les vitraux des grandes baies qui sont d’un dessin merveilleux et d’une très riche exécution. Tandis que ceux du Pavillon de Bordeaux sont convertis en enseignes, les autres conservent une composition complètement décorative. Ceux de la « Tour de Champagne et d’Alsace » sont plus riches encore, ils sont d’une coloration •bleu paon avec de grands et larges rayons verts prenant naissance dans des ornements formés d’écailles aux tons violet sombre ou éclatants, ils sont signés : Labouret.
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