Pavillon de l'Allemagne
Posté : 11 mai 2010 06:29 pm
L'importance que l'Allemagne attribuait à cette construction ressort déjà du choix de l'architecte. La tâche de concevoir les plan du pavillon Allemand fut confiée au Professeur Albert Speer, l'un des architectes allemand les plus éminents. C'est lui a aménagé le terrain des congrès du Parti à Nuremberg et que l'on a nommé inspecteur général chargé de donner à la capitale de l'Allemagne un nouvel aspect architectonique. Le constructeur du pavillon Allemand eut à surmonter des difficultés considérables. Le temps était trop parcimonieusement mesuré, on manquait de place pour les matériaux et les engins, pour rencontrer un sol résistant, il fallut creuser à 18 mètres de profondeur, enfin on dut bâtir au-dessus de l'avenue de Tokio si animée. Néanmoins, grâce à l'effort infatigable des ouvriers et des travailleurs intellectuels allemands, toutes ces difficultés furent surmontées et, à la date exacte de l'ouverture, le pavillon Allemand était entièrement terminé et l'intérieur complètement aménagé. Sa construction a exigé 10000 tonnes d'acier et de matériaux.

L'emplacement offert à l'Allemagne par la direction de l'exposition était des plus favorables. Il consistait en une étroite bande de terrain de 22m de large sur 163 m de long en bordure de Seine. La façade principale du pavillon, situé entre la Tour Eiffel et le Trocadéro, donnait sur la grande voie d'accès à l'Exposition.L'architecte avait dû tenir compte de la nature du terrain, mais, de l'avis unanime de la Presse mondiale comme de celui de tous les visiteurs, la solution trouvée par le M. le Prof Speer était si heureuse que la pavillon Allemand est devenu le plus bel édifice de toute l'Exposition. Aucun pavillon n'a attiré le flot des visiteurs.

C'est cependant la partie étroite du pavillon donnant sur le pont d'Iéna qui laisse l'impression architectonique la plus forte. Là, en effet, se dressent, à 54 mètres de hauteur, les sveltes piliers de la tour carrée, dont les assises reposent sur un socle de calcaire coquillier et qui domine toutes les constructions avoisinantes. D'étroites bandes de mosaïque séparent les piliers dans toute leur hauteur, l'emblème de l'Allemagne les couronnes, sous forme d'un aile monumental en bronze, crée par M. le Prof Schmid-Ehmem. Mieux que tout ce que l'on pourrait dire, les vues du Pavillon Allemand font saisir cette impression de calme énergie concentrée qui se dégage de la haute et imposante construction. Les groupes en bronze qui flanquent à droite et à gauche l'escalier menant au pied de la tour, groupes plus grands que nature et dus à Thorak, soulignent encore les puissantes lignes de la Maison Allemande, laissant au visiteur une impression inoubliable, notamment sous l'éclairage des réflecteurs qui fait triompher l'harmonie des couleurs, symphonie formée par la blancheur de la pierre, l'éclat de bronze et le rouge parsemé d'or des bandes de mosaïque. Dépassant le but temporaire d'une exposition, ce pavillon reste un exemple frappant de la nouvelle volonté artistique de l'Allemagne, volonté qui actuellement se manifeste peut-être le mieux dans l'architecture et qui, en développant des formes du style classique congénial, remplit l'exigence, posée au nouvel art allemand par le Führer, d'être clair et sincère.
Texte repris du "Livre d'or de l'exposition de Paris 1937"


L'emplacement offert à l'Allemagne par la direction de l'exposition était des plus favorables. Il consistait en une étroite bande de terrain de 22m de large sur 163 m de long en bordure de Seine. La façade principale du pavillon, situé entre la Tour Eiffel et le Trocadéro, donnait sur la grande voie d'accès à l'Exposition.L'architecte avait dû tenir compte de la nature du terrain, mais, de l'avis unanime de la Presse mondiale comme de celui de tous les visiteurs, la solution trouvée par le M. le Prof Speer était si heureuse que la pavillon Allemand est devenu le plus bel édifice de toute l'Exposition. Aucun pavillon n'a attiré le flot des visiteurs.

C'est cependant la partie étroite du pavillon donnant sur le pont d'Iéna qui laisse l'impression architectonique la plus forte. Là, en effet, se dressent, à 54 mètres de hauteur, les sveltes piliers de la tour carrée, dont les assises reposent sur un socle de calcaire coquillier et qui domine toutes les constructions avoisinantes. D'étroites bandes de mosaïque séparent les piliers dans toute leur hauteur, l'emblème de l'Allemagne les couronnes, sous forme d'un aile monumental en bronze, crée par M. le Prof Schmid-Ehmem. Mieux que tout ce que l'on pourrait dire, les vues du Pavillon Allemand font saisir cette impression de calme énergie concentrée qui se dégage de la haute et imposante construction. Les groupes en bronze qui flanquent à droite et à gauche l'escalier menant au pied de la tour, groupes plus grands que nature et dus à Thorak, soulignent encore les puissantes lignes de la Maison Allemande, laissant au visiteur une impression inoubliable, notamment sous l'éclairage des réflecteurs qui fait triompher l'harmonie des couleurs, symphonie formée par la blancheur de la pierre, l'éclat de bronze et le rouge parsemé d'or des bandes de mosaïque. Dépassant le but temporaire d'une exposition, ce pavillon reste un exemple frappant de la nouvelle volonté artistique de l'Allemagne, volonté qui actuellement se manifeste peut-être le mieux dans l'architecture et qui, en développant des formes du style classique congénial, remplit l'exigence, posée au nouvel art allemand par le Führer, d'être clair et sincère.
Texte repris du "Livre d'or de l'exposition de Paris 1937"
