La Galerie des Machines

Paris 1889 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture
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Re: Galerie des Machines

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 31 mars 1888"

Les échafaudages pour le levage du premier lot, dont la compagnie de Fives-Lille est l’adjudicataire, sont aujourd’hui terminés. Ceux du 2e lot dont l’adjudicataire est la Société des anciens établissements Cail suivent de près ceux du premier lot.

Une grande quantité de fers a déjà été apportée sur le Champ de Mars pour la construction de ce palais, et la mise au levage pourra être commencée aussitôt que les échafaudage seront complètement terminés.


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Re: Galerie des Machines

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 26 mai 1888"

Le montage des grandes fermes de 115 mètres de portée, qui constituent ce Palais, est commencé depuis un mois environ. Trois de ces fermes sont en place, et l’on peut maintenant se faire une idée de ce que sera ce Palais de 400 mètres de longueur, de 115 mètres de largeur et dont la hauteur maximum est de 45 mètres. Ce qui frappe à première vue, c’est l’extrême légèreté que présentent ces fermes. Le Palais des Machines et la tour Eiffel, seront certainement, au point de vue de la construction, les deux principaux attraits de l'Exposition.

Pour la mise au levage, on a divisé une ferme en quatre parties : on met d’abord en place les deux piliers avec leurs coussinets reposant sur les pivots ; chacun de ces piliers pèse 50,000 kilogs. puis on vient ensuite assembler dessus les deux autres tronçons qui pèsent chacun 45,000 kilogrammes et on les réunit au sommet par deux coussinets, qui embrassent un tourillon.

Le montage de ces pièces, d’un poids si considérable, a bien réussi. Quant aux appareils employés, nous les décrirons prochainement.

Tous les fers qui entrent dans la construction du Palais des Machines, sont fabriqués avec le plus grand soin dans les ateliers des divers constructeurs, et un grand nombre sont déjà apportés à pied d’œuvre. Le montage pourra donc être mené aussi activement que possible, et terminé dans les délais imposés par les cahiers des charges.
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Re: Galerie des Machines

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 24 novembre 1888"

Le montage da Palais des machines, qui présentait beaucoup de difficultés par suite des dimensions colossales de ses fermes, est terminé; six mois ont suffi pour élever cette grande nef de 420 mètres de longueur qui fera l’admiration de tous les visiteurs de l’Exposition.

Il reste encore à terminer les galeries latérales, les escaliers conduisant au premier étage de ces galeries et les pignons vitrés des deux fermes extrêmes.

Lorsque nous avons décrit les systèmes de montage employés par les deux adjudicataires : la Compagnie de Fives-Lille et la Société des anciens établissements Cail, nous avons dit que ces deux systèmes étaient également bons et rapides ; le résultat prouve que nous ne nous étions pas trompés. La Compagnie de Fives-Lille a commencé le 15 mars dernier la mise au levage de son lot comprenant dix fermes et neuf travées de couverture ; elle a posé ses derniers fers le 8 octobre. La Société des anciens établissements Cail a commencé le 11 avril ; elle a posé dix fermes et dix travées de couverture ; son montage a été terminé le 7 octobre. On voit donc que si la Compagnie de Fives-Lille a employé un système de montage pins élégant et plus hardi, en revanche, la Société des anciens établissements Cail, qui a monté une travée de couverture de plus, a mis 25 jours de moins que la Compagnie de Fives-Lille pour exécuter son travail.

On pose actuellement les colonnes en fonte destinées à supporter des poutres sur lesquelles se déplaceront des ponts roulants mus par l’électricité.

On travaille aussi à la décoration intérieure du Palais des machines ; toutes les parties de la couverture non vitrées, dont la surface s’élève à 18,000 mètres carrés, seront recouvertes de dix grands panneaux de 16 mètres de côté représentant les armes et les attributs des grandes capitales du monde et de cent vingt-quatre panneaux représentant les écussons des chefs-lieux de nos départements et ceux des grandes villes de l’étranger ; une sorte de trophée de produits et d’attributs, de plantes, de machines ou d’animaux, indique dans chaque panneau les richesses agricoles ou industrielles de la contrée.

Cet immense travail décoratif a été confié à MM. Alfred Rubé, Philippe Chaperon et Marcel Jambon, les décorateurs bien connus des grands théâtres de Paris.

L’atelier composé de cinquante peintres décorateurs est installé dans la partie des galeries des expositions diverses où eut lien le grand banquet des maires le 14 juillet dernier.
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Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 2 février 1889"

Les galeries latérales à ce palais sont maintenant terminées, et les pignons vitrés des deux fermes extrêmes sont en bonne voie d’achèvement ; on est en train de poser les escaliers monumentaux qui conduiront au premier étage des galeries latérales.

La pose des colonnes doubles en fonte et des poutres qu'elles supportent est terminée ; c’est à ces poutres que seront fixées les transmissions de mouvement ; elles serviront aussi de voies pour des ponts roulants mus par l’électricité qui permettront aux visiteurs de circuler au-dessus des différentes machines exposées.
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Re: La Galerie des Machines

Message par worldfairs »

Texte et photo de "L'Exposition Universelle de 1889 par Léon Malo"

La Galerie des Machines
La Galerie des Machines

Si quelqu’un eût parlé, il y a une dizaine d’années, de couvrir la place Bellecour d’une toiture reposant, de côté et d’autre, sur les maisons riveraines, sans un seul appui au milieu, ce quel-qu’un-là eût obtenu un joli succès d’incrédulité. Bien que nous fussions déjà blasés sur les hardiesses des constructions métalliques, celle-ci eût assurément passé pour une fanfaronnade de première grandeur.

Cette hypothèse, alors absurde, est aujourd’hui une réalité visible et tangible; avec cette aggravation de difficultés vaincues, que ce phénomène de toiture n’a de point d’appui que sur elle-même; qu'elle s’élève isolée, sans nul massif de résistance latérale capable de contrebuter ses poussées, et qu’elle a dû trouver dans sa propre ossature tous ses éléments de stabilité.

Il s'agissait, je vous le rappelle, d'abriter, au moyen de fermes d’une seule portée, une surface de 420 mètres de long sur 115 mètres de largeur. On eût pu aisément, et sans gêner en rien les machines innombrables qui devaient s’y loger, multiplier les appuis intermédiaires, par une division de l'espace en plusieurs nefs. On eût ainsi réduit au tiers, ou au cinquième, la dimension des fermes; on eût également diminué dans d’énormes proportions les sept millions de kilogrammes de fer employé et abaissé d’autant les dépenses de construction et de montage. Mais l’entreprise fût devenue vulgaire. Ce n’était pas la peine de s’en mêler si l’on voulait se borner à copier la première venue des gares de chemin de fer. Le programme forcé de cette exposition, la dernière peut-être qui se verra, c'était de faire nouveau et grand. Un architecte « dans le mouvement » eut l’idée de jeter d’un seul élan, à travers l’espace, ces fermes de 115 mètres, dont la témérité saisit le visiteur même après qu’il a passé sous la tour Eiffel.

C’est à M. Dutert que l’on doit l’idée première de ce projet vertigineux: Mais il ne suffisait pas de le mettre sur le papier; il fallait encore que cette toiture fantastique pût être pratiquement exécutée et que, débarrassée de ses échafaudages, elle tint sur ses jambes. C’est ici que le calcul entre en ligne.

J’ai dit, je crois, dans une précédente lettre, que l’honneur de ces calculs revenait à un simple ingénieur du chemin de fer du Nord, dont le nom a moins retenti que celui de M. Eiffel dans les deux hémisphères et dont, cependant, le mérite n’est peut-être pas beaucoup moindre. Il n’est que juste de joindre au nom déjà cité de M. Contamin ceux de M. Charton, son adjoint, et de M. Seyrig, ancien chef de bureau des études de M. Eiffel, le calculateur des grands ponts du Douro et de Garabit, qui ont commence la réputation aujourd’hui universelle de l’éminent constructeur.

De cette quadruple collaboration est né le colosse dont je parle aujourd’hui et qui sera, lui second, le « clou » de l’Exposition de 1889.

Je ne veux même pas essayer de le décrire. La sensation vierge qu’on y éprouve ne peut se traduire, ni par la plume, ni par l’image. C’est un je-ne-sais-quoi d’inattendu et d’écrasant qui nous rapetisse à la taille de la coccinelle; c’est en même temps, une impression de gêne qui tient sans doute à ce que la hauteur du monument n’est pas en correctes proportions avec la portée démesurée de ses fermes. La colonne Vendôme s’y promènerait sans baisser la tête, et pourtant cela semble aplati, révérence parler, comme une cloche à melons. Il y a là un évident défaut d’harmonie architecturale qui n’eût pu être corrigé que par une surélévation des appuis, au prix d'une accumulation de métal insensée et de dépenses aussi extravagantes qu’inutiles.

En somme, et bien que l’esthétique pure ait peut-être le droit d’en prendre quelque humeur, la démonstration que l’on visait est faite, et victorieusement faite. 11 reste acquis désormais que des surfaces énormes peuvent être couvertes sans appuis intérieurs, au moyen des nouveaux systèmes de fermes, et que des armées pourront y évoluer confortablement à l’abri de la pluie. Sans compter que, lorsqu’on se décidera à faire usage de l’acier (par économie, la Galerie des Machines a été construite en fer), on poussera certainement plus loin encore ces dimensions déjà stupéfiantes.

Bien que j’entende, je le répète, m’abstenir de toute description, je voudrais cependant indiquer en quatre lignes la silhouette du très ingénieux procédé imaginé par l’architecte et les ingénieurs pour obtenir cette portée de 115 mètres, aujourd’hui presque fabuleuse et qui, demain, sera peut-être d’un usage journalier dans l'art des constructions. Ce procédé est d’ailleurs d’une simplicité enfantine; il est surprenant que, ni vous, ni moi, ni aucun des gens qui passent dans la rue, nous n'y avions jamais songé. Il a certainement fallu cent fois plus d’imagination pour trouver la machine à fabriquer les cigarettes.

Tout le monde a vu fonctionner les grues employées à lever les fardeaux. Imaginez deux de ces grues, placées face à face, bec à bec, appuyées l’une sur l’autre juste au point où se trouvent leurs poulies de renvoi; remplacez leurs pivots par des cylindres en fonte placés horizontalement sur le sol, de façon qu'au lieu de tourner autour de leur axe vertical elles puissent, assises sur ces cylindres comme points d’articulation, osciller en avant et en arrière, l’une poussant l’autre; vous aurez en substance la ferme Dutert-Contamin.

Cela semble bizarre, même quelque peu invraisemblable; cela est ainsi, cependant. Ici, les deux grues, comme deux gigantesques potences de 60 mètres de volée chacune, ont une telle stabilité propre, résultant de leur poids énorme, qu'une fois appuyées l'une sur l'autre elles demeurent immuables ; les poussées y sont combattues par des artifices qu'il serait malaisé et fastidieux d’expliquer à cette place et qui ont exigé des calculs à donner le frisson aux faiseurs d\x les plus intrépides. J’en ai déjà trop dit sur ce sujet notoirement insipide pour les dames.

Il faut être du métier, d'ailleurs, pour apprécier comme il convient les mérites latents de cette construction étonnante. Ce qu’il a fallu d’ingéniosité, de science et de confiance en soi-même pour concevoir un tel projet, pour le mettre, comme on dit, « sur ses pattes », pour en arriver à dire au constructeur, en pleine tranquillité d’esprit :
« Faites ainsi et cela tiendra », et pour que « cela tienne », en effet, ceux-là seuls s'en doutent qui, peu ou prou, ont travaillé dans la partie. Mais quelque brillante, quelque personnelle que soit la gloire des ingénieurs auxquels on doit cette merveille, ils sont, j’en suis sûr, les premiers à rappeler qu’ils ont eu des précurseurs et que cette virtuosité dans l’emploi du fer ne leur est pas venue toute seule, par un simple phénomène de génération spontanée. Il est un nom que les hommes de leur profession et de leur spécialité ont le devoir de n’oublier jamais; c’est celui du grand ingénieur qui le premier leur a ouvert la porte de ces éclatants succès. C’est, en effet, M. Eugène Flachat qui, vers i85o, introduisit en France l’usage de la tôle et des fers spéciaux dans la construction des ponts et des charpentes à vastes portées. Celui qui écrit ces lignes s’honorera toute sa vie d’avoir été l'élève obscur et, quoique bien jeune encore en ces temps reculés, l’ami de cet homme étonnant, dont l’influence sur l'industrie et les travaux publics de ce dernier demi-siècle est aujourd’hui trop oubliée. Il l’a vu de près, dans les intimités du travail, ayant été quelque peu son secrétaire, et peut dire, en connaissance des choses, que la grande poussée qui s'est faite depuis trente ans en France du côté des ouvrages métalliques est son œuvre.

Lorsque, vers 1864, M. Flachat osa jeter sur la gare de l’Ouest une toiture de 45 mètres de portée, en tôle de fer et cornières rivées, ce fut, parmi les classiques, un déluge d’aimables railleries. Une ferme de 45 mètres, sans barre de fer forgé, sans articulations à fourchette, sans le bric-à-brac accoutumé du vénérable comble Polonceau ! Décidément, le novateur était en démence. On poussa de petits cris d’effroi; on s’enquit, avec une inquiétude affectée, du jour fixé pour le décintre-ment, afin de ne pas se risquer à cette date-là dans le voisinage. La toiture téméraire fut décintrée, cependant, à l’heure dite et vécut trente-cinq ans. Elle serait encore debout, sans doute, s'il n’eût fallu la démolir il y a deux ans pour les nouveaux aménagements de la gare Saint-Lazare. Elle a été remplacée par une autre construite exactement dans le même système, avec quelques mètres de portée de plus.

Ce n'est ni le lieu ni l’heure de citer tous les tours de force de ce genre exécutés par M. Flachat; il les a prodigués pendant vingt ans, entre i85o et 1872, dans les chemins de fer français et ailleurs. Ce que je veux seulement rappeler, c’est qu’il a laissé derrière lui, héritiers de ses talents, des élèves appelés Mathieu, de Dion, Molinos, Pronnier, qui ont recueilli et perfectionné son oeuvre. Henri de Dion, pour ne citer que celui-là, était l’auteur de ces étranges constructions métalliques de l’Exposition de 1878, qui furent une révélation et montrèrent, pour la première fois, des fermes à grande portée sans tirants. L’édifice de 18S9 n’est, au fond, en ce qui regarde les méthodes de construction, qu'une variante amplifiée et perfectionnée de celui de 1878, dans lequel de Dion avait mis en pratique une théorie créée par lui, un chef-d’œuvre de calcul et de déductions mathématiques. Ce bon et modeste homme de génie est mort à cinquante ans, sept jours avant l’ouverture de cette Exposition de 1878 dont il devait être le triomphateur!

Si je me suis permis cette digression, probablement un peu longue au gré du lecteur, ce n’est pas seulement pour le plaisir de rejoindre par la pensée des amis perdus; c’est aussi parce qu'il m’a paru équitable de reporter un peu de l’honneur du magnifique succès d’aujourd’hui sur ceux dont les travaux l’ont préparé et qui ne sont plus là pour en prendre leur part légitime.

Ce succès, il est complet, indéniable; il domine la critique de toute la hauteur d’un colossal problème de statique résolu, non-seulement pour la gloire, mais aussi dans un but incontestablement utile. On peut discuter la raison d’être de la Tour de 300 mètres; le Palais des machines est au-dessus de toute discussion.

Au point de vue scientifique, c'est un enseignement précieux qui ne touche qu’une portion restreinte des visiteurs ; au point de vue pittoresque, il «empoigne» tout le monde.

C’est, en effet, un spectacle inouï, vu dès galeries du premier étage, que celui de cette carapace immense, sous laquelle grouille, à perte de vue, un monde de choses et de gens. En de certains jours de fête, ou de pluie, trente mille personnes circulent à travers les machines accumulées, qui mêlent le concert de leurs voix de métal au monotone grondement de la. foule. Les imprimeries gigantesques, les papeteries longues comme des places publiques, les machines à vapeur hautes comme des maisons à deux étages, les pompes de taille cyclopéenne, ressemblent, dans ce lointain, aux jouets scientifiques qu’on voit dans les boutiques des opticiens.

Nous en causerons en détail, quand nous nous occuperons des objets exposés. Pour le moment, il ne s’agit que de l'enveloppe, et, de cette enveloppe magnifiquement difforme, je renonce , je le répète, à donner une idée, même vague, à ceux qui ne l’ont pas vue. Je renonce surtout à dire l’impression de saisissement qui vous prend' lorsque ces choses vous apparaissent, baignées dans les torrents de la lumière électrique. La fantasmagorie ne va pas au-delà. C’est à cette heure éblouissante qu’il faut voir, dans son paroxysme d’énergie, ce mouvement indéfinissable d’être humains mélangés à cette forêt de mécaniques intelligentes; depuis le géant jusqu'au , pygmée ; depuis le treuil de mines de houille, manœuvrant au-dessus de son puits, jusqu’à la minuscule machine à fabriquer les enveloppes, jusqu’au piano à écrire les lettres d’affaires. Incommensurable entassement d’êtres et d’idées ; résumé et quintessence du génie industriel du monde entier : fourmilière bruyante comme la musique de la mer, entrevue à travers la brume poussiéreuse des multitudes piétinant sur un parquet. Sensation absolument neuve et qui se refuse à tout dénombrement, comme à toute analyse.

Quand on pense que, dans moins de cinq mois, cet embrasement s’éteindra pour ne plus se rallumer, et que le marteau des démolisseurs jettera à la ferraille les débris de cet incomparable chef-d’œuvre, on ne peut se défendre de trouver que, si l’homme est un habile animal, c'est aussi, quand il s’y met, un être bien malfaisant.
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 26 octobre 1889"

Vestibule de la galerie des machines

Vestibule de la galerie des machines - Architecte: M. Dutert
Vestibule de la galerie des machines - Architecte: M. Dutert

A l’extrémité de la galerie de 30 mètres, le visiteur pénètre dans le vestibule de la galerie des machines au centre duquel trône le groupe monumental de Bartholdi.

La décoration du dôme due au pinceau habile de M. Champigneule, peintre-verrier, est admirable de vigueur et de correction.

Sur le dôme sont groupées les principales figures allégoriques représentant les divers corps de métiers des tissus-filature, teinture, etc. Puis au-dessous des panneaux, représentant les autres industries diverses.

Tout dans cet ensemble flatte l’oeil et le charme.

L’Architecte est M. Dutert.
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Palais des machines<br />Coupole à l'extrémité de la galerie d'honneur - Vue intérieure
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Palais des machines<br />Montage de la charpente métallique (Société des anciens établissements Caïl)
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Palais des Machines<br />Pignon de La Bourdonnais
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Palais des Machines<br />Galerie latérale du premier étage
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