Les architectes du pavillon allemand - Egon Eiermann et Sep Ruf

Brussels 1958 - Architecture, pavilions
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Les architectes du pavillon allemand - Egon Eiermann et Sep Ruf

Message par worldfairs » 14 févr. 2017 12:46 pm

Texte extrait d’un CD de Expo 2000 Hannover – L’histoire des Expositions Universelles

Egon Eiermann (1904- 1970)

Egon Eiermann, devenu célèbre par ses constructions à ossatures métalliques dépouillées, froides et fonctionnelles mais caractérisées par une légèreté transparente, fit des études d'architecture de 1923 à 1927 à l'université technique de Berlin, où il fut l'élève de Hans Poelzig de 1925 à 1928. Jusqu'en 1936, année de son premier voyage aux États-Unis, il travailla dans un bureau avec Fritz Jaenecke. En 1941, Eiermann conçut les décors pour la mise en scène par Gründgen de "Alexander" au théâtre am Gendarmenmarkt. Son bureau de Beelitz fut détruit en 1945. Peu après, il poursuivit son travail en 1946 à Mosbach (Odenwald) en qualité de directeur du Bureau national de conseil en matière de construction, puis à partir de 1948 à Karlsruhe en tant qu'architecte indépendant et chargé de cours à l'école d'architecture.

Jusqu'en 1965, il y travailla dans un bureau commun avec Robert Hilgers et devint collaborateur de la revue d'architecture "Baukunst und Werkform". Dans les années 50, il effectua plusieurs voyages d'étude aux États-Unis, où il rencontra entre autres Walter Gropius, Marcel Breuer et Mies van der Rohe. En 1954, Eiermann dirigea la construction de la section allemande de la Xe Triennale de Milan et devint un an plus tard membre d'honneur de L'Académie des Beaux-Arts à Berlin. Après avoir obtenu en 1956 la commande pour le Pavillon à Bruxelles, il fit partie avec Sep Ruf et Paul Baumgarten du Comité d'étude pour la construction des nouveaux parlement et sénat allemands à Bonn. Eiermann mourut en juillet 1970.

C'est en particulier dans ses derniers édifices pour Olivetti à Francfort, IBM à Stuttgart et la tour des députés à Bonn que s'épanouirent pleinement les principes d'un architecte qui s'était toujours prononcé contre les excès des fantasmes et la recherche d'effets de la monumentalité au profit d'une fonctionnalité explicite et authentique : "De nos jours, construire signifie établir des règles à l'aide d'analyses technico-scientifiques et économiques et créer de nouvelles formes avec ces nouvelles règles. (...) Nous comprendrons que dans ces règles, la logique, la pureté, en d'autres termes le concept éthique de la vérité, jouent le rôle décisif. La vérité est un élément du beau, la condition préalable à l'oeuvre artistique. " (Eiermann dans une lettre à Josef Neckermann du 19.3.1960)


Sep Ruf (1908-1982)

Après ses études d'architecture à l'université technique de Munich (1926-1931) Sep Ruf travailla avec son frère Franz Ruf en tant qu'architecte indépendant. Après différents projets de construction de logements, Ruf, devenu entre-temps professeur d'architecture et d'urbanisme à l'académie de Munich et conçut le complexe plan d'aménagement pour le Germanisches Nationalmuseum à Nuremberg. Un an après avoir obtenu avec Eiermann la commande pour le Pavillon à Bruxelles, il commença avec la construction de l'institut Max-Planck, du consulat général américain et de l'extension de la Bibliothèque nationale bavaroise (tous à Munich) et devint en 1962 membre du Comité d'étude pour le nouveau parlement à Bonn. En 1963, il conçut le bâtiment d'habitation et de réception du Chancelier fédéral. Après son voyage aux États-Unis, Ruf construisit son propre atelier à Grünwald. Après l'étude du centre de calcul IBH à Munich, de l'ambassade de la RFA à Vienne et de l'immeuble administratif Est de la Bayerischen Vereinsbank, Ruf conclut en 1971 un partenariat avec quatre autres architectes. De cette collaboration jusqu'en 1981 sont entre autres issus le parlement à Düsseldorf, le hall de l'aérospatiale du Deutsches Museum à Munich, ainsi que des bâtiments pour les studios de cinéma Bavaria. C'est en particulier sa capacité de réagir avec l'architecture à la situation existante du paysage ou urbanistique et, outre des réflexions fonctionnelles, de faire d'un dialogue entre ces éléments la base des projets qui lui attira la plus grande considération.
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