Appareil de Cox, pour la préparation des liquides gazeux

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Appareil de Cox, pour la préparation des liquides gazeux

Message par worldfairs » 02 févr. 2015 09:39 pm

L'absence de tout artifice mécanique dans l'appareil si simple et si pratique de M. Cox, et l'entière exclusion de l'air atmosphérique, sont les deux points les plus remarquables de cet appareil, destiné à la préparation du sodawater et de tout les liquides gazeux et mousseux.
appareilcox.jpg
L'eau ou tel autre liquide est imprégné de gaz à outrance au moyen de la relation établie entre trois vaisseaux, que représente notre figure.

Ces vaisseaux de forme sphéroïdale sont tous trois composés de deux hémisphères boulonnés ensemble et pouvant se séparer pour le nettoyage. Les tubulures S. S. servent à vider les récipients durant l'opération.

Les deux plus grands, qui reposent sur la table, sont le générateur et le purificateur. Ils sont en cuivre et étamés intérieurement.
Le petit vase planté en F, sur le sommet du générateur, est de cuivre, comme les deux autres, mais de plus doublé de plomb, pour résister à l'action de l'acide qu'il est destiné à contenir.

L'acide, C, est introduit dans le générateur par le tube G, que l'on ouvre et ferme à volonté au moyen de la poignée H.

Pour établir l'équilibre entre la pression du gaz, en F, sous l'acide et la pression à la surface supérieure de cet acide, un tube communicateur, I, est établi entre le générateur et le porte-acide.

L'air atmosphérique que renferme l'appareil au commencement de l'opération est chassé par le développement du gaz pur, le clapet M, qu'on ferme dès que le gaz commence à se perdre par là.

La chaux, ou tout autre alcali nécessaire à la production chimique du gaz, est introduite dans le générateur par l'ouverture L, que l'on bouche ensuite avec un boulon vissé.

Enfin le générateur et le purificateur sont en communication par un tube, H, dont l'ouverture et la fermeture sont aussi à la volonté de l'opérateur, à raison d'un robinet indiqué sur la figure.

Ce tube, N, plonge dans l'eau du récipient jusqu'à la distance du fond de 4 ou 5 pouces.

Enfin, l'éprouvette, P, en communication avec le dôme D, ou purificateur et graduée comme un baromètre, sert à évaluer la pression du gaz et à la traduire en chiffres.

Ces détails compris, l'opération est bien simple. Le générateur renferme de l'eau et delà chaux, que l'on mêle convenablement pour que cette chaux pulvérisée soit tenue en suspension tant que dure l'opération.
On introduit l'acide par le robinet.
L'effervescence a lieu, le gaz se développe, remplit la cavité du générateur, pénètre dans le dôme du vase où est l'acide et dans le tube, N, jusqu'au robinet fermé. Il en résulte un équilibre de pression qui ne permet àl'acide de continuera couler dans le générateur que lorsque la pression inférieure diminuera par l'ouverture du purificateur.

On ouvre le purificateur, le gaz s'y précipite et s'y lave dans l'eau où le tube est plongé; il revient à la surface de cette eau et remplit le dôme D ; enfin quand le gaz a acquis la force de pression souhaitée, on adapte au générateur et à la tubulure, Q, un tube de métal qui conduit le gaz dans les bouteilles à saturer à la pression souhaitée par le fabricant de liquide gazeux.

Article repris du Journal Illustré de L’Exposition de 1851
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