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worldfairs
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Catalogue Général Officiel

Message par worldfairs » 09 nov. 2014 06:20 pm

Catalogue Général Officiel - Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes - Paris- Avril-Octobre 1925
Auteur : Elie Richard
Imprimeur: Imprimerie de Vaugirard
Année de sortie : 1925
Langue : Français
Nombre de pages : 560

 Livre - Catalogue Général Officiel - Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes - Paris- Avril-Octobre 1925


Préface :

Tout d’un coup, les échafaudages sont tombés. Quelque chose a découpé l’espace selon des lignes volontaires et rythmées. Le temps est fixé pour une période. L’œuvre est là, mûre, il n’y a qu’à la cueillir avec les yeux et avec l’esprit.

M. Henri-Marcel Magne l’a dit : « C’est une œuvre qui fera honneur à quelques hommes. On en conviendra un jour ». — C’est fait.

Si Paris est gêné dans sa vie urbaine, du moins trouvera-t-il dans cet effort de construction qu’il propose à la critique du monde, une renommée nouvelle.

M. Henri-Marcel Magne est très grand. Sa face maigre, brune, allongée, on dirait d’une figure du Gréco. L’œil est sombre, mais le regard ironique.
L’intelligence vive d’un organisateur fiévreux s’échappe par ce regard impérieux, par ce geste coupant, par cette voix qui tonne et s’apaise dans le même moment.

A qui demander ce qu’est cette cité nouvelle dans Paris, comme une capitale dans la capitale, sinon à celui qui l’a vu grandir sur le papier dès le début, qui l’a soutenue et guidée jusqu’ici ?
— Au début du siècle dernier, dit M. Magne, avec cet accent de Paris qui contraste savoureusement avec les choses graves qu’il explique, au début du siècle dernier l’absence d’enseignement corporatif a trahi la production de nos artistes.
— La copie régnait. Elle règne encore...
— L’époque des autos, des avions méritait autre chose. Dès 1912, quelques-uns ont pensé à une exposition des arts décoratifs. Il a fallu jusqu’aujourd’hui pour la réaliser. L’emplacement qu’on nous a concédé est unique au monde.
— Il est exigu : 23 hectares pour l’art d’un monde !
— La sélection que cela a imposé est une garantie de la valeur de l’entreprise. Pour la première fois, nous allons juger les œuvres et non les hommes.
— Cela se dit.
— Cela se fait. Au lieu de réunir les œuvres par catégories comme dans une foire, nous nous sommes efforcés de les montrer au public dans le milieu qui leur sied.

Pour fonder une classification, la destination vaut au surplus tous les critères.

Ces idées directrices nous ont conduit à former quatre groupes : l’architecture, les objets mobiliers, le vêtement, les arts du théâtre, de la rue et des jardins. Ces deux points de vue nouveaux : sélection et présentation vivante, ont conditionné le plan général des architectes Bonnier et Plumet.

— Il y aura une importante participation étrangère, puisqu’il est dit : internationale.
— L’Exposition sera divisée en deux parties égales : l’une attribuée à la Section française, l’autre aux Sections étrangères, et c’est là que résidait une des plus grandes difficultés.
— Le terrain était exigu ; il était aussi difficile.
— Très difficile ! Deux grands axes qui se coupent à angle droit, commandent l’Exposition. L’un part des Champs-Elysées, traverse le pont Alexandre-III, aboutit aux Invalides; l’autre est formé par la Seine.
— La porte d’honneur s’ouvre entre les deux Palais sur la place des Nations ; puis l’importante avenue, l’artère essentielle de la Section française passe sur le pont Alexandre-III qui est une rue de boutiques, gagne l’Esplanade couverte de pavillons et de jardins et aboutit à la cour des Nations.
Les berges de la Seine et la Seine elle-même sont occupées pur la porte de la Concorde et les pavillons nationaux des pays étrangers, les pavillons des régions françaises, cent autres.
— Et le Grand-Palais, cet anachronisme que vous n’êtes pas parvenus à dissimuler tout à fait ?
— Vous ne le reconnaîtrez pas. Il sera transformé. !... Il abritera les exposants qui n’ont pas trouvé place dans les pavillons, les boutiques, et enfin l’importante Exposition de l’Enseignement.
— L’Exposition ne doit-elle pas s’en tenir aux œuvres réalisées?
— Comprenez bien : V Exposition n’est pas un but. C’est un point de départ.
« Tout ce que vous avez vu vous mène ici au premier étage du Grand-Palais, dans cette cinquième section de noire classification : l’Enseignement. L’enseignement au pur sens du mot. Il faut apprendre à créer, à exécuter tout ce qu’on a vu dans les autres groupes. Soixante ateliers travaillent devant nous.
— Vous croyez qu’un artiste, un artisan digne de ce nom sort de l’école ?
— Ici, les enfants, si l’on veut, viendront chercher une vocation. C’est là que le public comprendra par des réalisations qu'à notre vie moderne correspond un art décoratif et industriel moderne, que cet art existe et n’est pas inférieur à nos arts du passé et qu’il doit entrer dans nos demeures pour les transformer une fois de plus, comme elles ont été transformées jadis à mesure qu'un style succédait à celui qui l’avait précédé. »
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
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