L'apparition des Barbotines

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L'apparition des Barbotines

Message par worldfairs » 17 nov. 2013 03:12 pm

vu sur http://www.republicain-lorrain.fr/

L’Exposition universelle de 1867, qui marquait l’apogée du Second Empire, a encouragé l’apparition d’une nouvelle forme de céramique, la barbotine, que l’Europe a immédiatement copiée sous le nom de majolique.

L e terme barbotine, du verbe barboter, désigne un mélange d’eau, d’argile et de marne délayé sous une forme fluide et tamisée. Les effets de relief et la couleur vive des vernis s’ajoutent à ces caractéristiques.

Au départ, la barbotine était utilisée pour les collages avant cuisson des anses, des becs ou des frétels. Dans la deuxième partie du XIXe siècle, elle sert à l’exécution de pièces coulées au moule, décorées par collage d’éléments rapportés. La technique permet l’abaissement des coûts de production et autorise une plus grande liberté de forme que la faïence traditionnelle. En Flandre française, les principaux lieux de fabrication sont Onnaing et Saint-Amand, en Lorraine, Sarreguemines et Saint-Clément, en Ile-de-France, Creil et Montereau, et dans la vallée du Rhône, Le Poët-Laval ou Saint-Uze. De l’autre coté de la Manche, la ville de Minton est réputée pour sa production.

Ces pièces imaginatives, parfois même drolatiques, sont très populaires entre 1890 et 1940. Les thèmes abordés et les types de pièces abondent. Les plus prisés sont les pichets, qui caricaturent des personnages, soldats, politiciens ou gendarmes (notamment à Onnaing), ou reproduisent des modèles animaliers comme le canard, le coq, le perroquet, le singe ou le cochon. Les tirelires sont parfois à casser, ce qui ne favorise pas leur longévité. Existent aussi de nombreux cache-pots, certains de dimensions courantes, d’autres plus imposants comme les modèles sur colonne de Jérôme Massier à Vallauris. Les faïenceries produisent des vases aux formes les plus diverses et des assiettes de décoration ou d’usage.

Côté décors, toutes les originalités sont possibles, sachant que la technique permet à l’Art nouveau d’imposer ses courbes dans une production souvent populaire et simpliste. Ainsi le végétal foisonne en décors surabondants, fougères, feuilles, lierre et ronces. Les fleurs s’épanouissent en iris, églantiers, pensées ou orchidées. A Menton, les barbotines sont orangées, à décor de citrons et d’agrumes. S’inspirant des faïences de Bernard Palissy, les décors animaliers font naître des animaux étranges ou fantastiques, des lézards et des couleuvres, des anguilles, des poissons ou des araignées de mer. Le sujet inspire aussi les arts de la table, s’appliquant à des services entiers, de la soupière au saleron. A noter le succès jamais démenti du service à asperges.

et pour plus de détails : http://www.republicain-lorrain.fr/actua ... barbotines
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

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