Le Palais des Armées de Terre et de Mer

Paris 1900 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture
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Le porche des Armées de Terre et de Mer

Expo Paris 1900 - Photo - Le porche des Armées de Terre et de Mer
Expo Paris 1900 - Photo - Le porche des Armées de Terre et de Mer

La passerelle de MM. Résal et Alby vient, comme un immense pont-levis, déboucher sous le porche du palais que décorent deux hérauts d'armes et les statues équestres de Bayard et de Duguesclin.


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Le Musée Rétrospective de l'Armée

Expo Paris 1900 - Photo - Le Musée Rétrospective de l'Armée
Expo Paris 1900 - Photo - Le Musée Rétrospective de l'Armée

Ce musée fut installé sous le direction du grand peintre Edouard Detaille au premier étage du palais des Armées de Terre et de Mer.
Entre un sapeur de la gendarmerie de la garde et un sapeur d'infanterie de ligne (1860) parade le Maréchal Bugeaud, duc d'Isly (1845), sur son cheval de bataille.
Sous l'encolure du cheval apparait le portrait du Prince de Joinville par Winteralter.
Dans le fond de la pièce, devant un tableau d'Alphonse de Neuville, figurent une trompette de régiment des guides et un tambour-major d'infanterie légère (Second Empire).
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Le Musée Rétrospective de l'Armée

Expo Paris 1900 - Photo - Le Musée Rétrospective de l'Armée
Expo Paris 1900 - Photo - Le Musée Rétrospective de l'Armée

Au centre de cette salle : une pièce de 4 de campagne de l'artillerie à cheval de la garde impériale sous le Second Empire.
Au fond, le "petit chapeau" de Napoléon Ier (Collection de M. Gérôme) et une vitrine d'objets ayant appartenu à l'Empereur.
Contre le mur : des portraits de Bonaparte, Premier Consul, par Gros, Ingres, David.
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Les Uniformes de l'Armée Française

Expo Paris 1900 - Photo - Les Uniformes de l'Armée Française
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Grand Diorama exposé par les fournisseurs des Armées de Terre et de Mer
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 20 novembre 1897"

La composition du jury du concours pour la construction de ce bâtiment à l’Exposition vient d’être arrêtée. Elle a pour président M. le général de la Noc, sous-chef d’état-major général de l’armée, président de la commission de l’Exposition, et pour secrétaire M. Chabbert, faisant fonction de sous-chef de bureau, secrétaire de la même commission.

Elle comprend, en outre, conformément au règlement, quatre militaires nommés par le ministre de la guerre : le général de Torcy, l’intendant militaire Simon, le chef de bataillon du génie Boulanger, le contrôleur-adjoint de l’administration de l'armée Alomber-Goget, et trois représentants désignés par le ministre de la marine : M. Clément, directeur des constructions navales, Crahay de Franchimont, ingénieur en chef des Ponts cl Chaussées, et Perrin, capitaine de frégate.

De plus le ministre a désigné, pour représenter «les éléments artistique et rétrospectif militaires», M. Edouard Détaillé, et pour représenter « l’élément industriel militaire et de la marine» le général Sebert, de l'Institut, administrateur de la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée.

Enfin, le jury se complète par trois membres élus par les concurrents et qui sont: MM. Raulin, architecte, Vaudremer et Guadet, membres de l’Institut.

M. Pascal est nommé juré suppléant.

L’Exposition des projets commence aujourd’hui, 20 novembre, à l’École des Beaux-Arts.
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 27 novembre 1897"

LE CONCOURS POUR LE PAVILLON DE LA GUERRE ET DE LA MARINE EN 1900

Rarement jusqu’ici les architectes avaient vu leurs chassis gardés par la troupe. Les dix-neuf concurrents au projet du Bâtiment pour l’exposition future des Ministères de la Guerre et de la Marine ont eu les honneurs de la garde mixte: Tricornes des Beaux-Arts et Képis de l’Infanterie entremêlaient leurs vigilances, pour préserver de toute critique trop violente les œuvres de nos confrères; et cela en attendant que, du sort des unes et de la fortune des autres, il soit décidé parle jury. J’allais dire le Conseil de Guerre; car la composition de ce jury, à majorité d’épaulettes dorées, nous est aussi peu familière que celle de la garde qui veillait, cette semaine, au portique de l’Ecole.

Sur la rive gauche de la Seine, entre les ponts d’Iéna et de l’Alma, doit, on le sait, s’élever le «palais» de la Guerre, qui devra offrir 14.000 mètres superficiels à l’exposition des engins modernes ou anciens, car une section de « rétrospective » sera installée parallèlement à la section « moderne ». Un hall de grande contenance abritera un ballon militaire et d’autres engins encombrants ; un terre-plein recevra, au niveau de la berge, les engins lourds (coupoles, tourelles, pièces de forteresse ou de marine, plaques de blindage, etc., etc.). Deux tronçons de vaisseau, l’un ancien, frégate Louis XIV; l’autre moderne, cuirassé dernier cri, trouveront place dans l’ensemble de l’exposition.

L’emplacement choisi est, comme on sait, une sorte de boulevard planté, sur plan curviligne; les arbres sont à conserver, au moins en partie, ainsi que la circulation de l’allée centrale; la zone restant disponible entre cette allée et la berge de la Seine n'est large que de 27 mètres. Et de plus, le chemin de fer des Moulineaux recoupant en sa longueur celle zone déjà réduite, il faudra couvrir le chemin de fer d’un plancher métallique devant fournir une plate-forme utilisable pour l'exposition ; et l’on prendra encore le sur plus de surface nécessaire sur la berge dont le sol constituera le terre-plein demandé.

Eclairer largement et complètement les galeries, le hall et le terre-plein, sans trop compter sur les jours à prendre en la façade méridionale, que masquent de grands arbres à conserver; donner aux deux façades et principalement à celle qui, s’élevant sur la berge, sera vue de loin avec sa réflexion dans l’eau, un caractère monumental, festival, une silhouette mouvementée, grandiose; enfin concevoir ce petit chef-d’œuvre en vue de l’effet à produire, autant que pour la commodité, réalisable avec économie, et à l’aide de matériaux facilement revendables: telles étaient les diverses difficultés que comportait le problème posé aux concurrents. Des architectes, au nombre de plus d’une centaine, dit-on, s’inscrivirent pour tâter le morceau; dix-neuf vaillants, restés sur la brèche, ont fait œuvre de maître; tous ont montré un courageux mépris des chances pécuniaires, étant donnée la modestie des primes allouées aux projets classés, pour ne songer qu’à la possibilité de réalisation d’un projet caressé avec ferveur.

Nos concurrents, cette fois, se nomment par leurs noms, sans le petit masque de la «devise». Nous allons, suivant l’ordre d’imposition, relire ici les notes prises, en passant, devant chaque projet.

MM. Auburtin et Umbdenstock: grand vestibule central avec escalier d’honneur ; hall au ballon (forme poisson) dans l’aile droite; terre-plein, rez-de-chaussée, un étage; façade à bossages, très caractérisée, martiale, d’ensemble très brillant ; proue et arrière de navire, à droite et à gauche, pour le plus grand pittoresque de la silhouette.

M. Benouville : économie; matériaux revendables (pans-de-bois et combles de même nature, fers à T du commerce, vitrages verticaux en briques de verre, murs en meulière, etc.); disposition en gradins sous combles en appentis, pour l’éclairage pris du côté fleuve ; deux bâtiments séparés par un bassin de radoub, avec ses deux tronçons de navire.

M. Biquet: hall à ballon au centre; façades à grands vitrages d’ateliers; parti pris d’expression « Vulcanique», pourrait-on dire. Et, de fait, la Guerre n’est-elle pas aujourd’hui œuvre de marteau-pilon, de forge cyclopéenne?

MM. Jounny Bernard et Robert: grand hall, bien monumental, comme, d’ailleurs, l’ensemble des façades, au centre de l’édifice; deux galeries doubles on ailes; quatre salons et quatre grands escaliers; grandes baies d’éclairage, à toute hauteur, en façade sur Seine; pour éclairer, galeries montant de fond de ce côté ; et cela sans préjudice du jour fourni par des lanternes de combles.

M. Bertone : très grand hall (un tiers de l’ensemble) ; galeries latérales bien arrangées, terre-plein très ouvert sur la berge, et traité en grotte à l’italienne ou en crypto-portique; façades élégantes.

M. Bousson: plan très simple; espaces libres, sans points intermédiaires au rez-de-chaussée ; façade très vitrée et rappelant, un peu, le palais de 1889 et ses pyramides (porte Saint-Denis).

M. Bréasson : un grand hall et six petits; le grand montant de fond en combles, et les autres formés par des lanternes d’éclairage trouant les planchers du 1er étage, pour éclairer les parties reculées du rez-de-chaussée. Façades à trois grands arcs pour le grand hall central; le reste percé de baies nombreuses entre trumeaux, piles; et le tout, à bossages, nerveux et brillant.

M. Constant Bernard: plan à pavillons et à points de poché; galeries-nefs à bas-côtés.

M. Devillard : plan très simple; grand hall, façade à tourelles flamandes du moyen âge.

M. Brevet : projet exprimé en schéma; à plusieurs étages.

M. Esnault-Pelterie : façade d’un grand effet et grande d’échelle ; rez-de-chaussée éclairé par baies ; Ier étage à murs pleins en façade, éclairé par des combles vitrés.

M. Henelle: façade empreinte d’une grande sobriété de décor.

M. Letrosne: Sur un plan très simple, façade (côté Seine) absolument originale — chose plus que rare par ce temps d’érudition artistique ;— ateliers cyclopéens, aux immenses vitrines; palais où Vulcain forgeait, fort à l’aise, les armes terribles de la guerre moderne.

M. Marchal: plan polygonal économique, au milieu de la courbe adoptée par presque tous les concurrents ce qui ne faciliterait guère une exécution obligatoirement économique.

M. Mayeux : fort joli pavillon aux bossages plus riants que sévères ; proue en trompe sur le portail d’entrée que surmonte encore une mâture légère; joli kiosque à musique (car le kiosque à musique militaire cl le colombier pour les pigeons voyageurs faisaient partie du programme); aquarelles friandises.

M. Nadaud et fils: frégate et cuirassé échoués, ou près de foire, sur des récifs modernes et d’autres plus âgés (d’après les ogives qui caractérisent ces derniers); sorte de Nymphée apothéolique ; coupe de frégate Louis XIV et ruines de monastère : Projet symbolique.

M. Henri Picq: plan à pans coupés ou polygonal; étude très poussée au point de vue spécial de la structure métallique dont l’auteur, depuis quelques années, s’est créé une spécialité intéressante.

M. Prath: grand hall sur plan rectiligne ; ailes courbes; deux annexes-galeries détachées au delà de l’allée centrale plantée; façade principale brillante (palais); frégate et cuirassé piqués en éperons à la culée d’une passerelle jetée sur la Seine, en face du portail d’entrée centrale.

Enfin, le meilleur plan, peut-être, parce qu’il serait le plus simple, et parce que son auteur montre là une expérience de la chose que ses concurrents ne peuvent affirmer; parce que ce plan n’est ici qu’un simple tracé de clôtures du bâtiment, un parallélogramme, sans points intermédiaires ; un simple local libre pour toutes sortes d’installations et de division légère, par cloisons paravents : c’est le plan de M. Walwein, l’architecte du pavillon de la Guerre en 1889. Sa façade de Trianon, distinguée, fine et tranquille, produirait-elle assez d’effet au bord de l’eau ?

Encore un beau concours et fort honorablement couru.

Les concurrents ont bien mérité de la Patrie; et la tâche du Jury n’a point dû être exempte de peine ni de perplexité.
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 4 décembre 1897"

LE CONCOURS POUR LE PAVILLON DE LA GUERRE ET DE LA MARINE EN 1900

En rendant compte de l’exposition du concours pour l'Exposition des Armées de terre et de mer, notre collaborateur a omis le nom de l’un des auteurs du projet auquel a été attribué le 3e Prix : c’est, en effet, à la collaboration de MM. Bréasson et Désert (comme il a été dit ici, en annonçant les décisions du Jury) qu’est dû ce projet. L’omission susdite s’explique d’autant plus facilement que la pancarte officielle ne portait qu’un seul nom attaché au projet en question : M. Bréasson seul ayant fait la demande du programme, et bien que le projet remis portât les noms de MM. Bréasson et Désert, et fût accompagné de deux états de service joints aux pièces exigées, l’administration n’a point voulu reconnaître la collaboration de ce dernier architecte.

Cette singularité obligatoire de soumission préalable se rencontre, pensons-nous, pour la première fois en matière de concours d’architecture; l’inscription primerait le mérite en cette occurrence.

Néanmoins, M. Désert est, pour nous, comme pour tous les connaisseurs, titulaire du 3* Prix avec M. Bréasson puisqu’il avait signé le projet à côté de ce dernier.
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 18 décembre 1897"

LE FUTUR PALAIS POUR L’EXPOSITION DES ARMÉES DE TERRE & DE MER

Ayant, lors de la récente exposition du Concours dit « de la Guerre », résumé le programme et sommairement décrit l’impression produite par chacun des dix-neuf projets exposés, nous n’avons pas à revenir sur cet ensemble fort intéressant, sinon pour rappeler qu’après la première prime décernée par le Jury, au projet très goûté de MM. Auburtin et Umbdenstock — projet dont nous donnons aujourd’hui la reproduction — la 2e prime était attribuée au projet de M. Bertone, très élégant d’aspect et de dispositions commodes; la 3e au projet brillant et caractéristique de MM. Bréasson et Désert. Très remarqués, encore, les projets de MM. Joanny-Bernard et Robert, de M. Letrosne, de M. Bousson et de M. Prath, ont, comme on sait, été mentionnés par le Jury.

Cette fois, au moins pour ce qui est de la première prime, les préférences du public, fort nombreux, varié et renouvelé qui visitait l’exposition de ce concours, ont précédé et confirmé la décision des juges: l’aspect imposant de cette masse, bien ajourée cependant, à la coque brillamment striée de bossages; les belles proportions, la hardiesse de silhouette du motif central et l’originalité toute pittoresque des annexes pseudo-flotantes (frégate et cuirassé); ce quelque chose, enfin, de très ronflant et amusant en sa bonne tenue avait, dès le début, empoigné le public.

Palais des Armées de Terre et de Mer - Projet de MM. Auburtin et Umbdenstock
Palais des Armées de Terre et de Mer - Projet de MM. Auburtin et Umbdenstock

Et ce public-là, qu’on a vu et qu’on verra peut-être rarement circuler au devant des châssis de Salon, exposés aux Champs-Elysées, même au Champ de Mars, ce public-là tout le monde, n’importe qui — stationnait longuement devant les images du palais cherché de la Guerre pour 1900. Et ce n est point le côté martial de cette exhibition qui semble avoir fait entrer tant de curieux ou d’invités à l’Ecole des Beaux-Arts, car on ne compte pas moins de curieux aux expositions des concours académiques, des envois de Rome ou autres dont l’entrée ne coûte rien: le public s’intéresse plus sérieusement qu’on ne le pourrait croire aux choses ait décoratif ou d’architecture, mais ne veut point pager ce genie de curiosité comme il paierait le plaisir des spectacles amusants, de distractions visuelles; et lorsqu’il vient, comme aux Salons annuels de déguster, à pleins yeux, les friandises de la forme et de la couleur, ce public-là rechigne assez naturellement à l’indigeste examen de nos froides projections architectoniques.

Si vous voulez, confrères, exposer vos œuvres aux appréciations du grand public - au moins en ce qui concerne le côté intelligible pour ce juge incomplètement éclairé - exposez vos châssis loin, des peintres et dos sculpteurs, et cela gratis pro Deo; sinon vous continuerez, comme devant, si cela vous amuse, à exposer dans le désert.

Pour revenir de cette digression, au palais de MM. Auburtin et Umbdenslock, il est juste d’observer que le public susdit n’ayant guère pu juger qu’en façade, le Jury devait, au surplus, s’arrêter au plan le plus commode, à la construction la plus économique et devant produire — temporairement — le maximum d’effet décoratif sur les bords de la Seine: Le projet classé premier comporte une moitié, une aile, entièrement affectée à l’exposition des engins plus ou moins encombrants. C’est le « hall au poisson » ballon militaire; et sur toute la longueur des deux ailes, l’emplacement couvert est divisé en deux parts : l’une, couvrant en plate-forme le passage des trains et formant plancher pour l’exposition, prenant jour sur la promenade plantée; l’autre part, aire sur terre-plein, établie au niveau des berges de la Seine, recevrait les pièces lourdes, canons, plaques de blindage, etc. Au premier étage de l’aile gauche serait l’exposition rétrospective, le Musée des Souvenirs.

Palais des Armées de Terre et de Mer - Projet de MM. Auburtin et Umbdenstock
Palais des Armées de Terre et de Mer - Projet de MM. Auburtin et Umbdenstock

Un vestibule monumental, point brillant de l’ensemble, lieu de décor à trophées, artistement disposés, donnerait vue et accès, dans l’axe du palais et au moyen d’escaliers, de perrons et de larges arcades, au hall et aux diverses galeries de l’exposition. Ce coup d’œil jeté sur la plus grande partie de l’ensemble serait du meilleur effet et suffirait amplement à la satisfaction d’un bon nombre de curieux, dont la visite aux détails ne produirait, d’ailleurs, qu’encombrement banal.

Voilà pour ce qui semble avoir fait pencher la balance du jury compétent en faveur du plan Auburtin-Umbdenstock. La rareté et l’écartement des supports intérieurs, en laissant toute liberté aux dispositions d’aménagement exhibitoire ; l’épaisseur minima des murs et l’absence de toute recherche tic « point, de poché » bien inutile en l’espèce ; enfin la construction en fers du commerce, en briques, et le décor architectonique à ravaler en plâtre : Voilà pour ce qui était demandé au point de vue économique. — Architecture mariale et construction « passagère ».
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Re: Le Palais des Armées de Terre et de Mer

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 13 octobre 1900"

Le Palais des Armées de terre et de mer fut mis au concours, longtemps avant l'Exposition, par les ministères compétents. Mais au moment d’engager les travaux, la participation officielle des administrations de la guerre et de la marine cessa d’exister. MM. Auburtin et Umbdenstock, qui avaient eu le premier prix au concours, durent, en conséquence, renoncer à l’exécution du projet primé.

L’administration de l’Exposition leur demanda alors un projet modifié, qui fut commencé quelques mois avant l’ouverture de l’Exposition, et qui. par un véritable tour de force, fut achevé en temps utile.

La façade monumentale de ce Palais, en bordure de la Seine, présente un grand caractère, qui en a fait l’une des œuvres d’architecture les plus remarquées de l’Exposition.

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