Le Palais de l'Enseignement - Lettres, Sciences et Arts, au Champ-de-Mars

Paris 1900 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture
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Le Palais de l'Enseignement - Lettres, Sciences et Arts, au Champ-de-Mars

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Le Palais de l'Enseignement est situé au Champ-de-Mars, entre le Palais du Génie civil et le Palais des Lettres, Sciences et Arts.
L'escalier qui mène au premier étage est d'un bel bel effet décoratif.

lettressciencesarts.jpg


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Re: Palais de l'Enseignement

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 26 mai 1900"

MISSIONS ARCHÉOLOGIQUES & SOCIÉTÉS SAVANTES

Une des plus importantes, peut-être même la plus importante de toutes les expositions partielles qui composent la grande Exposition universelle internationale de 1900, est sans contredit l’Exposition du Ministère de l’Instruction publique de France.

Aucun groupement national ou étranger ne semble pouvoir lutter, comme nombre d’œuvres exposées et comme judicieuse classification, ainsi que comme valeur intellectuelle de ces œuvres, avec les collections ou mieux l’ensemble des collections, si riches et si variées, que ce Ministère, en dehors même de son plus beau fleuron, la Direction des Beaux-Arts, a réunies dans toutes les divisions et subdivisions de l’Enseignement.

Il suffit, pour s’en convaincre, de parcourir les multiples travées que ce Ministère occupe à l’angle Nord-Ouest du Champ-de-Mars, à cheval sur le Palais des Lettres, des Sciences et des Arts et sur le Palais du Génie civil et des moyens de transports.

Notre excellent confrère, M. Rivoalen, ne manquera pas d’y noter les projets exécutés des vastes Établissements qui, depuis un quart de siècle surtout, ont contribué à renouveler en France l’outillage de l’Enseignement à tous les degrés; nous voulons seulement ici détacher de cet ample domaine trois ou quatre salles qui renferment des œuvres qui nous sont quelque peu familières et qui, résultats des missions émanant du Ministère de l'Instruction publique, rentrent plus particulièrement dans le cadre des éludes d’archéologie appliquée à l’architecture que nous poursuivons de loin en loin dans la Construction Moderne.


Le curieux et même l’érudit ne peuvent savoir quelle grande et constante activité déploie, surtout depuis un demi-siècle, le Ministère de l’Instruction publique de France dans l’œuvre des Missions archéologiques et des Voyages d'explorations scientifiques qu’il suscite, qu’il défraie sur un budget spécial ou simplement qu’il patronne en tous pays et dont il publie les résultats; mais aujourd’hui tous peuvent s’édifier à ce sujet, en même temps qu’être charmés, en voyant l’exposition spéciale de la Classe III (Enseignement supérieur) réservée aux missions de ces onze dernières années et à leurs résultats.

Là, dans cette partie des galeries du premier étage du Palais du Génie civil donnant sur le Champs-de-Mars, au-dessous des fermes légères jetées au travers du vide par M. Jacques Hermant, des tentures et une décoration spéciale, de grandes cartes murales, ainsi que des inscriptions, forment par la réunion de cinq travées contiguës, constituant une grande salle entre deux moindres, comme un musée d’un caractère particulier, consacré à l’archéologie et à l’architecture. C’est en môme temps une sorte d’oasis de calme et de repos, au milieu duquel les œuvres exposées, en grande partie des Monuments de l’antiquité grecque, asiatique ou africaine, sont choisies avec le plus grand discernement et convenablement espacées de manière à en permettre un attentif examen.

De plus, pour que rien ne puisse manquer à la sérieuse étude que le visiteur voudrait faire de ces monuments ou de leurs essais de restitution, des documents de toute nature, livres et albums de planches, dessins, photographies, fragments d’architecture et de sculpture ou reproductions exécutées dans la perfection, viennent apporter les plus utiles compléments d’informations et aussi d’indéniables justifications des hypothèses de restitution.

Disons tout de suite que l'organisation de cette Exposition, comme au reste de toute l’Exposition de l’Enseignement supérieur français, est l’œuvre de M. Raoul de Saint-Arroman, chef du bureau des travaux historiques au ministère de l'Instruction publique, et que l’aménagement si bien compris et la décoration si harmonieuse de ces salles réservées aux Missions, sont dues à M. Gaston Trélat, architecte, professeur à l’École spéciale d’architecture.


Nos plus récentes colonies françaises et les pays sur lesquels la France exerce son protectorat, occupent une belle place dans la première des Salles de ce Musée archéologique et architectural.

Les missions successives confiées, en Indo-Chine, à M. Fournereau, architecte, y sont représentées par des aquarelles et par des albums de photographies de villes du royaume de Siam et par une grande étude de restitution du temple d’Angkor-Vât (Cambodge); en outre, le monument Khmere, dit le Baïon, à Angkor-Thom (Siam), y est reproduit en un modèle à l’échelle de 0m,01 c. par M. le capitaine Filoz.

Ces deux enceintes d’édifices, d’un stylo d’architecture presque semblable, mais rendues par deux moyens bien différents comme expression, une fort habile aquarelle d’architecte et un modèle patiemment exécuté, avec une correction toute militaire, en cartonnage rehaussé d’or pour les lignes d’architecture et de bleu pour les motifs de sculpture, donnent bien l’idée de ce que peuvent être ces réunions symétriques d’avenues, de portiques, de terrasses, de pavillons, de temples et de pagodes centrales surmontées d’autres pagodes plus petites s’enchevêtrant dans les premières, qui constituent ces monuments de l’art Khmere, occupant parfois l’emplacement d’une ville entière, et à l’aspect desquels l’officier de marine Doudart de Lagrée éprouva, l’un des premiers, une indicible émotion.

En dehors d’une double vitrine consacrée aux résultats, surtout ethnographiques, de deux missions, l’une en Afrique équatoriale et l’autre en Asie russe — à noter pour cette dernière confiée à M. Paul Labbé, de curieux modèles d’habitations, sortes d’isbas primitives — le reste de cette première salle appartient à M. Enlart, qui y reproduit les monuments français de l’ile de Chypre (édifices de Famagouste et églises de Nicosie et de Lapais), à côté de fragments de dalles funéraires et d’inscriptions rapportés par lui, et, pour la plus grande partie, aux explorations archéologiques faites récemment dans le nord de l’Afrique française, du Maroc à la Tripolitaine, à travers les départements de l’Algérie et surtout en Tunisie et à l’emplacement do Carthage.

Cartes dressées par la Commission archéologique de l’Afrique du Nord, fragment de mosaïque byzantine, vitrine de lampes antiques trouvées dans diverses nécropoles, sculptures originales (tête de taureau votif, statue de Vulcain assis et offrande à Baal) ; moulages d’une statue colossale du dieu Neptune et d’une statue de femme, nombreuses pholographies, albums de planches et volumes de mémoires, catalogues de Musées, enfin aquarelles de lambris ou de revêtements de faïence et plans de zaouias et de mosquées, dus à MM. Dufour et A. Saladin, architectes; tels sont les innombrables documents réunis et mis en ordre par feu Coudray de la Blanchère et par MM. Gauckler, Gsell, Toutain, Diehl, le Dr Carton, le R. P. Delattre, Babelon, Cagnat, S. Reinach et de la Martinière, documents présentés au fur et à mesure de leur découverte ou de leur coordination et le plus souvent par leurs auteurs, dans les séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres, mais qui sont exposés ici pour la première fois dans un ensemble et avec une méthode qui en doublent la valeur.

(A suivre).
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Re: Palais de l'Enseignement

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 2 juin 1900"

MISSIONS ARCHÉOLOGIQUES & SOCIÉTÉS SAVANTES

La salle centrale et aussi la plus remarquable de cette Exposition des Missions émanant du Ministère de l'Instruction publique est, sauf une vitrine double contenant de curieux documents rapportés du Mexique et de la Patagonie, entièrement consacrée aux explorations archéologiques de la Grèce, de l’Archipel, de l’Asie-Mineure et de la Chaldée.

C’est dire que M. Saint-Arroman a eu pour collaborateurs, dans l’organisation de cette salle, deux membres de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, M. Léon Heuzey qui, depuis tant d’années, édite et commente les découvertes faites par M. de Sarzec sur l’emplacement des plus anciens empires Chaldéens, et M. Th. Homolle, le directeur de l’École de France à Athènes, qui a attaché son nom à la résurrection de Delphes, ce sanctuaire privilégié du monde grec antique, ce Musée par excellence de la civilisation hellénique.

Malgré le très haut intérêt que présentent, au double point de vue de l’épigraphie et des origines de l’art, les monuments chaldéens: statuettes, objets votifs, armes, vases et plateaux, remontant à des périodes incertaines, mais voisines, comme la stèle des Vautours, du quarantième siècle avant notre ère, de cette époque assignée pendant longtemps à la création du monde ; ces monuments retiendront peu l’attention des architectes qui, de préférence, se laisseront captiver par les restitutions et surtout par les restaurations architectoniques des monuments de Delphes.

En effet, par une rare bonne fortune dont nos Musées — il est vrai que la France manque encore d’un véritable Musée d’architecture — n’offrent aucun exemple aussi bien disposé pour l’étude, cette salle, connue avant d’être inaugurée sous le nom do Salle de Delphes, renferme à la fois les restitutions, à l'étal d’aquarelles d’architecte dues àM. Tournaire, ancien pensionnaire de l’Académie de Franco à Rome, et de véritables restaurations, œuvres savantes de MM. Homolle eL Tournaire, de trois édifices delphiens : le Trésor des Cnidiens, la Colonne et le Sphinx des Naxiens et la Colonne d'acanthe avec les danseuses de Caryatis, édifices retrouvés à l’étal de fragments dans les fouilles faites depuis quelques années à Delphes par les élèves et les collaborateurs de M. Homolle.

Ajoutons que, plus encore que les découvertes d’Olympie et de Pergame, les découvertes faites à Delphes donneront, par leur interprétation, des notions de premier ordre sur l’art grec aux époques archaïque et classique et sur l’étonnante variété, dans les moyens d’expression, que présente cet art enseigné parfois dans les académies d’une façon trop systématique et trop résumée aux seuls édifices d’Athènes : le Parthénon, de si noble ampleur, l'Erechthéion, de si délicate élégance, et le Monument chorégique de Lysicrales, de si charmante fantaisie.

Bientôt, au contraire, croyons-nous, Delphes introduira, dans l’histoire de l’art grec, des éléments nouveaux et tout à (ait comparables comme diversité à ceux fournis, pour l’histoire de l’art romain, par l’exhumation des villes du Vésuve à la fin du XVIIe siècle.

Le trésor des Cnidiens — le pronaos seul en est reconstitué à l’aide de moulages— mériterait une longue étude. Cet édifice, de peu d’importance quant à ses dimensions, présente en façade trois baies, car on ne saurait dire trois entre-colonnements, deux caryatides y remplaçant, entre deux antes, les colonnes habituellement employées dans ce genre de petits sanctuaires.

Les antes, de bonnes proportions, ont leurs chapiteaux décorés d’oves effilées ; quant aux caryatides, elles sont posées sur des piédestaux, sont parées d’élégantes draperies et portent sur la tête comme un tambour de colonne avec, au-dessus de ce tambour, un motif original, sorte de lourde échine de chapiteau dorique ou de tore, décoré d’un combat d'animaux. L’ensemble de la caryatide, employée ainsi comme colonne et surmontée d’un tel chapiteau, semble unique dans les fastes de l’art grec.

Au fond du pronaos, la porte, ornée de moulures sculptées d’oves, est, à la partie supérieure, accompagnée, sur les côtés du chambranle, de grandes consoles moins ciselées mais de même allure que celles si connues et si souvent imitées de la fameuse porte du pronaos du temple de Pandrose à l’Erechthéion d’Athènes.

Entre l’architrave et la corniche, car l’ordonnance est complète, la frise est décorée d’un cours de bas-reliefs de style éginétique, et des personnages sont groupés dans le fronton, aux angles et au sommet duquel sont placés des acrotères.

L’ensemble de la composition, que l’on peut faire remonter au Ve siècle avant notre ère, est, malgré un certain archaïsme dans la sculpture plus encore que dans l’architecture, de sentiment ionique et d’une réelle richesse : au reste, Cnide, la ville qui fit élever ce trésor pour renfermer les offrandes qu’elle envoyait à Apollon delphien, était une colonie lacédémonienne sur la côte de Carie (Asie-Mineure) que son commerce maintint longtemps prospère et qui se glorifiait, au milieu du tv° siècle avant notre ère, de posséder le chef-d’œuvre de Praxitèle, la fameuse statue d’Aphrodite, connue sous le nom de la Vénus de Cnide.

(A suivre).
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Re: Palais de l'Enseignement

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 9 juin 1900"

MISSIONS ARCHÉOLOGIQUES & SOCIÉTÉS SAVANTES

De beaucoup moins importants que le Trésor des Cnidiens, mais bien précieux aussi pour l’art grec, sont la Colonne et le Sphinx de Naxos et la Colonne d'Acanthe avec les danseuses de Caryatis.

Ces deux colonnes, avec leurs compléments de sculpture ou d’orfèvrerie, nous font bien connaître ces offrandes si souvent décrites dans les auteurs ou dans les inscriptions et que Pausianas, en véritable guide du voyageur en Grèce, nous énumère avec tant de complaisance ; offrandes dans l’exécution desquelles tous les arts et les plus grands artistes apportaient leur concours et dont les principaux sanctuaires de la Grèce regorgeaient, comme plus tard les forums des capitales de provinces romaines furent encombrés de statues.

D’ordre ionique rudimentaire et cannelée, au chapiteau sans coussinet ni tailloir, la colonne des Naxiens porte directement, sur la surface formée à la partie supérieure du chapiteau par le raccordement horizontal des volutes, un grand sphinx de style archaïque, semblable aux sphinx qui, de moindres proportions, servaient d’acrotères aux extrémités latérales des frontons; tandis que la colonne d’acanthe, ainsi désignée parce que les hauts tambours dont elle est composée sont décorés de feuilles d’acanthe, semble, dans ces mêmes tambours, donner comme le prototype du calathos du chapiteau corinthien et comme aussi l'illustration de la légende de la découverte de ce chapiteau par le sculpteur Callimaque.

Au-dessus de ces tambours se plaçait un groupe de danseuses de Caryatis dont l’allure rythmée ne semble rappeler en rien la sévère ordonnance de leurs compatriotes immobilisées au Cecropeum ou tribune des Caryatides de l’Erechthéion d’Athènes. Ces danseuses portaient elles-mêmes, au-dessus de leurs têtes, un trépied d’or, offrande de leur ville a Apollon Delphien.

Des aquarelles de M. Tournaire, disposées le long des murs de la salle au milieu des remarquables dessins do son envoi de pensionnaire de 1894, (l’état actuel des ruines et la restauration du témônos d’Appollon, à Delphes), complètent, avec les albums do photographies des fouilles exécutées par la mission, celte belle leçon d’archéologie et d’architecture appliquée à l’histoire de la vie religieuse dans la Grêce antique et font de cette partie de l’Exposition du ministère de l’Instruction publique comme le type auquel il n’y aurait rien à modifier ou à ajouter, tant il est parlait et complet, du véritable Musée d’Architecture que devraient posséder les grands établissements d’enseignement supérieur.

Dans cette salle, se voient encore, le long des cloisons, des fragments de bas-reliefs des frises des trésors des Cnidiens et des Athéniens, et se dressent, en son milieu, comme faisant cortège aux offrandes opimes des Naxiens et des Caryates, des moulages de belles statues trouvées dans les fouilles de Delphes ; deux Apollons archaïques, le Diadumène, un Antinoüs, Hagias et Sisyphe II (deux offrandes des Thessaliens), et, admirable entre toutes, le célèbre Aurige vainqueur, statue dont l’original est de bronze et dont le moulage, recouvert d’une patine métallique, est une fort heureuse reproduction qui a sa place marquée dans tous les musées d’antiquités.

Citons encore, avant de quitter cette salle, l’envoi de pensionnaire de M. Defrasse en 1891, la restauration, avec description, de M. Léchât, élève de l’Ecole d’Athènes, des principaux monuments : Propylées, Hiéron d’Artémis, Temple d’Asclépios, Quartier des malades et Tholos, à Epidaure; les photographies, prises A. Didymes, par MM. Haussoullier, ancien élève de l’école d’Athènes, et Pontremoli, pensionnaire de l’Académie de France A Rome ; les aquarelles de monuments et les états actuels d’anciennes peintures murales religieuses, fruit d’une mission remplie à Alislra (Laconie), par M. C. Millet, de l’école d’Athènes, et M. Eustache, ancien pensionnaire de Rome ; enfin le catalogue complet de toutes les missions envoyées dans le monde entier par le Ministère de l’Instruction publique pendant ces onze dernières années (1889-1900), à côté des volumes consacrés par M. Saint-Arroman à l’historique de ces mêmes missions.


La troisième et dernière salle de cette Exposition des Missions du Ministère de l’Instruction publique est consacrée aux documents : carte, flore, faune et objets divers témoignant de l’état de civilisation des peuples de l’Afrique équatoriale.

M. Ed. de Foa, l’explorateur sagace et résolu, a fort bien su mettre en valeur les résultats, si précieux pour l’expansion française dans le continent noir, qu’il a recueillis dans la zone qu’il a explorée pacifiquement; do plus cette salle présente un autre et non moins utile enseignement.

MM. Saint-Arroman et de Foa y ont réuni, en de nombreuses vitrines so succédant méthodiquement, toutes les instructions, tous les renseignements graphiques, tous les vêtements et tous les aliments de conserve, tous les appareils de chasse et de pêche, les armes avec munitions, les médicaments, les instruments scientifiques et aussi les bibelots d’échange, devant concourir à l’organisation d’une mission et à l’enregistrement de ses résultats.

Tout y est, depuis la lettre ministérielle confiant la mission jusqu’au récit illustré de cette mission, et sans oublier un seul de ces objets, parfois infimes, mais faisant partie indispensable du bagage de l’explorateur.

Il y a quelque cinquante ans, notre regretté confrère Charles Garnier, alors pensionnaire de l’Académie de France à Rome, écrivait ses Conseils au jeune architecte se rendant en Grèce; aujourd’hui M. de Foa, en une fort intéressante et très complète leçon de choses, met l’explorateur européen à même d’affronter les périls et de surmonter autant que possible les dangers en travaillant, dans des régions encore fort peu connues et inhospitalières, à l’avancement de la science et au bon renom de la France.


Nous voudrions dire encore quelques mots de deux autres salles, un peu éloignées des précédentes, mais comprises encore dans cette Exposition de l’Enseignement supéreur du Ministère de l’Instruction publique, celles consacrées aux Sociétés savantes de France.

Catalogues de bibliothèques, planches d’ouvrages illustrés, vues et photographies de monuments et d’œuvres d’art, savantes réimpressions d’anciennes chroniques, tout le bagage de travail et de précieuses investigations des Sociétés savantes françaises est exposé là à l’état de spécimens heureusement choisis cl fort bien présentés sur des surfaces malheureusement trop restreintes.

Mais au moment où nous écrivons ces lignes, ces Sociétés savantes envoient leurs délégués à Paris pour leur réunion annuelle en Sorbonne et des nouvelles pages, d’un non moindre intérêt et qu’il nous faut mentionner, vont s’ajouter à celles déjà anciennes réunies dans l’Exposition de 1900.
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 8 septembre 1900"

La planche reproduit l’entrée monumentale du Palais de l’Enseignement au Champ de Mars; elle se trouve sur le côté droit en allant vers l'Ecole militaire, près de la tour Eiffel. Cette entrée, qui est une des plus remarquables du Champ de Mars, est due à M. Sortais; ainsi que l'autre entrée monumentale des Lettres, Arts et Sciences, que nous reproduisons en croquis dans le texte.

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