France - Catalogue et Guide Officiel de la France

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worldfairs
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France - Catalogue et Guide Officiel de la France

Message par worldfairs » 02 juil. 2011 06:12 pm

France - Catalogue et Guide Officiel de la Participation Française
Auteurs : Collectif
Editeur : Commissariat Général de la Section Française à l'Exposition Universelle et Internationale
Année de sortie : 1958
Langue : Français

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Introduction :

La première Exposition Universelle et Internationale d'après-guerre est ouverte à Bruxelles du 17 avril au 19 octobre 1958. La France y prend une part importante aux côtés de quelque cinquante pays ou institutions internationales qui ont accepté d'y figurer, à l'invitation du Gouvernement belge.

En un temps où se multiplient les Foires, Salons et Expositions ordinaires (s'efforçant d'ailleurs souvent de grandir plus ou moins leur rôle), il paraît important, pour fixer les idées sur les dimensions relatives, de donner d'abord quelques définitions.

Les Foires et les Salons ont en principe un objet commercial ou, du moins, intéressé. Il s'agit cette fois, d'abord, d'une « exposition », c'est-à-dire d'une manifestation où (concessions commerciales mises à part) ne se feront pas de ventes et dont l'objet n'a rien de spécialement économique.

L'Exposition est « internationale » dans ce sens qu'y ont été invités tous les pays du monde représentés diplomatiquement auprès du Gouvernement du pays d'accueil, et les institutions internationales auxquelles adhère celui-ci.

L'Exposition est « universelle » en ce sens qu'elle porte sur tous les aspects de l'activité humaine de quelque nature qu'ils soient : économiques, spirituels, intellectuels, artistiques, etc..
Enfin, conformément à la terminologie des accords internationaux de 1928, l'Exposition est « de première catégorie », c'est-à-dire que chacun des pays participants assume intégralement les frais de son intervention, le pays d'accueil n'ayant à faire face qu'aux dépenses d'installation générale outre, bien entendu, celles concernant sa propre présentation : on voit combien cette multiplication des moyens est de nature à accroître la portée de l'ensemble.

Il résulte de tout ceci que l'Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1958 revêt une importance incomparablement supérieure à celle des manifestations de genre voisin qui se sont déroulées dans le monde au cours de ces dernières années. Bruxelles 1958 n'a pour précédent le plus récent que Paris 1937 (pour ne pas parler de New-York 1939, qui fut une manifestation de nature un peu différente, d'ailleurs troublée dans son développement par la déclaration de guerre). C'est donc la dernière exposition d'avant-guerre faite dans la capitale française qui doit normalement servir de point de comparaison.



Ce délai de vingt ans environ qui sépare l'exposition actuelle de celles qui l'ont immédiatement précédée excède de beaucoup les intervalles ordinaires : six à huit ans. Cette infraction à la périodicité habituelle est évidemment imputable aux événements.

Il est à peine besoin de rappeler tout ce qui, dans ces vingt années, a marqué l'évolution du monde sur tous les terrains : politique, scientifique, économique, etc..
D'où, sans aucun doute, l'intérêt particulier soulevé dans tous les pays par cette manifestation. Parmi les nations ou collectivités internationales participantes, figurent pour la première fois en Europe (dans des conditions à tout le moins marquantes), les États-Unis d'Amérique ; également, avec l'U.R.S.S., la plupart des pays d'au-delà du rideau de fer.

Depuis leur création, l'objet des expositions universelles a toujours été de « faire le point » de la civilisation à l'époque où elles s'ouvrent. C'est l'objet que se sont, à leur tour, fixé les organisateurs de l'Exposition de Bruxelles.

Mais, en choisissant au surplus, parmi les modes possibles de présentation, celui qui concentre obligatoirement dans des pavillons nationaux individualisés les apports de toutes natures propres à chaque pays participant, ils ont donné à la manifestation de Bruxelles un caractère supplémentaire particulier : ils en ont fait une compétition, très pacifique, mais très ardente, entre les nations du monde cherchant à montrer au mieux la part que chacune d'elles considère avoir prise dans les plus récents développements du progrès humain.

Il est à peine besoin de dire que la présentation côte à côte des apports américain d'une part, et soviétique d'autre part, va constituer une sorte de pôle de cette comparaison émulative, dont nous avons eu à Paris, en 1937, entre les pavillons de l'Allemagne hitlérienne et de l'U.R.S..S., un premier aperçu. Les deux grands pays dont il vient d'être question se présentent à Bruxelles avec de très importants moyens. La comparaison de prestige qui va nécessairement en résulter aura de proche en proche sa répercussion à des échelons moins élevés des hiérarchies nationales et l'on peut constater que Bruxelles 1958 illustre l'ardent désir de tous les participants de se classer aussi favorablement que possible devant l'opinion du monde par rapport à ceux qui les entourent.



La Belgique a fourni un très grand effort pour que l'organisation dont elle a pris la charge soit aussi parfaite que possible. Elle compte y affirmer le rôle qu'elle joue dans le monde et qui dépasse celui qui lui reviendrait du fait seul de sa population.

Les terrains choisis pour l'Exposition s'étendent sur plus de deux cents hectares, au Nord de Bruxelles et à ses abords immédiats, à l'orée de la route d'Anvers. Une moitié en est consacrée aux présentations purement belges, y compris celles du Congo, dont le rattachement à la métropole date de cinquante ans tout juste; l'autre moitié est réservée aux participations internationales.

Depuis des années de grands travaux publics ont été poursuivis sur l'ensemble du territoire et plus particulièrement à Bruxelles pour faciliter les accès lointains et rapprochés des terrains choisis, ainsi que l'établissement des très importants « parkings » aménagés pour les voitures des visiteurs.

Dans un autre domaine, de vastes prospections, qui semblent avoir réussi, ont été entreprises pour recenser les logements de toutes natures qui, en Belgique, soit à Bruxelles même, soit autour de Bruxelles, peuvent permettre d'accueillir le plus grand nombre possible d'étrangers. Sur les trente-cinq millions de visiteurs attendus (chiffre qui ne paraît pas exagéré, compte tenu des expériences précédentes d'une part, de la facilité actuelle des déplacements d'autre part), ceux qui viennent de loin trouveront ainsi facilitées leurs recherches de logements appropriés.



Outre les démonstrations nationales incluses dans les Palais et Pavillons, deux grandes présentations internationales spécialisées sont offertes aux visiteurs pendant la durée de l'Exposition : celle des Sciences et celle des Beaux-Arts. Dans la première, avec le concours des plus grands pays du monde, est montré au public, sous une forme suffisamment vulgarisée, encore que fort sérieuse et complète, l'état d'avancement de la recherche scientifique dans quatre domaines principaux : ceux de l'atome, du cristal, de la molécule et de la cellule vivante.

Dans la seconde, sont traités, par le rapprochement d'œuvres très rares (en tous cas jamais réunies), appartenant au monde entier, deux thèmes successifs : « Cinquante ans d'art moderne » et « L'homme et l'art ».

Ajoutons enfin que, pour la distraction des visiteurs, deux grands Parcs d'Attractions fonctionnent continuellement : l'un voué aux amusements habituels en pareil cas bien que très moder-
nisés; l'autre qui, sous le nom de « Belgique 1900 », offre, dans un cadre de maisons anciennes copiées sur les anciennes constructions des vieilles villes du pays, les agréments divers des spectacles en salles.

Enfin, en une succession ininterrompue, des fêtes, des manifestations artistiques et sportives de toutes sortes vont se tenir dans l'Exposition soit à l'initiative de celle-ci, soit organisées par les nations participantes pour former le programme de leurs « Journées Nationales ».
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

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