Trylon et Perisphere

New York 1939 - Architecture, pavilions
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worldfairs
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Trylon et Perisphere

Message par worldfairs » 18 oct. 2006 08:48 am

L'exposition universelle de New-York 1939-40 était divisée en de nombreuses zones thématiques, pour regrouper et lier les thèmes. Les concepteurs ont voulu un symbole central.

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L'architecte K. Harrison fut choisi en novembre 1936 pour réaliser le projet.

Il défini son projet avec ses propres mots comme "Nous trouvons constament des références à des domes et campaniles de Venise, peut être parce que le terrain plat et entouré d'eau de l'exposition est comme le site de Venise, et de plus la couleur du ciel de New-York est pratiquement la même"

Après de multiples projets, il fut décidé de concevoir Perisphère, un batiment sphérique de 61 mètres de diamètre, le Trylon de 214 mètres, un obélisque à 3 cotés et l'Helicline, une rampe circulaire de 290 mètres de long qui reliait les 2 batiments et contournait complètement le Périsphere.
Toutefois les dimensions finales des batiments ont été réduites suite à des reductions de budget, le Trylon ne faisait plus que 186 mètres de hauteur et Périsphère 55 mètres de diamêtre.


Les noms de "Périsphère" et "Trylon" viennent du grecque "Peri" qui signifie "autour de" et "Tri" qui défini "3 cotés" et leurs formes symbolisent, d'après le concepteur, le fini et l'infini.

Le Périsphère était surélevé et reposait sur 5 piliers, il surplombait un grand bassin circulaire.

Toujours à cause des reductions de coût au lieu de construire les batiments en "dur", ces derniers avait une armature en acier recouverte de stuc.

Pour entrer dans Périsphère, les visiteurs devaient utiliser un escalator qui démarait à la base du Trylon et rejoignait le centre de Périsphère.


L'intérieur de la sphère se constituait de 2 plateformes superposées tournantes qui se déplaçaient autour du diorama central appelé "Démocratie". Conçu par Henry Dreyfuss, ce diorama représentait une ville utopique, qui se situait 100 ans dans le futur. Pendant la rotation des plateformes un son et lumière était projeté sur les murs.

Une fois le spectacle fini, les visiteurs sortaient par un pont sur le Trylon et rejoignait l'Helicline pour commencer leur descente à pieds jusqu'à rejoindre le sol.

Comme de nombreux bâtiments des expositions universelles ceux-ci n'ont pas échappé à la destruction à la fin de l'expo.

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Message par lemog » 26 oct. 2006 10:17 am

Superbe sujet Philippe, ces 2 constructions ont réellement été le symbole de cette exposition. Je me permet donc d'ajouter quelques illustrations à ta brillante explication (source L'Illustration).

Une photo en couleur de la Périsphère, du Trylon de la passerelle, l'Elicline :

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Un effet d'éclipse sur la Périsphère :

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L'Elicline bien visible ici, qui fait le tour de la Périsphère :

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Message par lemog » 03 nov. 2006 03:37 pm

La couverture du Numéro Spécial du Journal L'Illustration prouve bien le rôle phare des ces réalisations...

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Et même les publicités de l'époque s'en sont emparées :

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Message par lemog » 03 nov. 2006 03:44 pm

Une photo aérienne de cette exposition :

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...et une intéressante comparaison entre l'Expo française de 1937 et celle de New-York de 1939...

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Message par lemog » 14 mars 2007 06:31 pm

Lien YouTube sur l'expo 1939...
avec au début Périsphère et Trilon

The 1939-40 New York World's Fair

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Re: Trylon et Perisphere

Message par worldfairs » 04 avr. 2017 08:35 am

De partout visible s'élevait au centre du terrain l'emblème de l'exposition thématique, appelé "Trylon et Périsphère". Il était constitué d'un obélisque, haut de 212 mètres, et d'une sphère mesurant 65 mètres de diamètre. Le "New York Times" baptisa les deux bâtiments "L'oeuf et la punaise", mais l'architecte Wallace K. Harrison s'était en vérité inspiré d'une épingle à cheveux et d'une boule de mastic. Avec son partenaire Jacques André Fouilhoux, il créa l'emblème d'exposition le plus populaire depuis la tour Eiffel et qui, avec sa forme purement géométrique et abstraite, faisait plutôt penser à d'immenses sculptures qu'à un bâtiment d'exposition. Comme fondation, les architectes firent planter de nombreux pieux en bois dans le sol marécageux, destinés à supporter la charpente métallique de 10.000 tonnes. L'obélisque ainsi construit se dressait fièrement vers le ciel et la sphère semblait flotter dans l'espace, comme si des jets d'eau la portaient. Sur l'ascenseur le plus long du monde, les visiteurs rejoignaient à 20 mètres au dessus du sol la rampe qui conduisait à l'entrée de la périsphère. A l'intérieur, deux balcons tournants semblaient planer sans support aucun sous la coupole illuminée en bleu. La rotation des balcons réunissant films, effets de lumière et musique durait six minutes et avait lieu 120 fois par jour. De ce poste élevé on avait vue sur "Democracity", une ville-modèle visionnaire de l'an 2039.

Toutes les maisons, fabriques, voies de communication et tous les bâtiments administratifs de cette ville de l'avenir étaient disposés de telle sorte que les habitants n'avaient pas de longs trajets à faire. Au bord du fleuve, une centrale électrique produisait de l'énergie pour la ville entière. Au cours d'une rotation, les visiteurs assistaient au déroulement d'une journée en accéléré. Sous la coupole, la nuit tombait peu à peu et les premières étoiles apparaissaient au ciel. Dix films projetaient sur la coupole une vision passionnante du futur, sur fond de musique. La voix de H.V. Kaltenborn, modérateur de radio populaire, annonçait l'arrivée des ouvriers de la ville modèle, marchant sur dix colonnes, pour former un cercle et se mélanger dans une symphonie de couleurs dans laquelle ils disparaissaient. Cette immense propagande devait convaincre les visiteurs des possibilités illimitées et salutaires du progrès technique et industriel, ainsi que de sa force de démocratisation.
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

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