Osaka - 500 photographies de l'Expo'70

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Osaka - 500 photographies de l'Expo'70

Message par worldfairs » 13 oct. 2010 07:44 pm

Osaka
500 photographies de l'Expo'70
Auteurs : Bruno Suter et Peter Knapp
Conçu et réalisé par Herman éditeurs des Sciences et des Arts
Année de sortie : 1970
Langue : Français, Anglais, Japonais

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Préface de Daisy de Galard :


Osaka 70. 15 mars-13 septembre. C'est le théâtre d'une rencontre sans précédent. Sur 330 hectares, soixante-seize nations (soixante-deux à Montréal en 67) offrent au monde la plus glorieuse image de l'homme moderne. Si "le vrai critère aujourd'hui est d'être moderne" selon le mot du grand romancier japonais Kobo Abé, ces nations ont compris la leçon d'une civilisation qui galope plutôt quelle ne marche, sans pourtant faire fi du passé. La clé de notre monde est la "modernité" et son symbole la "communication". Ainsi, Expo 70 a entrepris de faire rayonner une modernité conquérante sur les gouvernements, les technocrates, les techniciens et les 60 millions de visiteurs attendus, anonymes témoins de leur temps.

Réalisations révolutionnaires. Ordonnée par le grand architecte japonais Kenzo Tangé, disciple de Le Corbusier, l'exposition préfigure la cité du vingt et unième siècle par l'ampleur de ses ambitions, la maîtrise des matériaux et le défi lancé aux règles de la science et de la technique. On y trouve le plus grand escalier roulant d'une seule portée; une projection sur grand écran d'un spectacle de télévision en couleurs, réalisée à l'aide de trois faisceaux laser ; le premier vidéophone du monde, où l'image s'ajoute au son ; un ciel en plastique de 400 tonnes au-dessus de la Place des Fêtes; un toit d'une portée d'un hectare au pavillon des Etats-Unis: le plus vaste et le plus léger jamais construit; un gigantesque édifice formé de seize saucisses de caoutchouc gonflées d'air au pavillon Fuji.

Dimensions inconnues et prodiges d'imagination. Pour rendre leurs démonstrations plus séduisantes, nations et firmes exposantes ont marié subtilement optique et stéréophonie. Triomphe de l'illusion : partout des projections sur des écrans gigantesques, des spectacles cinétiques, des jeux de miroirs en trompe-l'œil, des découpages savants créant de nouveaux volumes. Par les raffinements de l'optique et les prouesses de l'électronique, Osaka est une perpétuelle agression de la vue et de l'ouïe.

Paradoxes. Dans un univers où les éléments naturels semblent avoir capitulé devant le génie de l'homme, où l'avenir s'impose, on assiste à d'étranges manifestations. Venant du ciel ou du centre de la terre, les dieux chrétien ou païens semblent avoir encore leur mot à dire : une secousse sismique ébranle quotidiennement le terrain de l'Expo. Le jour de la pose de la première pierre, après les discours officiels, des prêtres shintoïstes sont venus chasser les mauvais esprits. Les caissiers d'Osaka comptent toujours sur leurs bouliers. Le train le plus rapide ou le réseau d'autoroutes le plus moderne du monde ramènera chez lui le visiteur japonais; mais une fois rentré, il déposera sa cravate et son costume européen pour s'endormir sur son traditionnel tatami. Et, contagion du paradoxe, chaque pays, à côté de ses réalisations d'avant-garde, expose les richesses de son folklore.

Trésors de l'art. Les organisateurs ont fait appel à des artistes du monde entier : le pavillon de la sidérurgie présente des concerts de lanis Xenakis, sur des instruments électroniques de François Baschet; Joan Mira a décoré le pavillon du gaz, Mourgue et Arman celui de la France; le Suisse Tinguely, l'Anglais Philip King et l'Américain George Baker ont envoyé des sculptures. Enfin, sous le signe d'un esthétisme poussé à outrance, l'architecture quitte le domaine du seul fonctionnalisme.

Vertige des chiffres. Osaka représente des investissements de deux milliards de dollars. 60 millions de visiteurs sont attendus. 250000 repas sont servis chaque jour. On compte 25 hectares de jardins japonais. Le pavillon le plus élevé, celui de la Russie, atteint 100 mètres de hauteur. Le visiteur peut acheter des souvenirs dans l'une des 300 boutiques et garer sa voiture dans le parking de 20000 places. Quant au chiffre d'affaires, il ne sera sans doute jamais réellement connu.

Hélas, seul un million de visiteurs étrangers pourra participer à cette colossale fiesta de la " modernité ", où chaque nation a voulu se montrer à visage découvert. Ces images en fixeront le souvenir. Bruno Suter et Peter Knapp ont capté ce qui leur a paru le plus significatif et le plus insolite.
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

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