La rue de Lorraine

Paris 1867 - Discussions, informations, questions
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worldfairs
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La rue de Lorraine

Message par worldfairs » 16 oct. 2018 01:42 pm

Texte de "L'Exposition Universelle de 1867 Illustrée"

Paris 1867 - Informations, renseignements, discussions, questions - La rue de Lorraine - ruelorraine.jpg

Il est parfois peu aisé de donner aux visiteurs du Champ de Mars des renseignements topographiques assez précis et assez clairs pour que, sans tâtonnements, ils puissent se retrouver dans le dédale des voies rayonnantes et des voies concentriques. Ce n'est pas le cas pour la Rue de Lorraine.

Tout le monde connaît la porte Rapp; c’est l’entrée la plus populaire , et certainement le tourniquet le plus productif. C’est celle-ci qu’il faut prendre pour arriver directement à notre rue.

Après avoir jeté un coup d’œil sur le Charlemagne et le don Pedro, empereur du Brésil, deux statues colossales dues au ciseau magistral de M. Louis Rochet, on fait quelques pas vers la gauche, où vous attirent les éclats de rire et les cris joyeux d’une foule qui se renouvelle sans cesse. On ne tarde pas à découvrir la cause de cette gaieté et de cet attroupement. Une fontaine verse là sans intermittence l’eau de la Dhuys, et le public altéré, harassé, qui ne peut se permettre les consommations surélevées des cafés et des estaminets du promenoir, prend gaiement son parti et se rafraîchit avec cette onde plus ou moins pure, en l’assaisonnant de lazzis de tout genre et de toute portée. La brasserie de Strasbourg, qui est en face, trouve que sa voisine est une dangereuse concurrente; mais M. le préfet de la Seine, qui tient à ce qu’on lui rende hommage tout comme le tyrannique gouverneur de la Suisse, a placé là son chapeau de Gessler.

Pénétrons encore une fois de la circonférence au centre, passons de la cuisine à l’art, du ventre à la tête; nous suivrons ainsi la même marche que l’histoire du genre humain, qui digérait longtemps avant que de penser. La Commission impériale, en adoptant ce groupement des produits, se savait-elle aussi fidèle aux leçons enseignées par l’anthropologie?

Aux accords de l’orgue qui emplit la nef de la galerie des machines de ses sons puissants, nous pénétrons dans le Palais. A droite et à gauche, la carrosserie française a exposé ses voitures les plus élégantes ; le long des murs, la sellerie a suspendu ses selles les plus finement travaillées. M. Prosper Poitevin, avec une compétence qu’on ne saurait méconnaître, a parlé en détail de cette intéressante exposition. Binder, Belvallette et Ehrler ont eu leur juste part d’éloges. Parmi les selliers, il a fait ressortir les mérites de Roduwart, de Hermès, il a constaté la décadence .de Lambin, une ancienne réputation, et il a appelé l’attention sur l’exposition de M. Reeg, laquelle, outre l’élégance de la coupe, se recommande par la manière dont ce maître-ouvrier prépare les peaux françaises. M. Reeg nous affranchira, à l’égard de l’Angleterre, d’un tribut onéreux pour nos bourses et humiliant pour notre patriotisme.

En entrant dans la rue même, nous trouvons à droite les minerais ouvrés qui ont servi à M. Victor Meunier de thème à plusieurs articles intéressants, et à gauche, des statues en fonte sortant de l’usine de Tusey, dirigée avec tant d’habileté par M. Zégut. Le bronze qui, jusqu’à ce jour, a seul servi à rendre les œuvres d’art, est d’un tel prix que l’acquisition des objets composés de cette matière n’est pas même permise aux fortunes moyennes. La fonte, on l’a dit, deviendra le bronze du peuple, et M. Ducuing a expliqué dans sa Rue de Paris comment on pouvait couler cette fonte en un seul jet et sans retouches, et la peindre comme autrefois les sculpteurs grecs peignaient leurs statues de marbre. C’est l’exposition de cette usine du département de la Meuse qui a dû décider la Commission à donner à ce secteur le nom de Rue de Lorraine.

Plus loin s’étendent les vitrines de la passementerie, à laquelle un article spécial a été consacré. Nous aimons cette industrie, parce qu’elle est une de celles qui emploient le plus de femmes et d’enfants. Sur notre rue se trouvent les vitrines de MM. Déterville, Spiquel, Truchy et Vaugeois, trois fabricants qui ont la spécialité des broderies d’uniforme; puis celles de MM. Weber et Adam, qui ont un rare choix de torsades et de passementeries pour ameublements.

En face de la passementerie se trouvent les dentelles et les tulles. On n’en a pas encore parlé dans cette publication, mais on le fera sans doute. Quelques mots suffiront donc pour le moment.

Les dentelles françaises, dont nous ne ferons pas l’historique, peuvent se diviser en six groupes différents, dont chacun a un cachet particulier. C’est d’abord Alençon qui fabrique, depuis Colbert, ce magnifique point de France. Cette dentelle, la plus riche de toutes, est d’un prix tellement élevé que les grandes fortunes peuvent seules y atteindre Elle est restée la première par l’extrême finesse de son réseau, et parle luxe de ses dessins mats. Puis la dentelle de Chantilly en soie noire, destinée aux garnitures de robes, de châles et de voiles. La Valenciennes, à son tour, prend rang parmi les plus répandues, par suite de son bon marché relatif. Sa solidité est une seconde qualité sérieuse qui plaide en sa faveur. Avec elle on confond quelquefois le point de Lille, qui se fabrique aussi dans les environs de Paris, et qui est encore à un prix plus abordable. La dentelle de Mirecourt (Vosges), par l’originalité de ses dessins et par sa facilité à suivre les transformations de la mode, gagne tous les jours dans l’opinion publique et entre pour une grande part dans la consommation générale. La guipure du Puy enfin, dont la production est la plus considérable de toutes celles de France, offre une variété infinie de genres, et entre autres le point si connu sous le nom de Cluny. Toutes les guipures du Puy sont noires, celles de Mirecourt sont blanches. L’industrie des dentelles, dont on évalue la production annuelle après de 100 millions, fait des progrès notables, en introduisant des teintes ombrées, des reliefs et des nervures dans les dessins. On arrive ainsi à rappeler avec beaucoup de bonheur les points de Venise et de Raguse.

Pour arriver aux fleurs artificielles et à la chapellerie, le kiosque de MM. Rondelet et Biais nous barre le passage. Il est tout étincelant de chasubles, de chapes, de mitres, d’étoles et de toutes ces magnificences par lesquelles le culte catholique frappe les yeux des croyants et affermit leur foi. Les différents symboles sont représentés par les broderies d’or et d’argent : l’industrie y trouve son profit, l’art sa satisfaction et la foi son aliment. Tout est pour le mieux. Autre part il a été dit, et il sera encore expliqué plus tard dans une notice plus détaillée, que MM. Rondelet et Biais ont les premiers employés des machines pour la broderie, et ont obtenu des dégradations de teintés et des nuances fort délicates au moyen de l’aiguille.

Passons, et ne nous arrêtons pas davantage devant les fleurs artificielles et les plumes de parure, dont une autre plume parée, celle de M. Amédée Achard, fera un poétique inventaire, en même temps que le crayon élégant de M. Lancelot les fera revivre. Il nous appartient tout au plus de dire fort prosaïquement que la production de ces deux industries est de 28 millions de francs, et que ces ravissants bouquets qui, pour ne pas avoir le parfum des fleurs naturelles, ont, par contre, la durée, sont faits avec des fils de fer, du laiton, du coton, du papier, de l’amidon et de la gélatine. Pour les plumes c’est autre chose, et toute la gent volatile, depuis l’autruche et l’oiseau de paradis jusqu’au coq et au dindon de nos basses-cours, est tributaire d’une industrie particulièrement parisienne. C’est dans notre rue que nous pouvons admirer les roses de Mme la comtesse de Beaulaincourt, qu’une médaille d’argent n’a pas récompensées selon leur juste valeur, les fleurs de la maison d’Ivernois, les plumes de chez Gaucher, et la robe avec garniture de cygne de Mme Vve Moreau-Degois.

La chapellerie française, sur laquelle il nous sera sans doute permis de revenir, occupe, et par l’importance de son industrie, et par la supériorité de sa fabrication, une place importante à l’Exposition. Dès l’abord, établissons une distinction essentielle et caractéristique entre le chapeau de feutre et le chapeau de soie. Ce dernier n’est que le résultat d’une confection, tandis que le premier est vraiment le produit d’une fabrication. En effet, pour le chapeau de soie, l’ouvrier trouve les éléments tout préparés; on lui donne la carcasse ou galette, composée d’une étoffe apprêtée à la gomme laque dissoute dans l’alcool, on lui donne la soie de peluche qu’il applique sur cette étoffe, et voilà son chapeau achevé. Il n’en est pas de même du chapeau de feutre. Celui-là est composé de matières premières et passe par une série d’opérations qui constituent une véritable fabrication. Tout le monde a vu, dans la galerie des Machines, l’intéressante bâtisseuse, exposée par M. Haas, et dont on avait fort plaisamment dit qu’elle recevait d’un côté un lapin vivant pour rendre d’un autre un feutre tout garni et tout galonné.
Paris, longtemps, à cause de la cherté de la main-d’œuvre, ne pouvait lutter avec la province pour les qualités courantes; sa fabrication se renfermait dans les qualités supérieures, ce qui ne suffisait pas pour alimenter les fabriques. Cet état de choses désastreux pour l’industrie chapelière cessa lorsque, en 1852, un Américain importa en France une machine bâtisseuse pour chapeaux de feutre. Cette machine n’était qu’à l’état d’ébauche; mais M. Laville, le doyen et le maître de la chapellerie française, frappé des avantages qu’on pouvait obtenir avec cette machine, acheta à l’Américain son procédé. Il ne négligea ni sacrifices d’argent, ni pertes de temps, et, en 1855, on put voir à l’Exposition universelle les premières machines bâtisseuses et fouleuses exposées par M. Laville. Ce fut une révolution dans l’industrie chapelière; mais cette machine n’accapara pas alors comme aujourd’hui, et au même degré, l’attention du public. Avec elle on se rend compte, et M. Victor Meunier l’a fort bien expliqué dans notre 30e livraison, des successives transformations du feutre.

Si la fabrication des chapeaux s’élève, à l’heure qu’il est en France, à près de 100 millions, dans lesquels l’exportation figure pour un chiffre de 18 à 20 millions, ce développement est dû à l’emploi des machines de la maison Laville, Petit et Crespin. Grâce à elle, Paris peut désormais tenir tête à toute les concurrences, et fabriquer toutes les qualités, depuis la plus ordinaire jusqu’à la plus luxueuse. Tous les pays copient servilement nos produits, et les expositions étrangères n’offrent que des objets exportés de Paris. Le jury auquel on avait abandonné un certain nombre de médailles pour la chapellerie des différentes nations, a dû les appliquer presque exclusivement à la France, de sorte qu’il est arrivé que des maisons d’un rang tout à fait secondaire ont été récompensées contre toute attente. Quel plus complet éloge pourrait-on faire de notre industrie?

Aujourd’hui, le problème de vendre bon et à bon marché est résolu, et cette solution est obtenue sans qu’on ait eu besoin de recourir à l’avilissement des salaires. Une médaille d’or collective a été accordée à la chapellerie française; il ne faut pas oublier que MM. Laville et Haas étaient, en leur qualité de membres du jury, hors concours. Parmi les médailles d’argent, nous citerons encore MM. Quenoy et Leborgy, Leduc, Rousson, Marquès et Lasne, Bayard, et Pinaud et Amour.

Que de richesses dans cette Rue de Lorraine! Deux nouvelles industries, qui ont des rapports intimes avec l’art, se présentent sur notre chemin — et nous ne sommes pas au bout. C’est l’orfèvrerie et la tabletterie.
Que dire de celle-là, après les articles qui ont paru sur MM. Froment-Meurice, Christofle, Veyrat et Duron? Que dire de celle-ci, pour ne pas entrer sur le domaine de M. Prosper Poitevin, qui détaillera tous les chefs-d'œuvre de la vannerie et de la maroquinerie françaises.

Sur les limites de notre secteur est groupée l’orfèvrerie religieuse, qu’on fabrique et à Lyon et à Paris. Les autels, les ostensoirs, les calices, les candélabres, les reliquaires de M. Poussielgue-Rusand montrent ce que la foi catholique peut inspirer de chefs d’œuvre : les dessins les plus exquis, les ciselures es plus délicates, sont prodigués sur ces objets destinés aux différentes cathédrales de la France. Comme ses confrères, les orfèvres mondains, M. Poussielgue-Rusand est un grand artiste. A côté de lui, il faut citer les expositions de M. Trioullier et fils, et de M. Armand Calliat, de Lyon.

Dans la classe de la tabletterie, nous ne pouvons passer sans admirer les petits meubles, les nécessaires et les coffrets de Tahan, les bois sculptés et les marqueteries de Gerson et Weber, et les sacs de voyage de Sormani.

Au milieu de notre chemin s’élève la statue de Bernard Palissy, ce potier de génie qui a su prouver, comme le dit fort bien M. F. Rossignol, dans son excellente biographie des Protestants illustres, que l’art était indépendant de la religion, et que le protestantisme n’était pas un obstacle aux plus artistiques inspirations, La statue de Bernard Palissy, destinée à notre Conservatoire des Arts et Métiers, est en porcelaine et sort des ateliers de M. Gille.

Voici maintenant nos maîtres faïenciers auxquels notre collaborateur, M. Émile de la Bédollière, a rendu un éclatant hommage. A gauche, Sèvres et ses magnifiques créations, à droite, Deck, Gille, Lerosey, Klotz, Utz-schneider de Sarreguemines, Pannier-La-hoche, qui sais-je encore? Il faudrait les nommer tous pour n’être qu’équitable.

Mais il ne nous est pas permis de nous arrêter; comme le Juif errant, il nous faut marcher toujours.

Nous entrons dans la galerie des arts libéraux. A gauche, nous trouvons les instruments de précision de la classe 12, qui comprennent non-seulement les instruments destinés aux recherches scientifiques et à l’enseignement, mais encore les instruments spéciaux d’optique, comme les microscopes, télescopes et lunettes, les compas, les baromètres et les thermomètres. Les progrès delà construction de ces instruments ont suivi ceux de la science. Cette exposition est des plus importantes, et il nous faudrait, pour en faire le compte rendu, une place bien autrement grande que celle qui nous est accordée pour toutes les industries de la rue de Lorraine. Nous jetterons pourtant un coup d’œil sur les bobines électriques de Ruhmkorff; sur le chronographe électrique à diapason du capitaine Schultz, qui sert à mesurer la vitesse des projectiles ; sur les appareils et les horloges électriques de M. Mathieu, qui ont obtenu le grand prix; sur le pandynamomètre électrique de M. Hirn, un autre grand prix; sur le pantopolygraphe et sur le pantographe de M. Gavard qui reproduisent tous les dessins sur planches ou sur cylindres; sur les microscopes, ophtalmoscopes et endoscopes de M. Chevalier; sur les modèles d’anatomie et d’ostéologie de M. Jules Talrich; sur les objectifs astronomiques de M. Secretan, et sur les baromètres anéroïdes de M. Bréguet.

M. Thomas, de Colmar, a exposé un arithmomètre qui serait une chose détestable si elle était destinée aux enfants et si elle devait les exonérer de tout effort d’intelligence et de raisonnement, mais qui peut rendre quelques services aux comptables et aux caissiers, pour qui le temps est une monnaie précieuse.

Le Dr Auzoux présente des modèles de son anatomie élastique qui embrasse aujourd’hui tout le règne organique. Sa collection est très-complète et très-curieuse. Le règne animal est figuré par un type de chaque grande famille, depuis l’homme jusqu’au zoophyte ; le règne végétal se compose de plus de 100 types, montrant les parties constituantes de la fleur, du fruit, de la graine et de la feuille jusque dans leurs plus petits détails. L’enseignement de la physiologie et des sciences naturelles doit s’appuyer sur de pareils modèles.

Il y a peu de chose à dire des cartes de géographie françaises qui se trouvent en face des instruments de précision. La géographie — et surtout la géographie physique — n’est pas la partie brillante de l’exposition française. Il semble que nous ayons pris pour règle de conduite, le proverbe italien : Tutto il mundo e fatto come nostra famiglia, tant nous avons peu de goût pour les voyages et pour les cartes. Tandis qu’on trouve un Anglais ou un Américain perché sur chacun des pics du globe terrestre, le Français voyage tout doucement entre Dunkerque et Bayonne ou bien entre Brest et Strasbourg. Aussi avons-nous très-peu de bonnes cartes. L’exposition de M. Sagansan, par exemple, n’est que fort médiocre. Ses cartes immenses, mais Confuses, obscurcissent la vue. On ne distingue ni fleuves, ni montagnes; on ne devine pas la forme du pays. Une seule carte française en relief, celle de France, qui est exposée par M. Sanis, est tout à fait satisfaisante. Elle est grande, elle est claire et distincte, mais elle a le tort de ne pas être à bon marché. Les Prussiens et les Autrichiens nous sont fort supérieurs pour la géographie physique, mais leurs cartes sont grossièrement coloriées. C’est là un léger défaut qu’ils rachètent par une grande exactitude.

Avant de passer plus loin, nous signalons le grand télescope de M. Bardou qui sert peut-être à découvrir des mondes dans les profondeurs du firmament, mais qui ne nous a pas aidé à entr’apercevoir son inventeur, dont nous attendions de plus amples renseignements.

Les instruments de musique, dont a parlé notre ami, M. Prosper Pascal, occupent le mur qui est en face de nous. Les vitrines de MM. Sax et Gautrot resplendissent de cuivres; les pianos d’Érard, de Pleyel, et celui de Kriegelstein, dont on vous racontera bientôt la singulière histoire, résonnent toute la journée sous des doigts plus ou moins habiles.

Mais que vois-je à gauche de ces instruments, et que font là les appareils, très-utiles, sans doute, mais peu artistiques, de MM. Darbo et Thiers. Les a-t-on placés là parce que des fabricants ingénieux ont cherché à les embellir en leur adjoignant une boîte à musique? Que n’ai-je pour excuser mon audace de toucher à de pareilles matières le génie de Rabelais!

Nous passons dans le couloir qui mène au Jardin central. Là, à droite, s’ouvre la salle qui contient les tableaux de Ch. Landelle, de Cabanel, de presque tous les représentants de l’école française. M. Olivier Merson en a fait ou en fera une appréciation que notre incompétence ne nous permet pas de discuter, et que son tact et son goût nous font accepter de confiance. A gauche, sont réunis dans une salle, des modèles de restauration du temple d’Héliopolis exécutés par M. Joyau, prix de Rome, qui a obtenu un premier prix d’architecture à l’Exposition universelle.
Dans les salles du Musée rétrospectif qui se présentent en dernier, sont entassés les chefs-d’œuvre de tapisserie, d’émaux, d’ivoires, d’armes, de faïences du dix-septième et du dix-huitième siècle. C’est un monde de merveilles.

Nous sortons, en tournant autour d’un groupe en bronze, de M. Fesquet, Jeune Faune jouant avec un bouc, et nous saluons la statue populaire de M. Dubois, le Chanteur florentin.

Statues à l’entrée de la rue, statues à sa sortie.... Quel festin de pierre !
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