Pavillon des Travaux Publics

Paris 1889 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture
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Pavillon des Travaux Publics

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 5 octobre 1889"

Pavillon des Travaux Publics - Architecte: M. Dartein
Pavillon des Travaux Publics - Architecte: M. Dartein

Le pavillon des travaux publics qui se classe au milieu de massifs d’arbres du Trocadéro attire les regards par son extrême originalité. Ses formes rectilignes, ses balustrades de fer et sa charpente métallique, ainsi que le phare qui la surmonte, dénotent immédiatement que cette construction abrite un service d’ingénieurs.

S’il est vrai que le propre de l’architecture soit d’indiquer par son apparence la destination d’un édifice, M. de Dartein, l’architecte ingénieur de ce pavillon, a pleinement réussi. Nous aurons bientôt l’occasion de donner des détails et de nombreux dessins sur cette construction très intéressante comme charpente de fer.


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Texte et illustrations de "La construction moderne - 12 octobre 1889"

Situé sur la pente du Trocadéro, près de l’avenue centrale, dans la pelouse comprise entre cette avenue, l’avenue d’Iéna, la rue de Magdebourg elle quai de Billy, le pavillon d exposition du Ministère des travaux publics se reconnaît, a distance, à la tour à gradins, terminée par une lanterne de phare, qui en surmonte la partie centrale.

Ce pavillon (V. le plan), se compose d’une salle carrée, de 15 mètres de côté, précédée sur la façade parmi large perron, accompagnée à droite et à gauche par des salles latérales de 14m40 de longueur sur 7m10 de largeur, et en arrière par une salle de 6m10 de largeur sur 6 mètres de profondeur : de part et d’autre de celle-ci s’élèvent deux tourelles carrées de 2m45 de côté.

La grande salle communique avec le perron abrité qui lui sert de porche et avec les trois salles disposées sur les autres côtés par quatre portes de 2m44 de largeur sur 3m96 de hauteur. Outre la porte d’accès principale, il existe une porte secondaire au fond de la salle latérale de gauche.

La salle centrale, haute de 12 mètres jusqu’au pied de la tour qui la surmonte, reçoit la lumière d’en haut par le vide carré qui provient de l’ouverture de cette tour à la base de son premier étage. Elle est éclairée latéralement par quatre grandes fenêtres disposées en manière de lucarnes dans des pignons dont elles épousent la forme. En outre, des châssis vitrés placés dans la couverture donnent du jour dans les angles de la pièce. Les salles latérales sont éclairées par les vitrages supérieurs et percées de fenêtres à l'une de leurs extrémités afin qu’on puisse les aérer et aussi qu'elles ne paraissent pas trop tristes. Les toitures de ces salles sont tenues basses et plates pour ne point masquer les fenêtres du bâtiment central.

Ossature métallique. — L’ossature de l'édifice est entièrement métallique. Les parois sont des pans de fer hourdés en briques, composés de piliers principaux, de forme tubulaire, qui reçoivent les retombées des fermes ou des arêtiers; de poteaux intermédiaires en fers double T, de poteaux d’huisserie en fers en U et de pièces horizontales, sablières ou traverses, remplacées dans les pignons par des pièces inclinées à 45°.

Fermes. — La tour est portée par quatre fermes à treillis, croisées deux à deux, dont le contour est plein cintre à l'intérieur et polygonal à l’extérieur. Chacune d’elles s’appuie à ses extrémités sur deux grandes consoles qui la prolongent jusqu’aux piliers et font corps avec eux. Les deux fermes parallèles à la façade sont d’une pièce; les deux autres sont en trois morceaux, réunis entre eux et avec les fermes ininterrompues, par de fortes cornières. La largeur des semelles est de 0m30 comme celles des piliers de soutien. La hauteur minimum de l’âme est de 0m78 (fig. 1).

Chaînage octogonal. — La charge totale imposée aux fermes du faîte de la tour et de la couverture en tuiles est d'environ 80 tonnes, soit 10 tonnes par pilier. Pour résister économiquement à la poussée, on a fait usage d’une ceinture octogonale de tirants en acier, dont les uns, dirigés suivant les côtés de la salle, sont masqués par des meneaux dans les traversées des fenêtres et dont les autres franchissent à 45° les coins de la salle. Chaque tirant (V. fig. 2) se compose d'une lige ronde, filetée en sens contraire uses extrémités, en vue du réglage de l’écartement et de la tension, et de deux manchons taraudés, traversés par des goujons d'articulation. Les tiges dirigées suivant les côtés de la salle s'articulent à chaque extrémité avec deux plaques jumelles qui les prolongent jusqu’aux paliers où ces plaques de liaison s’articulent elles-mêmes avec les tiges â 45°. Cette disposition a pour but de faciliter la pose et l'assemblage des pièces du chaînage. Les paliers sont formés de bandes de tôle cinq fois pliées à angle droit, qui remplissent le vide intérieur des piliers, aux parois desquels ces paliers sont rivés avec le secours des fers d’angle. Des ouvertures sont percées dans les parois des piliers : pour le passage des tirants, pour l’introduction des goujons d’articulation, et pour la pose des clavettes qui maintiennent ces goujons.

Plan du pavillon des Travaux Publics - Architecte: M. de Dartein
Plan du pavillon des Travaux Publics - Architecte: M. de Dartein

Les tiges dirigées suivant les côtés de la salle mesurent 0m50 de diamètre et les tiges obliques, 0m60. Avec ces dimensions, l'effort de tension serait d’environ 5 kilogrammes par millimètre carré, en supposant que la charge effective fût uniformément répartie. Toutes les pièces du chaînage ont été essayées dans les ateliers de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée qui a bien voulu mettre dans ce but, à la disposition de l’administration des travaux publics, sa machine à essayer la résistance des chaînes de grues. Les tiges de 0,30 ont été soumises à une traction de 24 tonnes; les tiges de 0,60 à une traction de 34 tonnes ; ces efforts qui représentent environ 12 kilogrammes par millimètre carré de section ont été maintenus pendant 5 minutes. Tous les tirants se sont pareillement allongés et sont ensuite revenus exactement à leur longueur primitive. Cette épreuve, qui a porté sur les pièces elles-mêmes, essayées dans leurs futures conditions d’emploi, avait l’avantage de donner pour leur résistance une garantie certaine, garantie très importante à obtenir parce que de la résistance du chaînage dépendait la stabilité de l’édifice.

Poutres basses d'entretoisement. — Outre la liaison supérieure des fermes, résultant de leur croisement, et celle déterminée par le chaînage octogonal, il existe une liaison basse produite, au pied des piliers, par quatre poutres il treillis qui se croisent deux à deux parallèlement aux fermes. En même temps que ces poutres maintiennent l’écartement des piliers, elles portent les solives du plancher. De petites piles en briques les soutiennent aux points du croisement. A raison de cet entretoisement inférieur, les huit piliers portant les fermes ont leur pied a 0m65 au-dessous de la tablette de couronnement du soubassement en maçonnerie. Tous les autres montants parlent du dessus de cette tablette.

Pavillon Central
Pavillon Central

Piliers de la grande salle. — Les huit piliers tubulaires portant les fermes de la grande salle (fig. 3). mesurent 0m40 d’épaisseur, normalement au mur, 0,30 de largeur de semelle et 9m65 de hauteur. Ils sont renforcés sur la face intérieure par des fers à T de 150 X 80, terminés en forme de console à la naissance des fermes, à 4m05 au-dessus du sol, et du côté extérieur par des fers à T ou des cornières, selon la position du pilier sur l'une ou l'autre paroi de la salle et, pour certains piliers, selon la hauteur.

Les quatre piliers d'angle de la grande salle (fig. 4). également de section tubulaire, mais de forme un peu plus compliquée que celle des huit piliers principaux-, mesurent 7m40 de hauteur.

Les montants intermédiaires sont des fers double T de 0,235 de hauteur et de 0m094 de largeur de semelle (235x94)/8.

Piliers des salles latérales et des tourelles. — Les piliers et les montants des salles latérales (fig. 5), de la salle postérieure et des tourelles sont semblables dans leurs sections à ceux de la grande salle; mais les dimensions en sont plus petites parce que les cloisons de ces salles annexes ne sont épaisses que d’une largeur de brique, tandis que les cloisons de la grande salle ont une épaisseur double. Au lieu de 0m235, les montants double T des salles latérales ont 0,140 de hauteur; ceux des annexes postérieures, salle et tourelles, ont seulement 0,120.

Traverses à double T composées et évidées. — Les traverses intermédiaires, à section double T, sont des pièces composées, évidées dans la partie moyenne de l’âme, de manière à permettre le bourrage complet du dessous de la traverse avec du mortier répandu d’en haut par les évidements. Non seulement le bourrage est complet ; mais les maçonneries sont liées l’une à l’autre au travers de la plate-bande. Les traverses du pavillon central (fig. 6), mesurant 0,235 de largeur, sont formées de deux fers à T de (80X55)/8 réunis l'un à l’autre par des bandes de tôle de(210X60)/6 espacées d’environ 0m40. Les fers à T employés aux traverses des salles annexes (fig. 7), sont de l’échantillon : (70 x 40)/10.

Certains fers verticaux de peu de longueur, comme ceux qui portent une partie des consoles sur les rampants des pignons sont aussi des double T composés et évidés. il en est de même pour la plupart des traverses du premier et du second étage de la tour.

Ossature métallique des combles. — Les laitières, les arêtiers dénoué ou d’arête, et les pannes qui supportent la couverture de la grande salle, dans les espaces compris entre les cloisons d’enceinte et les fermes, sont des fers double T de 0m120 à 0m235 de hauteur, garnis de fourrures en bois sur lesquelles est cloué le voligeage (Voy. la moitié gauche du plan). Les couvertures des salles annexes sont supportées par des poutres à treillis légèrement construites, fermes, pannes et arêtiers, portant les fourrures en bois sur lesquelles sont fixés le voligeage de la couverture en zinc et les fers à vitrage de la lanterne.

Premier étage de la tour. — L'ossature métallique du premier étage de la tour se compose sur chaque face de deux poteaux d’angle et de quatre poteaux intermédiaires hauts de 5m95, espacés de 1m20 et réunis par une plate-bande en U supérieure et par des traverses évidées.

Les figures 8, 9, 10 et 11 montrent les sections de ces poteaux. Trois fenêtres sont ouvertes sur chaque face dans les trois compartiments du milieu. Un balcon de 1m50 de largeur enveloppe le premier étage de la tour, à 1m75 au-dessus de son pied.

L’un des panneaux du garde-corps de ce balcon est représenté par la figure 42. Les poteaux intermédiaires extrêmes de chaque face sont réunis deux à deux à leur partie supérieure par quatre poutres double T, à finie pleine, de 0m800 d’élévation, qui laissent entre elles, dans la partie centrale, un carré vide de 3m60 de côté occupé par le second étage de la tour. Huit consoles, portant une couronne en tôle surmontée d’une balustrade, réduisent le vide intérieur à un cercle de 2m20 de diamètre. Des entretoises munies de croix de Saint-André relient les poutres du plafond à ceux des poteaux qui ne soutiennent pas ces poutres, de manière à former tout autour du plafond une suite de compartiments ou de caissons carrés. Des caissons inclinés en forme de rectangle ou de trapèze et de petits caissons horizontaux de forme triangulaire occupent les intervalles compris entre les consoles de soutien de la couronne centrale.

(A suivre.)
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 19 octobre 1889"

Deuxième étage de la tour. — L'ossature métallique du deuxième étage de la tour se compose sur chaque face de deux poteaux extrêmes et de deux poteaux intermédiaires, dont les figures 13, 14, 15 et 16 montrent les sections. La hauteur des poteaux intermédiaires étant de 6m45, celle des poteaux extrêmes se réduit à 4m925 par suite du passage de la tour carrée à l’octogone. Les poteaux intermédiaires sont entretoisés horizontalement, à 2m30 de hauteur, immédiatement au-dessous des fenêtres.

Ils sont reliés deux à deux à leur sommet par des poutres double T à âmes pleines dans les intervalles desquelles sont disposées des entretoises donnant appui aux montants du pied octogonal de la lanterne.

Piedoctogonal de la lanterne. — Ce pied octogonal est construit en tôle (fig.17,18). Chacun de ses huit montants se compose d'une barre de 3m05 de hauteur sur 0m140 de largeur et 0m016 d’épaisseur renforcé à l’extérieur par deux cornières de (55 X 55)/7 sur lesquelles sont appliqués et boulonnés les panneaux et les couvre-joints de l’enveloppe en tôle.

Les montants étant dirigés suivant des rayons cl les ailes saillantes des cornières étant normales à ces montants, les angles du corps octogonal sont tronqués par des facettes, sur lesquelles prennent attache les consoles du balcon supérieur construit au pied de la lanterne pour le nettoyage extérieur des glaces. Les montants sont liés les uns aux autres à leur partie supérieure par des fers en U, qui portent une couronne plate, circulaire au dedans, octogonale au dehors, sur laquelle prend appui le corps circulaire de la lanterne. Ils sont en outre assemblés à leur sommet avec les rayons d’une roue qui raidissent la construction et portent le plancher. L’un de ces rayons a été supprimé pour le passage de l’escalier.

Tour carrée du 2ème étage
Tour carrée du 2ème étage

Corps circulaire de la lanterne. — Figures 19, 20, 21 et. 22. Les trois zones en lesquelles la lanterne se partage sur sa hauteur sont closes : celle du milieu, par une enveloppe en verre, et les deux extrêmes par des chemises en tôle. Une porte d’accès au balcon supérieur est pratiquée dans la chemise inférieure. Les montants au nombre de huit, placés au droit de ceux de l’étage inférieur, se composent chacun d’une barre de 3m90 de hauteur sur 0m070 de largeur et 0m016 d’épaisseur, renforcée au droit des chemises métalliques par des cornières de (55 X 55)/7 et, au droit de la zone vitrée par deux fers plats de 45/10. Ils sont rattachés les uns aux autres vers leur sommet par une roue composée d’un moyeu vide de 0m300 de diamètre et de huit rayons formés de lames de tôle et de cornières. Extérieurement à la chemise en tôle supérieure, existe une couronne annulaire de 0m22 de largeur, portée par 16 petites consoles, qui sert d’appui à la corniche et au chêneau de la lanterne.

Fondations. Soubassement en maçonnerie. — L’examen de la coupe de l’édifice et les explications données précédemment montrent que les seules parties notablement chargées sont les huit piliers portant la tour centrale. Il a fallu leur donner des fondations solides. Or le terrain sur lequel s’élève le pavillon se compose, sur environ 8m50 de profondeur, de terrains rapportés consistant en débris de carrière. La croûte superficielle, d’environ 0m80 d’épaisseur, formée de menus débris, lassés et agglomérés, est compacte et résistante. Elle recouvre un amas de pierrailles et de moellons de rebut qui descend jusqu’au sol vierge constitué par du sable argileux, de l’argile compacte ou des parties de roche non exploitée. C’est sur ce sol vierge qu’il a été nécessaire d’appuyer les piliers principaux au moyen de puits en béton de lm40 de diamètre et de 5m85 à 8m20 de profondeur, arrasés à 3m65 au-dessous de la tablette de couronnement.

On a fondé par le même procédé, afin de rendre homogènes les substructions du pavillon central, les quatre piliers d’angle de ce pavillon; seulement on s’est contenté de donner à leurs puits 1m20 de diamètre au lieu de 1m40.

Lanterne - Partie circulaire
Lanterne - Partie circulaire

Le mortier employé à la confection du béton comporte 2/3 de sable avec 1/6 de chaux de Beffes et 1/6 de ciment de la même usine.

Au-dessus des douze piles en béton, on a construit en meulière des voûtes plein cintre, de 4m90 et de 3m35 de diamètre, dont la poussée est contenue par un chaînage de tirants en fer. Les piédroits portant sur les puits en béton mesurent 0m85 sur 0m80; les piliers métalliques principaux y prennent appui sur des pierres de taille de 0m50 d’épaisseur occupant toute la section du piédroit. Partout ailleurs, la maçonnerie du soubassement est réduite au minimum d’épaisseur. Elle a, sur les parois apparentes, 0m50 d’épaisseur sous la tablette avec un fruit extérieur de 0m04 par mètre.

La légèreté des constructions qui accompagnent l’édifice central a permis de fonder très économiquement ces constructions sur la croûte superficielle du terrain. Les fouilles se réduisent à des rigoles à petits gradins, entamant le sol tout au plus de 0m25 pour en affaiblir le moins possible la résistance. Un plalelage de madriers, liés transversalement par des planchettes et solidement cloués ensemble d’un gradin à l’autre, donne aux murs inégalement élevés du soubassement une assiette régulière, résistante et d’une largeur proportionnée à la charge. Avant de poser ce platelagc, on avait eu soin de répandre dans la forme qui le contient une mince couche de sable destinée à empêcher les tassements et à répartir également les pressions. Il ne s’est produit ni lézarde, ni disjonction.

Briquetages. — Les cloisons en briques de la grande salle ont 0m22 d’épaisseur. Toutes les autres cloisons, tant celles des salles latérales et des tourelles que celles des deux premiers étages de la tour, ont 0m11 d’épaisseur. Les briques employées sont des briques ordinaires de diverses nuances et de diverses provenances, et des briques émaillées fabriquées à Ivry par M. E. Muller. Les briques jaune paille qui forment le fond des panneaux du rez-de-chaussée proviennent de Dunkerque. Les briques brunes viennent de l'usine du Bel-Air à Suresnes. Les briques roses ont été fournies par diverses briqueteries de la rive gauche de Paris. La recherche de la couleur a passé avant celle de la qualité. On a employé aux deux étages de la tour des briques creuses assorties autant que possible avec celles des cloisons basses.

Des briques émaillées blanches et brun foncé ont été employées concurremment avec les briques ordinaires pour former des étoiles dans les panneaux à fond jaune paille, des points dans les assises roses des montants et des dessins de diverses formes dans les frises de couronnement des cloisons. Les seules surfaces tout en briques émaillées sont : l’encadrement de la porte principale et les frises de couronnement des deux étages de la tour.

Des briques bleu turquoise y sont associées avec des briques brunes et des briques blanches. Chaque brique est d’une seule couleur; mais les dimensions superficielles de la face émaillée sont variables en longueur, la largeur et l’épaisseur de la brique restant constantes. La dimension variable mesure, selon les échantillons, depuis 0m22 jusqu’à 0m07.

Consoles, rive de chéneau, aigrette
Consoles, rive de chéneau, aigrette

Les joints, faits en mortier de ciment avec du sable de grès, sont tenus en retraite et lissés au fer. On a foncé avec de la suie et un peu d’ocre jaune le mortier employé aux joints des briques brunes.

Les cloisons non apparentes au dehors sont en brique communes de couleur quelconque. Elles sont revêtues d’un enduit en plâtre dans toutes les parties qui ne sont pas masquêes par des boiseries ou des dessins.

Couvertures. Chéneaux. Ecoulement des eaux. — Les partie pleines des toitures sont couvertes en tuiles à emboitement sur les pentes à 45° des combles de la salle principale et de tourelles, et en zinc sur les pentes faiblement inclinées de combles des salles latérales. Les terrasses de la tour sont couvertes en plomb. Les amortissements du deuxième étage de la tour et la lanterne terminale sont couverts en cuivre martelé.

Les tuiles à emboîtement, mesurant 0m300 sur 0m180 viennent de l'usine Colin-Muller, à Auneuil (Oise). Elles sont très dures et de couleur foncée — brun rouge tirant sur le rose. — Cette dernière condition importait au bon effet de la toiture.

Les eaux pluviales qui tombent sur les étages supérieurs de la tour sont amenées dans le chéneau en fonte couronnant le premier étage de cette tour; de là, elles sont écoulées sur la couverture en tuiles par quatre tuyaux de descente placés aux angles de l’étage.

Des chéneaux en zinc existent au pied des couvertures en tuiles et en zinc de la grande salle et des salles latérales. Ils versent leurs eaux dans quatre tuyaux de descente logés à l’intérieur des piliers d’angle de la grande salle. Ces quatre tuyaux reçoivent ainsi toutes les eaux pluviales qui tombent sur l’édifice. Des gouttières placées sous le plancher recueillent ces eaux et les écoulent au dehors par une conduite qui traverse la murette de clôture de l'une des arcades du soubassement.

Les chéneaux de la grande salle cl des faces apparentes des salles latérales sont portés par des consoles en fonte fixés à l'armature en fer de l'édifice. Ils sont masqués par des rives de chéneau en fonte, ornées d’aigrettes en tôle découpée et maintenues par des équerres en fer forgé (V. fig. 23 et 24. donnant l’angle du couronnement de la salle centrale). Les consoles en fonte d’un profil accentué, pourvues de nervures multipliées, procèdent d’un même type légèrement modifié selon la grandeur de ces consoles; celles de la salle principale ont 0m840 de hauteur; celles des salles latérales 0m675 et celles de la salle postérieure Om555. Les hauteurs des rives de chéneau sont respectivement 0m50, 0m45 et 0m40. Leurs faces apparentes portent des entrelacs polygonaux à bâtons rompus, en saillie de 0m004 sur le fond.

Charpente en bois. Escaliers. — Les solives du plancher, mesurant 0m20 sur 0m08 d’équarrissage et 0m40 d’espacement sont dirigées parallèlement à la façade de l'édifice. Celles qui occupent le milieu de la grande salle et la salle postérieure, depuis la porte d’entrée jusqu’au fond de cette dernière salle, ont à franchir un intervalle de 6 mètres et celles des salles latérales, un intervalle de 7 mètres. On a réduit de moitié ces portées trop grandes au moyen de trois alignements de poutres qui soutiennent en leur milieu ces solives de 6 et de 7 mètres. Ces poutres soutenues par des chandelles appuyées sur le sol, soulagent les murs, surtout dans les salles latérales, de la charge des modèles qui occupent le milieu de ces salles. Les planches composant l'aire du plancher sont assemblées à rainure et languette et mesurent 0m220 do largeur sur 0m034 d'épaisseur. Tous les bois du plancher sont pris en location.

Les voligeages des couvertures en tuile ou en zinc sont exécutés avec des planches de 0"220 de largeur et de 0"032 d’épaisseur, assemblés à rainure et languette avec baguettes sur les joints.

Les marches et le palier du perron d’accès sont en sapin de location ainsi que les crémaillères et chevalets de soutien. Cet ouvrage en charpente est contenu entre deux murs à crémaillère de Om60 d’épaisseur.

Il n’a été employé de bois de chêne que pour les marches des escaliers à limons métalliques, les uns intérieurs, les autres extérieurs, qui du pied de la tourelle de droite conduisent au sommet de l'édifice. Intérieur dans la tourelle, l’escalier devient extérieur jusqu’au deuxième étage de la tour; il revient ensuite à l'intérieur.

Menuiserie. Vitrerie. — Sauf la porte principale à trois vantaux, et les portes des corps octogonaux et circulaires de la lanterne, qui sont en tôle, les portes extérieures ou intérieures de l’édifice sont exécutées en bois. Il en est de même des châssis des fenêtres. Toutefois le bois et le fer sont combinés ensemble pour les châssis des quatre grandes fenêtres de la salle principale. Ces châssis sont entièrement fixes ; l’ossature métallique en est représentée sur la coupe de l’édifice. Elle consiste, en meneaux horizontaux et verticaux subdivisant en neuf compartiments la partie centrale de la baie; et en meneaux, dirigés normalement au contour de la baie, et partageant en neuf autres compartiments l'encadrement de la partie centrale. Sur ces derniers compartiments s’appliquent et se vissent au contact les uns des autres autant de châssis en bois subdivisés par des petits bois. Il était plus simple et moins coûteux de construire ces subdivisions en bois que de les exécuter en fer. En outre, il eût été moins facile, en employant le fer, de placer à l’extérieur les feuillures destinées à la pose du vitrage, condition importante à remplir en vue d’empêcher l'introduction des eaux pluviales. Les plus petits des meneaux, ceux qui subdivisent la bande moyenne comprise entre les bandes à culs de bouteille, sont simplement en zinc découpé. Appliqués extérieurement contre le verre, ils sont maintenus à leurs extrémités par des pointes chassées dans le bois et par le mastic du vitrage. La bande sur laquelle paraissent ces grillages on zinc est garnie de verres jaunes ; le fond des bandes â culs de bouteille est en verre rose.

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 2 novembre 1889"

Décoration. — Peinture. — On a compté surtout, pour la décoration de l'édifice, sur sa forme, sa structure et sur les effets de couleur obtenus soit à l’aide des matériaux eux-mêmes, soit au moyen de peintures appliquées sur les fers extérieurs et intérieurs, sur les bois des plafonds et les parois internes non garnies de dessin.

Par la gradation des hauteurs et des retraites, les constructions basses se relient à la tour centrale qui en paraît ainsi le prolongement; cl cela tant au dedans qu’au dehors, parce que le premier étage de la tour, vide de plancher, s’offre complètement aux yeux, et que le regard monte ainsi librement à 19 mètres de hauteur jusqu’au vélum tendu sur l’ouverture circulaire du plafond.

La disposition de la salle principale, les grandes baies occupant les pignons qui s’élèvent au milieu des faces de celle salle, l’exacte correspondance de ces pignons, compris entre deux fermes, avec la hase de la tour qui porte sur ces fermes, établissent une connexion intime entre la tour et l’édifice qui la soutient. D’autre part la connexion de la salle centrale avec les salles basses qui l’environnent est obtenue par le prolongement dans ces annexes des divisions de la grande salle. Les largeurs de la marquise, de la salle postérieure, et des travées médianes des deux salles latérales correspondent aux intervalles des grandes fermes. L'ossature métallique parait complètement aux yeux, aussi bien à l’intérieur, partout où les parois ne sont point garnies de dessins, qu'à l’extérieur. La mise en évidence, par laquelle se manifestent les formes et la structure de l’édifice, constitue l’élément essentiel de la décoration. Les pièces secondaires, celles qui subdivisent les intervalles compris entre les membrures principales, autrement dit les montants et les traverses intermédiaires, sont distribués en vue de concilier les exigences d’une bonne construction avec les convenances de l’emploi décoratif, des briques de couleur. A cet effet, les intervalles compris entre deux piliers tubulaires sont subdivisés, selon la hauteur ou la largeur de ces intervalles, en un ou plusieurs panneaux rectangulaires encadrés par de larges bandes, les unes montantes, les autres courant horizontalement.

A l'extérieur les fers de l’ossature, montants et traverses, sont peints en brun foncé (brun de Vandyck). avec bandes et filets vert clair (cendre verte) entre les nervures des piliers tubulaires. Les consoles en fonte portant les chéneaux de l’étage inférieur sont également peintes en brun foncé avec un filet vert clair sur le devant. Quant aux bandes horizontales, formées par les rives de chéneau, le lambrequin du premier balcon, les lambrequins des marquises, le chéneau du premier étage de la tour et la ceinture de couronnement du second étage, ils sont peints en bleu dans les fonds, et en vert clair sur les parties saillantes. Il en est de même pour le piédestal octogonal de la lanterne. Les balustrades sont peintes complètement en vert clair.

Dans la marquise de la porte principale, on a peint en vert clair (cendre verte) les nervures des montants et en rose clair (vieux rose) les panneaux en tôle découpée compris entre ces nervures.

On a employé des briques ordinaires de quatre couleurs différentes : jaune paille, rose tirant sur le gris, rouge vif cl brun tirant sur le violet. Les briques jaunes composent le fond des panneaux de l’étage inférieur; ce fond est semé de points et de croix en briques émaillées; les points bruns, les croix à point central blanc et à branches brunes. Les bandes montantes qui accompagnent latéralement ces panneaux sont divisées en assises (de cinq rang de brique chacune) alternativement brun violet et rose gris; ces dernières émaillées par un point brun. Les lignes de croix émaillées répondent aux assises des bandes montantes. Dans le pavillon central on a remplacé de deux en deux les lignes de croix par des assises simples de briques brun violet, en vue de donner un aspect plus ferme à celles des parois qui sont placées immédiatement au pied de la tour.

Elévation de la lanterne - Coupe transversale - Elévation d'une tourelle
Elévation de la lanterne - Coupe transversale - Elévation d'une tourelle

Les frises occupent la hauteur des consoles. Elles sont composées de briques émaillées blanches et brunes et de briques ordinaires rouge vif et jaune, combinées ensemble de manière à former des dessins qui aient pour largeur l’intervalle des consoles. Dans les pignons, on a maintenues horizontales les assises de la Irise dans les trois compartiments des naissances et du sommet; on n'a incliné ces assises que dans les compartiments intermédiaires.

A raison de l’élévation des parois du pavillon central, il existe sur ces parois, à hauteur et en continuation de la frise de couronnement des salles latérales, une frise intermédiaire à fond rose gris comprise entre des filets bruns avec une ligne de points émaillés bruns.

Le conronnement dos tourelles se compose de deux frises, avec dessins en briques de couleur et briques émaillées. reliées ensemble dans leur intervalle (occupé par les fenêtres supérieures) au moyen de bandes pareillement ornées de briques colorées. A ces tourelles hautes et minces il fallait un couronnement développé en hauteur. Les parois en briques des deux premiers étages de la tour sont très simplement disposées dans leur décoration. Comme elles sont visibles à grande distance, il convenait d’éviter les dessins petits et compliqués qui eussent amené de la confusion. Des rayures alternativement brun foncé et jaunâtres, formées chacune de plusieurs assises, montent depuis le pied de chaque étage jusqu’à la frise de couronnement. Celle-ci est toute en briques émaillées, blanches, brunes et bleu turquoise disposées suivant un dessin assez grand et assez simple pour être facilement perceptible de loin. C’est une grecque au premier étage et au second étage une étoile centrale, accompagnée de rayures dans les triangles formés par les pans coupés.

La lanterne supérieure, dont le socle est en tôle et le couronnement en cuivre martelé, a reçu, comme partie culminante de l’édifice, la décoration la plus riche. Le treillis du socle, formé par des bandes de télé rapportées, est doré et se détache sur un fond peint en couleur de bronze vert foncé. La coupole en cuivre porte encore plus d'or. La couleur de bronze n'y est employée que dans le fond des nervures de la frise et du dôme. Les ors sont de deux nuances : jaune et rouge. Le fond couleur bronze fait ressortir les dessins et établit dans l’édicule supérieur une opposition de tons analogues à celle qui existe dans les autres parties de l’édifice.

Il convenait de préparer le passage des tons amortis de la brique à l’éclat des ors de la lanterne. On a fait servir à ce bulles couvertures en feuilles de cuivre des pans coupés du second étage de la tour. Les écailles en forme de losange ou de triangle, repoussées à la surface de ces feuilles, sont dorées ou peintes en bronze de manière à composer un dessin dont l'effet s’harmonise avec celui de la lanterne.

Il reste, pour compléter la description de la décoration extérieure à parler du porche de la porte principale. Le dessin en est extrêmement simple dans l’ensemble. Les montants sont formés de feuilles de tôle découpées serrée, entre des cornières composant des nervures à section cruciale. On a obtenu par Remploi de pareils montants des abris pour les rideaux du porche quand on les replie- et comme ce porche sert de vestibule, on lui a donné, par le même moyen, un aspect plus solide que si les supports en eussent été de simples colonnettes. Le seul luxe de cette construction consiste dans les découpures des montants cl des lambrequins. Les premières, peintes en rose thé, se détachent en clair sur les nervures vert clair qui les encadrent. Le lambrequin est peint en vert clair et en bleu. L’inscription qui le surmonte est tracé en lettres d’or sur un fond bleu. On s’est inspiré, pour le dessin de ces lettres, de la majuscule cursive des inscriptions romaines rustiquement écrites : à la liberté des formes de l’architecture devait correspondre celle du tracé des inscriptions.

On a compté pour égayer l’édifice sur les rideaux du porche et les stores du premier étage de la-tour, formés les uns et les autres de toile écrue à larges rayures rouge andrinople.

Les parois verticales intérieures sont au rez-de-chaussée, totalement masquées par les dessins exposés. Leurs portions vues, couvertes d’un enduit en plâtre, sont peintes en foncé (vert émeraude). Les fers des plafonds, ceux des grandes fermes et en général, tous les fers apparents à l’intérieur sont peints d’un ton vert clair de même valeur mais moins froid (c’est-à-dire un peu plus jaune) que le vert clair des fers extérieurs.

Les bois de la couverture, pannes et planches, sont uniformément peints en brun foncé dans les salles basses et dans la marquise. Le plafond de la grande salle est traité avec plus de recherches. Les fourrures des arêtiers et des pannes sont brun foncé, et les planches sont rouge orangé (vieux rouge), sauf les baguettes de joint qui sont bleues. Les mêmes couleurs sont employées à la décoration du plafond à caissons du premier étage de la tour. Des rosaces rouge orangé se détachent en clair sur le fond bleu des caissons carrés du pourtour. Les parois inclinées des caissons de la partie centrale sont rouge orangé avec baguettes de points bleues. Les fourrures en bois sont brun foncé.

(A suivre.)
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Re: Pavillon des Travaux Publics

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 9 novembre 1889"

Les parois intérieures, complètement visibles, de ce premier étage de la tour, ont dû recevoir une décoration peinte relativement recherchée. On a marqué l'ossature en fer, qui est peinte en vert clair, et l’on a garni les compartiments rectangulaires que forme celle ossature de tons gris ou bruns encadrés de filets plus foncés.

Une peinture représentant une suite de couronnements bleu clair de petits carrés cl de petits rectangles cramoisis, et des points ocre jaune animent celle décoration murale.

Des vélums à larges bandes écrites et beiges alternant ensemble sont établis sous les lanternes vitrées des salles latérales et sous les petites fenêtres pratiquées dans la toiture aux coins de la grande salle. Des rideaux d’une étoffe jaunâtre, légère et translucide, sont tendus devant les grandes fenêtres des pignons, de la salle principale, la fenêtre du Nord exceptée. Tout en arrêtant l’action directe du soleil, rideaux ôtent fort peu de jour: ils produisent un bon effet aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le vélum qui clôt l'ouverture circulaire du plafond du premier étage de la tour est décoré par des applications d’étoffes légères dont la couleur apparaît par transparence.

Dépenses. — Les dépenses se sont élevées à la somme de 145,172 fr. 58, dont le tableau ci-dessous donne la répétition selon la nature des ouvrages exécutés.

Charpente en fer, MM. Moisant, Laurent,
Savoy cl Cie...................... 80.371 fr.
Découpages de lambrequins, etc. M.Regnard. 97
Maçonneries, fondations et soubassement.
MM. Manoury, Grouselle et Cie. . . . 8,015
Briquetages et enduits, « briqueterie du Bel-Air », M. Jovenet, directeur........14,007
Perrons et divers, MM. Manoury, Grouselle et Cie ......................... 2,835
Briques émaillées, M. Muller.......... 3.587
Couvertures, tuiles, zinc, etc., MM. Gagel,
Gauthier et Cie............................ 8.571
Coupole en cuivre, MM. Gagel, Gauthier
et Cie.............................. 3,100
Charpente en bois, M. Poirier.........10,398
Menuiserie, vitrerie, serrurerie, MM. Bonhomme et neveu........................ 5,296
Peinture et dorure. « Association ouvrière :
Le travail », M. Buisson, directeur. . . 6,787
Stores et rideaux. M. Valentin. . . . 2,103
Total : 145.172 fr.
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Re: Pavillon des Travaux Publics

Message par worldfairs »

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Re: Pavillon des Travaux Publics

Message par worldfairs »

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