Le Grand Palais

Paris 1900 - Architecture, pavilions, gardens, urban furniture
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Le Grand Palais - Angle de l'Avenue Nicolas II et de l'Avenue des Champs-Elysées

Expo Paris 1900 - Photo - Le Grand Palais - Angle de l'Avenue Nicolas II et de l'Avenue des Champs-Elysées
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Le Porche du Grand Palais sur l'Avenue d'Antin

Expo Paris 1900 - Photo - Le Porche du Grand Palais sur l'Avenue d'Antin
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 23 octobre 1897"

Travaux du Grand Palais

La période hivernale des travaux va commencer dans quelques jours, accompagnée de son triste cortège: le froid, la gelée, la neige et la détestable petite journée, à peine de huit à neuf heures de durée.

C’est le moment de préciser la situation sur les divers chantiers. Chacun pourra ainsi se rendre compte du chemin parcouru jusqu’à ce jour et supputer les grands efforts à faire pendant les trente mois qui nous séparent de l’ouverture de l’Exposition.

Défalcation faite, au cours des trente mois, des jours de fêle, des journées de repos hebdomadaires, des interruptions pour cause de pluie ou de gelée, le travail effectif se traduit par 700 journées. Mais en ce qui concerne les travaux proprement dits, ce laps de temps doit encore être réduit, attendu qu’il faut songer aux aménagements intérieurs et à une foule de détails dits de la dernière heure.

Ce n’est pas trop que de leur allouer 200 journées et, tout compte fait, on n’a à disposer que de 500 jours pour l’exécution des travaux à entreprendre tant par l’Etat et la Ville de Paris que par les particuliers de toutes nationalités.

Le temps est donc très limité. L’ère des réflexions doit être close à l’heure présente et toute préoccupation, autre que faction décisive meme, serait une lourde faute.

AUX CHAMPS-ELYSÉES
Le Palais de l'Industrie

Ce palais bâti en 1853 a totalement disparu. Les entrepreneurs, chargés des constructions des Grand et Petit Palais, ont pris possession du terrain. La place est donc bien nolle : il ne subsiste que l’entrée principale sur les Champs-Elysées et un pavillon près l’avenue d’Antin, tous deux consacrés aux services d’architecture et d’administration pendant le durée des travaux neufs.

MM. A. Daval, A. Bonhomme, Dufayet et Lavialle, qui avaient été chargés d’opérer la démolition, se sont tirés de leur lâche difficile avec une grande habileté et en donnant pleine satisfaction à l’Administration.


Le Grand Palais.

Aussitôt après l’établissement d’un tunnel provisoire, mettant en communication l’emplacement de ce Palais avec les berges de la Seine renforcées par une estacade, on mit en adjudication un lot de travaux comprenant tous les terrassements soit comme fouilles en plein, soit comme fouilles en rigoles, tous les bétons et quelques maçonneries en meulière.

Ce lot fut entrepris par M. Chapelle, qui ne saurait être accusé d'inactivité. Bien que, sur un quart de la surface de 35.000 mètres, on se soit trouvé en présence d’un mauvais sol; bien qu'il ait été nécessaire de battre une quantité considérable de pieux, en dehors de toute prévision, l'entrepreneur a fait bon marché de ces difficultés et se trouve, grâce à une organisation bien entendue, maître de la situation. Quant aux délais, ce lot pourra être terminé sans rémission vers la fin de novembre, si quelques hésitations relativement au porche sur l'avenue Nicolas sont promptement levées.

La construction proprement dite du Grand Palais a été subdivisée en trois parties: antérieure, milieu et postérieure.

Celle antérieure comporte façade sur l'avenue Nicolas qui conduit au pont Alexandre III; celle postérieure longe l’avenue d’Antin, et celle milieu réunit les deux autres.

Par ordre de date d’adjudication, elle-même fixée par le degré d’avancement des terrassements et des basses fondations, le premier lot englobant les fondations et l’élévation de la partie postérieure est échu à M. Pradeau.


Ici les fondations du sous-sol sont terminées.

Au-dessus, dans le pourtour extérieur, la première hauteur du soubassement est montée en meulière et ciment sauf le parement en façade de 0m,35 à 0m,40 d’épaisseur, traité en pierre de Souppes.

Des sapines sont déjà dressées et bientôt on verra s’élever les pierres de Lérouville et d’Euville pour compléter le soubassement et le Banc franc de Méry pour le surplus de la façade.

A l’intérieur les murs de rez-de-chaussée et une certaine quantité de piles sont déjà arrasés et pourraient recevoir les planchers en fer : mais l’adjudication des travaux de serrurerie et de ferronnerie n’ayant lieu que le 3 novembre, ce n’est donc guère que le 20 du même mois que Ton commencera la pose des fers dans ce lot comme dans le suivant.

Ce lot postérieur, confié à l’architecte M. Thomas, a de l’avance. Il serait à souhaiter qu’il en eût plus encore afin que les ouvriers des divers corps de métiers puissent être reportés successivement dans les lots voisins. On éviterait ainsi une trop forte demande de main-d’œuvre de même nature à la fois ; ce qui, surtout ici, peut présenter de gros inconvénients.

Le second lot, dénommé la partie milieu, a été entrepris par M. Chapelle sous la direction de M. Louvet, architecte.

La limousinerie en meulière des fondations a été poussée à fond de train ; elle est fort avancée, et dans beaucoup d’endroits elle sera prète à recevoir le plancher à très court délai.

Le soubassement des façades sera en Villebois, Lérouville et Euville: le surplus de l’élévation sera traité en Banc franc de Ménil-le-Roi.

Quant à la partie antérieure, MM. Nanquette et Marlaud, déclarés adjudicataires, en ont pris possession. Ils ont commencé les préparatifs d’usage, c’est-à-dire les baraquements et déjà même ils ont attaqué l’aile du côté des Champs-Elysées : mais, à véritablement parler, ils ne sont pas encore les maîtres absolus de leur chantier, et il ne serait pas équitable de mettre à leur actif le point de départ de leurs travaux avant la mi-novembre. Ces entrepreneurs travailleront sous l’égide de M. Deglane, architecte.
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Texte et illustrations de "La construction moderne - 9 avril 1898"

LA FRISE DU GRAND PALAIS DES BEAUX-ARTS

Le grand Palais sera orné d’une frise en bas-relief ; à M. Joseph Blanc a été demandée la conception d’ensemble; à M. Barrias, de l’Institut, l’exécution du modèle; la Manufacture de Sèvres sera chargée de traduire le tout en grès émaillé au grand feu. Il y a tout lieu d’espérer que cette triple collaboration produira une œuvre remarquable.

Il est à désirer toutefois qu’une administration trop vigilante et que des bureaux trop désireux de bien faire ne viennent pas apporter une nouvelle et trop active collaboration à l’œuvre déjà suffisamment collective.

Expliquons-nous. M. Blanc a eu l’idée heureuse de résumer, en 90 mètres de long sur 4 mètres de hauteur, l’histoire de l’Art depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours. Rien de plus naturel et de plus juste. L’Egypte, l’Assyrie, la Grèce, Byzance y sont dûment représentées. Charlemagne s’y présente plus tard comme restaurateur des Arts. Puis, au Moyen-âge, à côté de Pierre de Montereau, l’artiste a jugé opportun de mettre en place le bon roi saint Louis, figure assurément symbolique et expressive. Léon X, pape, a paru indispensable pour résumer la Renaissance italienne, et François 1er pour la Renaissance française.

Plus tard Louis XIV, grand roi à sa manière, apparaîtra a cheval, entouré par le cortège des grands artistes que prodigua ce siècle ; avec plaisir, on y verra figurer un architecte Hardouin-Mansard, nous dit-on ; peut-être y aurait-il ou hésiter entre les divers Mansard illustres.

Avec raison, le peintre a fait une large place au XVIIIe siècle sans mettre toutefois à sa tête une aussi médiocre figure emblématique qu’eut été Louis XV.

Mais, au début du siècle suivant, dans le groupe de Prud’hon, Gros, David, Chalgrin, etc., l’artiste a pensé qu’un Napoléon à cheval figurerait honorablement.

Le Ministre et le Commissaire général ont approuvé celle composition qui, dit-on, se présente avec de grandes qualités de belle ordonnance. Mais on nous apprend que, se plaçant à un point de vue tout étranger à l’art, des fonctionnaires, nés malins, comme tous les Français sans exception, — Boileau le dit, —fonctionnaires chez qui la prudence du serpent est servie par un œil, ou deux, de lynx, ont fait une importante découverte : A exécuter, sans modifications, l’œuvre de M. J. Blanc, on courrait grand risque de saper à leurs bases nos plus solides institutions!

Le danger ne semble pas évident à première vue ; il existe cependant. C’est que « dans ce cortège historique figurent : un pape, trois rois de France et un empereur des Français ».

Ces personnages, d’espèces et de qualités différentes, parurent également « suspects » à MM. les fonctionnaires; les bureaux en demandèrent tout d’abord la suppression pure et simple.

11 y avait bien aussi un lot d’anciens rois assortis, comme les petits fours, mais très secs, car ils provenaient de loin et de longtemps : d’Assyrie, de Chaldée, d’Egypte; toutefois la présence de ces monarques nébuleux, dans un pareil état de siccité, ne parut pas de nature à impressionner fortement les masses, ni dans un sens défavorable a la Constitution qui nous régit.

L’artiste défendit, avec raison, sa conception tout artistique, dans laquelle ne perçait pas trace d’une intention politique. Evidemment, il avail trouvé bon de résumer chaque grande époque par le personnage le plus en vue, qui semble en être la plus haute expression ; et cette idée semblera juste à tout esprit que ne préoccupent pas, outre mesure, les prochaines élections.

M. Blanc a pu faire remarquer que, s’il lui eut été possible, sans trop d’invraisemblance, de symboliser le XIIe siècle par un Président de la République, ou le XVIIe siècle par un vice-président du Conseil municipal, il n’y eut pas manqué ; mais les Chroniques du temps ni les Annales de l’époque n’autorisent suffisamment cette substitution.

Fort heureusement on a pu s’entendre, et moyennant quelques concessions réciproques, arriver à une conclusion pleinement satisfaisante. On maintiendra Louis XIV, on lui conservera même son cheval, quoique celui-ci ait été vivement débattu ; mais ce roi devra porter le costume romain, de manière a faire nettement contraste avec la perruque, la culotte et la veste du ministre Colbert, du sculpteur Puget raccompagné d’un bloc sur lequel il s’acharne » — dit le journaliste qui donne cette description pittoresque, — ainsi que du peintre-décorateur Lebrun.

Ces Messieurs porteront la rhingrave et la steinkerque ; quant au bloc, objet de tant d’acharnement, il sera simplement taillé à la mode du temps.

Il n’est pas de façon plus ingénieuse ni plus raffinée d’exprimer qu’un roi est une simple anomalie, à reléguer dans les lointains les plus reculés de l’histoire. C’est le fin du fin.

Nous ne voyons aucun inconvénient à ce travestissement classique auquel, d’ailleurs, le grand roi eut le temps de s’habituer de son vivant, car il fut dès lors affublé de la tunique en bronze. Mais, où nous admirons tout à fait les subtilités et la finesse des ressources administratives, c’est dans l’incident Bonaparte-Napoléon.

Pour la figure de ce protecteur des Arts et de plusieurs Confédérations, le peintre avait choisi l’époque de l’expédition d’Egypte ; à ce moment, Bonaparte avait, en organisant comme on sait celle expédition, rendu de réels services aux Arts, aux Lettres, aux Sciences ; puis il n’était encore que général d’une République naissante. Il semblait donc que toutes les convenances et que toutes les susceptibilités politiques fussent bien sauvegardées.

Erreur. M. Blanc avait oublié que le 18 Brumaire eut lieu après le retour d’Egypte. Qui dit : Expédition d’Egypte, dit retour de l’expédition. Qui dit : retour de l’expédition, dit aussi : 18 Brumaire. Qui dit : 18 Brumaire, laisse entendre par là que... mais chut ! Jetons un voile.

Si cette date funeste eût précédé l’Expédition d’Egypte, au lieu de la suivre, la difficulté eût été moindre évidemment.

Ici encore nous aurons à louer cependant l'esprit de tolérance, de modération et de conciliation qui a présidé à ces débats diplomatiques. Un nouvel accord est survenu : Comme Louis XIV, Bonaparte gardera son cheval, nécessaire pour la silhouette du groupe ; mais, par concession réciproque, il sera vêtu en membre de l’Institut, ce qui écarte suffisamment tout souvenir politique et malencontreux.

C’est créer un précédent des plus précieux pour l’avenir et que les statuaires devront accueillir avec reconnaissance Lorsque, dorénavant, en un lieu de naissance quelque peu écarté, on devra commémorer un des membres de l’Académie des Sciences morales ou autres, la statue équestre s’imposera. Combien gagnera en pittoresque le physique, parfois ingrat, d’un érudit lorsque, armé de lunettes à la partie supérieure, d’une épée à poignée de nacre pour la partie inférieure, et l'intervalle revêtu du frac persillé, il pressera entre ses genoux de bronze un vigoureux et ardent destrier !

Félicitons l’administration française du tact parfait et de l’exquise ingéniosité qu’elle aura déployés en cette circonstance délicate.


Le grand Palais des Beaux-Arts doit être orné, sous sa colonnade, d’une frise en céramique divisée en deux parties. A gauche de l'entrée, l'art ancien, à droite l’art moderne. L’art ancien est représenté par des scènes de tatouage ou de sculpture grossière. La Chaldée, l’Egypte et l’Assyrie sont caractérisées par leurs rois montés surdos chars et par les statues colossales; le paysage représente les pyramides et les temples. Puis vient l’art phénicien et l’art grec avec les Tanagra ; Phidias, Ictinus, Praxitèle, Apelle et Zeuxis escortent Alexandre. Au fond l’Acropole et le Parthénon.

Le Capitole, l’arc de Trajan et le Colisée encadrent la figure de Rome. Byzance, drapée à l’orientale, passe devant Sainte-Sophie.

Saint Eloi et Suger symbolisent la première période du moyen âge. Après eux Pierre de Montereau, auteur de la Sainte-Chapelle, caractérise le siècle de saint Louis. Comme fond de tableau les remparts d’Aigues-Mortes et Notre-Dame de Paris.

La Renaissance, sur un char allégorique, ouvre la série de Part moderne avec Cimabue et Giotto. Dans le fond le baptistère et la tour de Pise. Puis devant Saint-Marc passent Antonello de Messine et Van Eyck et tous les Vénitiens illustres.

Devant Sainte-Marie des Fleurs défilent les Florentins : Brunellescho, le Pérugin, Raphaël, Bramante, Léonard. Derrière Léon X, Albert Dürer, Jean d’Udine et Holbein.

François Ier est entouré du Primalice, de Cellini, puis viennent Palissy, Jean Goujon, Germain Pilon, Delorme et Du Cerceau, Le Poussin, Claude Lorrain.

Louis XIV, à cheval, est accompagné de Colbert. Devant le Palais de Versailles sont groupés Velasquez, Rubens, Van Dyck, Puget, Mansart, Le Brun.

Le XVIIe siècle est représenté par Watteau, Boucher, Chardin, Soufflot, Gabriel, Houdon, Fragonard. Le Panthéon domine ce groupe.

Napoléon, à cheval, ouvre le XIXe siècle, il est accompagné de Prud’hon, Gros. David, Chalgrin. L’arc de l’Etoile forme fond de tableau. Devant le nouvel Opéra sont groupés Géricault, Ingres, Delacroix, Henri Régnault et les artistes modernes.
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Travaux du Grand Palais

Sous la haute direction de M. Girault, architecte en chef des Palais des Beaux-Arts et de M. Deglane, architecte de la partie principale du grand Palais, MM. Nanquelle et Marlaud ont installé un chantier modèle au point de vue des forces mécaniques et électriques mises en œuvre. Ils ont jugé nécessaire d’employer des moyens spéciaux et extraordinaires, pour achever à temps voulu les travaux de cette partie du Palais qui, malgré son importance, n’a pu être commencée qu’après les deux autres.

La quantité de pierre à placer est d’environ 17.000 mètres cubes, ce qui représente en nombre rond un poids de 40.000 tonnes à manier.

Les pierres de Villebois, employées pour le socle, ont seules été taillées en carrière. Celles qui composeront le reste des façades proviennent d’Euville, de Lérouville (Meuse), de Larrys (Bourgogne),et des bancs francs de Villers-Adam et de Vic-sur-Aisne. — Elles arrivent en général par bateaux sont déchargées mécaniquement, et mises sur des wagons qui les amènent sous un pont roulant à palées, de 10 tonnes.

Le treuil de ce pont roulant les gerbe dans l’espace rectangulaire affecté à cet usage, en attendant qu’il les reprenne
pour les amener devant la scie circulaire diamantée. Cette scie est installée dans cette partie du chantier, ainsi que les services généraux : forge, magasin, bureaux, atelier de char pente, remise aux machines, dynamo génératrice avec sa locomobile.

En dehors de la grue de 10 tonnes installée sur la rive de la Seine, et du pont roulant, cinq grues, placées comme l’indique le plan ci-joint, se répartissent la montée des pierres de la façade.

La grue S à balancier est celle qui a servi à la construction, ultra-rapide, entreprise avec tant de succès par MM. Nanquelle et Marlaud ; grace à une plaque tournante placée à l’angle postérieur droit de cette partie du Palais, cette grue roulante dessert les façades postérieure et latérale droites.

La grue T monte les pierres de la partie gauche, jusqu’à 23 mètres de hauteur. Elle est également d’un système spécial avec un arbre en tôle formant un long tube creux. Elle circule sur une voie ferrée de 2m,50 d’écartement.

Les 3 autres grues serviront pour la construction de la façade principale. Celle du milieu M à pylône (Voir la figure ci-jointe) peut monter jusqu’à 32m,50 de hauteur. Elle a, au point de vue mécanique, l’avantage de n’exiger la rotation que d’une faible partie de la grue, celle de la partie haute.

Grue à pylône
Grue à pylône

Le poids mort à déplacer étant peu important relativement à la hauteur accessible, la force nécessaire à la manipulation de cet appareil est réduite d’autant.
L'installation électrique du chantier dont nous parlons comprend :
D’une part, une dynamo génératrice à courant continu de 110 ampères et 220 volts, qui absorbe 38 chevaux vapeur en pleine charge et tourne à 600 tours par minute ;
D’autre part, 3 dynamos réceptrices à renversement de marche, pour la manœuvre du pont roulant ; 2 autres, chacune de 5 chevaux 1/2 pour la commande des deux malaxeurs à mortier placés aux deux extrémités du chantier; 2 autres de 5 chevaux chacune pour mettre en action les élévateurs.

L’ensemble de toutes ces machines qui ne marchent jamais à la fois, fournit une force utile moyenne de 25 chevaux environ, qui absorbent eux-mêmes 34 chevaux sur la poulie de la génératrice. Il reste donc 4 chevaux qui actionnent 3 lampes à arc de 1.000 bougies chacune.

La Canalisation électrique a été étudiée pour permettre le déplacement rapide de tous ces moteurs. Elle comprend trois 5 tronçons : l’un commande la manœuvre du pont-roulant;
le second, d’une forte section, aboutit au centre du Palais et se développe de chaque côté dans le sens de la longueur du Palais; le troisième, établi à titre provisoire, sert pour l’éclairage. Ces deux dernières canalisations peuvent se déplacer facilement, ainsi que les appareils qu’elles commandent.

Plan du chantier du Grand Palais
Plan du chantier du Grand Palais

Une deuxième dynamo génératrice est destinée à l’éclairage des bureaux ainsi qu’au service des lampes à arc d’un usage permanent. Cette dynamo spéciale, de 80 ampères et 110 volts, actionne une cinquantaine de lampes à incandescence de 16 bougies, ainsi que 4 lampes à arc de 1.000 bougies.

Les deux génératrices absorbent une force totale maxima de 52 chevaux-vapeur, dont 45 sont utilisés actuellement. Il y a donc une marge d’environ 18%, en vue dos additions à faire. Le rendement entre la force fournie sur les poulies des réceptrices et celle absorbée sur la poulie de la génératrice est de 74%.

La force utilisée pour l’éclairage du chantier est de 15 chevaux. La surface totale éclairée, de 40.000 mètres carrés en nombre rond, fait ressortir, pour 4.000 mètres superficiels à éclairer, une force en chevaux-vapeur de 0ch,375.

Les entrepreneurs se sont arrêtés à la commande de leurs appareils par moteurs électriques à cause de la facilité du déplacement de ces moteurs, du haut rendement qu’ils donnent même en faible charge, et surtout, pensent-ils, à cause de l’économie totale qui en résultera pour eux.

Cette installation électrique a été très bien étudiée par la « Société des Machines magnéto-électriques Gramme ». C’est M. Henri Moreau, constructeur, qui a construit le pont roulant électrique avec son treuil à noix avec frein automatique et cliquet dormant, système Mégy modifié.

Cette grue a trois mouvements distincts que l’on peut produire simultanément. Les fils électriques qui amènent le courant ont la longueur de la voie sur laquelle se meut l’appareil, c’est-à-dire 200 mètres; ils sont soutenus par des poulies en porcelaine.

La charge normale est de 10 tonnes.
La vitesse de levage 3 mètres par minute, soit 0m,05 à la seconde ;
La vitesse de translation du treuil, 12 mètres par minute, soit 0m,20 à la seconde ;
La vitesse de translation de la grue, 50 mètres, soit 0m,83 à la seconde.
La portée d’axe en axe des rails de roulement est 12 mètres. La course maxima du crochet hors de la portée, sur l’avant-
bec, est de 5 mètres.
La hauteur du dessous des poutres principales au-dessus des rails est 6 mètres.
Le prix de l’appareil monté à Paris est de 24.000 francs.

Le chantier, fort bien dirigé par M. Clément, peut servir de type au point de vue de l’installation électrique. Nous croyons que, dans un avenir très rapproché, l’électricité sera de plus en plus employée pour les constructions importantes, élevées en bordure des rues desservies par des canalisations électriques. Les dépenses de première installation sont relativement importantes ; mais, par la suite, les appareils mus électriquement ont l’avantage d’être, pour ainsi dire, constamment sous pression, et de n’occasionner qu’une dépense exactement proportionnelle au travail exécuté.
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Travaux du Grand Palais

Nous avons parlé précédemment de l’organisation générale du chantier Nanquelle et Marlaud et de l'installation des appareils mus par l’électricité.

Le plan d’ensemble montre le groupement des appareils et des services : En A la machine à vapeur; en D, la dynamo-génératrice donnant la force et l’éclairage ; en E la forge ; en F un magasin ; en G les bureaux de l’entreprise; en J un atelier de charpente; en H la remise des machines; en K le pont roulant électrique; en O et H des hangars à chaux, en P et P' les malaxeurs électriques; en Z la locomotive de 10 tonnes et 40 chevaux-vapeur.

Il reste à signaler l’emploi de la scie circulaire diamantée (système Fromholt), qui est installée à côté de la locomobile qui la met en mouvement (A.B.G. du plan).

Au point de vue du travail de la pierre par l’emploi du diamant, cette scie de 2m,20 de diamètre présente un intérêt particulier.
L’idée première de l’application du diamant au travail des roches a pris naissance en France, il y a environ 45 ans — Dix ans plus lard, les Américains en ont fait une application assez importante, ce qui leur a permis de revendiquer, à tort, la paternité de cette invention.

Ce système de sciage mécanique ne s’est pourtant pas développé à cause de l’imperfection du sertissage des diamants. Ce n’est que depuis quelques années que ce problème a trouvé, en France, une solution satisfaisante.

Le mode de sertissage imaginé par M. Fromholt a fait, en 1892, l’objet d’une communication à l’Académie des Sciences ; il a donné, parait-il, les meilleurs résultats et a rendu pratique l’outillage au diamant.

La scie circulaire diamantée
La scie circulaire diamantée

La scie à diamants est surtout employée à proximité des carrières pour débiter rapidement et économiquement les blocs sur dimensions fixes. La régularité des surfaces planes, la rapidité et l’économie sont, dans ce cas, les seuls facteurs qui entrent en ligne de compte.

Dans la machine du chantier du Grand Palais il fallait surtout dresser des parements et obtenir des arêtes vives ; c’est-à-dire que les blocs venant de la carrière sur dimensions fixes doivent être dressés sur leurs faces, leurs lits et leurs joints. Dans la plupart des cas, la lame n’a eu à enlever, pour les pierres dures du socle, qu’un ou deux centimètres. Les arêtes doivent en outre être assez vives pour qu’après ravalement il ne reste aucune trace d’éclatement. Ce résultat a été obtenu grâce à la disposition spéciale des diamants sur la lame.

La machine, dont nous donnons ci-contre la reproduction photographique, se compose :
1° D’un bati horizontal, solidement fixé sur un massif de maçonnerie et portant la lame; cette lame, qui tourne à 300 tours à la minute, est fixée à l’extrémité du bâti, en porte-à-faux de 1m,10.
2° D’un chariot qui avance mécaniquement sous la scie, au moyen d’une crémaillère, et d’un arbre fileté ; sur ce chariot sont fixés des rails perpendiculaires au trait à faire.
3° D’un wagonnet, qui porte le bloc à scier ; son déplacement, sur les rails du chariot, permet de faire des traits parallèles, sans avoir à remuer le bloc lui-même.

Les avancements du chariot sont réglés pour pouvoir marcher, pendant le travail, de 10 à 40 centimètres à la minute. Une disposition spéciale permet la mise au point et le recul rapide du chariot, pour éviter toute perte de temps.

Le même appareil, construit dans un double but, est aussi disposé pour recevoir une scie à dents destinée au travail des pierres tendres. La lame, employée pour cet usage, au lieu de 300 tours, ne fait plus que 10 tours à la minute. Ce résultat est obtenu par l’emploi de deux paires d’engrenages montés comme ceux d’un tour, que l’on peut embrayer ou débrayer suivant que l’on travaille à la scie diamantée (pierres dures) ou à la scie à dents (pierre tendres).

Toute la pierre dure employée à la partie basse du Grand Palais est entièrement taillée. On peut donc en résumer les résultats.

Dans la pierre d’Euville, pour un trait en plein bloc, l’avancement est, à la minute, de 0m,30 à 0m,35 suivant la hauteur du bloc à tailler. Quand il s’agit de faire des parements, on réduit la vitesse à 0m,20 ou 0m.25 à la minute afin d’éviter toute déviation de la lame. En dix heures de travail on est arrivé à scier 40 mètres carrés de parements. Il semble que ce chiffre pourrait être augmenté de 1/3 au moins, si en regard de la machine on disposait un deuxième wagonnet, qui serait en charge pendant que l’autre serait sous la scie.

Avec la disposition employée, le prix de revient de un mètre carré de parement a varié, paraît-il, entre 1 fr. 25 et 1 fr. 50, prix plus avantageux que le travail à la main.

La construction de cette machine, étudiée très rapidement par M. Fromholt, a duré deux mois.

Nous donnerons prochainement les résultats du sciage de la pierre tendre, avec l’emploi de la scie à dents, et nous parlerons de la scie alternative de grandes dimensions, qu’on est en train d’installer.
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Re: Le Grand Palais

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Texte et illustrations de "La construction moderne - 22 octobre 1898"

Voici, d’après le Temps, les noms des artistes qui participeront à la décoration des nouveaux palais des Champs-Elysées.

Dans la partie antérieure du Grand Palais, partie confiée, comme architecte, à. M. Deglane, sous la direction générale de M. Girault, le couronnement des pylônes, les figures qu’ils comportent et leurs attributs seront exécutés par MM. Verlet et Lombard, Allard et Noël ; les portes, avec quatre figures, par MM. Peynot et Gasq ; les entre-colonnes, avec figure des Quatre Arts en bronze, à MM. Cordonnier, Caries, Puech et Ferrari.

L’intérieur du porche et le couronnement des trois portes est confiée à MM. Desbons, Capellaro et Denécheau. Les ailes et la colonnade delà façade principale recevront huit statues de MM. Labatul, Boulry, Clau-sade, Camille Lefèvre, Hippolyte Lefèvre, Enderlin, Suchelet et Hugues. Sur les pans coupés, nous verrons les statues dues au ciseau de MM. Béguine, Villeneuve, Lafont, Léonard, et deux quadriges en bronze de M. Récipon.

Au-dessus des entrées des façades latérales, nous trouverons des groupes de figures de MM. Carly et Theunissen, et deux statues assisses de MM. Convers et Greber.

La partie intermédiaire du palais, dont M. Louvet est l’architecte, nous montrera au-dessus des doubles colonnes deux figures assises de MM. Sicard et Theunissen, formant motif central, une grande figure assise, de M. Barrias, au-dessus de la porte d’entrée, et, en attique, quatre groupes, avec attributs, de MM. Larché, Allard, Cou-tan et Marqueste. Aux extrémités de la façade se trouveront deux groupes comportant une figure assise et deux enfants au-dessous d’un bas-relief. L’un de ces groupes sera exécuté par M. Antonin Mercié, l'autre par M. Tony Noël.

En ce qui concerne les frises, il y en aura deux: l’une, en grès cérame, exécutée par la manufacture de Sèvres et décorant tout le premier étage de la partie du palais dont M. Thomas est archilccle; c’est « l’Histoire de l’art » de M. Joseph Blanc, sculptée par MM. Sicard, Barlis et Fagelle.

Une autre frise en mosaïque décorera tout le dessous de la colonnade dans la partie architecturale de M. Deglane, sur la nouvelle avenue, à la hauteur du premier étage ; elle sera exécutée, d’après les dessins de M. Fournier, par des mosaïstes spéciaux.
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Re: Le Grand Palais

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 10 décembre 1898"

PLANCHERS EN CIMENT ARMÉ DU GRAND PALAIS DES BEAUX-ARTS

C’est M. Thomas, l’ancien architecte du Palais de l’Industrie, qui, sous la haute direction de M. Girault, architecte en chef des nouveaux Palais des Beaux-Arts, a été chargé de la partie postérieure du Grand Palais, celle comprise entre la partie Louvet, l’avenue d’Antin, le Cours-la-Reine et la rue Jean-Goujon.

Dans la partie qui lui a été confiée, M. Thomas a fait un très hardi et très intéressant emploi du ciment armé pour les balcons intérieurs et les planchers correspondants, qui ont été construits par MM. Dumesnil et Martinez, entrepreneurs concessionnaires du système Hennebique.

L’entrée principale sur l’avenue d’Antin se fera dans un vaste hall elliptique qui donnera accès de chaque côté à de longues galeries parallèles à cette avenue.

Autour de ces galeries et du hall central, une large plateforme surélevée formera une promenade continue et présentera des parties en encorbellement ayant jusqu’à 3m, 10 de porte-à-faux.

grandpalaisplanchers-01.jpg

Les planchers de cet étage sont composés de poutres principales (indiquées par le chiffre 5 sur le dessin ci-contre), qui ont 9m,78 de portée et une largeur de 0m,39. La hauteur est de 0m,50, non compris les 0m,14 d’épaisseur du hourdis général. Ces poutres reposent d’un côté sur le mur de façade, de l’autre sur poutre transversale (7 sur le dessin) qui est portée elle-même par un poitrail en fer.

Les poutres (5) se prolongent en porte à faux sur une longueur de 3m,10 ; la largeur de 0m,39 reste uniforme ; mais la hauteur, qui est de 0m,50 au départ contre la poutre (7), diminue progressivement jusqu’à l'“,60 de portée, point où la hauteur, réduite de 0m2G, redevient uniforme.
Ces poutres, espacées d’environ 3 mètres, portent le hourdis général, qui a partout 0m,14 d’épaisseur. Pour consolider l’ancrage (Voir coupe a et b) la partie en encorbellement renferme, en dehors des armatures ordinaires, des barres de 2™,70 de longueur et 13 m/m de diamètre. Ces barres sont réparties dans les hourdis à raison de 4 par mètre.

Les armatures des poutres(5) comprennent, outre les barrés en fer rond de 25 à 30 m/m de diamètre, des étriers en fer plat de 30 m/m de largeur et 2 m/m d’épaisseur.

Ces étriers, qui sont la caractéristique du système, sont plus ou moins nombreux et rapprochés suivant la grandeur de l’effort tranchant auquel ils doivent résister.

Quant aux barres longitudinales placées dans le sens de la portée des poutres, elles sont réparties sur deux lignes ; la ligne supérieure se relève aux points d’attache, de manière à former un ancrage très résistant et qui contribue pour une très grande part à la solidité de l’ensemble. La solidarité des poutres du hourdis et des murs d’appui est assurée d’une façon complète par la prise définitive du ciment, matière très résistante aux agents atmosphériques.

Détails d'exécution. — L’exécution de ces planchers a compris trois opérations, qui sont :
1° La confection des cintres et des échafaudages ;
2° La préparation des fers ;
3° La pose des fers et l’application du béton.

1° La construction des échafaudages et des cintres a présenté d’assez nombreuses difficultés par suite de la hauteur de l’étage et de la portée des poutres et du porte à faux des balcons. La main-d’œuvre et la quantité de bois perdu ou immobilisé, dans ce travail préparatoire, entrent pour une grande part dans le prix de revient du ciment armé. Il est même curieux de remarquer que ce nouveau mode de construction est en train de redonner aux charpentiers plus de travail que ne leur en a enlevé l’emploi courant des charpentes métalliques.
2° La préparation des fers a consisté, comme à l’habitude, à couper les fers du commerce à la longueur voulue, à les plier suivant les courbures demandées, puis à fendre et à aplatir leurs extrémités en forme de queue de carpe.
3° La pose des fers et l'application du béton n’ont rien présenté d’anormal.

Le béton fabriqué dans les sous-sols à côté des approvisionnements de sable, de caillou et de ciment, a été transporté à la hauteur voulue avec le moins de secousses possible. Il importe en effet que les cailloux formant la partie lourde du béton restent bien mélangés avec la pâte, qui doit être pilonnée dans les moules avec le plus grand soin.

La composition du béton est la suivante :
Om3,850 litres de gravillons,
0m3,400 litres de sable,
250k de ciment de Portland.

Les cintres et les coffrages ont été laissés en place une huitaine de jours. Néanmoins, on a attendu cinq à six semaines avant de procéder aux épreuves de résistance, afin d’attcndre le durcissement presque définitif du ciment.

Epreuves. —Tous les planchers ont été calculés pour une surcharge totale par mètre carré de 550 kilogr. et 50 kilogr. pour la charge du parquet. Les essais, qui se sont laits au commencement de novembre, ont donné des flèches maxima de 0"',003 sous des charges d’épreuve de 1.000 kilogr. par mètre superficiel. Ces résultats permettent d’être assuré d’une résistance parfaite, et donnent toute sécurité.
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Re: Le Grand Palais

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 8 juillet 1899"

Les frises du Grand Palais des Champs-Elysées. — On monte avec activité, sur la façade du Grand Palais, en bordure de l’avenue d’Antin, dans la partie dont M. Thomas est l’architecte, la grande frise en grès cérame fabriquée à la manufacture nationale de Sèvres, d’après les dessins de M. Joseph Blanc. Au fur et à mesure de sa pose, la frise est recouverte d’une toile, afin d’éviter les détériorations pendant l'achèvement de la construction.

Sur la façade du palais située en bordure de la grande avenue, et dans la partie que construit M. Deglane, architecte, on commence également à poser une grande frise en mosaïque qui s’étendra sur toute la longueur et qui représente les Grandes Figures de l'Art. Son auteur est M. L. Edouard Fournier, peintre. Ce sera la plus grande frise monumentale exécutée à Paris.
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Re: Le Grand Palais

Message par worldfairs »

Texte et illustrations de "La construction moderne - 7 juillet 1900"

La construction du Grand Palais dos Beaux-Arts a été confiée à trois architectes différents, sous la direction de M. Girault. La partie principale, sur l’avenue Nicolas, est l’oeuvre de M. Deglane, la partie médiane est due à M. Louvet, et la façade sur l’avenue d’Antin a été exécutée par M. Thormas.

La partie centrale de cette façade, reproduite par notre planche, est d’une belle proportion classique. Elle donne accès à un fort joli vestibule elliptique qui fera l’objet d’une autre planche.

Façade postérieure
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