Les principaux pavillons

Sevilla 1992 - Architecture, pavilions
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worldfairs
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Les principaux pavillons

Message par worldfairs » 17 janv. 2017 01:03 pm

Texte extrait d’un CD de Expo 2000 Hannover – L’histoire des Expositions Universelles

Tandis que la ville de Séville avec sa nouvelle infrastructure, son nouvel aéroport et sa nouvelle gare Santa Justa se présentait dans son ensemble comme "Pavillon", l'Espagne, quant à elle, occupait sur le site le plus grand bâtiment, conçu par Julio Cano Lasso. Placé de façon centrale, il se trouvait près des pavillons des régions autonomes d'Espagne, au bord du Lago de España. Le cloître rénové, résidence provisoire du Roi d'Espagne, devait rappeler la signification historique de la ville. A cet effet, une exposition sur l'histoire de la remise en état du bâtiment était présentée dans la partie centrale du cloître. Contrairement aux dernières Expositions universelles, Séville n'avait pas de bâtiment lui servant d'emblème architectonique, mais quatre grands pavillons transmettaient l'idée de l'Exposition.Le Pavillon des Découvertes avec ses objets intéressants, ceux du 15e siècle, du Présent et du Futur formaient à eux quatre le centre culturel du parc d'exposition.

C'est pourtant la participation japonaise qui a laissé l'impression la plus forte auprès du public de spécialistes. Le Pavillon de Tadao Ando, considéré comme la "plus grande construction en bois du monde", a été le point culminant d'Expo 92. Uniquement complétée par du béton et du fibrociment pour le socle et les murs latéraux, l'utilisation quasi exclusive de bois rappelle les méthodes de construction traditionnelles au Japon. Semblable à une pagode, la forme de ce pavillon de quatre étages aux façades concaves, complètement fermées et recouvertes de plaques de baguettes de bois n'était interrompue sur la façade principale que par une arche de pont dépourvue de socle. Le choix des objets exposés reflétait le retour aux valeurs japonaises traditionnelles. Des statuettes de divinités, des caractères d'écriture japonais et de vieilles armures faisaient découvrir "la culture simple du vrai Japon".

Cette approche contemplative contrastait totalement avec l'écran gigantesque que la firme Sony avait installé à l'autre extrémité du terrain pour livrer le reflet des événements en circuit fermé.

Succession idéale au Palais de Cristal, le projet high tech de l'architecte britannique Nicolas Grimshaw pour le pavillon de son pays ne prévoyait le bâtiment que pour un temps très court. La construction entièrement fixée par des vis avait été envoyée à Séville en pièces détachée, les différents éléments pouvant ensuite, après l'Exposition, être utilisés à d'autres fins. Tout le mur ouest se composait de conteneurs remplis d'eau qui absorbaient la chaleur de la journée. Avec son mur refroidi par un rideau d'eau de dix-huit mètres de hauteur, la construction s'adaptait aux conditions climatiques et thématiques de l'Expo.De même, des panneaux de toile renvoyaient à l'image du temporaire et se rapprochaient de la tradition des Toldos, ces stores tendus à Séville au-dessus des rues pour protéger de la forte chaleur. Ils recouvraient ainsi la construction du pavillon, tel un léger toit flottant et terminait de cette manière le côté nord et le côté sud du bâtiment. Sur le toit, des lamelles réglables veillaient à une protection optimale contre le soleil à chaque moment de la journée. En créant une oasis dans cette chaleur au moyen d'une réalisation architectonique ingénieuse, ce projet très réussi a fait du pavillon britannique l'événement, bien plus que les objets exposés comme dans un grand magasin.
Par contre, la commission suisse de l'Exposition, écarta son plan d'origine, qui prévoyait lui-aussi d'ériger une tour de glace. Le projet de cette architecture très éphémère a dû, pour des raisons pragmatiques, être écarté au profit d'une tour de papier blanc visible de loin et éphémère elle aussi.

Quant au Chili, il se présentait avec une tout autre requête. Ce n'était ni celle de faire l'éloge de sa propre technologie de pointe ni de mettre en scène de manière architectonique le thème de l'Expo, mais c'était avec une action qui a été l'événement médiatique durant plusieurs semaines. Un iceberg de l'Antarctique a été transporté à Séville pour y être exposé en remplacement de la nature chilienne. Avec son pavillon filigrane en bois, au toit plat de cuivre qui laissait entrer dans le vaste espace intérieur la lumière filtrée par des lamelles et des lucarnes , cet endroit était le but de prédilection de nombreux visiteurs qui fuyaient l'agitation stressante des alentours.
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
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