Pavillon des Tabacs Turcs

Répondre

Smileys
:D :) :( :o :shock: :? 8) :lol: :x :P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: :wink: :!: :?: :idea: :arrow: :| :mrgreen:

Les BBCodes sont activés
[img] est activé
[url] est activé
Les smileys sont activés

Revue du sujet
   

Si vous souhaitez joindre un ou plusieurs fichiers, complétez les indications suivantes.

Étendre la vue Revue du sujet : Pavillon des Tabacs Turcs

Re: Pavillon des Tabacs Turcs

par worldfairs » 06 janv. 2023 02:15 pm

PAVILLON DE LA RÉGIE OTTOMANE DES TABACS
MM. VALLAURI et PUCEY, architectes.


Le pavillon dit « des Tabacs », était élevé dans la partie nord-est des jardins du Champ de Mars, près des pavillons des aquarellistes et Toché ; il était placé entre deux allées, et sa façade principale regardait l’extrémité du palais des Beaux-Arts.

Pavillon de la Régie Ottomane des Tabacs - Façade principale - Plan
Pavillon de la Régie Ottomane des Tabacs - Façade principale - Plan

Il se composait d’une grande salle élevée de 1m,50, en moyenne, au-dessus du sol du jardin, destinée à recevoir plus spécialement les visiteurs; à chaque extrémité de cette salle, une aile plus basse, mais largement ouverte sur celle-ci, venait la compléter et renfermait les bureaux de vente. Tout autour, des vitrines à glace, aussi bien sur l’intérieur que sur l’extérieur, contenaient les tabacs exposés sous leurs différents aspects de fabrication, en feuilles, cigarettes, etc., etc., et leur emballage pittoresque.

Au devant des deux façades principales, des terrasses, auxquelles on accédait par des perrons en pierre, permettaient de voir, au besoin, l’exposition des tabacs sans entrer dans le pavillon.

L’ensemble de ce pavillon présentait l’aspect de ces kiosques que l’on voit en si grand nombre sur les rives du Bosphore, avec leurs couleurs éclatantes, leurs faïences et leurs ors; les couleurs dominantes étaient le vert, le bleu et le rouge; les bois étaient apparents en imitation de noyer avec des touches de vert, de rouge et d’or; il en était de même des auvents et des balustrades en bois.

A l’intérieur, les plafonds à caissons avaient reçu une décoration de dessins et de moulures en harmonie avec la décoration extérieure. Une large frise, décorée de fines arabesques, formait corniche, et les murs étaient peints d’un semis de fleurs très espacées, en imitation de faïence.

Les vitrines, les comptoirs et les sièges étaient en décor bois, imitation de noyer, avec les mêmes touches de couleur que les bois de l’extérieur.

Pavillon de la Régie Ottomane des Tabacs - Coupe transversale - Façade latérale
Pavillon de la Régie Ottomane des Tabacs - Coupe transversale - Façade latérale

Le sol était couvert d’un carrelage, et les châssis d’éclairage étaient vitrés de verre cathédrale, d’un ton jaune d’or, qui atténuait la lumière trop vive du jour.

La régie impériale ottomane avait exposé dans ce pavillon, des tabacs provenant des divers points de l’empire, ou sont installés ses manufactures et ses dépôts, et, de plus, elle débitait des cigarettes aux nombreux visiteurs qui entraient dans son pavillon.

Pavillon des Tabacs Turcs

par worldfairs » 19 févr. 2021 04:17 pm

tabacsturcs01.jpg

Pavillon Turc

par worldfairs » 27 sept. 2020 09:28 am

Texte et illustrations de "La construction moderne - 12 octobre 1889"

Pavillon Turc. Architecte M. Pucey
Pavillon Turc. Architecte M. Pucey

Le pavillon Turc, où se débitent les tabacs ottomans, est installé dans un massif de verdure; il se compose d’un bâtiment principal, flanqué de deux ailes peu développées.

La décoration du rez-de-chaussée, élevé d’environ un mètre au-dessus du sol, est très sobre : la porte s'ouvrant au-dessus du perron est encadrée à droite et à gauche par deux grands châssis vitrés. Au-dessus de cet ensemble existent trois arceaux d'aspect tourmenté rappelant le style d’architecture turc; ils sont encadrés d’un motif décoratif assez gracieux.

Enfin, au-dessus, s'étale un grand panneau sculpté portant inscription.

Le tout supporte une sorte de chapiteau que couronne la toiture en forme de parasol.

L’architecte est M. Pucey.

Haut