par lemog » 23 oct. 2007 09:22 am
Au sujet leur situation, les orgues étaient pour la plupart exposés au Champ-de-Mars, en face de la tour Eiffel, dans le P
alais des Lettres, Sciences et Arts, et faisaient partie de la
Classe 17.
Au premier étage fût aménagé une salle de concert, à ses côtés, une
salle d'audition avec une tribune spécialement réalisée pour accueillir
le grand orgue de la Maison Abbey.
Cet orgue est décrit ainsi :
C'est un orgue mécanique qu'exposent MM. E. et J. Abbey. Destiné à une église ou une salle de concerts de moyenne dimension, il possède 16 jeux répartis sur deux claviers manuels et un pédalier de trente-deux notes. La composition comprend un 16 pieds, dix 8 pieds, deux 4 pieds et un octavin de 2 pieds, plus deux jeux actionnés par les pieds permettent d'unir la sonorité des jeux de pédale à celle des jeux manuels du premier et du second clavier, d'accouple les claviers l'un sur l'autre, de faire sonner ay clivier inférieur l'octave grave des notes correspondantes du clavier supérieur, d'appeler les jeux d'anches placés sur un sommier spécial, etc...
Le facteur, comme tous ses confrères d'ailleurs, n'a eu garde d'oublier le tremolo, cet engin devenu quelque peu ridicule par l'abus qu'en a fait la majorité des organistes.
L'instrument dont il est question présente l'ensemble des perfectionnements qui constituent l'orgue moderne et dont plusieurs sont dus au talent artistique et à l'esprit ingénieux de MM. E. et J. Abbey, dignes successeurs de leur illustre père. Les exposant se réclament, en ce qui les concerne :
1° D'un levier pneumatique perfectionné fonctionnant sans bruit;
20 De soufflets moteurs à développement rectangulaire fournissant le double de force avec moitié moins de superficie;
3° D'un levier pneumatique spécial pour le tirage des registres;
4° De gosiers élastiques remplaçant avantageusement, comme solidité, l'ancien gosier en forme d'accordéon.
Comme exactitude de travail et fini d'exécution, comme netteté de l'attaque et docilité des claviers, l'instrument a paru réunir toutes les conditions désirables. Enfin, la sonorité générale, le charme des timbres, principalement du bourdon de 8, du hautbois, de la glûte de 4, du saliciona, ont à tel point satisfait le Jury, que le grand prix lui a été attribué, en tête de liste.
D'autres grands orgues étaient disséminés dans d'autres lieux de l'exposition, comme celui de MM. Merklin et Cie qui se trouvait dans une salle de concerts du "Vieux Paris" ou celui de M. Ch. Mutin dans la Salle des Fêtes de l'expo (destiné au conservatoire de Moscou), c'est d'ailleurs certainement celui-ci auquel je pensais précédemment.
J'ai pour l'instant trouvé une paire de photos de classe 17... mais pas de cette salle d'audition où se trouvait l'orgue de la Maison Abbey...
Mais les recherches se poursuivent...
Gaël

si tu pouvais demander une paire de photos de cet orgue restauré, ça serait sympa de voir à quoi il ressemble actuellement...
Au sujet leur situation, les orgues étaient pour la plupart exposés au Champ-de-Mars, en face de la tour Eiffel, dans le P[b]alais des Lettres, Sciences et Arts[/b], et faisaient partie de la [b]Classe 17[/b].
[attachment=0]panorama_ns_018_181_06.jpg[/attachment]
[b]Au premier étage[/b] fût aménagé une salle de concert, à ses côtés, une [b]salle d'audition[/b] avec une tribune spécialement réalisée pour accueillir [b]le grand orgue de la Maison Abbey[/b].
[attachment=1]panorama_ns_009_172_03.jpg[/attachment]
Cet orgue est décrit ainsi :
[i]C'est un orgue mécanique qu'exposent MM. E. et J. Abbey. Destiné à une église ou une salle de concerts de moyenne dimension, il possède 16 jeux répartis sur deux claviers manuels et un pédalier de trente-deux notes. La composition comprend un 16 pieds, dix 8 pieds, deux 4 pieds et un octavin de 2 pieds, plus deux jeux actionnés par les pieds permettent d'unir la sonorité des jeux de pédale à celle des jeux manuels du premier et du second clavier, d'accouple les claviers l'un sur l'autre, de faire sonner ay clivier inférieur l'octave grave des notes correspondantes du clavier supérieur, d'appeler les jeux d'anches placés sur un sommier spécial, etc...
Le facteur, comme tous ses confrères d'ailleurs, n'a eu garde d'oublier le tremolo, cet engin devenu quelque peu ridicule par l'abus qu'en a fait la majorité des organistes.
L'instrument dont il est question présente l'ensemble des perfectionnements qui constituent l'orgue moderne et dont plusieurs sont dus au talent artistique et à l'esprit ingénieux de MM. E. et J. Abbey, dignes successeurs de leur illustre père. Les exposant se réclament, en ce qui les concerne :
1° D'un levier pneumatique perfectionné fonctionnant sans bruit;
20 De soufflets moteurs à développement rectangulaire fournissant le double de force avec moitié moins de superficie;
3° D'un levier pneumatique spécial pour le tirage des registres;
4° De gosiers élastiques remplaçant avantageusement, comme solidité, l'ancien gosier en forme d'accordéon.
Comme exactitude de travail et fini d'exécution, comme netteté de l'attaque et docilité des claviers, l'instrument a paru réunir toutes les conditions désirables. Enfin, la sonorité générale, le charme des timbres, principalement du bourdon de 8, du hautbois, de la glûte de 4, du saliciona, ont à tel point satisfait le Jury, que le grand prix lui a été attribué, en tête de liste.[/i]
D'autres grands orgues étaient disséminés dans d'autres lieux de l'exposition, comme celui de MM. Merklin et Cie qui se trouvait dans une salle de concerts du "Vieux Paris" ou celui de M. Ch. Mutin dans la Salle des Fêtes de l'expo (destiné au conservatoire de Moscou), c'est d'ailleurs certainement celui-ci auquel je pensais précédemment.
J'ai pour l'instant trouvé une paire de photos de classe 17... mais pas de cette salle d'audition où se trouvait l'orgue de la Maison Abbey...
Mais les recherches se poursuivent...
Gaël :arrow: si tu pouvais demander une paire de photos de cet orgue restauré, ça serait sympa de voir à quoi il ressemble actuellement...