par worldfairs » 21 déc. 2022 03:31 pm
PAVILLON DU NICARAGUA
M. S. SAUVESTRE, architecte.
Le pavillon du Nicaragua, construit sous les ordres, et d’après les dessins de M. S. Sauvestre, architecte, par M. M. Pombla, est un gracieux travail de charpente et de bois ornés. Les essences diverses que le pays produit ont été, avec intention, mélangées dans tous les panneaux décoratifs, afin de donner une idée de la grande variété de ces bois; c'est ainsi qu’on a employé dans la construction, le cèdre, le grenadillo, le caoutchoutier, l’acajou, etc., etc.
M. Sauvestre a pris le parti d’exécuter tous les montants et traverses du pan de bois, ainsi que les grands frontons des lucarnes, en acajou, et a adopté les diverses essences citées plus haut, pour les panneaux en marqueterie des remplissages; il a ainsi obtenu une coloration très variée qui a puissamment contribué a la décoration générale du pavillon.

- Pavillon du Nicaragua
Quant à la silhouette des toits et des pénétrations des lucarnes, il s’est inspiré, pour en déterminer les formes contournées, de l’architecture espagnole recherchée à Nicaragua. La partie centrale fut détachée de l’ensemble avec l’intention d’indiquer, là, une exposition plus importante, ayant besoin d’un éclairage venant de haut; c’est dans cette partie du pavillon qu’était exposé le plan en relief du projet du canal de Nicaragua. Autour, se groupaient l’exposition du minerai, celle des matières premières, les essences forestières, les cuirs, etc.; enfin, l’exposition particulière des MM. Menier, qui sont propriétaires, à Nicaragua, d’immenses terrains où se cultivent le cacao et la canne à sucre.
Du côté de la façade postérieure, l’architecte a ménagé un bureau destiné au commissariat et placé au premier étage, avec accès extérieur par un escalier en bois tourné, dont l’effet était très original.
La couverture de ce pavillon a été exécutée en tuiles à écailles, mi-partie mates et mi-partie vernissées, ce qui formait un jeu de fond rompant la teinte trop uniforme de la terre cuite. Les toitures étaient couronnées de grands épis en terre cuite, d’un dessin spécial permettant de séparer ou de réunir lesdits, sans faire plusieurs modèles. La couverture qui fut très soignée a été exécutée par M. Brault, de Choisy-le-Roi.
M. G. Menier, commissaire de l’Exposition de Nicaragua, avait été chargé, par M. Médina, ministre plénipotentiaire, de choisir l’architecte qui devait construire ce pavillon. Il ne pouvait faire un choix plus heureux en s’adressant à M. Sauvestre, architecte du pavillon des Colonies, à l’esplanade des Invalides. Ces Messieurs se sont adjoint M. Petit-Didier, consul général de Nicaragua, et ont discuté avec l’architecte tous les points de la construction et de la décoration.
Rappelons que ce pavillon a été l’un des premiers pavillons étrangers entièrement terminés le jour de l’ouverture de l’Exposition.
PAVILLON DU NICARAGUA
M. S. SAUVESTRE, architecte.
Le pavillon du Nicaragua, construit sous les ordres, et d’après les dessins de M. S. Sauvestre, architecte, par M. M. Pombla, est un gracieux travail de charpente et de bois ornés. Les essences diverses que le pays produit ont été, avec intention, mélangées dans tous les panneaux décoratifs, afin de donner une idée de la grande variété de ces bois; c'est ainsi qu’on a employé dans la construction, le cèdre, le grenadillo, le caoutchoutier, l’acajou, etc., etc.
M. Sauvestre a pris le parti d’exécuter tous les montants et traverses du pan de bois, ainsi que les grands frontons des lucarnes, en acajou, et a adopté les diverses essences citées plus haut, pour les panneaux en marqueterie des remplissages; il a ainsi obtenu une coloration très variée qui a puissamment contribué a la décoration générale du pavillon.
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Quant à la silhouette des toits et des pénétrations des lucarnes, il s’est inspiré, pour en déterminer les formes contournées, de l’architecture espagnole recherchée à Nicaragua. La partie centrale fut détachée de l’ensemble avec l’intention d’indiquer, là, une exposition plus importante, ayant besoin d’un éclairage venant de haut; c’est dans cette partie du pavillon qu’était exposé le plan en relief du projet du canal de Nicaragua. Autour, se groupaient l’exposition du minerai, celle des matières premières, les essences forestières, les cuirs, etc.; enfin, l’exposition particulière des MM. Menier, qui sont propriétaires, à Nicaragua, d’immenses terrains où se cultivent le cacao et la canne à sucre.
Du côté de la façade postérieure, l’architecte a ménagé un bureau destiné au commissariat et placé au premier étage, avec accès extérieur par un escalier en bois tourné, dont l’effet était très original.
La couverture de ce pavillon a été exécutée en tuiles à écailles, mi-partie mates et mi-partie vernissées, ce qui formait un jeu de fond rompant la teinte trop uniforme de la terre cuite. Les toitures étaient couronnées de grands épis en terre cuite, d’un dessin spécial permettant de séparer ou de réunir lesdits, sans faire plusieurs modèles. La couverture qui fut très soignée a été exécutée par M. Brault, de Choisy-le-Roi.
M. G. Menier, commissaire de l’Exposition de Nicaragua, avait été chargé, par M. Médina, ministre plénipotentiaire, de choisir l’architecte qui devait construire ce pavillon. Il ne pouvait faire un choix plus heureux en s’adressant à M. Sauvestre, architecte du pavillon des Colonies, à l’esplanade des Invalides. Ces Messieurs se sont adjoint M. Petit-Didier, consul général de Nicaragua, et ont discuté avec l’architecte tous les points de la construction et de la décoration.
Rappelons que ce pavillon a été l’un des premiers pavillons étrangers entièrement terminés le jour de l’ouverture de l’Exposition.