Théâtre des Folies-Parisiennes

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Re: Théâtre des Folies-Parisiennes

par worldfairs » 27 mai 2019 10:16 am

Texte et illustrations de "La construction moderne - 22 décembre 1888"

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Il existe au niveau de chaque étage une double ceinture KK' (fig. 7) semblable à celle que nous venons de décrire. Elle sert d’appui au plancher qui est disposé sur poutrelles d’une façon analogue à celui du rez-de-chaussée ; et en môme temps elle établit une liaison entre les murs des deux étages dont les panneaux viennent se boulonner aux ailes des cadres K et K'. Sur le cadre inférieur K s’assemble en même temps le plafond O. Ces cadres sont préalablement percés de trous pour les boulons des panneaux et les harpons des poutrelles. Un cadre semblable est placé au sommet du bâtiment ; il est formé, comme l’indique la figure 8, d’une seule assise. Ce cadre sert d’appui à la toiture et de support au chéneau.

Dans une construction en tôle ordinaire ou ondulée, un point fort délicat à traiter est toujours l’intersection des murs, des cloisons, le raccordement des toitures, des corniches. L’assemblage de tontes ces pièces, qui se joignent entre elles suivant des angles variés, offre ordinairement de grandes difficultés.

Dans le système que nous décrivons, on est arrivé à supprimer complètement cet inconvénient en adoptant certaines pièces de raccord exécutées suivant des formes parfaitement définies et invariables. Sur ces pièces viennent s’assembler les différents éléments de la construction ; et elles sont disposées de façon que les assemblages se fassent toujours dans le prolongement des surfaces, afin d’éviter tous les angles de raccord.

La figure 9 nous montre la pièce de raccord destinée à relier entre eux les cadres inférieurs qui supportent deux murs de façade à angle droit. Les faces des cadres viennent simplement se boulonner sur cette pièce, dont les moulures se raccordent an profil des fers ; le cercle de raccord a pour rayon le module. Deux murs extérieurs avec leur pièce de raccord sont reproduits figure 7.

La figure 10 donne la pièce de raccord destinée à assembler les cadres d’un mur de façade et ceux d’une cloison intérieure se coupant à angle droit.

Des pièces analogues sont employées pour opérer le raccordement des cadres supérieurs d’entre-étage. Dans les exemples que nous avons cités, nous avons supposé les cadres doubles. Pour le cas où les cadres sont simples, le raccord se fait d’une façon tout à fait identique, avec une simple modification sur la hauteur et le profil de la pièce d’assemblage.

Sur la figure 11 nous avons représenté la pièce d’assemblage destinée à réunir les cadres supérieurs de deux murs de façade se rencontrant à angle droit avec coin saillant. Cette pièce porte un raccord servant à joindre ensemble les corniches chéneaux.

On peut, grâce à ces pièces que l’on interpose simplement entre les parties d’un édifice, opérer d’une façon fort simple les raccordements qui se présentent dans les murs et les cloisons. Ou supprime ainsi toutes les complications d’assemblage et les difficultés de montage, car les cadres qui supportent les murs et ceux qui leur servent de couronnement, les corniches, les larges-plats d’écartement ne sont plus que des pièces coupées à des longueurs multiples du modale et percées suivant des gabarits uniformes que l’on peut fabriquer une fois pour toutes.

Les toitures sont recouvertes au moyen de panneaux en tôle emboutie. Pour les joints horizontaux, les bords s’assemblent par recouvrements à boudin. Les joints placés suivant la pente sont faits par les bords des panneaux que l’on replie et qu’on boulonne en interposant entre eux des feuillards qui jouent le rôle de chevrons. Ou peut les comparer à de vastes tuiles réunies par des boulons. Toutes les tuiles sont munies de rebords pour recevoir les joints suivant la pente.

Tant que la portée ne dépasse pas 6 ou 7 mètres, les chevrons en feuillard suffisent à supporter une toiture plane. Au delà de ces dimensions une charpente devient nécessaire.

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theatrefoliesparisiennesfig9.jpg (107.11 Kio) Vu 170 fois

Les chevrons ou feuillards f s’attachent alors sur des pannes p au moyen de petites équerres e comme l’indique la figure 12.

Dans quelques cas particuliers, par exemple, pour des constructions destinées aux pays chauds, on peut employer une toiture à double paroi. Les feuillards-chevrons sont alors remplacés par des poutrelles à double T de 0m105 de hauteur, et sur les deux ailes viennent se boulonner les panneaux extérieurs et intérieurs de la toiture.

De même que les murs, les plafonds sont composés avec des panneaux en tôle emboutie en forme de caissons, présentant des dimensions variées, et disposées de façon à concourir à la décoration.

Quand la maison n’a pas d’étages, les panneaux de plafonds sont supportés par des poutres en fer très légères et d’un profil spécial, dont l’âme se boulonne avec le rebord du panneau.

Si la maison a des étages, les panneaux de plafond o s’assemblent aux poutrelles P du plancher, comme l’indique la figure 7.

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theatrefoliesparisiennesfig8.jpg (99.06 Kio) Vu 170 fois

Pour terminer cette étude, nous examinerons rapidement certains détails de construction qui présentent quelque intérêt.

Les corniches-chéneaux sont construites en fer laminé; elles se composent d’un fer zorès combiné à un fer à colonne (fig. 8). Les pièces de raccord en fonte qui servent à assembler les parties droites du cadre de couronnement portent des appendices destinés à supporter et à raccorder les parties droites des corniches (fig. 11.).

Pour fixer les dormants i des portes et des fenêtres, on fait usage d’un fer gh (fig. 13). La grande branche h sert à maintenir le dormant, tandis que l’autre branche g fait l’office de couvre-joint. Le panneau en tôle de la muraille se boulonne à l’âme de ce fer.

Les façades des cheminées sont formées avec des panneaux ordinaires en tôle emboutie. Les côtés latéraux s’exécutent au moyen de tôle plate.

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Pour simplifier l’installation des échafaudages on se sert de consoles très légères en fer sur lesquelles on pose des planches. Les consoles sont fixées aux murs par des broches qu’on enfile dans les trous des boulons d’assemblage et que l’on déplace suivant les besoins du montage à mesure que les murs s’élèvent.

Pour assurer la durée de la construction, toutes les parties susceptibles de se rouiller sont galvanisées après l’emboutissage et le perçage.

Grâce aux dispositions que nous venons de passer en revue, avec des tôles d’acier de 1 millimètre et des plats d’entretoisement de 160 millimètres présentant 2 millimètres d’épaisseur, on eut construire des maisons à plusieurs étages. Un mètre carré mur pèse seulement 25 à 30 kilos; un mètre carré de toiture pèse 12 à 15 kilos.

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theatrefoliesparisiennesfig10.jpg (121.5 Kio) Vu 170 fois

Il est parfaitement reconnu que l’habitation la plus hygiénique, c’est-à-dire présentant la plus grande fixité de température, est celle qui a de fortes épaisseurs de mur en pierres, dont la masse emmagasine la chaleur pour l’hiver et empêche en été la transmission d’une liante température extérieure. Le fer à cause de sa grande conductibilité pour la chaleur, constitue le plus mauvais mode de construction, quand on l’emploie à simple paroi; mais la question n’est plus la même si l’on donne aux murs une double enveloppe en tôle, présentant toute facilité à la circulation libre de l’air, et si l’on ménage des orifices convenaient disposés pour la ventilation. La couche d’air interposée devient protectrice, et la haute température subie par la paroi interne, au lieu d’être nuisible, devient utile en déterminant un tirage dans l’intervalle.

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theatrefoliesparisiennesfig13.jpg (90.64 Kio) Vu 170 fois

Dans le système que nous étudions, les parois comme on l’a vu, sont distantes de 0m160, ce qui donne à l’air un accès suffisant. Les plats d’entretoisement, qui seuls établissent la communication entre les deux parois n’ont que 2 à 3 millimètres épaisseur et sont percés de larges ouvertures qui diminuent la transmission de la chaleur.

De grands espaces sont ménagés entre les plafonds et les planchers.

En outre, des dispositions spéciales ont été prises pour la ventilation interne du mur.

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Des ouvertures m m (fig. 6) sont percées dans les plinthes. Une communication permanente se trouve ainsi établie entre les chambres et l’espace compris entre la toiture et les plafonds supérieurs. En ménageant des orifices de sortie, on établit un courant d’air que Ton peut du reste régler avec des registres disposés dans les plinthes.

L’appel qui se produit entre les parois des murs, comme dans une cheminée, entretient un courant d’air continuel et empêche la transmission de la chaleur extérieure. De plus cette disposition permet le renouvellement de l'air des appartements.

Au point de vue électrique la maison en acier présente aussi des avantages. On sait en effet l’influence protectrice qu’une cage métallique exerce contre la foudre : c’est d’après ce principe que Ton construit actuellement les paratonnerres ; on relie entre elles toutes les pièces métalliques d’une maison et on les rattache aux conducteurs du paratonnerre. Tout l’édifice est alors contenu dans une sorte de cage métallique.

La maison en acier remplit aussi parfaitement que possible ces conditions, et Ton peut dire que, même sans paratonnerre, elle est à l’abri de la foudre.

La légèreté de ces habitations, la facilité de montage, désignent naturellement ce mode de construction pour les pays éloignés où la main-d’œuvre est chère, les transports difficiles et où les matériaux manquent. Dans les autres contrées, on l’emploiera avec avantage pour les installations provisoires ou susceptibles d'être souvent déplacées.

Théâtre des Folies-Parisiennes

par worldfairs » 26 mai 2019 05:50 pm

Texte et illustrations de "La construction moderne - 15 décembre 1888"

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Entre la tour de trois cents mètres et l’avenue de La Bourdonnais s’élève le théâtre des Folies-Parisiennes.

Le projet présenté par MM. Daubray, Scipion et Richard a été accepté par l’administration de l’exposition et toute la partie en bois de cette construction est actuellement terminée.

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L’emplacement concédé pour l’établissement de ce théâtre présente une superficie de 800 mètres carrés (40 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur). Ce bâtiment est divisé en trois parties bien distinctes (fig. 2) : la salle, la scène et l’administration avec les foyers des artistes.

La salle n’est pour ainsi dire pas fermée; elle est composée de fermes en bois (fig. 4) qui supportent des tentures artistement drapées ; elle est entourée de galeries de trois mètres de largeur et dont le niveau est pins élevé que celui de la salle ; on y accède par de larges escaliers (fig. 2 et 3).

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La scène et l’administration sont construites entièrement en fer et en tôle d’acier (fig. 3).

La scène a huit mètres de profondeur et l’administration avec les foyers a 4 m. 20.

Pendant la durée de l’exposition, les concessionnaires doivent donner quotidiennement des matinées de 1 heure à 6 heures et des représentations du soir de 8 heures à 11 heures.

Ces représentations se composeront d’une ouverture par un orchestre de cinquante musiciens, d’une opérette en un acte, de ballets (il y aura quarante danseuses), de divertissements, de pantomimes, d’intermèdes, de chants, de saynètes, de clowns, de gymnastes, etc.

L’entrée de ce théâtre sera libre, main les consommations seront payées un minimum de un franc.

C'est M. Poisson , l'habile décorateur de l’Opéra, qui est chargé en outre des décors et du matériel scénique, de la décoration intérieure et extérieure de la salle.

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L’exécution de la partie métallique a été confiée â MM. de Schryver et Cie qui se sont occupés les premiers de la construction des bâtiments en tôle d’acier emboutie, galvanisée et à doubles parois.

Le but principal qu’on s’est proposé dans ce système de construction est de faire concourir il la solidité générale du bâtiment tontes les pièces qui entrent dans sa composition, de façon à diminuer le poids autant que possible et à réduire par conséquent la dépense. Il est à remarquer que, dans les bâtiments en bois et en fer, tons les efforts de poids et de traction sont généralement supportés par une ossature sur laquelle les revêtements intérieurs et extérieurs sont simplement appliqués. Cette car casse qui comprend les piliers des murs, les poutres des planchers, la charpente de la toiture, sert seule à assurer la solidité de l’édifice, et les pièces de revêtement ne font qu’y ajouter un poids nuisible plutôt qu’utile. La construction type est celle dans laquelle chaque pièce employée ajoute sa résistance propre à relie de la masse commune ; c’est celle, en un mot, qui se rap-; roche le pins du système employé dans les navires en fer.

Voyons donc comment on va procéder pour une construction quelconque.

Tous les murs présentent deux parois ; elles sont distantes de 0,160 m (nous verrons plus loin ce que représente m) pour les murs extérieurs, et de 0,08 m pour les murs intérieurs on les murs de refend.

Le revêtement est formé de panneaux en tôle de faible épaisseur (1 millimètre), auxquels un emboutissage convenable a donné le maximum de résistance.

Les quatre bords de chaque panneau sont pliés d’équerre de façon à former une sorte de cuvette et à pouvoir se juxtaposer horizontalement et verticalement ; ils sont percés de trous de boulons qui se correspondent quelles que soient les positions respectives des panneaux; tout leur appareillage consiste à les superposer par assises horizontales et à boulonner ensemble tontes leurs surfaces de contact.

Pour simplifier la construction et le montage, les longueurs des bords de tous les panneaux sont toujours multiples d’une certaine longueur prise pour unité et appelée module (0,192 m). Cette longueur sert à déterminer la distance de tous les trous de boulons, et tontes les pièces employées dans la construction ont pour dimensions des multiples de cette unité. On conçoit dès lors que la fabrication se trouve ramenée à un certain nombre de pièces de type déterminé dont les dimensions peuvent varier, mais qui s’assemblent toujours entre elles de la même manière. Quels que soient les modèles de panneaux employés, et quelles que soient leurs dimensions respectives, les trous d’assemblage correspondent toujours entre eux. Il en est de même pour tous les autres éléments entrant dans la construction.

Les panneaux prennent par emboutissage des formes variées et contribuent à la décoration des façades aussi bien qu’il celle de l’intérieur des chambres.

Les bords inférieurs des panneaux supérieurs sont repliés sur ceux des panneaux inférieurs, de façon à recouvrir les joints et à empêcher l’eau de pluie d’y pénétrer.

Entre les joints verticaux s’adapte l’âme d’un petit fer à T percée de trous à l’écartement-module et réunie par des boulous aux bords des panneaux. Les joints se trouvent ainsi masqués ; et ces fers qui régnent sur toute la hauteur du mur contribuent à en augmenter la solidité.

Entre chaque assise horizontale de panneaux formant, les deux parements du mur, on interpose une entretoise nommée large-plat; elle est formée par un fer plat dont les bords sont percés de trous de boulons à la distance-module.

Cette pièce sert à régler l’épaisseur du mur; son centre est muni d’ouvertures assez larges destinées à la circulation de l’air entre les deux parois. Les larges-plats régnent d’une façon continue dans tonte la longueur du pan de mur. Des encoches pratiquées dans les deux bords du large-plat et distantes d’un module. laissent la place suffisante pour loger l’âme des fers à T verticaux.

La figure 5 représente la disposition d’un mur : a est un panneau, ce le large-plat horizontal percé des trous de ventilation v, v, et muni des encoches e,e destinées aux fers à,T verticaux ff.

Les constructions de cette nature étant toujours fort légères, il est inutile, comme l’expérience l’a démontré. d'établir des fondations, à moins que le terrain ne soit trop mauvais. Les murs sont donc posés directement sur le sol, et ils portent sur un cadre qui réunit tons les murs entre eux et répartit la pression d’une façon uniforme.

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Le cadre est formé de deux ceintures, dont l’écartement est égal à l’épaisseur du mur ; chaque ceinture comporte deux fers semblables K,K' superposés et fortement assemblés, comme l’indiquent les figures 5 et 6.

Le fer supérieur K est destiné à maintenir le bétonnage du pavement, ou, dans le cas d’un plancher, il sert d’appui aux poutrelles F. Celles-ci sont boulonnées au cadre an moyen (le harpons. Les planchers comportent des planches à rainures et & languettes ayant 0m,10 à 0m,12 de largeur; elles sont fixées sons les ailes des poutrelles P par de petits crapauds s disposés à l’emplacement voulu. Le crapaud est attaché sous la planche par une vis abois autour de laquelle il peut pivoter. Quand la planche est eu place, ou fait tourner le crapaud de façon à embrasser la poutrelle. Cet, assemblage se fait très simplement, sans nécessiter le perçage d’aucun tron sur place.

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La ceinture supérieure K' sert de plinthe et reçoit la première rangée horizontale des panneaux a, a. Dans ce but, ses ailes supérieures sont perçées de trous de boulons distants entre eux d’un module. Cette ceinture est coupée aux baies des portes. La plinthe intérieure est percée de trous m, m qui servent à la ventilation.

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