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Transports


Transports à l'exposition de Saint-Louis 1904

Cette construction s'élève au coin nord-ouest.

Elle présente la forme d'un rectangle partait d'une superficie de 14 arpents (plus de 6 hectares faisant face au rectangle amputé du Palais des Machines).

Le soubassement en est assez élevé et est entouré d'un perron. La grande caractéristique du Palais est le groupement des trois entrées principales de manière à former arcades, disposition qui sera répétée sur les quatre cotés de l'édifice.

Sur les cotés nord et sud, les entrées en arcade sont placées au centre de la façade.

Cette façade est une adaptation et un mélange du roman et de la Renaissance française; colonnes puissantes du type ionique, avec chapiteaux composites, guirlandes en plein relief, piliers carrés, sortes de contreforts massifs répétés à intervalles réguliers faisant ressortir la fermeté extrême des profils et ne manquant pas d'une certaine majesté.

Pas de luxe exubérant de détail, qui voile et étouffe l'effet des masses; au contraire, tout concourt à donner l'aspect de vigueur et à harmoniser le Palais avec sa destination. Il évoque, en effet, l'idée de nos grandes gares de chemins de fer modernes.

L'arcade joue ici le principal rôle décoratif, avec deux ou trois clochetons et belvédères byzantins.

Sur les faces est et ouest s'ouvrent trois majestueuses arches voûtées qui en occupent plus de la moitié, chacune de ces ouvertures avant plus de 20 mètres de large sur 17 de haut.

Les portants sont à angle droit et continués par des tourelles ou des cônes couronnés par une statue.

Au-dessus de chacune des entrées en arcade, se trouve une grande courbe qui laisse une place magnifique pour l'architecture tout en facilitant une heureuse disposition des toits.

La statuaire formant un ensemble de groupements représentatifs des progrès accomplis par les transports, a été employée à la base et au sommet des piliers surtout, de façon à alterner avec les grosses masses de pierre utilisées ailleurs et donner de l'élan à l'ensemble.

De ces ouvertures partent 14 voies de chemin de fer tracées d'une extrémité à l'autre du bâtiment.

Sur les façades nord et sud, les trois arcades massives des centres sont répétées, mais sans pylônes, avec des piliers carrés montant à intervalles réguliers et rompant la monotonie de cette immense façade de 450 mètres de long.

Des rangées de hautes fenêtres, aussi larges que les entrées et formant arcades, s'ouvrent le long des grandes façades.

Douze larges portes donnent accès aux visiteurs sans parler d'un assez grand nombre d'entrées auxiliaires placées assez près les unes des autres et décorées de moulures.

A l'est, a été aménagée une galerie d'où il sera possible d'avoir une vue générale de toute l'Exposition qui se trouve au-dessous.

Cinq fermes uniformes recouvrent l'entière étendue du bâtiment.

Elles sont disposées de façon à amener la plus grande quantité possible de lumière extérieure, venant par les fenêtres, genre monitor, pratiquées dans le toit, au-dessus de chaque travée.

Lumière et ventilation ont, d'ailleurs, été l'objet de soins particuliers.

Il n'y a pas de cour intérieure.

Sous les toits sont rangés tous les systèmes de transports, des plus primitifs aux plus modernes. Cette vue rétrospective allant de la patache au wagon de luxe qui réunit toutes les commodités du « home » le plus cossu, n'est pas l'un des moindres attraits. Rien de plus suggestif, en effet, que cette vision des moyens trouvés par l'homme pour aller plus vite, plus vite à la richesse, au bien-être.

Au centre du bâtiment, on voit une énorme locomotive sur une plaque tournante; dans l'aile Ouest, une salle d'expérience pour éprouver la puissance des machines.

Il y a là plus de 6 kilomètres de voie ferrée.

Tout ce qui a trait à la carrosserie, à l'automobilisme, au cyclisme, aux chemins de fer, à la navigation est représenté.

Les grandes nations du monde y ont apporté leurs derniers et plus perfectionnés modèles.

©Exposition internationale de Saint Louis 1904. Rapport général