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Indochine


Indochine à l'exposition de Paris 1900

Architecte(s) : MM. du Houx de Brossard, Alexandre Marcel, Decron, Maréchal

C'était presque une petite ville indo-chinoise qui avait été construite au Trocadéro, sur l'inspiration du gouverneur général , M. Paul Doumer, dont l'administration est si féconde, si pleine d'heureux résultats pour la colonie à laquelle il consacre, sans compter, toute son intelligence, toute son énergie, son incroyable puissance de travail.

L'idée générale qu'avait eue le gouverneur était de donner exactement la sensation de l'unité administrative, économique et morale de notre grand territoire asiatique qui lui doit aujourd'hui sa forme définitive. M. Paul Doumer a été secondé dans l'exécution de ce beau plan par ses délégués, MM. Pierre Nicolas, commissaire, et Jean Suricaud , commissaire adjoint, aidés d'une commission composée d'architectes distingués comme MM. du Houx de Brossard, Alexandre Marcel, Decron, Maréchal , architectes, Louis Dumoulin, Paul Merwart, peintres de la Marine et des Colonies, Lesuire, résident honoraire, Blanchet, directeur des messageries fluviales de la Cochinchine, Denis Guinaut et Henri Armand, secrétaires de l'exposition indo-chinoise.

Cette commission, qui était placée sous la haute direction de M. Jules Charles-Roux, délégué des ministères des Affaires étrangères et des Colonies et de M. Saint-Germain, sénateur, directeur adjoint à l'exposition coloniale, à fait preuve d'une activité et d'un goût très appréciés.

Pour satisfaire au vœu de M. Doumer, on n'avait pas fait, à proprement parler, d'exposition ou de bâtiments spéciaux de la Cochinchine, du Cambodge, du Tonkin, etc. Il n'y avait qu'une exposition Indo-Chinoise, répartie par nature de produits ou d'objets , dans des palais ou pavillons qui étaient la représentation fidèle des plus curieux spécimens de l'architecture d'Extrême-Orient, relevés dans les différentes provinces dont la réunion forme aujourd'hui la colonie d'Indo-Chine.

Cette exposition comportait cinq constructions principales ou groupes de constructions, des maisons tonkinoises, cambodgiennes et laotiennes, plus un bâtiment annexe destiné à loger les indigènes en dehors de l'enceinte de l'Exposition, comme l'exigeait le commissariat général. Ces constructions étaient les suivantes :


1° Le Palais des Produits

(MM. Maréchal et Decron, architectes), reproduction de la grande pagode de Cholon (Cochinchine), destiné à recevoir les produits agricoles et industriels de toute l'Indo-Chine, c'est-à-dire du Tonkin et de l'Annam, de la Cochinchine aussi bien que du Laos, du Cambodge et du territoire chinois de Kouang-Tchéou-Ouan, récemment acquis à la France, et placé depuis le mois de janvier 1900 dans les attributions du gouverneur général de l'Indo-Chine.

Voici une énumération des principaux produits et des objets qui y figuraient :
Variétés de riz, paddy (riz décortiqué), alcool de riz, thés, cafés, cannelle, poivre, badiane, gommes, benjoin, cacao, cire, miel, cannes à sucre, indigo, bois de teinture, objets en rotins et bambous, soie, crépons, coton, huiles d'arachides, ramie, laques, terres cuites, poteries, tabac, nattes, armes, cuivre, étain, instruments de musique, poupées, voitures, photographies, etc.

C'est également dans cette pagode que se trouvaient placés les modèles des grands ponts en fer et ouvrages d'art de l'Indo-Chine commandés en France par le gouverneur général.

Sur les surfaces murales laissées nues, figuraient les plans des monuments en cours d'achèvement. Des plans à grande échelle de M. Paul Merwart, peintre des Colonies, montraient en perspective les quatre plus grandes villes d'Indo-Chine : Saigon, Hanoï, Hué et Pnôm-Penh, ainsi que deux grandes cartes murales originales représentant,
l'une, les progrès faits depuis la conquête dans les reconnaissances de notre empire indo-chinois (itinéraire des explorateurs), l'autre, la distribution, sur toute l'étendue du territoire, des produits économiques, les voies de communication, etc..

2° Le Palais des Arts (M. du Houx de Brossard, architecte) était la représentation du Palais de Coloa (Tonkin). Les salles de ce bâtiment renfermaient les produits des arts industriels de l'Indo-Chine. Des vitrines y étaient également réservées aux?objets d'art de tous les pays indo-chinois.
?Étaient classés dans les galeries, des dessins, gravures, livres illustrés, tableaux, peintures, parasols, éventails, écrans, écaille ouvrée, soie ouvrée, broderie, meubles, tabletteries, objets laqués, sculptés et incrustés, plumes ouvrées, faïences et porcelaines décorées, ouvrages en or, argent, étain, bronze,vannerie, costumes, harnachements , ivoires , émaux, armes, etc. C'est dans les cours intérieures de ce palais que s'est tenu, au cours de l'Exposition, le congrès de la Ramie, un des plus importants.

3° Le Pavillon des Forêts (M. du Houx de Brossard, architecte) était la copie d'une riche maison annamite de Thudaumot (Haute Gochinchine), avec ses cloisons sculptées. Il renfermait les produits des forêts de toutes les provinces indo - chinoises : bambous, rotins, gô, joncs, dau, sao, cam-laï, cam-xé, trac, teck, boloï, instruments de pêche, chasse, pièges divers, cornes, peaux.

4° Le Pnom (qui veut dire colline) et la Pagode des Bouddhas (M. Alexandre Marcel, architecte), reconstitution cambodgienne, s'étendaient au Trocadéro, sur une surface de 2 000 mètres carrés.

On avait reproduit sur cette colline artificielle la pagode et les Pyramides (dômes coniques en forme de cloches) qui décorent la colline de Pnôm-Penh (Cambodge).

Dans le sous-sol de ce tertre avait été creusée une vaste grotte en béton armé qui constituait un?des travaux les plus remarquables et les plus audacieux de l'Exposition universelle.

Les voûtes de cette grotte semblaient s'appuyer sur de hauts piliers dont la décoration empruntée aux anciens temples brahmaniques et bouddhiques des Khmers rappelait les fameux temples souterrains d'Ellora dans l'Inde. De l'intérieur on voyait toute une série de dioramas de M. Louis Dumoulin, peintre de la Marine, représentant des vues curieuses prises dans toute l'étendue de l'Indo-Chine, la rue Catinat, à Saigon; les bords du Mékong, à Mytho ; le tombeau de Tu-Duc, à Hué; la baie d'Along et enfin la vue dioramique d'un chantier du Pont-Doumer, à Hanoï, un des plus importants ouvrages d'art entrepris dans la colonie.

Dans cette même salle, un cinématographe perfectionné donnait l'illusion de la vie indo-chinoise, avec son animation et son caractère particulier.

Le gouverneur général avait voulu que ces attractions fussent absolument accessibles à tous, à titre gracieux, et à ce que, d'ailleurs, aucune rétribution n'eût à être demandée aux visiteurs de l'exposition indo-chinoise.

Les vastes galeries qui conduisaient à cette salle souterraine étaient occupées par l'exposition de la mission Pavie.

M. Pavie, ayant rapporté les costumes de la plupart des populations indo-chinoises, avait l'ait exécuter, d'après des photographies, treize personnages de grandeur ; naturelle, en cire, et représentant des types, hommes, femmes ,et enfants, des populations les moins connues des pays qu'il a visités. Il les avait revêtus de leurs vêtements originaux et les avait réunis en un groupe très intéressant. L'emplacement choisi pour cette installation dans la crypte, éclairée à l'électricité, donnait à la scène qu'elle formait un caractère étrange et saisissant.

Les personnages représentés étaient :

1° Un groupe d'habitants de Muong-Sing, petit pays au nord du Laos, où notre frontière confine à la Chine, au Siam et aux possessions anglaises de Birmanie, et dont il avait beaucoup été parlé lorsqu'il avait été question d'en faire une sorte d'Etat-Tampon ;
2° Une jeune fille Méo (les Méos sont des montagnards nomades établis dans le Haut-Laos, le Yun-han, etc.) ;
3° Deux femmes Yaos (les Yaos sont également des montagnards des mêmes régions) ;
4° Une femme Pou-Thaïe, du pays à Test de Luang-Prabang ;
5° Une femme de Luang-Prabang;
6° Une femme Kha-Kho (nord du Laos) ;
7° Une jeune fille Lue nord du Laos) ;
8° Une femme laotienne.

Des étoffes variées étaient placées entre les mains des personnages; c'étaient celles tissées par les femmes dans toutes les régions laotiennes et cambodgiennes.

Une panoplie, au-dessus du groupe, montrait enfin des armes, des bijoux, des instruments et objets de ménage de toute sorte. Cette collection a obtenu, à bon droit, un des gros succès de l'Exposition coloniale.

Une immense terrasse,d'où la vue s'étendait sur tout le panorama de l'Exposition, dominait la colline artificielle, le Pnôm ; c'est sur cette terrasse, à laquelle on accédait par un escalier monumental, que s'élevaient la grande pyramide conique dont la flèche dorée s'élança à 47 mètres et la délicieuse pagode royale de Pnom-Penh qui servait d'exposilion spéciale d'objets relatifs à l'art religieux : personnages bouddhiques et brahmaniques, statues, vases à encens, brûle-parfums, tables d'autel, modèles de pagode, bougies décorées et parfumées, pankas, , sentences, croix incrustées et tous les objets des différents cultes de l'Indo-Chine.

Sur le tertre même de la colline, les visiteurs pouvaient voir, dans une gracieuse case laotienne, le petit éléphant blanc "Chéri", envoyé par M. Doumer au Muséum. Le directeur de cet établissement avait bien voulu consentir à confier au commissariat de l'Indo-Chine , sur la demande du gouverneur général, ce pachyderme considéré comme sacré par les peuples de race thaï. Autour de cette reconstitution, étaient groupées des maisons annamites, laotiennes et cambodgiennes.

5° Le théâtre Indo-Chinois (M. du Houx de Brossard, architecte), concédé à un colon d'Indo-Chinc, était monté avec un grand luxe. L'entrepreneur donnait sur cette scène des représentations de troupes indigènes de la cour de Hué et surtout des ballets exécutés par des danseuses cambodgiennes de la cour du roi Norodom.


Il faut rappeler, enfin, que l'exposition de l'Indo-Chine avait un prolongement hors de l'enceinte de l'Exposition universelle. En effet, une élégante construction avait été édifiée par les soins de l'infatigable architecte du commissariat de l'Indo-Chine, M. du Houx de Brossard, au milieu des arbres, rue du Docteur-Blanche, à Passy. Cette installation avait déjà été occupée par les Annamites, Cambodgiens, Laotiens et Chinois, ouvriers d'art, venus au nombre d'une centaine travailler à l'édification et à la décoration des différentes constructions, en attendant qu'ils eussent fait place aux indigènes qui sont venus pour figurer à l'exposition d'Indo-Chine. Cette vaste agrégation indo-chinoise pouvait contenir deux à trois cents indigènes, répartis en grandes salles spacieuses et aérées. Les logements, séparés, étaient réservés pour les indigènes accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants.

On avait, dans cette enceinte, véritable village indo-chinois, la représentation animée de la vie de ces peuples prise sur le vif. On y voyait s'entremêler toutes les races de l'Indo-Chine.
Elles y agissaient en commun et se fondaient ensemble sans se confondre : c'était une image vivante de l'unité de notre domaine dans sa diversité locale si pittoresque.

En résumé, l'exposition indo-chinoise comprenait dans ses palais et pavillons : 1° les produits du sol et du sous-sol ; 2° les productions des arts industriels; 3° les produits des forêts ; 4° les plus beaux spécimens de l'architecture cambodgienne et annamite, la reproduction des monuments, des grands travaux publics, des villes, temples, habitations, sites et types de la colonie, donnant une synthèse animée de la vie et du progrès dans toutes les parties de l'Union indo-chinoise.

L'art religieux qui tient une si grande place en Extrême-Orient, puisque ses manifestations sont intimement liées par les lois et les traditions, à la vie officielle et publique, avait sa représentation spéciale.

Les travaux des explorateurs étaient mis en relief, et les résultats de la grande mission Pavie, si laborieuse et si féconde , faisaient, on l'a vu, l'objet d'une exposition complète.

Enfin, la vie des indigènes des diverses races se trouvait naturellement et réellement reproduite dans le centre où ils étaient groupés et réunis à Passy.

On pouvait donc se convaincre que l'exposition indo-chinoise était complète et variée. Elle formait un ensemble unique, comme la colonie elle-même.
On apprenait sur place à connaître celle-ci sous toutes ses faces. Ses dômes, dominant la colline, s'élançant vers le ciel, illuminés par le soleil, attiraient tous les
regards; il suffisait d'ouvrir les yeux. Au Trocadéro, l'on pouvait dire de notre belle colonie, selon un mot fameux : « L'Indo-Chine est comme le soleil, aveugle qui ne la voit pas ! » Il était permis d'ajouter : « Bien sceptique celui qui ne l'admire pas ! » Et on n'a guère vu de ces sceptiques. L'œuvre de M. Paul Doumer et de ses collaborateurs a été jugée et louée comme elle en était digne.

L'avenir de l'Indo-Chine, entre les mains d'un administrateur tel que M. Paul Doumer, se présente comme très brillant. Il est intéressant de guider vers un pays les efforts des commerçants et industriels de la métropole. C'est ce qui a été fait à l'Exposition universelle; c'est ce que montreront quelques chiffres qu'il est bon de reproduire ici.

Voici ce que le commerce d'importation métropolitaine fait ou peut faire :
Les principaux articles d'importation sont : les tissus 18 923 821 francs dont 9 907 091 importés de France et le surplus de l'étranger. Les tissus de coton teint occupent la première place, les cotons écrits la seconde ; les cotons imprimés viennent de l'étranger; les autres articles de coton, bonneterie, confections, etc., presque exclusivement de France.

L'importation de tissus de lin et surtout de jute doit être un encouragement à la culture du jute en Indo-Chine. Pas de tissus de laine. Les tissus de soie, comme les sacs de jute, sont tous de provenance asiatique.
Fils de coton écru : 6 241 000 francs, provenant presque exclusivement de l'Inde anglaise ; fils à coudre, de lin, de chanvre, etc., également.
Pierres, marbres, combustibles minéraux : 9 100 378 francs.
Ouvrages en métaux : 8897877 francs.
Métaux: 8 294 600 francs; sauf l'or battu en feuilles, 3 283 500 francs, qui vient de Hong-Kong, toutes les importations en métaux viennent de la métropole.
Boissons : vin rouge ordinaire en fût, 2 465 913 fr. ; vin rouge ordinaire en bouteille, 211 419 fr. ; vin blanc ordinaire en fût, 34 890 fr. ; vin blanc ordinaire en bouteille, 18895 fr. Champagne, 239 540 fr. ; vermouth, 45 073 fr. ; absinthe, 165 770 fr ; amer Picon, 33 990 fr. ; autres liqueurs, 88 284 francs.

Denrées coloniales : le premier rang est occupé par les sucres métropolitains, 2 173000 fr. Les sucres étrangers sont d'ailleurs prohibés.
En ce qui concerne Y industrie en Indo-Chine, il faut constater que l'élément chinois vient sur place concurrencer la main-d'œuvre de nos Annamites.

Cependant, l'Annam et le Tonkin, par exemple, produisent eux-mêmes, avec la main-d'œuvre annamite, la majeure partie des objets employés ou utilisés pour le logement, l'ameublement, le vêtement, l'alimentation, etc., des indigènes de toutes les classes.

Les habitations des personnes aisées sont construites en briques et couvertes en tuiles fabriquées dans le pays. Les sculptures en plein bois sont faites avec une habileté rare ; de même, la pierre et le marbre sont taillés avec adresse. On fabrique avec des coquillages une chaux excellente. L'ameublement est de fabrication locale et porte le cachet de son origine. Les cloches, les clochettes, gongs, les tam-tams, les parasols, les palanquins, les éventails, les lances, les sabres, les nattes, les stores, les portières, les poteries, les faïences, les porcelaines, les poteries grossières sont presque toujours fabriqués dans le pays. En Cochinchine, il existe plusieurs fabriques de ces grands pots vernis, à couvercle, dans lesquels les indigènes conservent l'eau, l'huile, le nuoe-mam, etc. Le kaolin, les minerais du pays servent souvent aussi à la fabrication de ces ustensiles de ménage.

Bien que les vêtements de coton leur viennent presque tous d'importation française ou étrangère, ils tissent, dans certaines régions, leurs vêtements sur des métiers très simples et les teignent avec le cunao ou l'indigo. Ils filent et tissent la soie.

Les bracelets, colliers, bagues, boucles d'oreilles sont fabriqués par les bijoutiers indigènes. Les sandales et souliers se font surplace. Des produits alimentaires, les pâtes, le sel en quantités considérables, les poissons salés et le nuoc-mam, les conserves, l'eau-de-vie de riz, les cassonades, les mélasses, les huiles de toutes provenances peuvent même donner lieu à exportation. Les industries de papier sont également familières aux Annamites dans la mesure de leurs moyens intellectuels et financiers.

Quant aux industries européennes, l'une des principales, au Tonkin notamment, est celle de la houille.

L'industrie de la soie est, après l'industrie minière, celle qu'il y aurait peut-être lieu de développer le plus, en raison du marché français. Il est certain que les soies du Tonkin, convenablement filées, donnent un produit à peu près égal à celles de Chine, et, par conséquent, peuvent être rémunératrices.

L'établissement de filatures et de tissages de jute est également à souhaiter, si nous voulons faire concurrence à l'Inde, sur place et en France.

Les fonderies de cuivre, les briqueteries et les tuileries ont pris une grande extension. En Annam, le décorticage du riz, l'extraction de l'huile, l'égrenage du coton, la préparation du jute, du tabac sont des industries indigènes que pourraient entreprendre avec profit les Européens. En Cochinchine, le même phénomène se
produit. Il ne reste plus aux mains des Européens que deux usines de décorticage sur cinq, une brasserie de bière de riz, une usine à glace, une savonnerie, une déviderie de soie, une blanchisserie. La ouate et l'abaca devraient donner lieu un peu partout à une industrie rémunératrice.

Cependant ces industries ne sont relativement que peu développées, malgré l'habileté des ouvriers et le bon goût des populations. Le capital fait défaut aux Annamites, la consommation n'est pas assez élevée pour provoquer le développement de la production. Mais tout Européen qui désire perfectionner une industrie locale ou bien en créer une nouvelle est assuré de trouver autant d'ouvriers qu'il en aura besoin et ne doit avoir aucune inquiétude sur les résultats de l'enseignement technique qu'il faudra leur donner.

©Paul Gers - 1900