Retour - Liste Pavillons

Globe Céleste


Globe Céleste à l'exposition de Paris 1900

En sortant du Palais de l’Optique on voyait se découper sur l’horizon une immense sphére toute bariolée de peintures de couleurs vives. C’était le Grand Globe Céleste qui complètait en quelques sorte l’enseignement astronomique du palais de l’Optique.
Si, en approchant de l’immense globe, on était frappé par ces dimensions et surpris de voir que la sphére totale semblait supportée dans les airs sur son formidable soubassement, en pénétrant dans l’intérieur, la surprise devenait encore plus grande. On était étonné et charmé à la fois par la disposition originale, la construction curieuse de ce monument.
Le Grand Globe Céleste se divisait en trois étages, desservis par des escaliers et des ascenseurs. Au premier étage, où l’on voyait la base de la gigantesque boule, la vue se reposait agréablement sur des fleurs et des plantes. A l’étage au-dessus, on était dans le globe : un grand café-restaurant y était installé. De là on arrivait dans la sphère céleste, au milieu du Ciel représenté, moins la partie australe invisible de Paris, dans son entier, avec tous ses astres lumineux paraissant situé à des profondeurs infinies. Au centre de cet infini, voici la Terre tournant lentement sur son axe. Il semblait que l’on flottait dans les régions éthérées et qu’on assistait à la véritable révolution des mondes.
Deux escaliers conduisaient dans la Terre. A l’équateur, en regardant par l’un des hublots disposés à la surface, on voyait une moitié du ciel dont les astres se lèvaient et se couchaient dans le même temps à notre horizon. Plus haut, voici la latitude de Paris avec huit fenêtres et le ciel observable de ce point. Enfin on arrivait au pôle Nord, au soleil de minuit ; tous les astres étaient circompolaires dans leur mouvement diurne apparent. On suivait les diverses phases de la lune dans son mouvement autour de la terre.

Louis Rousselet - L'Exposition Universelle de 1900 - Librairie Hachette & Cie – 1901