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Stéréorama


Stéréorama à l'exposition de Paris 1900

Dans le Stéréorama que MM. Francowich et Gadan avaient installé à l'extrémité supérieure du groupe des attractions algériennes, le système était, plus simple, mais l'effet réussi au possible.

Les auteurs avaient pu l'appeler aussi le poème de la mer, sans être taxés d'exagération.

On peut se représenter l'organisation en imaginant un immense chapeau de haute forme; sur le cylindre étaient peints les paysages qui se déroulaient par un mouvement circulaire ; sur ses bords, tournant dans le même sens et plus rapidement, une série de petites lames verticales figuraient les flots.

Les bâtiments d'une escadre y avaient été fixés, et leur fumée, peinte sur du verre, paraissait vraiment s'envoler.

Le spectateur, ayant la sensation d'être sur un autre bateau, croisait ainsi l'escadre et longeait les côtes d'Algérie, partant de Bône dans les brumes du matin, saluant Alger sous les feux du midi et arrivant à Oran dans le poudroiement d'or d'un soleil couchant.

©L'Exposition du Siècle - 1900