Retour - Liste Pavillons

Vénézuéla


Vénézuéla à l'exposition de Paris 1889

Il n'est pas bien grand, le Pavillon du Venezuela, mais il est charmant, et c'est certainement de tous ceux des États de l'Amérique du Sud celui que l'on regarde avec le plus déplaisir.

Tout blanc, entre l'Equateur qui est gris, le Mexique qui est terre cuite, non loin de la Bolivie et de la République Argentine qui sont multicolores, il ressort d'autant mieux dans toute son élégance.

L'architecte chargé de cette construction l'a élevée dans le style de la Renaissance espagnole, et il ne pouvait mieux faire.

La grande porte rappelle un peu celle de l'église du Sagrario de Mexico, mais tout caractère religieux lui est ôté par le fronton qui la surmonte et où deux enfants symbolisant l'Industrie et la Paix, supportent les armoiries de l'État.

La façade, percée en outre de deux belles fenêtres, est flanquée d'un côté par une tourelle délicieuse couverte d'un dôme en poire et agrémentée de balcons en encorbellement sur ses trois faces dégagées.

Le kiosque qui fait pendant à la tourelle est moins bien, avec son toit retroussé à la chinoise; on pourrait lui reprocher aussi sa couverture en tuiles jaunes, rouges et bleues, mais ce sont les couleurs nationales, et à ce titre elles ont le droit de ne pas s'harmoniser avec le reste de de la construction.

©Livre d'Or de l'Exposition