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Hébreux


Hébreux à l'exposition de Paris 1889

M. Garnier a tenu à nous donner une restitution de la maison hébraïque. Nous n'avons pas à le regretter, mais n'aurait-il pas été plus intéressant de sacrifier l'architecture hébraïque et de consacrer un édifice à cet architecture perse que les fouilles de M. et Mme Dieulafoy ont fait connaître au public français? Simple remarque, qui ne veut être aucunement désobligeante.

La maison israélite, faite de briques crues, avait un plafond en poutres de palmier ou de sycomore, que recouvrait une couche de terre battue. « Murs et toits, disent MM. Perrot et Chipiez, devaient être épais, pour que la température de l'intérieur se ressentît moins des variations du dehors.

Ce n'est pas tout à fait la maison du fellah syrien d'aujourd'hui; la demeure de celui-ci est souvent surmontée d'une coupole qui lui donne plus de hauteur et de solidité.

« Chez les Hébreux, toutes les habitations, comme beaucoup encore de celles qu'on rencontre dans les villages syriens, se terminaient par une terrasse sur laquelle on passait la nuit dans certaines saisons; aussi, les lois religieuses, qui prennent souvent le caractère de ce que nous appelons des règlements de police, avaient-elles recommandé d'entourer cette terrasse d'un parapet pour que les dormeurs et les enfants ne risquassent pas de rouler à terre.

La plupart des, maisons n'avaient qu'un rez-de-chaussée; pourtant certaines maisons, certaines fenêtres, sans doute surtout celles de l'appartement des femmes, étaient munies de treillis analogues à ceux des moucharabiés - de la maison arabe contemporaine. » Ajoutons que la maison hébraïque emprunte au type égyptien sa forme générale, massive et carrée, mais sans faire usage des colonnes, qui dans les monuments anciens de l'Egypte, jouent un si grand rôle et qu'on retrouve également dans ceux de la Phénicie.

A l'intérieur était une cour, avec puits ou citerne.

© L'exposition de Paris - 1889