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Grec


Grec à l'exposition de Paris 1889

Elle se distingue par la sobriété des lignes et de la décoration.

Dans le modèle de M. Garnier, une sorte de vestibule rectangulaire à rez-de-chaussée, avec un soubassement en pierre de taille et une porte encadrée par une moulure continue précède la cour intérieure sur laquelle il s'éclaire, ainsi que le reste du bâtiment. Les baies de ce dernier sont géminées, et la colonnette intermédiaire qui porte le linteau a reçu la même ornementation que les jambages.

Le visiteur ignorant des choses archéologiques aura peut-être quelque désillusion devant l'habitation grecque, car il aura tellement entendu vanter, — et avec raison, — l'excellence de l'art hellénique, qu'il sera tout surpris de la simplicité de l'édifice. Son étonnement cessera, lorsque nous lui aurons rappelé que tout le luxe des cités grecques se portait sur les temples et sur les autres édifices publics.

Les maisons particulières se composaient de deux parties : l'une, la plus vaste, où se tenaient les femmes et qu'on appelait gynécée, l'autre réservée aux pères de famille et à leurs fils. Des sièges, des lits, des tables, des coffres et des poteries d'une grande richesse de forme et de goût; voilà tout ce dont se composait essentiellement le mobilier grec.

© L'exposition de Paris - 1889