Exposition internationale de l'industrie et du travail - Turin 1911

Industrie et Travail

29 avril 1911 - 19 novembre 1911


Retour - Liste Pavillons

Ecoles Italiennes à l’étranger

manque image

L’exposition des écoles italiennes à l’étranger se trouve, elle aussi, dans la quatrième galerie où nous nous trouvons encore; nous avons seulement voulu la signaler ici spécialement à l’attention des visiteurs italiens, à cause de la haute idée patriotique qui l’a inspirée.

En la parcourant, beaucoup d’Italiens seront probablement surpris du grand nombre de nos écoles qui existent à l’étranger, où enseignent des professeurs ou maîtres italiens. Autour du bassin de la Méditerranée, spécialement, elles forment un réseau serré qui sert en même temps de protection pour notre langue et notre nationalité et de point de départ pour notre pénétration commerciale des villes du littoral dans l’intérieur des terres.

Les expositions des écoles sont placées dans des vitrines de bois blanc, simples mais propres et presque élégantes. Chacune de ces vitrines porte le nom d’un pays qui nous est cher à cause des œuvres qu’y ont accomplies nos pères éloignés, depuis les légions romaines jusqu’aux républiques marines du moyen-âge, et à cause des œuvres non moins grandes qu’y accompliront certainement les nouvelles générations italiennes élevées virilement pour le travail et la hardiesse.

La Tunisie donne le nom de ses principaux centres à plusieurs vitrines. Nous voyons ainsi l’Ecole royale technique commerciale, l’Ecole royale professionnelle élémentaire pour filles Marguerite de Savoie et l’école G. Turrisi-Colonna, de Tunis. Puis deux Jardins d’enfants qui portent les noms de François Crispi et Joseph Garibaldi, également de Tunis. Citons encore l’école élémentaire pour garçons Humbert Ier de Biserte, les écoles italiennes pour filles de Sfax et de la Goulette.

A Tripoli nous avons l’école élémentaire pour garçons, l’école technique commerciale, l’école professionnelle et élémentaire pour filles.

En Egypte, à Alexandrie, outre les trois écoles susdites, pour garçons, pour filles et technique commerciale, il y a les écoles du soir ouvertes par la Société Dante Alighieri, au Caire, l’école pour garçons Garibaldi, l’école pour filles Humbert Ier, l’école technique-commerciale, l’école Tahdiria, l’école du soir d’art appliqué à l’industrie Léonard de Vinci qui expose des mosaïques et des objets en relief.

Le long des côtes de l’Albanie, nous avons l’école technique commerciale et l’école professionnelle pour filles de Scutari, les
écoles de Durazzo, l’école d’arts et métiers de Janina, qui expose les travaux des différentes divisions des horlogers, des menuisiers, des ébénistes, des forgerons et des mécaniciens.

A Salonique, point avancé vers l’Orient, on trouve les écoles élémentaires pour garçons et pour filles, une école élémentaire pour les filles des classes inférieures qui porte le nom de la princesse Yolande et un jardin d’enfants avec un orphelinat appelé Reine Hélène. Nous avons laissé pour la fin l’école technique commerciale, pour mentionner particulièrement ses nombreux travaux dans différentes langues, en dessin, comptabilité et correspondance; ses esquisses géographiques, ses diagrammes de produits italiens et les statistiques du mouvement des bateaux de la Navigation générale italienne entre l’Italie et Salonique, pendant ces dix dernières années, 1901-1910.

En quittant cette section à contrecœur, nous apercevons, dans une vision lointaine, les longues files de nos élèves, garçons et filles, longues files de jeunes existences que s’ouvrent à la vie avec le nom de l’Italie dans l’esprit et dans le cœur, qui apprennent à l’aimer dans toutes les langues du littoral, en arabe, en grec, en turc, en albanais; tendres intelligences où la semence jetée par la Mère Italie germera et portera de bons fruits dans l’avenir.

©Guide Officiel de l'Exposition Internationale de Turin 1911