Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1910

Oeuvres d'Art, Travaux Scientifiques et Produits de l'Industrie et de l'Agriculture de toutes les nations

23 avril 1910 - 1 novembre 1910


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Collectivité des Charbonnages de Belgique

Collectivité des Charbonnages de Belgique à l'exposition de Bruxelles 1910

Dans l’élégant pavillon devant lequel se dressaient les statues de quatre grands industriels qui jouèrent, durant le dernier siècle, un rôle généreux dans l’histoire de nos houillères, on avait rassemblé, avec un goût très sûr, une quantité de documents, de tableaux et d’objets qui marquent les curieuses étapes de notre industrie charbonnière. Le Comité d’organisation était d’ailleurs composé exclusivement de délégués des diverses associations charbonnières du pays : MM. Raoul Warocqué, administrateur-délégué de la Société des charbonnages de Mariemont et Bascoup, président; J. Carlier, administrateur de la Société Cockerill, président adjoint; F. Gillieaux, directeur gérant des Charbonnages d’Amercœur ; comte de Goussencourt, administrateur de la Société civile des charbonnages de Bois-du-Luc; O. Derclaye, directeur gérant des Charbonnages du Fief de Lambrechies ; P. Habets, directeur gérant des Charbonnages de l’Espérance et Bonne - Fortune ; A. Soupart, directeur gérant des Charbonnages réunis de Charleroi, membres ; J. Lecocq, secrétaire ; H. Goossens, secrétaire adjoint.

L’Administration des mines, acceptant avec empressement l’invitation de la Collectivité, avait apporté, de son côté, à l’Exposition un très précieux concours et était représentée dans le Comité organisateur par MM. Dejardin, son directeur général; Watteyne, inspecteur général, et Breyre, ingénieur.

M. Dejardin avait très bien caractérisé, dans l’avant-propos de la notice explicative consacrée à cette Exposition spéciale, la nécessité de montrer au public autre chose que les Expositions particulières et mal coordonnées qu’on lui offrait autrefois.

Jusqu’ici, disait-il, toutes les expositions minières qui se sont succédé chez nous ont été marquées par un sentiment de particularisme que justifiait dans une certaine mesure le désir bien légitime de voir récompensés les efforts faits par ceux qui y prenaient part.

Alors même que, pour des raisons d'organisation, d’emplacement ou autres, nos charbonniers se réunissaient pour exposer en commun, les collectivités ainsi formées n’étaient en réalité que la juxtaposition d’expositions particulières où chaque intéressé présentait avec plus ou moins d’art et de talent, sans se soucier du voisin, des échantillons de ses produits, des coupes de son gisement, les plans ou les maquettes de ses installations les plus récentes, parfois aussi, mais plus rarement, le modèle de l’un ou l’autre procédé ou appareil qu’il croyait de nature à intéresser le visiteur. Quoi qu’il en soit, ce dernier, qu’il fût simple curieux, technicien ou économiste, ne pouvait remporter de sa visite aucun renseignement de nature à l’éclairer sur l’importance réelle de l’industrie dont il venait de voir quelques données éparses.

C’est contre ce particularisme que les associations charbonnières des divers bassins houillers belges ont eu l'intention de réagir, en organisant, sous l'inspiration d’une idée généreuse qui ne saurait être trop louée, à l'occasion de l’Exposition universelle et internationale de Bruxelles, une exposition collective et impersonnelle, qui permît d’embrasser dans un coup d’œil d’ensemble l’importance de notre industrie charbonnière, les diverses étapes qu'a parcourues son outillage et le degré de perfectionnement qu’il a atteint.

Le moment était, du reste, on ne peut mieux choisi, et ce programme que s’était proposé de réaliser le Comité fut suivi. Rien n’a été laissé au hasard. Toutes choses furent étudiées, coordonnées, mises au point avec un remarquable souci d’exactitude, et c’est ainsi que l’on put intéresser tous les visiteurs aux multiples étapes de luttes, de vaillances et de réussite de l’industrie houillère belge.

©Livre d'Or de l'Exposition Bruxelles 1910