Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1910

Oeuvres d'Art, Travaux Scientifiques et Produits de l'Industrie et de l'Agriculture de toutes les nations

23 avril 1910 - 1 novembre 1910


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Collectivité des Electriciens Belges

Collectivité des Electriciens Belges à l'exposition de Bruxelles 1910

La Collectivité des Electriciens, attenante aux Sections belge et anglaise, fut détruite par le feu, mais les électriciens, faisant des prodiges, arrivèrent bons premiers dans la réinstallation de leur Section. Elle fut inaugurée le lundi 12 septembre, à 9 heures du soir, moins d’un mois après la disparition de la première.

L’effort fut considérable pour réunir en quatre semaines des machines importantes et tout un ensemble constituant une Exposition nouvelle, qui, tout improvisée qu’elle fut, n’en était pas moins une sorte de synthèse (sur un espace réduit au neuvième) des produits de l'industrie électrique belge.

Aussi, toute simple que fut la soirée d’inauguration, elle n’alla point sans donner matière à quelques brèves congratulations, des plus légitimes, d’une part à l’adresse de l’Administration des télégraphes, de la Société Générale, des industriels belges qui avaient consenti à mettre des fabricats en voie d’achèvement à la disposition des exposants; d’autre part, au Comité exécutif de l’Exposition, à M. le baron Empain et à la Société belge des électriciens, qui avaient réuni les ressources pécuniaires nécessaires à l’accomplissement de la tâche du Comité organisateur.

Le président du Comité organisateur, M. Léon Gérard, ayant remercié chacun, y compris les ouvriers, collaborateurs anonymes du succès, nomma aussi quelqu’un d’autre, qui, certes, n’était pas étranger à la fête et qui est de toutes les fêtes et de tous les progrès, l’Electricité, conviée partout, qui est toujours présente et que nul œil humain n’a jamais vue, et il la nomma la bonne Fée.

A quoi M. le baron Janssen répliqua, avec infiniment de justesse, que M. le Président était, lui, un « rude sorcier », d’avoir fait jaillir de terre, en moins d’un mois, le splendide petit pavillon que l’on inaugurait, juste à l’emplacement où gisaient encore sous le plancher les cendres de son ancien bureau.

©Livre d'Or de l'Exposition Bruxelles 1910