Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1910

Oeuvres d'Art, Travaux Scientifiques et Produits de l'Industrie et de l'Agriculture de toutes les nations

23 avril 1910 - 1 novembre 1910


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Economie sociale

Economie sociale à l'exposition de Bruxelles 1910

Le hall de l’Economie sociale était installé dans le dernier bâtiment de la Section belge, au delà des galeries de l’Art militaire et des Sports.

Ce hall, qui mesurait plus de 1,500 mètres carrés, avait été aménagé sous l’active et intelligente direction de M. Jean Dubois, directeur général de l’Office du travail et commissaire du Gouvernement pour le Groupe XVI (Economie sociale).

Le visiteur était, dès l’abord, agréablement surpris par l’élégance discrète de l’installation. La façade, œuvre de l’architecte Paul Saintenoy, était joliment ajourée par une double rangée de colonnettes ; au milieu un groupe du sculpteur Paul Libert symbolisait la protection légale des travailleurs ; deux grandes arcades donnaient accès au salon d’honneur, dans lequel étaient exposés les nombreux documents de l’Office du travail.

Sur la cloison, en face de l’entrée, on remarquait immédiatement un grand panneau décoratif montrant les multiples attributions de l’Office du travail et s’appuyant sur une armoire vitrée dans laquelle étaient alignées, richement reliées, les nombreuses publications de cette laborieuse administration. A droite et à gauche, deux grandes cartes de la Belgique, dont l’une indiquait la répartition géographique de la population ouvrière et l’autre marquait d’une manière saisissante le développement des assurances sociales en Belgique.

Les œuvres multiples d’assistance, de prévoyance, d’éducation morale; les innombrables « solidarités » qui enserrent la Belgique dans un réseau compact sous la forme de coopératives, de mutualités, de ligues agricoles ou de petits bourgeois, de patronages, de sociétés de logement : tous ces organismes ont cherché à « s’exposer », et la plupart ont compris qu’il ne suffisait pas d'envoyer des statuts dont l’empilement aurait fait reculer les intéressés eux-mêmes. Il fallait frapper le visiteur. Il fallait lui montrer, sans qu’il eût à se livrer à aucune recherche, l’étape parcourue et les moyens employés. 11 fallait que, d’un regard, ce passant pût embrasser la marche d’une idée à travers le monde et les années. On est arrivé, dans ce travail de vulgarisation, à des résultats étonnants.

©Livre d'Or de l'Exposition Bruxelles 1910