Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1910

Oeuvres d'Art, Travaux Scientifiques et Produits de l'Industrie et de l'Agriculture de toutes les nations

23 avril 1910 - 1 novembre 1910


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Monaco

Monaco à l'exposition de Bruxelles 1910

Architecte(s) : Medecin et Eugène Marquet

Le pavillon monégasque, qui se faisait remarquer, dans les jardins français, à côté du pavillon allemand, par son style et la jolie tour qui le flanquait à droite, était entouré de plantes tropicales : des palmiers géants, des orangers, des citronniers aux branches garnies de fruits ! L intérieur du pavillon, dans sa décoration chaude qui donnait l’illusion du Midi, ne le cédait en rien à l’extérieur.

Dès l’entrée, en face du vestibule d honneur, on apercevait la salle Visconti (salle du théâtre de Monte-Carlo), qui constitua une des curiosités de l’Exposition. Elle évoquait, en effet, la genèse du décor depuis les études faites pour l’esquisse, en passant par l’esquisse peinte et la maquette, pour arriver à l'exécution du décor, et celui-ci garnissait la salle qui nous était présentée. De luxueuses tapisseries, reproductions du maître florentin Gozzoli et sorties des ateliers du théâtre de Monte-Carlo, la décoraient ; les plafonds, corniches, frontons des portes et fenêtres, les portes la cheminée, les meubles et tous les accessoires, jusqu'aux postiches, reproductions de vieux Delft, jusqu’au lustre unique, délicieuse caravelle hollandaise du XVIe siècle, tout dans cette salle était du cartonnage!... Et deux chevaliers, montés sur de hauts palefrois - ils figurèrent dans Ruy-Blas - étaient la, héroïques dans leurs armures, et, eux aussi, en toc !

Dans la salle du rez-de-chaussée, disposés sur des colonnes ou dans des vitrines du plus joli dessin, se trouvaient exposés les produits principaux de Monaco : les poteries et les parfumeries.

Sur un côté, à l’avant-plan d’un panorama et parmi les rochers, on admirait une collection de plantes grasses.

Un vaste escalier à double évolution menait à la galerie du premier étage. Dans la loggia on voyait les plaques autochromes du lieutenant de vaisseau Bourée, aide de camp du Prince Albert ; elles constituaient, pour les fervents de la photographie en couleurs, des spécimens du plus haut intérêt.

La grande galerie était tout entière occupée par les appareils et instruments de pêche et sondage employés par le Prince au cours de ses célèbres campagnes scientifiques.

Au centre de la salle de l’Exposition on remarquait l’artistique coupole donnant au haut du pavillon. Dans le fond, le salon d’honneur, tout à fait coquet dans son style Renaissance italienne. A côté se trouvait enfin la salle réservée à l’industrie hôtelière et où l’on remarquait un microrama des plus intéressants.

©Livre d'Or de l'Exposition Bruxelles 1910